8. Classification
Bien que la phylogénie des acariens fasse l'objet de débats chez les spécialistes, la plupart des chercheurs s'accordent pour diviser ce groupe en deux lignées séparées – les acariformes et les parasitiformes –, considérées, selon les auteurs, comme des superordres ou des ordres. Une troisième lignée, les opilioacariformes, dérive des parasitiformes (fig. 2).
• Les acariformes
Ce groupe rassemble les acariens de très petite taille appelés « mites » par les anglophones et autrefois nommés Actinotrichida en raison de la présence, dans les soies de ces animaux, d'une chitine particulière, l'actinopiline, aux propriétés optiques spécifiques. On y distingue les thrombidiformes et les sarcoptiformes.
Les thrombidiformes
Ils sont généralement pourvus d'yeux et portent des chélicères terminés par une pince dont la partie fixe (mors fixe) disparaît chez les formes parasites. Le mors mobile allongé devient alors styliforme et peut se rétracter à l'intérieur du chélicère. Les pédipalpes, généralement petits, atteignent un développement remarquable chez les espèces prédatrices spécialisées (Bdellidae, Cunaxidae, Anystidae...). Les tibias des pédipalpes portent dorsalement chez les Thrombidiidae de fortes épines (peigne ou radula). La très grande majorité des espèces de ce groupe sont prostigmates, c'est-à-dire qu'elles présentent un système trachéen débouchant par une paire de stigmates (orifices respiratoires) au niveau des chélicères. Les morphologies ainsi que les milieux conquis par les différentes familles de thrombidiformes sont très variés. Une grande partie parasitent les plantes : les Tetranychidae (tétranyques), les Phytoptipalpidae (qui se distinguent des précédents par l'absence de la quatrième paire de pattes et leur fente génitale transversale) et les Tetrapodili ou Eriophyoïdes, qui pos […]
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