2. Les structures linguistiques
Une orientation générale se dégage, semble-t-il, de l'historique des langues négro-africaines. On présentera seulement, ici, quelques faits de structures suivant un cadre de classement inspiré de Greenberg. Ce choix permet une mise en ordre pratique, mais n'implique pas une acceptation sans réserve. On insistera seulement sur quelques traits généraux dont l'ensemble peut être considéré comme caractéristique.
• La famille congo-kordofanienne
Cette famille regroupe un grand nombre de langues au sud d'une ligne qui, d'ouest en est, part du fleuve Sénégal et s'infléchit progressivement vers le sud-est jusqu'au Kenya. La famille khoisan, au sud-ouest de l'Afrique, en est exclue.
Le groupe atlantique occidental
Il rassemble toutes les langues de l'extrême Ouest africain : au Sénégal, le wolof, les parlers sérer, le diola et toutes les langues des minorités de Guinée-Bissau, de Guinée et Sierra Leone. Tous les auteurs sont d'accord pour y joindre le peul. À vrai dire, ce groupe est plutôt géographique que génétique. Aucune étude d'ensemble n'a été entreprise ; seuls le badiaranké, le bedik, le diola, le konyagi, le mancagne, le mandjaque, le peul, le wolof et divers dialectes sérer ont fait l'objet de travaux. D. Dalby détache du groupe le temnè et quelques langues parentes. On a cru longtemps que les langues ouest-atlantiques (ou sénégalo-guinéennes) n'avaient pas de tons. Cela est vrai incontestablement du wolof, du peul et du diola, mais ne l'est pas du temnè ni du bedik (Sénégal de l'Est).
On peut néanmoins souligner quelques faits communs aux langues connues du groupe. Elles n'ont pas de phonèmes vocaliques nasaux. La plupart connaissent des consonnes prénasalisées et l'accent d'intensité sur la syllabe initiale des lexèmes. La forme canonique des lexèmes est régulièrement de structure CVC. Elles ne connaissent […]
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