La capitale fédérale de l'Éthiopie regroupe 3,059 millions d'habitants (2007) sur le piémont, planté d'eucalyptus, de la montagne d'Entotto. Dans les années 1880, Ménélik, roi du Choa, y avait bâti deux églises et un camp militaire pour surveiller ses conquêtes méridionales. Son épouse Taytu préféra, en 1887, s'établir en contrebas près des sources d'eau chaude (Filoha). En 1889, Ménélik, couronné roi des rois dans l'église d'Entotto Mariam, construisit son palais sur une légère éminence volcanique proche de Filoha. D'abord appelé Addis (« nouvel ») Entotto, la ville prit, en amharique, le nom d'Addis-Abeba (« nouvelle fleur ») qui s'imposa à la place de Finfinnee, en oromo. L'afflux des habitants ayant entraîné le déboisement du piémont, en 1902 Ménélik transféra sa capitale plus à l'ouest, à Addis Alem (« nouveau monde »). Ne pouvant prolonger, faute de finances, le chemin de fer, le négus demeura à Addis-Abeba, où le reboisement en eucalyptus avait résolu la question du bois. Les quartiers actuels coïncident avec les palais des grands ras et les églises qu'ils ont fondées. La ville a glissé vers le bas, vers la gare, à peine achevée pour le couronnement de Haïlé Sélassié en 1 […]
