Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Jacques MAQUET
Les sociétés globales – ainsi appelées parce qu'en chacune d'elles l'individu trouve l'ensemble des réseaux de relations sociales dont il a besoin au cours de sa vie – furent nombreuses dans l'Afrique traditionnelle, celle qui prit fin avec la période coloniale en ses débuts, vers le dernier quart du xixe siècle. Un ethnologue,… Lire la suiteÉcrit par : Roger BASTIDE
Dans le chapitre "Situation actuelle du problème : la perspective sociologique" : … de « situation » et de « phénomène social total », ce sociologue conclut : « Dans le cas de l'*Afrique noire, société noire et société blanche participent à un même ensemble [c'est nous qui soulignons]. Le contact et ses effets ne peuvent être compris qu'à la condition d'être replacés dans des « ensembles », c'est-à-dire dans les… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Installés au nord de la ligne de chemin de fer Djibouti - Addis-Abeba, les Danakil ou Afar constituent à peu près 35 p. 100 de la population de la république de Djibouti. Mais la majorité d'entre eux sont installés en Éthiopie et en Érythrée. Ils sont, au total, quelques centaines de milliers. D'origine couchitique, ils sont très proches des Galla… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis COMOLLI
… *L'histoire des cinémas africains se sépare difficilement de celle de la décolonisation. Il y eut d'abord des films de Blancs tournés en Afrique. Puis, à partir des années soixante, les nouveaux États africains ont été confrontés au problème de savoir quel rôle, quelle orientation, quels moyens donner au cinéma. Problème technique mais avant tout… Lire la suiteÉcrit par : Roland POURTIER
Dans le chapitre "Les religions : de l'animisme aux monothéismes" : … Une* même évolution, étalée sur une plus longue durée, concerne les religions. L'animisme ancestral, aux pratiques locales très atomisées, a cédé du terrain face aux grandes religions. Mais si l'expansion de l'islam et du christianisme l'a fait reculer, il n'en demeure pas moins pratiqué par quelque 30 p. 100 des Africains. Il reste très vivant, en… Lire la suiteÉcrit par : René OTAYEK
Dans le chapitre "L'ethnicité dans la longue durée historique" : … du modèle européen d'État-nation qui s'amorce à la fin du xixe siècle. *À cet égard, on peut s'interroger sur l'origine des ethnies en Afrique : ont-elles été « inventées » par le colonisateur (français, anglais, belge, portugais, espagnol) ou ont-elles préexisté à la conquête coloniale ? Cette question a fait l'objet de… Lire la suiteÉcrit par : Ivan CROUZEL, Dominique DARBON, Philippe GERVAIS-LAMBONY, Philippe-Joseph SALAZAR, Jean SÉVRY, Ernst VAN HEERDEN
Dans le chapitre "La population sud-africaine" : … Noirs. On a défini ainsi négativement 4 millions de personnes, presque toutes de langue afrikaans.* Enfin, les Noirs forment le groupe le plus complexe. Appartenant en grande majorité à deux grandes familles linguistiques (Nguni et Sotho), ils sont en outre divisés en neuf ethnies. Les Zoulous, Xhosa et Swazi appartiennent au groupe nguni… Lire la suiteÉcrit par : Emilio BONVINI, Maurice HOUIS
*Il ne semble pas exagéré de dire qu'il existe un « tiers monde » dans le champ d'étude des langues ethniques et que les langues de l'Afrique noire en font partie. On en a progressivement rendu compte depuis le xviie siècle ; mais, jusqu'à une date assez récente, cette… Lire la suiteÉcrit par : Jean DERIVE, Jean-Louis JOUBERT, Michel LABAN
Dans le chapitre "Langues européennes et littératures africaines" : … Force-Bonté (1926), naïve apologie de la colonisation française et de son œuvre civilisatrice, *un mouvement net de revalorisation des sources africaines se dessine dans l'entre-deux-guerres, sans doute encouragé par ce que Aimé Césaire devait appeler « la grande trahison des ethnologues », c'est-à-dire la réévaluation des sociétés non… Lire la suiteÉcrit par : Marc PIAULT
… sociales, déterminant des rapports nouveaux entre les différents éléments de la société. *Il est donc évident que la diversité même des sociétés africaines et des conditions naturelles et historiques de leur développement implique une diversité au moins aussi grande des manifestations religieuses. Cependant l'universalité du problème de… Lire la suiteÉcrit par : Louis PERROIS
Dans le chapitre "Diversité des arts africains" : … En *Afrique noire, l'activité esthétique ne peut être ramenée à la seule création plastique. Les arts y sont divers, et l'univers esthétique forme un tout complexe, où différentes expressions combinées – musique, danse, poésie, architecture, parure, peinture et sculpture – se donnent libre cours en vue d'atteindre à une certaine maîtrise des forces… Lire la suiteÉcrit par : Claire BOULLIER, Geneviève CALAME-GRIAULE, Michèle COQUET, François NEYT, Universalis
Dans le chapitre "Arts de l'Afrique centrale" : … conservées, se sont transformées et adaptées selon le contexte géographique, historique et humain. *Les recherches actuelles confirment que le noyau bantou originel se situe dans la moyenne Benue, au Nigeria, 3000 ans avant J.-C. L'afflux des populations, à la suite de l'assèchement de la zone sahélienne, les conduisit à se diriger vers le sud. Les… Lire la suiteÉcrit par : Philippe GERVAIS-LAMBONY, Didier PÉCLARD
Dans le chapitre "Faibles densités humaines mais diversité ethnique" : … par Luanda, la capitale, dont la population a connu un accroissement considérable durant la guerre. *La géographie des groupes ethniques nationaux a joué un rôle non négligeable dans les conflits qui ont suivi l'accession à l'indépendance en 1975. Un seul des trois grands groupes ethniques angolais, le plus important, le groupe Ovimbundu (37 p. 100… Lire la suiteÉcrit par : Élisabeth COPET-ROUGIER, Christian GHASARIAN
Dans le chapitre " L'anthropologie sociale britannique" : … unique d'unifiliation. Les études et débats relatifs aux systèmes de parenté furent si nombreux* (tel l'ouvrage collectif African Systems of Kinship and Marriage, édité par Radcliffe-Brown et D. Forde en 1950) que l'école anglaise garda longtemps le quasi-monopole de l'anthropologie de la parenté et que son autorité en la matière fut… Lire la suiteÉcrit par : Paul MERCIER
*Les Ashanti (ou Asante) étaient, d'après les estimations démographiques de 2000, plus de 1 500 000, vivant dans les régions centrales de la république du Ghāna. Ils y ont imposé leur suprématie politique aux xviiie et xixe siècles, et les contrecoups de leurs opérations… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Christine AUBIN
… *Ensemble montagneux situé dans le nord-ouest du Bénin. L'Atakora est une série de crêtes de type appalachien, composées de grès et de quartzites paléozoïques, aux sommets plats, dont l'altitude varie de 500 à 800 mètres. Les chaînes orientées nord-est - sud-ouest varient en largeur de 5 à 80 kilomètres ; elles s'abaissent rapidement, en se… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis JOUBERT
… *Né à Bandiagara (Mali), chef-lieu du pays dogon et ancienne capitale de l'empire toucouleur du Macina (fondé en 1862 par el Hadj Omar), Amadou Hampaté Bâ, qui appartenait à une grande famille de traditionalistes peuls, est devenu un « sage » unanimement respecté dans l'Afrique contemporaine. Après avoir reçu, dans son enfance, la riche éducation… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MAQUET
… *Occupant la plaine côtière de la Guinée, les Baga vivent de la culture du riz sur des terres préparées par un long travail : défrichage par incendie des palétuviers, construction de digues. Situés sur des dunes de sable, les villages sont reliés par des pistes noyées pendant six mois de l'année. Aussi les Baga étaient-ils divisés autrefois en… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Population bantoue, du groupe nord-ouest, les Bakota (ou Kota, singulier Mukota) constituent une des populations forestières du Gabon, comme les Fang, leurs voisins, avec lesquels ils partagent de nombreux traits. Au nombre d'environ 44 000, ils sont dispersés dans l'est du Gabon et au Congo, de l'Ogooué-Ivindo au Niari. Venus du Nord, ils ont… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude PENRAD
… *Né à Aillevillers, en Haute-Saône, Georges Balandier a vécu sa prime jeunesse dans cette région où l'insoumission et les combats de la Résistance le ramèneront, lorsque ses études à l'École pratique des hautes études et à la Sorbonne seront interrompues par la tourmente, après la licence et le diplôme de l'Institut d'ethnologie (1942). À la… Lire la suiteÉcrit par : Jean BAZIN
