4. Arts de l'Afrique centrale
Les peuples iconophiles de l'Afrique équatoriale possèdent tous un même héritage, dont les expressions les plus anciennes, toujours conservées, se sont transformées et adaptées selon le contexte géographique, historique et humain.
Les recherches actuelles confirment que le noyau bantou originel se situe dans la moyenne Benue, au Nigeria, 3000 ans avant J.-C. L'afflux des populations, à la suite de l'assèchement de la zone sahélienne, les conduisit à se diriger vers le sud. Les unes sont entrées en Afrique équatoriale par les voies fluviales de la Sanaga et de l'Oubangui pour former le noyau bantou occidental dans l'ouest du Congo-Kinshasa, le nord de l'Angola et le Congo-Brazzaville. Une autre partie, progressant par voie terrestre, aurait infléchi son trajet vers l'est, longeant la chaîne des Grands Lacs et aurait formé le noyau bantou oriental localisé d'après les linguistes dans la région des lacs Kisale-Upemba le long du Lualaba, le cours supérieur du fleuve Congo. Les signes culturels s'inscrivent dans les institutions qui se répartissent différemment dans les deux grands biotopes, forêt et savane. Les références restent celles des ethnies, tout en sachant que leurs limites sont traversées par nombre d'institutions.
• Les traditions culturelles dans les zones forestières
Le village constituait l'unité dominante dans le bassin intérieur de la grande boucle du moyen Congo. Sur une vaste région allant du Haut-Ogooué au Maniema du Nord, la famille avait accru son importance au détriment du village, mettant en valeur les biens acquis, des objets en métal, et un système de successions favorisant le développement des lignages. L'organisation sociale était variée et complexe, et les lignages se lièrent aussi dans des ensembles plus vastes. Sur le plan artistique, ces ensembles se subdivisent en trois zones.
La zone occidentale du fleuve Congo
Les Kwele
Liés aux […]
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