Né d'une famille musulmane (son père, marchand de drap, était imam), Abdel Salam sera toute sa vie un fervent adepte de l'islam. Ce fait sous-tendra son action politique et guidera sa recherche de l'unité arabe et son socialisme modéré.
Formé à l'école militaire de Bagdad, Aref se distingue lors de la guerre de Palestine de 1948. Membre d'un groupe d'officiers hostiles à la politique du Premier ministre pro-occidental Nouri Saïd, le colonel Aref est l'un des principaux acteurs de la révolution du 14 juillet 1958. Il dirige l'attaque contre le palais royal de Bagdad où est massacrée la famille royale. Nommé vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur du gouvernement du général Kassem, il reçoit le commandement des forces armées. Il cherche à œuvrer pour l'unité arabe et rencontre Nasser, dont il sera toujours un fervent admirateur, en vue de préparer une union entre l'Irak et la République arabe unie. Kassem tente alors de l'écarter du pouvoir en le nommant ambassadeur à Bonn dès septembre 1958.
Aref revient à l'improviste à Bagdad deux mois plus tard, sans avoir rejoint son poste. Il est arrêté et inculpé de haute trahison. Jugé par le Tribunal du peuple et cond […]
