3. actinoptérygiens fossiles
Les actinoptérygiens fossiles sont abondants depuis la fin du Dévonien (370 Ma) et souvent représentés par des individus complets. Ainsi, les données paléontologiques ont largement contribué à la connaissance de l'histoire évolutive et de la phylogénie du groupe.
Des écailles d'apparence ganoïde datant du Silurien supérieur (418 Ma) ont été attribuées à un actinoptérygien (Andreolepis) mais pourraient en fait provenir d'un ostéichthyen basal. Bien que généralement fragmentaires, les plus anciens actinoptérygiens certains datent du début du Dévonien (410 Ma). On les reconnaît généralement à leurs écailles ganoïdes, mais leurs dents ne présentent pas le capuchon d'acrodine caractéristique. Dialipina, du Dévonien inférieur, est une forme étrange, également attribuée aux actinoptérygiens en raison de ses écailles ganoïdes typiques, mais qui conserve deux nageoires dorsales, possède une nageoire caudale diphycerque (comme les cœlacanthes) et ne présente pas tous les os dermiques crâniens typiques des ostéichthyens. Dialipina pourrait illustrer la morphologie la plus primitive possible pour les actinoptérygiens, à moins qu'il ne s'agisse d'un ostéichthyen basal généralisé.
On a jadis rassemblé sous le nom de « paléonisciformes » un très grand nombre d'actinoptérygiens fossiles indubitables, partageant, outre des écailles ganoïdes, le capuchon d'acrodine et une unique nageoire dorsale, une morphologie commune, mais à l'évidence primitive pour les actinoptérygiens, comme un maxillaire très élevé postérieurement. Les « paléonisciformes » apparaissent au Dévonien, sont très abondants du Carbonifère au Trias (360-200 Ma), puis disparaissent au début du Crétacé (140 Ma). Il est clair que les « paléonisciformes » ne sont définis par aucun caractère précis et ne constituent pas un groupe monophylétique. On y a rassemblé des actinoptérygiens basaux, des actinoptères basaux et même des néoptérygiens basaux. La place des différents groupes de « paléonisciformes » dans la phylogénie des actinopté […]
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