*Bambara est certainement l'un des ethnonymes les plus célèbres d'Afrique de l'Ouest, sans qu'il ait jamais pour autant désigné une population strictement identifiable et aisément délimitable sur le terrain. Sa notoriété, au contraire, est à la mesure de la grande diversité de ses usages. Il y a toujours eu bien… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MAQUET
*Habitants des hauts plateaux occidentaux du Cameroun, les Bamiléké, dont le nombre avait été estimé à 1 500 000 environ en 1971 (puis à environ 2 millions en 1990), sont groupés en chefferies traditionnellement indépendantes les unes des autres ; l'administration de la république du Cameroun essaye de les… Lire la suiteÉcrit par : Alfred FIERRO
… *Les Bamoum, qui vivent dans la région de Foumban (à l'ouest du Cameroun), ont un passé prestigieux. En témoigne le musée de Foumban qui contient dix-sept masques représentant les dix-sept souverains qui se sont succédé depuis le fondateur, Nacharé, venu du pays Tikar. Au xviiie siècle, les Bamoum ont une histoire assez complexe… Lire la suiteÉcrit par : Luc de HEUSCH
L'*appellation « bantous » désigne les locuteurs d'un vaste groupe linguistique qui couvre la plus grande partie de l'Afrique centrale et australe. Il est composé d'environ quatre cent cinquante langues apparentées que M. Guthrie a regroupées en seize zones homogènes. J. Greenberg leur assigne à toutes la même… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre CHAUVEAU
… exportation ivoiriennes. Les Baule représentent environ 18 p. 100 de la population de Côte-d'Ivoire.* La non-concordance entre l'ethnie et son territoire d'origine, qui est le lot commun dans l'Afrique noire contemporaine, joua un rôle historique particulièrement important dans la constitution du pays baule et de l'identité spécifique de ses… Lire la suiteÉcrit par : Alfred FIERRO
… *D'origine luba, les Bemba (environ 3 600 000 personnes en 2001) semblent être venus du pays lunda. Ils se sont installés au nord-est de l'actuelle Zambie, non loin du lac Bangweulu, sur le plateau de Serenje, probablement au xviiie siècle. On ne sait que peu de chose sur eux jusqu'au milieu du xixe siècle,… Lire la suiteÉcrit par : Richard BANÉGAS
Dans le chapitre " Les fondements géographiques et historiques" : … d'un clivage nord-sud qui se manifeste au niveau humain, économique, culturel et politique. *Les régions septentrionales sont majoritairement musulmanes. Au nord-est, le Borgou est essentiellement peuplé de Baatombu (environ la moitié de la population de la région), communément appelés Bariba ; de Peul (ou Fulbé), socialement marginalisés ;… Lire la suiteÉcrit par : Paul MERCIER
… à désigner la plus vaste région qui l'entoure : golfe de Bénin, côte de Bénin, climat béninien ;* les ethnologues l'utiliseront ensuite pour qualifier cette aire culturelle qui s'étend entre la vallée du Niger et celle de la Volta, et dont le royaume du Bénin ne constitue qu'une partie. Du premier État fondé à l'ouest du delta du Niger par les… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Installés dans la réserve d'Okombahe (Namibie) pour la plupart d'entre eux, les Bergdama (également appelés Berg Damara) sont au nombre de 105 000 environ à la fin des années 1990. Leur origine reste mystérieuse. Ils sont beaucoup plus foncés que les populations environnantes et ressemblent plus aux Noirs d'Afrique de l'Ouest qu'aux Bantous. Ils n'… Lire la suiteÉcrit par : Alain MOREL
… *Établis en Côte-d'Ivoire et appartenant au groupe des Krou, les Bété représentent, dans les années 1990, 18 p. 100 de la population ivoirienne, soit 2 millions de personnes environ. Le pays bété, qui s'étend sur la forêt et sur la savane, entre Gagnoa et Daloa, a pour capitale cette dernière ville, distante de 400 kilomètres d'Abidjan. Autrefois… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *L'appellation Bobo est peu claire. Les ethnologues ont alimenté la confusion en distinguant Bobo Oulé ou Tara, Niénigué, Bobo Gbé ou Kian, Bobo Fing, Bobo Dioula. Les Bobo Oulé ainsi que les Niénigué sont des Bwa ; ils sont installés au Burkina Faso, au nord-est de Bobo-Dioulasso, au sud et au nord de Dédougou et débordent sur les confins maliens.… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MAQUET
Les* Bochimans, peuple d'Afrique australe en voie d'extinction, n'ont adopté ni l'agriculture, ni l'élevage ; ils vivent de chasse, de cueillette et de ramassage comme avant le Néolithique ; ils sont les derniers en Afrique, avec les Pygmées, à représenter la civilisation de l'arc. Pour cette raison, ils… Lire la suiteÉcrit par : Dominique DARBON
Dans le chapitre "Une vie politique stable" : … et une non moins grande modération, qui sont liées à trois facteurs historiques. Le premier tient à* l'homogénéité ethnique du pays, avec les Tswana qui représentent environ 79 p. 100 de la population totale du pays (2003), le groupe minoritaire Kalanga (11 p. 100) qui est bien intégré dans les cercles dirigeants, et le groupe Basarwa – dont les… Lire la suiteÉcrit par : Christian THIBON
Dans le chapitre "Histoire" : … les groupes sociaux aux frontières complexes et mouvantes, aussi bien verticales qu'horizontales,* en des ethnies homogènes à l'image de castes. Le premier récit écrit distingua alors les Hutu, devenus des « bantous », agriculteurs issus d'une migration transafricaine aux origines de la majorité des peuples de l'Afrique centrale et orientale, des… Lire la suiteÉcrit par : Maurice ENGUELEGUELE, Jean-Claude FROELICH, Roland POURTIER
Dans le chapitre "Diversité physique et humaine" : … principalement par les groupes peuls. Vers l'est, dans les territoires frontaliers du Tchad,* divers groupes ethniques, dont les Toupouri, les Moundang, les Mousgoum, affirment leur personnalité au travers de leur culture matérielle, même si certains traits distinctifs tels que l'habitat (par exemple les grandes « cases obus » des Mousgoum)… Lire la suiteÉcrit par : Yvan BARBÉ
… *Variété de coquillages utilisée couramment comme monnaie, découverte aux îles Maldives (à l'ouest de Ceylan) et aux îles Soulou (entre les Philippines et Bornéo). Deux types peuvent être distingués : la Monetaria (Cyprea) moneta, utilisée principalement en Asie, et la Monetaria annulus, utilisée sur le continent… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude GAUTRON, Jean KOKIDE, Jean-Pierre MAGNANT, Roland POURTIER
Dans le chapitre "Milieux naturels et population" : … à la pénétration européenne dans ces contrées restées depuis lors en marge du développement. *La population se répartit entre une dizaine de groupes ethnolinguistiques dont les deux principaux occupent la plus grande partie du territoire : les Gbaya à l'ouest (29 p. 100, et en y associant les Mandja, 39 p. 100), et les Banda à l'est (23 p.… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Population bantoue, les Chagga (Wachagga ou Dschagga) ont suscité l'intérêt des premiers voyageurs par le pittoresque de leur localisation sur les hautes pentes du Kilimandjaro ; l'originalité de leur système d'irrigation a attiré l'attention des historiographes marxistes : Wittfogel en fait les représentants africains du mode de production… Lire la suiteÉcrit par : Henri LAVONDÈS, Jean-Claude PENRAD
Écrit par : Denise PAULME
Dans le chapitre "Classes d'âge et structures sociales" : … certaines tribus des Indiens des Plaines et du Brésil. On la trouve en Inde à l'état sporadique.* Un des cas les mieux connus est celui des Masaï d'Afrique orientale. Les échelons sont ici au nombre de sept : les garçons non encore initiés (ilaiyok) ; les jeunes gens ou guerriers (ilmurran), divisés en cadets et aînés ; les… Lire la suiteÉcrit par : Jules GÉRARD-LIBOIS, Henri NICOLAÏ, Patrick QUANTIN, Benoît VERHAEGEN, Crawford YOUNG
Dans le chapitre "La diversité humaine" : … *La diversité humaine est grande, bien qu'on ne trouve pas ici les contrastes marqués qui existent dans certains États d'Afrique occidentale ou orientale. Linguistiquement, par exemple, deux grands ensembles dominent le pays. Le groupe bantou, tout d'abord, qui occupe l'essentiel du territoire. Ensuite, un groupe de langues soudanaises (avec de… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DECRAENE, Roland POURTIER, Patrick QUANTIN, Gilles SAUTTER
Dans le chapitre "Un territoire sans unité" : … abattage et brûlis, pendant la saison sèche. À la diversité des paysages naturels répond celle des* groupes ethniques. Les ethnologues répertorient plus de soixante-dix ethnies, mais celles-ci se regroupent en quelques grands ensembles ethno-régionaux dont les rivalités ont rythmé la vie politique congolaise. Au sud, le groupe Kongo constitue la… Lire la suiteÉcrit par : Nicole SINDZINGRE
