4. Survivance
L'Acropole du ve siècle devint très vite « classique » : un point de référence pour la culture antique, qu'on vint visiter de tout le monde méditerranéen. Bien qu'ils aient encore connu divers moments de prospérité, les Athéniens n'y ajoutèrent que quelques bâtiments mineurs, ainsi la Chalcothèque, attestée pour la première fois en 371 avant J.-C. comme lieu d'exposition (ou de stockage ?) de diverses pièces d'armement. En revanche, les ex-voto privés et publics se multiplient : par exemple, vers 450, la statue du poète Anacréon, peut-être de Phidias, et le groupe d'Athéna et Marsyas de Myron ; vers 420, l'original de la Suppliante Barberini du Louvre ; le groupe de Procnè et Itys d'Alcamène ; le Cheval de Troie de Strongylion, en bronze. En 178 avant J.-C., la statue d'Eumène II de Pergame sur un quadrige de bronze, auquel succéda Agrippa peu avant notre ère, fut indiscrètement dressée sur une haute base devant l'avant-corps nord des Propylées. Un autre monument de ce type fut aussi érigé à l'angle nord-est du Parthénon. Vers 160-150 avant J.-C., le roi de Pergame, Attale II, fit installer sur le côté sud de l'Acropole une série de statues en bronze de Gaulois mourants pour commémorer ses victoires. En 27 avant J.-C., un incendie endommagea gravement l'Érechthéion, dont la façade ouest, jugée trop fragile, fut restaurée avec des entrecolonnements à moitié aveuglés ; la symétrie des deux façades s'en trouva altérée. En même temps, ce qui explique la reprise de motifs décoratifs de l'Érechthéion, fut édifié devant la façade est du Parthénon le petit temple rond de Rome et d'Auguste, baldaquin ionique à neuf colonnes – le seul monument d'époque impériale de l'Acropole. Relativement épargnés par l'incursion des Hérules (267 apr. J.-C.), les bâtiments classiques durent ensuite leur salut à leur transformation en église. Au Moyen Âge, les Propylées, devenus château fort, furent la résidence des ducs francs d'Athènes. Les destructions ne commencèrent qu'avec l'occupation turque, au […]
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