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ABSOLUTISME

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3.  Absolutisme, dictature et totalitarisme

Peut-on assimiler les gouvernements dictatoriaux et les conceptions totalitaires du xxe siècle à l'absolutisme ? On reconnaîtra sans difficulté que ces pouvoirs présentent souvent les quatre caractères de l'absolutisme, et à ce titre ils peuvent être qualifiés par ce terme. Mais les différences sont considérables. Tout d'abord en ce qui concerne les moyens d'action, caractéristique première des régimes totalitaires du xxe siècle. Moyens énormes qui leur permettent d'agir sur l'ensemble de la nation et sur chaque citoyen avec le maximum d'efficacité, dans les domaines économiques et psychologique aussi bien que politique ou policier. Mais cela ne suffit pas à soi seul, car on peut considérer qu'il n'y a qu'une différence quantitative par comparaison aux faits du passé. Quatre traits au contraire apparaissent vraiment spécifiques de ces régimes par rapport à l'absolutisme : l'accession au pouvoir qui s'effectue au travers d'une révolution ou d'un coup d'État ; l'importance d'un appareil nouveau, le parti, qui distingue radicalement ces régimes de tout ce qui les a précédés ; l'usage de la terreur, alors que, même au xviie siècle, le prince absolu se devait d'être clément et d'user plutôt du prestige ; enfin le militarisme qui n'a jamais été une préoccupation centrale de l'absolutisme, même chez Frédéric II. 

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AUTRICHE

Écrit par :  Roger BAUERJean BÉRENGERAnnie DELOBEZChristophe GAUCHONFélix KREISSLERPaul PASTEUR Universalis

Dans le chapitre "La révolution de 1848"  : …  jamais appliqué, car, à l'automne 1848, le prince Schwarzenberg prit le pouvoir. – Le néo-*absolutisme : avec l'aide de l'armée et de la police, Schwarzenberg établit en effet un régime tel qu'il n'avait jamais existé dans la monarchie. Les vieilles institutions locales ayant été abolies, le gouvernement central ne rencontra plus… Lire la suite
BODIN JEAN (1529-1596)

Écrit par :  Pierre MESNARD

Dans le chapitre "Théoricien de la monarchie absolue ?"  : …  cette thèse a d'abord été soutenue, et le fait est assez curieux, par les propres théoriciens de l'*absolutisme. José Antonio Maravall a excellemment montré que toute la philosophie politique espagnole du xviie siècle n'est qu'un long duel entre l'influence de Bodin et celle de Machiavel. Par un jeu singulier de contingences… Lire la suite
BOSSUET JACQUES BÉNIGNE (1627-1704)

Écrit par :  Jacques TRUCHET Universalis

Dans le chapitre "Un absolutisme antimachiavélique"  : …  gallicane – un grand rôle politique. En revanche, il fait, en ce domaine, figure de théoricien, et *sa Politique reste l'un des ouvrages les plus représentatifs de l'absolutisme français. Sa pensée pourrait se caractériser comme un absolutisme antimachiavélique. Il considère, en effet, les souverains comme totalement indépendants de tout… Lire la suite
BOURBONS

Écrit par :  Yves DURAND

Dans le chapitre "Le problème de la légitimité"  : …  culmine à Dieu dans l'ordre surnaturel et à la personne royale dans la société terrestre. *Monarchie absolue ne signifie d'ailleurs pas despotisme. Bien au contraire. La France possède une « monarchie royale » où le souverain n'a pas la propriété des biens ni des personnes de ses sujets, à l'inverse des pays d'Orient soumis à la tyrannie… Lire la suite
DESPOTISME ÉCLAIRÉ

Écrit par :  Jean-Jacques CHEVALLIER

e siècle, l'expression de « despotisme éclairé » est maintenant consacrée. Celle d'« * absolutisme éclairé », comme divers auteurs l'ont fait remarquer, eût été sans doute préférable pour désigner le système de gouvernement, dans sa théorie et sa pratique, qui connut un tel succès – faut-il dire de mode ? – au cours de la seconde… Lire la suite
FANATISME

