Au xviiie siècle, Abomey devint la capitale d'un royaume noir dont les souverains successifs agrandirent leur domaine par des guerres renouvelées contre leurs voisins, surtout les Yoruba (ou Nago). L'un des plus puissants fut Ghézo (1818-1858), bon organisateur et grand chef militaire, dont le vaste palais, restauré, a été transformé en musée d'histoire et d'ethnographie.
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Bénin Carte politique du Bénin
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La population de la ville (qui appartient au Bénin), 70 000 personnes en 2004, vit surtout d'activités agricoles, tandis qu'un artisanat du tissage, du fer et du cuivre (statuettes) maintient, sous l'incitation du tourisme, une très ancienne tradition. L'urbanisation est peu poussée, l'habitat a largement gardé son aspect rural. Cependant, un quartier industriel implanté près de la voie ferrée, à une dizaine de kilomètres, a donné naissance à une véritable agglomération, Bohicon (70 000 hab.), abritant plusieurs usines (huilerie de palme, égrenage du coton, filature et tissage du kénaf) et attirant une infrastructure commerciale : magasins, banques, marché. Le dynamisme de Bohicon tranche avec l’immobilisme d’Abomey, mais la conurbation en formation pousse les acteurs des deux villes à envisager des collaborations (gestion des eaux et des déchets, par exemple). Abomey-Bohicon est reliée à Cotonou, résidence du président, et à Porto-Novo, la capitale officielle et le siège du pouvoir législatif, par route et par voie ferrée. Les palais royaux d’Abomey sont inscrits au patrimoine mondial de l’humanité par l’U.N.E.S.C.O. depuis 1985 ; ils sont le témoignage d’une histoire riche et un haut lieu du tourisme.
Pierre VENNETIER
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