Son
37th Chamber The 37th Chamber , Courtney Pine Courtney Pine (flûte, saxophones soprano et ténor), Geri Allen (piano, orgue Hammond), Charnett Moffett (basse), Ronnie Burrage (batterie), DJ Pogo (platines), Eddie Henderson (trompette), Cassandra Wilson (voix), Mark Whitfield (guitare) extrait de l'album Modern Day Jazz Stories, 1995…
Crédits: Musique: "37th Chamber" Courtney PINE (C. PINE) © UNIVERSAL MUSIC PUBLISHING INC. (p) VERVE. AVEC L'AIMABLE AUTORISATION D'UNIVERSAL MUSIC PROJETS SPECIAUX.
Image: © Nigel ADAMS / Redferns Music Picture Library.
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Britannique d'origine jamaïcaine, Courtney Pine est l'homme de toutes les rencontres et de toutes les fusions. Né à Londres le 18 mars 1964, ce saxophoniste ténor et soprano commence par jouer dans des groupes de reggae et de funk, puis fait ses premières incursions dans le jazz au sein de différents collectifs. Dans les années 1980, il fonde l'association Abibi Jazz Arts et le big band The Jazz Warriors. Fidèle à son parcours éclectique, il fait se rencontrer musiques afro-américaines et musiques jamaïcaines. Il enregistre ensuite dans des formations plus restreintes, en compagnie d'Elvin Jones, de George Russell, d'Art Blakey et des frères Wynton et Brandford Marsalis. Parallèlement, il pousse plus loin dans les expérimentations en se confrontant au hip-hop, comme dans cet extrait.
Ce morceau comprend un thème de caractère assez pop (absent de l'extrait), accompagné par des triades sur une pédale. La fin du chorus de saxophone soprano évolue sur une base rythmique comprenant une boucle de batterie (un sample), une contrebasse qui joue une pédale et un bourdon qui ressemble à un tambura samplé. Il ne s'agit pas d'un arrangement purement hip-hop «underground» mais plutôt d'un son acid jazz comme en produit le groupe londonien de rap US3. Jusqu'au break final qui fait entendre une phase de scratch à laquelle répond un hit (attaque d'orchestre) de cuivres samplé, Courtney Pine démontre, en particulier par la justesse de son intonation, sa parfaite maîtrise du saxophone soprano et sa profonde connaissance du langage de la musique improvisée. Dans cette improvisation presque narrative, il joue le blues, salue le jazz rock et Wayne Shorter, évoque Charlie Parker (Donna Lee) et John Coltrane (All the Things you Are). Il termine enfin par un climat tendu: des traits répétitifs presque «free» dans l'extrême aigu qui contrastent avec le caractère quelque peu policé du thème qui va suivre.
Eugène LLEDO
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