Dans le chapitre "La pensée biologique" : … biologique » qui s'exprime dans des conceptions de l'hérédité et de la composition du corps. Ainsi,* de nombreuses sociétés de l'Ouest africain considèrent que le garçon est la réincarnation d'un grand-père défunt, dont il est censé posséder certains traits physiologiques ou psychiques. D'autres ancêtres, ou bien des puissances extra-humaines (« … Lire la suiteÉcrit par : Richard BANÉGAS, Jean-Fabien STECK, Universalis
Dans le chapitre "Les stéréotypes ethniques coloniaux" : … comme dans les autres pays africains, l'État colonial a joué un rôle crucial dans la formation des* identités ethniques et la traduction de celle-ci dans l'espace – territorial et mental – du pouvoir. Les ethnologues coloniaux, dont Maurice Delafosse qui fut l'un des premiers à distinguer sur ce territoire les grandes familles linguistiques telles… Lire la suiteÉcrit par : Michel IZARD
… Rivet de concevoir ce qui deviendra le musée de l'Homme. En 1931, elle rencontre Marcel Griaule. *Élève de Marcel Mauss, spécialiste de l'Abyssinie, Griaule met alors la dernière main à la préparation de la Mission Dakar-Djibouti (mai 1931-février 1933). Membre de la quatrième (Sahara-Cameroun, 1936-1937), puis de la cinquième (Niger-Lac Iro,… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Dans la province du Bahr el-Ghazal (Soudan), entre Wau et Malakal, dans le bassin central du Nil, vivent, au début du xxie siècle, environ 2 millions de Dinka, étroitement apparentés à leurs voisins du Nord-Est, les Nuer. Ils sont divisés en un très grand nombre de tribus dont les principales sont celles des Agar, des Aliab, des… Lire la suiteÉcrit par : Alfred FIERRO
… *Sur les deux rives de la Casamance, au sud du Sénégal, entre la Gambie et la Guinée-Bissau, se trouvent des populations que l'on regroupe sous le terme de Diola (ou Jola). Au nombre de 900 000 environ au début du xxie siècle, les Diola constituent une des populations les plus jalouses de leur individualité que l'on rencontre au… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MAQUET
*Descendant d'une branche Keita, les Dogon habitent au Mali, dans la partie sud-ouest de la boucle du Niger, une région montagneuse appelée « falaises de Bandiagara ». D'après la tradition, ils sont venus du Mandé, région située au sud-ouest de leur habitat actuel. Le Mandé fut, au xiiie … Lire la suiteÉcrit par : Jean CHAVAILLON, Jean DORESSE, Éloi FICQUET, Alain GASCON, Jean LECLANT, Hervé LEGRAND, Jacqueline PIRENNE, R. SCHNEIDER, Universalis
Dans le chapitre "Des peuples, un État et une Terre sainte" : … à l'est et au sud ; son chef-lieu, Mekele, a évincé Axoum, la capitale religieuse de l'Éthiopie. *Les Tigréens (6 p. 100 de la population), présents aussi en Érythrée, parlent tigrinia et professent le christianisme monophysite (orthodoxe) comme les Amhara (25 p. 100 de la population), à l'origine de l'amharique, la langue nationale. Ces derniers… Lire la suiteÉcrit par : Raymond William FIRTH
Dans le chapitre "Types d'organisations" : … politiques primitifs reste encore aléatoire du fait de leur grande diversité. Pour s'en tenir à l'*Afrique, on passe des villages autonomes des Thonga, aux grands royaumes de Nupe et de Ganda. Fortes et Evans-Pritchard distinguaient trois types d'organisation en Afrique : les petites sociétés non étatiques fondées sur la parenté (exemple : les… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MAQUET
*Les Éwé (ou Evhé, selon certains historiens comme R. Cornevin) occupent en Afrique occidentale le littoral du golfe de Guinée, de l'embouchure de la Volta, à l'ouest, à celle du Mono, à l'est, et l'arrière-pays sur une profondeur d'environ 150 km. La frontière entre le Ghana et le Togo traverse donc le… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MAQUET
Les *Fang forment près du tiers de la population du Gabon, dont ils occupent le Nord et l'Ouest (ils étaient 450 000 en 2005, au Gabon). Leur groupe se prolonge au-delà des frontières, en Guinée équatoriale (80 p. 100 de la population) et au Cameroun (20 p. 100 de la population, soit près de 3 millions de… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Localisés dans le sud du Bénin et au Nigeria, les Fon parlent un dialecte ewe, du sous-groupe kwa de la famille Niger-Congo des langues africaines. Leur langue est proche de celles des Adja et des Ouatchi. Dans les années 2000, on estime leur nombre à 3,5 millions. L'économie traditionnelle des Fon repose sur l'agriculture (maïs, manioc, ignames… Lire la suiteÉcrit par : Jean POIRIER
… *Longtemps occupé à travailler dans des régions très variées du continent africain, Meyer Fortes a poursuivi simultanément une carrière de chercheur spécialisé en anthropologie sociale et culturelle et une carrière d'universitaire comme professeur d'anthropologie sociale à Cambridge de 1950 à 1973. Ce sont les Tallensi du nord du Ghana qui ont été,… Lire la suiteÉcrit par : Nicolas METEGUE N'NAH, Roland POURTIER
Dans le chapitre "Un pays peu peuplé" : … rural : le Gabon détient le taux de population urbaine le plus élevé du continent (85 p. 100). La *population gabonaise compte une quarantaine d'ethnies réparties entre huit groupes linguistiques de la famille bantoue, auxquels s'ajoutent quelques milliers de Pygmées. La riche diversité des productions culturelles, notamment des œuvres sculptées,… Lire la suiteÉcrit par : Monique BERTRAND, Anne HUGON
Dans le chapitre "Ressources humaines du développement : centres et périphéries" : … ralentie à un rythme (2,9 p. 100 par an) légèrement inférieur à la moyenne ouest-africaine. Les *groupes akan du centre et du sud totalisent près de la moitié de l'effectif. Dans la mosaïque ethnique nationale, les plus fortes concentrations font ainsi ressortir la région Ashanti (19 p. 100 des Ghanéens), mais aussi la région capitale, de fond… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… Spécialiste sud-africain de l'anthropologie sociale,* Max Gluckman est connu pour ses contributions à l'anthropologie politique et juridique, en particulier pour ses analyses des dimensions culturelles et sociales du droit et de la politique chez les peuples africains. Il envisagea notamment le rapport que les querelles et les conflits entretiennent… Lire la suiteÉcrit par : Alain GARRIGOU
Dans le chapitre "Au plus près des faits" : … passage ceux qui restent à l'écart des sociétés qu'ils étudient. Selon la tradition disciplinaire, *il s'attache à une population du nord du Ghana, les LoDagaa, avec lesquels il vit de 1949 à 1951. Observateur méticuleux et intégré, il mène un travail ethnographique sur le système de parenté. La comparaison des récitations du Bagré, le mythe… Lire la suiteÉcrit par : Georges BALANDIER, François CHAZEL
Dans le chapitre "Les groupements par âge" : … africaines, les classes d'âge sont investies des principales fonctions sociales. C'est le cas, en *Afrique orientale, des sociétés non étatiques à organisation pastorale semi-militarisée (Masaï, par exemple). Les garçons circoncis à la même époque appartiennent à une même classe qui se constitue tous les sept ans environ ; le passage dans la… Lire la suiteÉcrit par : Monique BERTRAND, Bernard CHARLES, Agnès LAINÉ, Universalis
Dans le chapitre "Histoire" : … forêt, en Guinée forestière, jusqu'alors demeurés assez isolés de leurs voisins du Nord-Ouest. Bien* que la population soit loin d'être homogène, la « mosaïque ethnique » de le Guinée se révèle relativement simple, comparée à celle de la Côte d'Ivoire, par exemple : plus d'une vingtaine d'ethnies si on s'en rapporte aux langues, aux coutumes, aux… Lire la suiteÉcrit par : René PELISSIER, Universalis
Dans le chapitre "Une population composite à la recherche d'une identité" : … de dire combien de métis subsistent, du fait des allées et venues des Capverdiens depuis 1974. *Il semble, malgré tout, que plus de 95 p. 100 de la population soit négro-africaine, répartie en une vingtaine d'ethnies, ce qui reflète le rôle de cul-de-sac qu'a joué le pays pour les peuples descendant du Sahel vers la mer. Encore que les chiffres… Lire la suiteÉcrit par : René PELISSIER, Universalis
Dans le chapitre " Une population maltraitée " : … de l'eau potable et, sur la période 1996-2003, le taux de scolarisation n'était que de 61 p. 100. *La population est essentiellement fang (pamue en espagnol). Ce sont des Bantous réapparus au Río Muni au xixe siècle. Linguistiquement, on distingue les Fang Ntumu, au nord du río Mbini, et les Fang Okak, au sud. Ils sont divisés… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
… *Chanson et danse cubaines de rythme binaire 2/4 (que l'on appelle aussi havanaise, du nom de la capitale de Cuba). La habanera fut très populaire dans l'Europe romantique. L'origine en est controversée. Si elle fut constituée comme telle à Cuba, est-elle de souche purement afro-cubaine ou bien, ce qui est plus vraisemblable, plonge-t-elle aussi ses… Lire la suiteÉcrit par : Jean DEVISSE
