On nomme acides gras indispensables (ou essentiels) les trois acides gras insaturés : acide linoléique, acide linolénique, acide arachidonique ; le nom de vitamine F est encore quelquefois employé pour désigner ces substances, mais à tort, car, d'une part, elles n'agissent qu'à des doses relativement élevées (de 2 à 4 grammes par jour pour un homme adulte) ; d'autre part, un tel apport quantitatif a une valeur énergétique non négligeable. Du point de vue biologique, on peut les comparer aux acides aminés indispensables qui ne sont pas appelés « vitamines ».
L'emploi dans l'alimentation des huiles fortement désaturées, telles les huiles de tournesol et de pépins de raisin, est justifié par leur effet hypocholestérolémiant. En outre, ces acides jouent un rôle dans le maintien de l'intégrité structurale de la membrane mitochondriale. On les trouve aussi dans les lipides associés aux éléments structuraux de cellule et dans les lipides des organes reproducteurs. C'est sous forme de phospholipides qu'ils participent à l'édification de plusieurs structures. Dans la plupart des cas, l'acide gras insaturé sera fixé en β du phospholipide. La carence en acides gras indispensables aboutit à une stéatose hépatique. Enfin, ce sont les précurseurs des prostaglandines.
Geneviève DI COSTANZO
Retour en haut



