Botaniste français et principal fondateur de la paléobotanique. Né à Paris, il est le fils du minéralogiste Alexandre Brongniart.
Appliquant à la classification des plantes fossiles la méthode qu'avait utilisée Cuvier pour le règne animal, Brongniart utilise l'anatomie et l'histologie comparées pour déceler les affinités qui existent entre les végétaux actuels et les végétaux disparus. Dès 1822, il publie un mémoire, Sur la classification et la distribution des végétaux fossiles en général et sur ceux du sédiment supérieur en particulier, puis, en 1828, le fameux Prodrome d'une histoire des végétaux fossiles.
Appelé en 1831 au Muséum d'histoire naturelle de Paris, en qualité d'assistant de R. Louiche-Desfontaines, il lui succède deux ans plus tard à la chaire de professeur de botanique et de physiologie végétale. Il entreprend alors de publier une colossale Histoire des végétaux fossiles, dont les premiers tomes ont paru de 1828 à 1837, mais qui devait rester inachevée. En effet, il se trouve contraint de revoir la classification des végétaux actuels, en particulier la place des apétales. Il s'intéresse, d'autre part, aux problèmes de la biologie florale, découvrant chez certaines plantes fossiles, les cordaites, des ovules à chambres polliniques, avant de retrouver des structures semblables chez un « fossile vivant », le cycas. Enfin, il analyse la fécondation chez les plantes à fleurs, découvrant le tube pollinique et ses « granules spermatiques », ainsi que l'oosphère dans le sac embryonnaire des ovules. Dès 1827, par conséquent, il anticipe sur les découvertes de G. B. Amici, relatives aux gamètes des végétaux supérieurs (1846).
Toutes ces recherches l'amènent à approfondir sans cesse son œuvre de taxonomie, enrichie par des publications multiples. Ses études sur les graines des plantes fossiles ne devaient paraître qu'en 1880, quatre ans après sa mort.
Didier LAVERGNE
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