1. Anatomie comparée
La présence d'un abdomen sous-entend l'existence d'un seul plan de symétrie (les oursins n'ont pas d'abdomen) et une certaine différenciation dans le sens cranio-caudal.
Chez les Vertébrés, l'abdomen s'isole et se différencie d'autant plus que l'on s'adresse à une classe plus élevée en organisation. Dans le cas des Vertébrés inférieurs, le tronc, qui abrite les viscères à l'intérieur de la cavité générale, est un thoraco-abdomen. Il est moins bien délimité de la région caudale chez les Poissons que chez les Tétrapodes. Chez ceux-ci, l'insertion des membres sur le tronc par des ceintures osseuses, puis la formation du cou séparent de mieux en mieux le thoraco-abdomen de la queue et de la tête.
Les Mammifères se caractérisent par l'existence du diaphragme ; cette cloison fibro-musculaire représente la limite supérieure de l'abdomen, qu'elle sépare très nettement du thorax (fig. 1). La limite inférieure est mal définie, car elle fait intervenir un des segments les plus variables du squelette, le bassin.
Le bassin forme une ceinture osseuse constante chez les Vertébrés pourvus de membres postérieurs.
Chez les Mammifères le bassin est inégalement développé et directement en rapport avec le mode de vie et la locomotion de l'animal ; il s'atrophie chez les Cétacés. Chez les quadrupèdes, le bassin se développe dans le sens longitudinal. Le petit bassin, ou excavation pelvienne, de capacité réduite, prend une forme en entonnoir. Ainsi, dans la plupart des espèces, le rectum, les organes génitaux internes, la vessie se développent dans l'abdomen, et seule leur partie terminale appartient au petit bassin.
L'élargissement notable du bassin chez l'Homme est une adaptation à la station bipède. Il en résulte une augmentation sensible de la capacité du petit bassin, qui loge la vessie, le rectum et les organes génitaux internes. Le détroit supérieur constitue à la fois l'ouverture supérieure du petit bassin, et la limite inférieure de l'abdomen.
Au-dessus de ce rebord osseux circulaire s'étend le grand bassin, avec de chaque côté la fosse iliaque interne et l'aileron du sacrum. Le grand bassin fait partie de l'abdomen alors que la partie inférieure de la cavité pelvienne constitue le petit bassin.
Le détroit supérieur est, avant tout, le vaste orifice de communication entre la cavité abdominale et l'excavation pelvienne mais certains viscères s'étendent de part et d'autre de cet orifice. L'exemple le plus démonstratif est celui de l'utérus : en dehors de la gestation, un utérus normal se situe tout entier dans le petit bassin. À la fin de la grossesse, l'utérus gravide occupe une grande partie de la cavité abdominale.
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