Signés par le pape Pie XI (1922-1939) et Mussolini, les accords du Latran règlent la « question romaine », qui envenimait les relations entre la papauté (et, par suite, les catholiques) et l'État unitaire italien, depuis que ce dernier avait annexé Rome le 2 octobre 1870, mettant fin à l'existence millénaire des États du pape. La papauté, qui disposait déjà d'une souveraineté internationale reconnue, conforte alors celle-ci par l'obtention d'une assise territoriale : c'est la création de l'État du Vatican, réduit à un quartier enclavé de Rome. Les relations entre Saint-Siège et État italien sont en outre normalisées par un concordat, qui confère au catholicisme un statut de religion d'État en Italie, autorise l'enseignement religieux dans les écoles et interdit le divorce. En contrepartie, Mussolini, qui entend se placer dans une certaine continuité idéologique du Risorgimento, obtient la reconnaissance par la papauté de l'État unitaire italien et, plus largement, le soutien des catholiques italiens ainsi qu'un indéniable prestige international. Cet accord constitue un des succès majeurs du régime fasciste à son apogée.
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Accords du Latran Les accords du Latran, signés par le Saint-Siège et l'Italie le 11 février 1929, règlent la «question romaine» par la reconnaissance mutuelle de l'État du Vatican et de l'État italien, avec Rome pour capitale. Au micro, Benito Mussolini, Premier ministre du roi Victor-Emmanuel III.
Crédits: Erich Lessing/ AKG Consulter
Vincent GOURDON
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