Organisé sans le concours de spécialistes diplômés et de techniciens patentés, l'habitat de l'*Afrique noire est souvent considéré comme « primitif », dénué de qualités ; pour beaucoup de nos contemporains, il doit, irrévocablement, céder la place aux architectures importées ; tout au plus accorde-t-on parfois quelque intérêt au Sahel, en… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MAQUET
… e siècle avec des caractères arabes ; actuellement, l'on se sert de l'alphabet latin. De* race noire, les Hausa sont fortement métissés de Peul. Ils entretiennent depuis longtemps des rapports commerciaux avec les pays situés au nord et à l'est du Sahara, aussi les influences venues de ces régions sont-elles sensibles dans le domaine de… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Peuple de langue bantoue, originaire d'Afrique centrale et vivant dans le centre et le nord-ouest de la Namibie, l'ethnie herero compte, au début du xxie siècle, 130 000 personnes environ. Malgré la pénétration missionnaire, les Herero restent largement fidèles à leur religion traditionnelle. Ayant d'abord subsisté… Lire la suiteÉcrit par : Laurence GARENNE-MAROT
… * Le lieutenant Louis Desplagnes publie dans le Plateau central nigérien, une collection d'objets « dogon ». Marcel Griaule (étudiant de Marcel Mauss) et Michel Leiris s'émerveillent, lors de l'expédition Dakar-Djibouti, de l'étonnante richesse de la culture des Dogon, et collectent pour le musée de l'Homme. Griaule démarre un programme d'… Lire la suiteÉcrit par : Giulia SISSA
… a inaugurée le 25 février 1983 et qui a pour spécialité, inédite en ce lieu, l'« étude comparée des sociétés *africaines ». Au cours de ses recherches, Françoise Héritier n'a jamais séparé l'exercice de terrain – en Haute-Volta et particulièrement chez les Samo – de la réflexion proprement théorique. Relais entre l'un et l'autre travail, c'est la… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MAQUET
Dans le chapitre "Disparition d'une ethnie" : … Les *Hottentots du Cap occupaient, à l'arrivée des Hollandais au xviie siècle, la partie occidentale de l'extrémité sud du continent. D'après des sources anciennes, ils devaient être environ 50 000, répartis en communautés dont certaines ont laissé leur nom à des montagnes ou à des rivières. Les Portugais les avaient déjà… Lire la suiteÉcrit par : Dominique DARBON
… *La population hutu est principalement concentrée au Rwanda et au Burundi, où elle constitue le groupe humain le plus important, mais elle est présente aussi dans les pays voisins, Zaïre, Tanzanie et Ouganda, qui servent notamment de zones de refuge lors de chaque conflit opposant tant au Rwanda qu'au Burundi des factions politiques qui utilisent l… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MAQUET
*Les Ibo habitent la province orientale du Nigeria. Leur nombre (approximatif et difficile à vérifier) était estimé à plus de seize millions dans les années 1990. Le pays ibo est limité, au sud, par l'océan Atlantique, et, à l'ouest, par le delta marécageux du Niger. Le relief s'élève doucement vers le nord.… Lire la suiteÉcrit par : Roger BASTIDE
Dans le chapitre "Initiations féminines" : … Comme pour l'initiation masculine, le symbolisme de l'initiation féminine, tout au moins en *Afrique, est un symbolisme de destruction de l'ancienne personnalité et de nouvelle naissance. Par exemple, chez les Venda, la fille est mise dans le khomba en position fœtale sous une couverture (placenta) ou dans un trou d'eau (eau… Lire la suiteÉcrit par : Patrick DESHAYES, Roger RENAUD
… de la pensée. Ses premières recherches remarquées furent consacrées aux Sara, population du *Tchad. Il découvrit ce qu'est une civilisation au quotidien : « Je voyais que la qualité de vivre est une fin, que cette fin n'est pas une invention individuelle, mais le fruit d'un ordre collectif, la donnée d'une alliance avec le monde. » Son… Lire la suiteÉcrit par : Richard F. LOGAN, GEORGE BERTRAND SILBERBAUER
Dans le chapitre "Peuples de langue bantoue" : … Les *peuples de langue bantoue (Tswana, Kgalagadi et Herero) sont arrivés relativement tard dans le désert du Kalahari. À la fin du xviiie siècle, les Tswana quittèrent l'ouest du bassin du Limpopo pour se diriger vers le nord et l'est du Kalahari. Les Kgalagadi migrèrent quant à eux vers le nord et l'ouest, atteignant ainsi le… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Étroitement apparentés aux Kikuyu, les Kamba (Akamba ou Wakamba, singulier Mukamba), qui parlent le kithamba, occupent les districts de Machakos et de Kitui, au Kenya, dont ils constituent 11 p. 100 environ de la population, soit plus de 2 500 000 personnes dans les années 1990. Agriculteurs entreprenants, les Akamba établissent leurs champs le… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Le terme de Karamojong désigne à la fois un groupe de populations nilotiques et l'une des ethnies de ce groupe, les Karamojong proprement dits. Apparentées linguistiquement, ces populations sont localisées au nord-ouest du Kenya et dans les régions adjacentes de l'Ouganda ; outre les Karamojong, elles comprennent les Toposa et les Turkana. Les… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CALAS, Denis Constant MARTIN, Marie-Christine MARTIN, Hervé MAUPEU
Dans le chapitre "Une société inégalitaire et violente" : … contrastes qui façonne la personnalité géographique du Kenya est d'ordre culturel et géopolitique. *Trois groupes ethnolinguistiques principaux se distinguent : les locuteurs bantous (Kikuyu, Kamba, Taïta, Meru, Embu, Kisii et Luyia), les locuteurs nilotiques (nilotiques des plaines : Jie, Turkana, Samburu, Masaï ; nilotiques des hautes terres :… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MAQUET
Cultivateurs* de langue bantoue, les Kikuyu ou Gikuyu forment le groupe tribal le plus important du Kenya (plus de cinq millions de locuteurs en 1991). Ils habitent au nord de Nairobi, une région d'altitude moyenne de 1 600 mètres, faite de collines dont les sentiers épousent les pentes raides. Ils ont perdu… Lire la suiteÉcrit par : Georges BALANDIER
Dans le chapitre "Les rapports sociaux" : … Le fondement de* la société réside dans la parenté entendue au sens large ; cette dernière accentue les relations matrilinéaires, qui créent la véritable communauté de sang et instaurent un rapport privilégié entre oncle et neveu maternels, entre frères utérins et, au-delà, entre cousins maternels. Sur la base de cette parenté par le sang se forment… Lire la suiteÉcrit par : Alain MOREL
… *Le pays des Kotoko s'étend sur trois États : le Cameroun, le Tchad et le Nigeria. Au sein même de leur pays, les Kotoko, sont minoritaires ; leur territoire étant un lieu de passage, de nombreux étrangers sont en effet venus s'y installer, notamment des Arabes. Les Kotoko se disent les descendants des Sao qui peuplèrent la région dès le x… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Établis dans tous les ports entre Dakar au Sénégal et Douala au Cameroun, les Kru forment les équipages de nombreux navires et ont la réputation d'être d'excellents marins ; de là le fait que leur économie repose autant sur les produits de la pêche que sur la culture du riz et celle du manioc. L'origine des Kru est mal connue. Ils se sont installés… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MAQUET
*Les Kuba habitent, dans la province de Kasaï au Zaïre, le territoire délimité par la rivière Kasaï et son affluent, le Sankuru. Savane et forêt se partagent la région, fertile et riche en gibier et en poisson. Ce peuple, de 100 000 âmes environ en 1980, comprend plusieurs communautés dominées par celle des… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Les San (ou Bochimans, ou Bushmen), qui occupaient autrefois une partie importante de l'Afrique australe, se répartissaient en quatre groupes principaux : au nord, les Kung (parfois orthographié !Kung, en notant par un point d'exclamation le clic alvéolaire qui débute leur nom) et les Anen ; au centre, les Naron, les Tenekwe, les Tserekwe et les… Lire la suiteÉcrit par : René OTAYEK
Dans le chapitre "Le peuplement" : … ci, Buchanan, port minéralier spécialisé dans l'évacuation du minerai de fer, est le plus connu. La *population libérienne se compose d'une trentaine de groupes ethniques, dont les plus importants sont les Kpellé (17 p. 100) et les Bassa (14,4 p. 100). Ce peuplement est le résultat de la superposition de strates migratoires successives, dont… Lire la suiteÉcrit par : Alain MOREL
