L'Afrique du Sud, réintégrée dans le concert des nations à la suite de l'abolition de l'apartheid, a reçu un message fort quand l'International Board a décidé de lui confier l'organisation de la IIIe Coupe du monde de rugby. Le 25 mai, au stade Newlands du Cap, le premier match oppose l'Afrique du Sud à l'Australie. Dès la cérémonie d'ouverture, le ton est donné quand Nelson Mandela, le président de la République, emprisonné des années durant dans les geôles sud-africaines, salue chaleureusement les Springboks, naguère représentants de la domination afrikaner sur tout un pays. Deux autres Prix Nobel de la paix, Mgr Desmond Tutu et Frederik De Klerk, assistent à la rencontre. Par 27 points à 18, les Springboks dominent les champions du monde en titre. Les deux équipes se qualifieront sans difficulté pour les quarts de finale dans cette poule A, le Canada et la Roumanie ne pouvant pas rivaliser.
Dans la poule B, l'Angleterre et les Samoa se qualifient, malgré la bonne tenue de l'Argentine et de l'Italie.
La Nouvelle-Zélande domine la poule C : les All Blacks s'imposent face aux Irlandais (43-19), aux Gallois (34-9) et étrillent les Japonais (145-17), en inscrivant 21 essais. L'Irlande, qui bat le pays de Galles (24-23) le 4 juin à l'Ellis Park de Johannesburg, accompagne la Nouvelle-Zélande en quarts de finale.
L'équipe de France, entraînée par Pierre Berbizier et dont le capitaine est Philippe Saint-André, évolue dans la poule D. Après avoir battu le Tonga (38-10) le 26 mai à Pretoria, puis la Côte d'Ivoire (54-18) le 30 mai à Rustenberg, elle joue la première place de la poule le 3 juin à l'Ellis Park de Johannesburg face à l'Écosse. Menés au score pendant toute la rencontre, les Tricolores parviennent à s'imposer durant les arrêts de jeu : Philippe Sella joue rapidement une pénalité, le ballon arrive dans les mains de Jean-Luc Sadourny, qui le transmet à Émile N'Tamack, qui inscrit l'essai de la victoire (22-19). Le XV de France évite ainsi d'affronter les redoutés All Blacks en quarts de finale.
Quarts de finale. L […]
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