Le 5 mai 2005, le ministre français de la Santé, Philippe Douste-Blazy, annonçait l'installation de l'Agence de la biomédecine dans le cadre de la révision des lois de bioéthique datant du 6 août 2004. Cette structure, qui a vu officiellement le jour le 10 mai 2005, recouvre à la fois les activités placées depuis dix ans sous la responsabilité de l'Établissement français des greffes ainsi que de nouvelles activités concernant la procréation, l'embryologie et la génétique humaines.
Placée sous la tutelle du ministère chargé de la santé, « cette agence n'a pas véritablement d'équivalent européen », selon sa directrice, Carine Camby, qui assurait auparavant depuis juillet 2003 la direction de l'Établissement français des greffes. De fait, si beaucoup de pays européens se sont dotés d'agences nationales pour évaluer l'activité de transplantation, et si la Grande-Bretagne dispose avec le H.F.E.A. d'une agence consacrée à l'assistance médicale à la procréation et à l'embryologie, il n'existe pas encore en Europe d'autre entité regroupant ces deux pôles d'activités. Mais les avancées en matière de greffe d'organes et d'aide à la procréation sont telles qu'une réflexion est envisa […]