… *Les Lobi peuplent une région qui s'étend entre le 9e et le 11e degré de latitude nord et entre le 5e et le 6e degré de longitude ouest, de part et d'autre de la frontière séparant le Burkina Faso de la Côte-d'Ivoire, sur la rive droite de la Volta Noire. Ils forment une population de 1 million de… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Le peuple lozi est l'ethnie dominante de la région du Barotseland, dans l'ouest de la Zambie : avec environ 615 000 personnes, il représentait 5,5 p. 100 de la population zambienne en 2005. Les Lozi ou Malozi, nom d'origine assez récente, étaient anciennement connus sous le nom d'Aluyi ou de Barotse, nom de la tribu de leur roi. Selon la tradition… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MAQUET
Les *Luba et les Lunda sont deux peuples d'agriculteurs bantous de la République démocratique du Congo, vivant dans la savane du sud de la forêt équatoriale. Ils ont formé jadis des empires dont les analogies ont souvent suscité des comparaisons. Ces deux empires, qui n'avaient pas de frontière commune, ne se… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Vivant au Kenya, dans la province de Nyanza, autour du golfe de Kavirondo, à l'est du lac Victoria, les Luo sont environ 3,5 millions. D'origine nilotique, ils n'ont pas connu de structure étatique ni même de chefferie ; l'autorité, de type sénioriale, se transmet par le biais des lignages patrilinéaires. Le culte des ancêtres continue à être… Lire la suiteÉcrit par : Marie Pierre BALLARIN, Chantal BLANC-PAMARD, Charles CADOUX, Hubert DESCHAMPS, Bakoly DOMENICHINI-RAMIARAMANANA, Paul LE BOURDIEC, Hervé RAKOTO RAMIARANTSOA, David RASAMUEL, Universalis
Dans le chapitre "Traits indonésiens, apports africains" : … La *diversité anthropologique des Malgaches est évidente. Certains types évoquent l'Indonésie, d'autres l'Afrique ; les types mixtes sont les plus fréquents, conséquence de métissages multiples, anciens ou plus récents, entre originaires d'Asie et d'Afrique, eux-mêmes nuancés par d'autres apports asiatiques et européens. Une diversité qui éclate sur… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *La majorité des Makondé vit en Tanzanie (9,5 millions en 2005), l'autre partie vit au Mozambique (environ 0,4 million). À la différence de leurs voisins, Yao et Makua, appartenant comme eux au groupe linguistique bantou, ils sont restés à l'écart des circuits commerciaux contrôlés par les Arabes et n'ont pas été islamisés. Cependant, aux xviii… Lire la suiteÉcrit par : Marc AUGÉ
Dans le chapitre "L'étude des étiologies" : … Foster n'échappe pas à deux objections, l'une de fait, l'autre de principe. L'ethnologie, notamment *l'ethnologie africaniste, montre de manière irrécusable que la définition d'une maladie en termes de compatibilité/incompatibilité ou équilibre/déséquilibre entre humeurs ou qualités n'est pas du tout exclusive d'une conception persécutive de cette… Lire la suiteÉcrit par : Pierre BOILLEY, François BOST, Christian COULON
Dans le chapitre "Des densités très faibles et une urbanisation en retard" : … en 2005), les autres villes importantes sont Ségou, Mopti, Sikasso et Gao. En majorité musulmane, *la population se distribue en divers groupes ethniques et autant de langues. Le groupe mandingue (constitué essentiellement de Bambaras et de Malinké) est le plus important (40 p. 100 de la population totale). Il est suivi par le groupe dit soudanien… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Au nombre d'environ 6,2 millions dans les années 2000, les Malinké sont localisés dans l'est du Mali (77 000), mais on les trouve également, mêlés à d'autres populations, au Sénégal (440 000), en Gambie (590 000), en Guinée (2 800 000), en Guinée-Bissau (140 000), dans le nord de la Côte-d'Ivoire (1 500 000) et au Burkina Faso. Certains groupes… Lire la suiteÉcrit par : Thierry DEPAULIS
Dans le chapitre "Origine des mancalas" : … *La question de l'origine des mancalas intéresse depuis plus d'un siècle les anthropologues spécialistes des jeux. Il revient sans nul doute à l'Américain Stewart Culin d'avoir identifié le caractère africain des mancalas et d'avoir tenté une première étude globale (Mancala, the National Game of Africa, 1894). Mais c'est Harold Murray (… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Noyau de l'Empire mandingue, les Mandé forment un immense groupe ethno-linguistique en Afrique de l'Ouest. Ils s'étendent de la boucle du Niger jusqu'à l'océan Atlantique, du Sénégal au Liberia. Les Mandé occidentaux sont principalement les Soussou et les Dialonké. Peut-être venus du haut Sénégal, ils submergèrent le territoire de l'actuelle Guinée… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Ensemble de populations bantoues réparties sur les deux rives de la partie sud du lac Malawi (anc. Nyassa). Venus du bassin du Congo vers le xvie siècle, les Maravi formèrent une vaste confédération. Aujourd'hui, ils constituent un ensemble relativement diversifié, dont les principaux groupes sont les Chewa, les Nyanga, les… Lire la suiteÉcrit par : Annie DUPUIS
… il ne cherche pas à faire naître la seule émotion esthétique, d'où son pouvoir de fascination. Une* des meilleures définitions du masque africain est sans doute celle de W. Fagg : « Tous les objets auxquels le nom de « masque » doit être attribué peuvent se définir en deux mots : ils masquent. Cela signifie qu'ils cachent ou suppriment l'identité… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MAQUET
… par les monts Elgon, Kenya, Kilimandjaro et Meru. L'eau est rare, les pluies peu abondantes. Les *Massaï, qui étaient environ 800 000 à la fin des années 1990, comportent plusieurs tribus : les Samburu, les Arusha, les Baraguyn ou Kwavi et les Ilmaasaï, et se répartissent à peu près pour moitié entre les deux États. La majorité des Massaï tirent… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Population bantoue, localisée le long du cours inférieur et moyen de l'Alima, au nord de la république du Congo. Au nombre de 480 000 dans les années 2000, les M'Bochi (ou M'Boschi) sont répartis en une douzaine de fractions. Originaires de l'Est, ils ont migré vers leur habitat actuel il y a huit ou neuf générations, et la prise de conscience de… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MAQUET
Les Mongo* habitent la forêt équatoriale qui occupe, dans le nord de la République démocratique du Congo, la cuvette limitée par la boucle du Congo à l'ouest, au nord et à l'est, et par le Kasaï au sud. Ils parlent une langue bantoue diversifiée en dialectes. Les principales communautés qui constituent l'… Lire la suiteÉcrit par : Michel IZARD
Les *Moose (sing. Mooga ou Moaga) ou Mossi sont les habitants d'une région du Burkina Faso appelée Moogo, qui a une superficie de 63 500 kilomètres carrés et correspond au bassin de la Volta Blanche. Au nombre approximatif de 4 700 000 en 1993, les Moose représentent environ la moitié de la population burkinabé… Lire la suiteÉcrit par : Louis-Vincent THOMAS
Dans le chapitre "Les conduites rassurantes" : … agir contre le chagrin ? D'autres comportements visent le même but. Il arrive, en effet, notamment* chez les Mossi (Burkina Faso), qu'un parent de la personne décédée, une femme de préférence, revête les oripeaux du mort, imite ses gestes, sa manière de parler, ses disgrâces physiques, porte éventuellement sa canne ou sa lance ; les enfants du… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Population bantoue du groupe nord-ouest, les Mpongwé ont acquis sur la côte gabonaise une influence importante. Leur langue est parlée par un certain nombre d'autres groupes, comme les Adjumba, les Oroungou, les Ndomi, les Galoa et les Enenga ; au xixe siècle, elle jouait dans la région le rôle de lingua franca pour la… Lire la suiteÉcrit par : Vincent BOULORÉ
… lui prêtèrent de nombreuses sculptures qui furent exposées (quelques-unes furent ensuite achetées). *À la même époque, l'ethnologie de terrain s'est développée, permettant d'accroître considérablement les collections du musée d'Ethnographie du Trocadéro (puis celles du musée de l'Homme créé en 1937) par le biais de collectes organisées dans le cadre… Lire la suiteÉcrit par : Charles DUVELLE
Dans le chapitre "La situation de l'Africain concerné" : … La* musique, comme la langue, la religion, l'organisation sociale, représente une des bases importantes de toute société traditionnelle en Afrique. Exceptionnellement isolée de tout contexte religieux et social, elle s'intègre admirablement aux divers aspects de la vie traditionnelle. N'importe qui ne joue pas n'importe quelle musique à n'importe… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BELMONT, Nicole SINDZINGRE
