4. L'évolution des actinoptérygiens
Dans l'ensemble, l'évolution de la morphologie des actinoptérygiens est marquée par une réduction progressive de la plupart des os dermiques et des écailles, comme le montre la différence entre un polyptère ou un « paléonisciforme » et un téléostéen généralisé, comme un hareng. Les os de la joue, notamment le préopercule, d'abord inclinés vers l'arrière, deviennent de plus en plus verticaux. Enfin, le squelette de la nageoire caudale montre une évolution rapide au cours du Mésozoïque et représente donc une importante source de caractères pour la systématique des actinoptérygiens. Outre Dialipina, tous les actinoptérygiens du Paléozoïque ont une nageoire caudale épicerque, comme celle des requins, où la colonne vertébrale se prolonge dans un lobe dirigé postéro-dorsalement. Chez les actinoptérygiens actuels, seuls les acipensériformes et, dans une certaine mesure, les cladistiens présentent un tel type de nageoire caudale. Tous les autres (ginglymodes, Amia, téléostéens) montrent une nageoire caudale plus trapue, où les dernières vertèbres sont fortement modifiées et arment un lobe caudal arrondi sur lequel s'insèrent les lépidotriches en un éventail symétrique. C'est chez les téléostéens que ces modifications sont les plus poussées. Le lobe de leur nageoire caudale ne compte plus que deux vertèbres extrêmement modifiées et dont les arcs hémaux (ventraux) sont élargis et de forme triangulaire (hypuraux). Les centres vertébraux des dernières vertèbres ont régressé et seuls en restent des arcs neuraux, ou uroneuraux.
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