Le 2 février 1990,les partis antiapartheid, dont le Congrès national africain (A.N.C.), interdit depuis 1960, et le Parti communiste sud-africain (S.A.C.P.), sont autorisés. Le 11, Nelson Mandela, chef historique de l'A.N.C., condamné à la prison à vie le 12 juin 1964, est libéré. Le 13, devant ses partisans, à Soweto (dans la banlieue de Johannesburg), il lance des appels au calme.
Le 4 mars, un Conseil d'État formé de militaires et présidé par le général Oupa J. Gqozo prend le pouvoir dans le bantoustan du Ciskei, l'une des dix enclaves noires « indépendantes » reconnues par la seule Afrique du Sud.
Du 2 au 4 mai,des représentants du gouvernement sud-africain et de l'A.N.C. entament pour la première fois des conversations exploratoires pour préparer l'ouverture de négociations.
Le 7 juin, l'état d'urgence est levé (le 18 octobre au Natal). Il était en vigueur depuis le 12 juin 1986.