Dans le chapitre "Les sociétés traditionnelles" : … pouvant être fort variables : ressemblance physique, consanguinité, incorporation légale... En *Afrique de l'Ouest, le nouveau-né est couramment représenté comme un ancêtre qui revient. Ce sont, en effet, les ancêtres qui assurent la reproduction biologico-sociale du groupe, mais ils sont aussi, en cas de mécontentement, les agents responsables… Lire la suiteÉcrit par : Charles CADOUX, Philippe GERVAIS-LAMBONY, Reginald H. GREEN, Universalis
Dans le chapitre " Histoire" : … p. 100 de la superficie totale du continent africain et abrite moins de 0,2 p. 100 de sa population.* On distingue quatre grands groupes ethniques. Les Khoisans, qui se subdivisent en Bochimans (Bushmen), Damaras et Namas-Hottentots, sont les survivants des populations aborigènes. Les Bantous comprennent une dizaine de tribus bien… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude PENRAD
… *Peuple de formation récente, les Ndebele sont nés d'un conflit entre le roi zoulou Chaka (1787-1828, roi de 1816 à 1828) et l'un de ses izinduna (lieutenants), Mzilikazi (1790 env.-1868). Celui-ci, fils de Matshobana, chef du clan Kumalo (Khumalo) et de sa première épouse Nompethu, quitte le Natal en 1822 avec quelques centaines de… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MAQUET
Dans le chapitre "Cultures originelles des Nguni et des Sotho" : … plusieurs périodes dans son déroulement. Il n'en va pas de même pour les Bantous méridionaux. *Les répercussions culturelles de leurs confrontations avec les Européens dès le xviiie siècle ont changé la configuration de leurs cultures originelles dans une mesure telle qu'il importe de considérer d'abord celles-ci. Dans les… Lire la suiteÉcrit par : Daniel C. BACH
Dans le chapitre " Le peuplement" : … des Nations unies. Toujours en 2005, plus de 300 000 Nigerians sont morts du sida ou de ses effets. *Le Nigeria compte plus de deux cents groupes ethniques. Sur la base de la classification des langues africaines établie par Joseph Harold Greenberg, trois cent quatre-vingt-quinze langues distinctes ont été répertoriées. Un peu plus de la moitié de… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MAQUET
Le terme* de nilotique porte clairement la marque de son origine géographique. Il désigne des populations qui habitent la vallée du Nil ou en sont originaires. En fait on ne l'a jamais utilisé que pour certains groupes situés entre le 12e parallèle nord et le lac Victoria (que traverse l'équateur)… Lire la suiteÉcrit par : Oruno D. LARA
… *Né le 22 juin 1921, Joseph Hanson Kwabena Nketia fut élevé par sa mère et ses grands-parents maternels à Mampong, en pays ashanti (Côte-de-l'Or, aujourd'hui Ghāna). Après des études primaires et secondaires, il suivit les cours du Presbyterian Training College d'Akropong de 1937 à 1941, où il eut comme professeur le musicien et organiste Robert… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Habitants de la région de collines située dans le sud du Kordofan, au cœur du Soudan, les Nuba constituent moins de 10 p. 100 de la population soudanaise et peuplent uniquement les collines, laissant les plaines aux Arabes. Ils ne présentent aucune véritable unité. Pénétrés par les influences musulmanes, ils sont assez largement islamisés. De nos… Lire la suiteÉcrit par : Alfred FIERRO
… *Les Nupé (ou Nupe), peuple du Nigeria, s'appellent eux-mêmes Nupecizi (pluriel ; singulier Nupeci). Les Yoruba les appellent Takpa ; les Hausa les appellent Nufawa (pluriel ; singulier Banufe). L'histoire du royaume du Nupé, situé entre le Niger et la Kaduna, est liée à un héros mythique, Tsoedé, qui aurait délivré ses congénères du tribut dû aux… Lire la suiteÉcrit par : Éloi FICQUET
Les *Oromo forment le plus important des peuples de la Corne de l'Afrique. Comprenant environ 25 millions d'individus au milieu des années 2000, leur territoire couvre une large partie du sud de l'Éthiopie, s'étendant vers l'ouest jusqu'à la frontière du Soudan, vers l'est et le sud jusqu'aux pâturages arides… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Population bantou, appartenant au groupe nord-ouest, les Orungou (Oroungou) ont adopté la langue des Mpongwé sans qu'on puisse attribuer aux deux populations une origine commune. Ils vivent dans la région de Port-Gentil, au Gabon, dans le delta de l'Ogooué et le long de l'Océan, de la rivière Aminba à la rivière Aouanyé. La situation géographique… Lire la suiteÉcrit par : Alfred FIERRO
… *Les Mossi ont été à l'origine de plusieurs royaumes importants. Les royaumes Gourmantché, du Yatenga et de Ouagadougou sont ceux qui ont eu le plus grand rôle historique. Le royaume de Ouagadougou, situé dans l'actuel Burkina Faso, semble avoir été fondé vers 1220 par Oubri. Son histoire est relativement peu agitée ; c'est qu'il a été protégé par l… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CALAS, Odette GUITARD, Henri MÉDARD
Dans le chapitre "Dualisme culturel entre le nord et le sud" : … cette distinction renvoie à des nuances alimentaires culturelles majeures. En effet, malgré la *grande diversité ethnique en Ouganda (31 groupes), le paysage culturel est marqué par l'opposition entre deux ensembles ethnolinguistiques : les Bantous au sud et, dans le reste du territoire, les groupes nilotiques, soudaniens (dont les Kakwa,… Lire la suiteÉcrit par : Alfred FIERRO
… *Fondé au xiiie siècle, le royaume ouolof se subdivise en quatre régions : Oualo, Cayor, Baol et Dyolof, unies sous la domination de la dernière d'entre elles du xive au xvie siècle. Durant cette période, l'État dyolof aurait même exercé son autorité sur le Sine, le Saloum et une partie du… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Installés sur la frontière de l'Angola et de la Namibie, et surtout en Namibie, les Ovambo sont 1,2 million environ au début du xxie siècle. Traditionnellement divisés en royaumes, ils sont gouvernés par des souverains qui possédaient également des pouvoirs religieux. Les Ovambo comptent treize sous-groupes dont les principaux… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Originaires du sud-ouest du Congo, les Ovimbundu (ou Mbundu) sont connus dès le milieu du xviie siècle ; leurs principaux royaumes sont ceux de Ndulu, de Mbailundu, de Bihé, de Wanbu, de Ciyaka, de Ngalangi et de Kakonda, chacun étant divisé en districts, eux-mêmes subdivisés en villages. Le royaume de Mbailundu, par exemple,… Lire la suiteÉcrit par : Georges BALANDIER
… Homme et occupe un poste d'assistante du Muséum national d'histoire naturelle dont le musée dépend. *Chargée en 1938 du département Afrique noire de cette institution, elle se trouvera en relation de voisinage, d'affinité et d'amitié avec Michel Leiris. En 1935, elle est membre de la mission Sahara-Soudan dont Marcel Griaule assure la direction,… Lire la suiteÉcrit par : Henry DUMÉRY, Nicole SINDZINGRE
Dans le chapitre "Les composantes de la personne dans les sociétés soudanaises" : … *Les analyses de la personne effectuées par Marcel Griaule et Germaine Dieterlen chez les Dogon et les Bambara du Mali ont eu historiquement une influence considérable et ont marqué l'essor des recherches ultérieures – ce qui explique partiellement l'importance des travaux des africanistes sur ce thème. Fondées sur de longues observations, elles ont… Lire la suiteÉcrit par : Pierre Francis LACROIX
*Disséminés à travers toute l'Afrique occidentale sahélo-soudanienne, les Peuls ont depuis longtemps attiré l'attention des voyageurs européens par leur aspect physique, souvent décrit de façon inexacte, leur culture pastorale et le rôle qu'ils ont joué au cours des deux derniers siècles dans l'… Lire la suiteÉcrit par : Roger BASTIDE
Dans le chapitre "Un signe de richesse, parfois de puissance" : … plus ou moins ruinés, resteront monogames. Ce nouveau type de polygynie apparaît avec ce que les* africanistes appellent le lobola et qui est constitué par une série de biens (troupeaux, lances, monnaies...) échangés contre la femme. Ce sont donc les possesseurs de ces biens, c'est-à-dire, dans des sociétés où la propriété est familiale… Lire la suiteÉcrit par : Michel de CERTEAU, André PAUL, Nicole SINDZINGRE
Dans le chapitre "Les sociétés traditionnelles" : … individu « pris » (la métaphore du « chevauchement » par l'esprit est très fréquente, aussi bien en *Afrique que dans les sociétés sibériennes où l'on rencontre des phénomènes de shamanisme). Mais, dans le premier cas de possession, la conduite du possédé, pure manifestation corporelle de l'esprit, ne constitue pas nécessairement un message destiné… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MAQUET
