2. Fabrication industrielle
La fabrication de l'acide sulfurique utilise le procédé aux oxydes d'azote (procédé par chambres et par tours) ou le procédé de contact. Elle comprend deux phases successives :
– la préparation et l'épuration d'un mélange d'air et d'anhydride sulfureux SO2 ;
– l'oxydation de SO2 en SO3 à l'aide de vapeurs nitreuses ou de catalyseurs solides.
• Préparation de l'anhydride sulfureux
Les matières premières principales sont aujourd'hui le soufre et les minerais sulfurés.
Souvent très pur et facilement purifiable, le soufre élémentaire est la matière de départ la plus simple. Il est extrait pour l'essentiel du golfe du Mexique par le procédé Frasch. De ce fait, l'industrie américaine de l'acide sulfurique repose sur le soufre. On le récupère aussi de certains gaz naturels qui contiennent de l'hydrogène sulfuré H2S. En France, le gisement de Lacq produit environ 1,5 Mt de soufre par an, mais ne sera plus exploité à partir de 2010. La qualité du soufre et le mode de transformation ultérieure du gaz sulfureux décident du choix entre les différentes formes de fours. L'oxydation du soufre brut solide par l'air est réalisée dans des fours rotatifs qui permettent l'évacuation des résidus non volatils. Le soufre liquide, purifié par sédimentation et filtration, est pulvérisé et brûlé à l'état de fine dispersion. La combustion à 1 100 0C dégage une chaleur élevée utilisable pour la production de vapeur :

On se contente de gaz à 10 p. 100 de SO2, la seconde phase de la fabrication nécessitant un nouvel apport d'oxygène. La formation de bioxyde d'azote néfaste pour certaines applications de l'acide sulfurique est évitée en ramenant la température de combustion à 800 0C.
L'industrie de l'acide sulfurique était fondée en grande partie sur la pyrite (FeS2) dont la valeur économique varie suivant le lieu d'origine. La teneur en soufre des pyrites na […]
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