Écrit par :  Raoul VANEIGEM

Dans le chapitre "Du fanatisme des autres à l'« Encyclopédie »"  : …  à parler sur un ton méprisant du fanatisme fût Bossuet, un des plus zélés protagonistes de l'*absolutisme religieux. Dans l'Oraison funèbre de la reine d'Angleterre, il stigmatise les quakers, « gens fanatiques, qui croient que toutes leurs rêveries leur sont inspirées ». De même dira-t-il des quiétistes que, « s'estimant très… Lire la suite
FRANCE (Histoire et institutions) - L'État monarchique

Écrit par :  Jehan de MALAFOSSE

Dans le chapitre "De la monarchie tempérée à la monarchie absolue"  : …  à l'autorité royale : états généraux, états particuliers, parlements ; la monarchie est ainsi « tempérée ». *À partir du xviie siècle, et cela tant par une évolution naturelle que sous l'influence de l'opinion publique (la bourgeoisie surtout) lassée des désordres des époques antérieures, c'est la monarchie « absolue » ou « … Lire la suite
FRONDE

Écrit par :  Victor-Lucien TAPIÉ

Dans le chapitre "Les circonstances"  : …  d'être italien et de favoriser des dépenses de cour qui semblaient un défi à la gêne du pays. * La monarchie était absolue. Personne n'en contestait le principe ; au début de 1648, devant les réclamations du parlement de Paris, la reine lui avait demandé de préciser sa compétence et il avait opposé un refus, répondant qu'il ne lui appartenait… Lire la suite
HASSAN II (1929-1999) roi du Maroc (1961-1999)

Écrit par :  Jean-Claude SANTUCCI

…  du palais et d'un réseau d'élites administratives tissé sous l'égide du ministre de l'Intérieur. *L'absolutisme royal devient la trame d'un système qui s'accommode d'une corruption intensive, d'une répression sélective et d'un enrichissement outrancier. La nouvelle Constitution de 1970 pérennise un régime autocratique et profondément inégalitaire… Lire la suite
HOBBES THOMAS (1588-1679)

Écrit par :  Raymond POLIN

Dans le chapitre "De l'état de nature à l'omnipotence du souverain"  : …  leur paix à tous et leur commune défense. Ainsi se trouve institué le souverain, qui dispose d'un *pouvoir absolu, unique, indivisible, irrésistible. Les citoyens demeurent liés par le contrat, lui seul ne l'est pas, car il n'a contracté avec personne. Sa légitimité ne tient qu'à sa toute-puissance désormais. Il est au-dessus de tous les pouvoirs… Lire la suite
LOUIS XIV (1638-1715) roi de France (1643-1715)

Écrit par :  Victor-Lucien TAPIÉ

…  de sa politique. Ses décisions avaient force de loi, elles étaient la loi même, en vertu de l'*absolutisme royal, élaboré à la fois par la tradition féodale qui tenait le roi pour suprême suzerain et suprême juge et par les légistes imbus de droit romain, concevant l'autorité royale comme aussi indivisible que le point en géométrie et le roi… Lire la suite
MAZARIN JULES (1602-1661)

Écrit par :  Madeleine LAURAIN-PORTEMER

Dans le chapitre "L'homme d'État"  : …  *« L'autorité du Roy, c'est le repos de l'État. » Cette autorité, les esprits les plus clairvoyants jugent alors qu'elle doit être absolue. Une souveraineté pleine et entière peut, seule, faire prévaloir l'intérêt général et juguler les féodalités renaissantes. L'obéissance au roi est gage de la paix publique. Pour le bien du royaume, Mazarin, qui… Lire la suite
MONARCHIE