On* ne connaît pas le nombre de Pygmées qui vivent dans la forêt équatoriale africaine, de l'océan Atlantique aux Grands Lacs ; les estimations oscillent entre 150 000 et 200 000 (150 000 au Zaïre, les avait-on évalués en 1971). À l'ouest, on les appelle Binga : ils sont dispersés au… Lire la suiteÉcrit par : François-Xavier FAUVELLE-AYMAR
Écrit par : Nicole SINDZINGRE
Dans le chapitre "Les rituels « life-crisis » ou rituels individuels" : … deuil. Cette dernière, seuil de la réintégration à une existence « normale », marque, dans certaines* sociétés africaines, à la fois le terme de la période de marge de l'âme du défunt, de son errance, et son agrégation définitive dans la société des morts ou son accès au statut d'ancêtre. Chez les Senoufo de Côte-d'Ivoire, ce rituel important de la… Lire la suiteÉcrit par : Claude TARDITS
Dans le chapitre "L'Afrique, terre des « rois divins »" : … Les *exemples africains cités par Frazer ne sont pas plus nombreux que ceux qu'il tire de l'histoire de l'Antiquité ou de celle des peuples européens, mais ils retiennent l'attention pour deux raisons. Ils illustrent un moment crucial de l'évolution : dans les sociétés africaines, « où, dit Frazer, la dignité de chef et de roi atteint son plein… Lire la suiteÉcrit par : Nicole LACHARTRE
Dans le chapitre "Rythme du son, rythme du verbe" : … de poème didactique permettant aux élèves d'apprendre certains types de mélodies et de rythmes. *Un rapport très particulier du langage et du rythme s'est développé en Afrique : la transmission de messages par les tambours (tambours d'aisselle, à languettes), qui imitent les inflexions de la voix par des hauteurs différentes, mais plus encore le… Lire la suiteÉcrit par : Mariasusai DHAVAMONY, Universalis
Dans le chapitre "Le prêtre chez les peuples sans écriture" : … Pour les* Abaluyia du Kavirondo (Kenya), l'homme dont la femme est atteinte de stérilité, dont le bétail périt, dont les récoltes sont dévastées par les tempêtes et dont le caractère est en contradiction avec les dispositions des représentants du sacré est frappé d'interdit et ne peut se voir confier la charge sacerdotale (omusalisi). Le… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
… *Née au Brésil, cette danse de salon révèle sa double origine noire et créole. Le nom proviendrait d'un terme africain, semba, qui signifie « danse » chez les populations noires riveraines du Zambèze, mais certains spécialistes affirment qu'elle était originellement baptisée Umbigada (« coup de nombril ») et que le mot dérive du… Lire la suiteÉcrit par : Geneviève DOURNON
… *Utilisé au féminin, le terme sanza désigne un instrument africain, appelé aussi « jeu de languettes pincées », qui, d'un point de vue organologique, est un lamellophone. Sanza est l'un des nombreux noms vernaculaires sous lesquels l'instrument est connu parmi les diverses populations africaines qui en font usage. Il se compose d'une série… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Sous le terme de Sara sont regroupées des populations extrêmement variées. Les plus nombreux sont les Gambaye, suivis par les Mbaye, les Goulaye et les Madjingate. Au total, les Sara sont estimés, au début du xxie siècle, à près de 2 millions. Ils peuplent l'extrême sud de la république du Tchad, c'est-à-dire les préfectures du… Lire la suiteÉcrit par : Oruno D. LARA
… *Historien et sociologue de la musique, ethnographe, critique littéraire et musical, André Schaeffner fut un érudit, passionné pour les « détails du monde ». Il avouait s'être préparé à l'ethnographie en écoutant Debussy, Ravel et Stravinski. Il entendit Le Sacre du printemps au Casino de Paris en 1914. Sa carrière fut étroitement liée à la… Lire la suiteÉcrit par : Jean Claude HOCQUET
Dans le chapitre "La monnaie de sel" : … était générale ; il fournissait un équivalent mesurant la valeur de toutes les marchandises. En *Afrique aussi, le sel a servi de mesure des échanges. Avec lui on obtenait sorgho, haricots, beurre et bananes. Pour les échanges, on le préparait en pains protégés par une enveloppe de feuilles, de bois ou de cuir. Plus on s'éloignait des salines,… Lire la suiteÉcrit par : François BOST, Vincent FOUCHER
Dans le chapitre "Une population en croissance rapide" : … 2). En outre, la population est inégalement répartie, surtout au profit du tiers ouest. Parmi *la vingtaine d'ethnies que compte le pays, les Wolof sont les plus nombreux (43 p. 100). Agriculteurs et presque exclusivement musulmans, ils se sont fixés dans la moitié nord (ancien royaume du Djolof) depuis la fin du xiiie … Lire la suiteÉcrit par : Nicole SINDZINGRE
… *Les populations de langue senoufo (rattachées au groupe voltaïque) comptent environ 1 500 000 personnes au début du xxie siècle et occupent un vaste territoire qui couvre le sud du Mali et du Burkina Faso, et le nord de la Côte-d'Ivoire. Bien que n'étant guère connues que par les travaux incomplets de B. Holas, elles sont… Lire la suiteÉcrit par : Jacques MAQUET
Les* Serer (Sérères) et les Wolof (Ouolofs) sont les deux groupes ethniques les plus importants du Sénégal (en 2005, sur les 11,7 millions d'habitants du Sénégal, le tiers était des Wolof ; le cinquième des Serer). Les Serer vivent au sud de la voie ferrée Thiès-Diourbel jusqu'aux rives du fleuve Saloum. Les… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Installés principalement près de la ville de Malakal, au Soudan, sur les rives du Nil Blanc, les Shilluk sont estimés à 50 000 environ dans les années 1990. Leur nombre actuel est inconnu en raison de l'incertitude des données sur les provinces méridionales du Soudan, ravagées à la suite de la rébellion de 1983 contre l'autorité du gouvernement de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude PENRAD
… *Vivant pour la plupart au nord et à l'est du Zimbabwe, mais aussi dans la région contiguë du Mozambique, les Shona ont probablement eu pour ancêtres les hommes qui négociaient l'or et l'ivoire, avec les marchands arabo-swahili de la côte, pour le compte du royaume de Zimbabwe, dont la capitale aurait été fondée vers le viiie … Lire la suiteÉcrit par : Comi M. TOULABOR
Dans le chapitre "Le peuplement et sa répartition" : … du pays. Par la suite, l'appellation de Sierra Leone sera étendue à l'ensemble du territoire. *On peut distinguer trois couches de peuplement successives : d'abord les populations autochtones (Bouloum, Krim, Loko, Sherbro, Sulima) qui ont été refoulées par les envahisseurs soudanais sur les îles et les régions forestières ; puis les… Lire la suiteÉcrit par : Éloi FICQUET, Alain GASCON
Dans le chapitre "Guerriers, éleveurs et croyants" : … sédentaires se concentrent dans le nord du pays, ainsi qu'au Bénadir et en Jasiira. Ailleurs, *le peuplement lâche se calque sur le réseau des puits des lignages (reer, les unités minimales des clans). Les Somaliens, à l'exception des hors-clans (les midgan, c'est-à-dire les descendants d'esclaves, les forgerons, les tanneurs… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Les Soninké (comme ils se nomment eux-mêmes : un Soninké, des Soninko), appelés Sarakholé (ou Sarakolé) par les Wolof, occupent une place exceptionnelle dans l'histoire de l'Afrique de l'Ouest. Considérés comme les fondateurs du premier des grands empires soudanais, le Ghāna, le fameux « pays de l'or », ils sont mentionnés dès le ixe… Lire la suiteÉcrit par : Denise PAULME, Bernard VALADE
Dans le chapitre "Les sociétés traditionnelles" : … Il est* courant en Afrique d'acheter à un envoûteur une protection magique, par exemple pour éloigner les voleurs de son champ. Quand on a dérobé un bien à quelqu'un, celui-ci va trouver le jeteur de sorts : le voleur inconnu sera gravement frappé s'il ne restitue pas le bien au plus vite. Dans les îles Trobriand (Mélanésie), les chefs de tribus ont… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Répartis largement à travers l'Afrique australe, les Sotho présentent, malgré leur dispersion géographique, une grande homogénéité culturelle et linguistique. Les Sotho du Sud peuplent le Lesotho et les territoires adjacents de l'Afrique du Sud. Les Sotho du Nord sont installés au nord-est du Transvaal. Quant aux Sotho occidentaux, ou Tswana, ils… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Habitant au xiiie siècle le haut Sénégal, les Soussou (on écrit aussi Susu) se dirigent par la suite vers le Fouta-Djalon, le haut Niger, la région de Diguiraye et du Sankaran, d'où ils seront chassés au xve et au xvie siècle. Au début du xviiie siècle, les Peul s'… Lire la suiteÉcrit par : Laurence GARENNE-MAROT
Écrit par : Jean-Claude PENRAD
