3. Porter la peinture dans la troisième dimension
Dès 1960, Günter Brus et Alfons Schilling abandonnent toute forme d'académisme dans leur art pour se consacrer à la « peinture d'action ». Ils posent la toile ou le papier sur le sol ou sur des murs et y appliquent, en plus de la peinture, des substances et objets divers qu'ils collent, cousent ou nouent. Ensuite, ils attaquent l'œuvre au couteau ou avec un fouet. Avec la disparition du chevalet, l'artiste a toute sa liberté gestuelle : peindre est presque un mode de vie pour les actionnistes.
En 1961 cependant, les chemins de Brus et de Schilling divergent. Alors que Brus fait intervenir de plus en plus son propre corps en le confrontant à des objets coupants qui appartiennent au tableau, Schilling reste dans le strict champ pictural en projetant par exemple de la peinture sur un immense tondo qui tourne sur un axe vertical (Peinture d'action).
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