Écrit par :  Jacques ELLUL

Dans le chapitre "La monarchie absolue"  : …  Le* terme de monarchie absolue peut être pris dans deux acceptions. Il peut avoir un sens compréhensif ou être considéré comme un terme spécifique. Dans le sens compréhensif, on désignera ainsi tous les régimes monarchiques dans lesquels le roi prétend gouverner sans limite et avoir tous les droits sur ses sujets, tend à assimiler sa volonté à la… Lire la suite
MONTESQUIEU CHARLES DE (1689-1755)

Écrit par :  Georges BENREKASSA

Dans le chapitre "Le monde moral et le monde physique : intelligences de l'histoire"  : …  consubstantielles à sa force et à la liberté. Cela constitue déjà le pendant d'une méditation sur l'*absolutisme et ce qu'on dit être le bon et le mauvais monarque, et sur la figure du despotisme dont la force est sans puissance réelle. On est dans la tradition, mais aussi très au-delà, d'une histoire à la Polybe des formes politiques. Tout cela,… Lire la suite
RAISON D'ÉTAT

Écrit par :  Pierre LEGENDRE

… *Notion ancienne de la tradition politique des Occidentaux. Le terme se trouve déjà chez Cicéron (consul en ~ 63), ratio reipublicae. D'autres expressions ou maximes, souvent empruntées au droit romain (utilité publique, raison de l'Empire, nécessité n'a pas de loi), furent les conducteurs du concept chez les juristes du Moyen Âge, dont les… Lire la suite
RENAISSANCE

Écrit par :  Eugenio BATTISTIJacques CHOMARATJean-Claude MARGOLINJean MEYER

Dans le chapitre "Idéologies et réalités"  : …   ! Ces traits ne relèvent-ils pas, tout simplement, des contradictions de l'homme et des hommes de l'époque ? *Une doctrine officielle domine en réalité toute l'époque : celle de la monarchie « absolue ». Elle remonte très haut dans le Moyen Âge (R. Mousnier) et n'a guère été mise en cause qu'au moment des guerres de Religion, pendant lesquelles « … Lire la suite
RHÉTORIQUE

Écrit par :  Françoise DOUAY-SOUBLIN

Dans le chapitre "Controverses"  : …  tout de la rhétorique, mais développent, contre le modèle sophistique et démocratique athénien, une *néo-rhétorique autoritaire ou propagande, qui lie la persuasion à l'un plutôt qu'au multiple ; le culte de l'empereur à Rome en offre le premier exemple, dont s'inspirent tour à tour Louis XIV et Napoléon. C'est contre cette rhétorique absolutiste… Lire la suite
SEYSSEL CLAUDE DE (1450-1520)

Écrit par :  Solange MARIN

… *Disciple de Bartoli, commentateur de recueils justiniens, Claude de Seyssel fut, de 1494 à 1498, conseiller auprès de la maison de Savoie avant de passer au service de Louis XII. Après une brillante carrière aux parlements de Toulouse puis de Paris en qualité de maître des requêtes, il écrivit pour François Ier La Grant'Monarchie deLire la suite
SUJET, politique

Écrit par :  Solange MARIN

… *Dans l'histoire politique de l'Europe occidentale, le temps des sujets coïncide à peu près avec celui de la monarchie absolue ; il marque une double étape : dans les rapports du peuple avec le souverain d'une part, dans la lutte pour le pouvoir entre le souverain et l'aristocratie d'autre part, et représente une conception horizontale de la société… Lire la suite
VIOLENCE

Écrit par :  Yves MICHAUD

Dans le chapitre "La violence politique"  : …  pu se traduire par des massacres planifiés, mobilisant tout le tissu administratif de la société. *Les formes despotiques correspondent au pouvoir absolu d'un tyran faisant régner sa terreur dans le cercle restreint de ses proches ou de sa cour et s'assurant la faveur du peuple par des mesures démagogiques. Passé ces cercles, l'appareil de la… Lire la suite

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