… sur la côte d'Afrique orientale, elle est le fruit de la symbiose de peuples d'origines diverses. *Le fait de parler cette langue définit de nos jours une communauté composée de personnes (Mswahili, pluriel : Waswahili) qui restent attachées à leurs traditions historiques et sociales propres. Cependant, l'extension considérable… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Culturellement très proches des Zoulous, les Swazi, qui parlent le siswati, tirent leur nom de Mswazi, qui, à la fin du xviiie siècle, a unifié des tribus disparates et constitué un État occupant le nord du Natal, le Transvaal oriental et l'actuel Swaziland (Ngwane). Répartis entre l'Afrique du Sud et le Swaziland, ils étaient,… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Population voltaïque vivant dans le nord du Ghāna et dont la langue appartient au groupe gour, les Tallensi constituent un exemple classique de société sans État. En l'absence de toute unité politique, l'identité même d'une telle population par rapport à des voisins, proches par la langue et par la culture, pose un problème, dans la mesure où les… Lire la suiteÉcrit par : Marielle DEBOS, Jean-Pierre MAGNANT, Roland POURTIER
Dans le chapitre "Diversité physique et humaine" : … xxe siècle : les conflits entre agriculteurs et éleveurs sont devenus récurrents. *Les populations tchadiennes composent une complexe marqueterie ethnique. Les trois quarts du pays sont habités par des peuples pasteurs de religion musulmane ; parmi eux, les Toubou, les Zaghawa dans les espaces sahariens, les Arabes dans toute la… Lire la suiteÉcrit par : Michel-Marie DUFEIL
… *Au cœur oublié de l'Afrique, le seul royaume équatorial de plaine, celui de l'U :Nko et de son peuple, sans être ignoré, reste peu connu, alors qu'il illustre un type de structure et d'histoire. Il n'y a, semble-t-il, qu'une seule grande savane en basse altitude, sous un climat équatorial (600 m) : celle des plateaux teke en grès éocènes, de 0 à 4… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Population nilotique du groupe central, les Teso appartiennent au même groupe linguistique que les Karamojong. Seconde ethnie de l'Ouganda, ils sont localisés dans l'est du pays et constituent environ 4 p. 100 de la population ougandaise dans les années 2000, soit 1 200 000 environ. Ils sont également présents au Kenya dans la province de Nyanza,… Lire la suiteÉcrit par : Pierre ICHAC
Dans le chapitre "Du religieux au théâtral" : … Jusqu'à l'indépendance de la république de Guinée, un peuple forestier de la côte, les Baga,* célébrait chaque année, à la fin de la saison des pluies qui prélude à la récolte du riz, la fête d'une déesse de la fécondité nommée Nimba. Celle-ci était représentée par (mieux vaudrait dire : venait « habiter ») un masque de bois sombre, aux… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Au nombre de 4 500 000 environ dans les années 2006-2007, les Thonga (ou Tsonga) vivent en majorité au Mozambique, au sud de la rivière Save, mais leur territoire déborde vers l'ouest au Zimbabwe et vers le sud sur le Swaziland et surtout l'Afrique du Sud. Alors que les autres Bantou continuaient leur marche vers le sud, les Thonga se sont fixés… Lire la suiteÉcrit par : Jean DU BOIS DE GAUDUSSON, Philippe GERVAIS-LAMBONY, Agnès LAINÉ
Dans le chapitre "Les déséquilibres de l'espace togolais" : … Dans *ce cadre se répartissent une quarantaine d'ethnies qui peuvent être classées en quelques groupes principaux. Deux foyers de peuplement denses se distinguent. Le pays Kabyè, dans le nord du pays, fut un territoire refuge pour l'ethnie du même nom qui y a développé une agriculture intensive sur les versants. Les Kabyè (groupe Kabyè-Tem) pèsent… Lire la suiteÉcrit par : René OTAYEK
Établis *dans les régions centrales et méridionales du Sahara, les Touaregs font partie de l'ensemble linguistique berbère. Soumis à l'administration française pendant l'ère coloniale (à l'exception toutefois des Touaregs de Libye, sous domination italienne), ils se partagent actuellement entre cinq États : le… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *La similitude du costume et de l'habitat a parfois fait considérer les Toubou (ou Téda) comme des Touareg noirs. Des différences significatives d'organisation sociale existent cependant, et la langue des Toubou appartient au groupe nilo-tchadien, proche du kanouri, alors que les Touareg sont berbérophones. Au nombre d'environ quatre cent mille dans… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *Rameau occidental des Sotho, les Tswana vivent au Botswana et dans les pays avoisinants, à l'ouest du Transvaal. Ils constituent probablement la plus ancienne population bantoue d'Afrique australe et se sont parfois mêlés aux Bochimans, avec lesquels ils ont des relations étroites. Les Tswana se différencient des autres Sotho surtout par leur mode… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Appartenant au groupe central des populations bantou, les Tumbuka occupent, mêlés aux Ngoni (Nguni), la partie nord du Malawi et l'est de la Zambie. Ils se répartissent en quatre groupes principaux : Tumbuka proprement dits, Kamanga, Henga et Sisga. Les Tonga de la rive ouest du lac Nyassa leur sont apparentés par la langue et la culture. Nombre… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Population nilotique, les Turkana appartiennent au groupe Karamojong dont ils constituent la tribu la plus importante. Ils occupent une vaste région aride de plaines et de plateaux — le Turkana —, située dans le nord-ouest du Kenya, entre le lac Turkana (ancien lac Rodolphe) et l'escarpement qui marque la frontière avec l'Ouganda. Des reliefs… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Établis de part et d'autre de la frontière entre le Liberia et la Sierra Leone, les Vaï, ou Veï, sont organisés en chefferies, mais le pouvoir réel est entre les mains de sociétés secrètes : poro pour les hommes ; sande pour les femmes. Au xixe siècle, les Vaï ont disposé d'une écriture originale de près de… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Fondateurs du royaume de Loango, les Vili (appelés aussi Bavili) sont une population bantou du groupe centre-occidental ; leur langue appartient à la même famille que le kikongo. Ils occupent la plaine côtière, au nord et au sud de Pointe-Noire, du cap Sainte-Catherine à la rivière Chiloango, partagée entre le Gabon, le Congo et Cabinda. Venus du… Lire la suiteÉcrit par : Marc AUGÉ, Laënnec HURBON, Universalis
Dans le chapitre " Le vodou africain" : … Le* terme vodu (vodou), ou vodun, désigne au Dahomey (devenu la république du Bénin) et au Togo les dieux ou les puissances invisibles que les hommes essaient de se concilier, individuellement ou collectivement, pour s'assurer une vie heureuse. Le terme yoruba correspondant est oriṣa. On peut considérer que le système… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Installés dans la vallée de la Cross River (État de Cross River), à l'extrême sud-est du Nigeria, les Yako (ou Yakurr), dont la population était estimée à 120 000 personnes en 1989, sont répartis en villages. L'homogénéité culturelle et linguistique est forte entre les villages, mais il n'existe aucune organisation politique centralisée. Uniquement… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *On compte environ 1,9 million de Yao dans les années 2000, répartis entre le sud du Malawi (où ils constituent 10 p. 100 de la population totale), le sud de la Tanzanie et la région comprise entre les fleuves Rovuma et Lugenda au Mozambique (3 p. 100 de la population). Ils n'ont pas d'autre unité que culturelle et linguistique. Divisés en… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Ethnie du Sud-Ouest nigérian, les Yoruba, qui sont au nombre de 25,5 millions environ (19 p. 100 de la population nigériane) en 2005, occupent une situation prédominante dans la région située entre la côte des Esclaves et le fleuve Niger ; ils forment la presque totalité de la population des États de Kwara, d'Oyo, d'Osun, d'Ogun, d'Ondo et de… Lire la suiteÉcrit par : Nic J. MONEY, Arthur N. L. WINA
Dans le chapitre "Population" : … e siècle, lorsque de nouvelles expéditions remonteront le fleuve jusqu'à sa source. *Les Lozi (ou Rotsé), ethnie dominante dans une grande partie du haut Zambèze, ont tiré profit des inondations saisonnières des plaines du Barotseland depuis des siècles et mis au point une économie agricole complétée par l'élevage, la pêche et le… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Installés sur les confins du Zaïre, du Soudan et de la République centrafricaine, les Zandé, ou Azandé, correspondent à un groupe ethnolinguistique de près de 4 millions d'individus à la fin des années 1990. Ils ne forment pas un peuple à proprement parler. Il s'agit plutôt aujourd'hui de tribus vaincues, organisées et encadrées par une… Lire la suite
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