1. Octobre
À Tōkyō, huit mois après les Jeux d'hiver, on ouvre souvent les parapluies. L'empereur Hiro Hito regarde impassible le dernier porteur de la flamme olympique, Yoshinori Sakai, né à Hiroshima le jour où fut larguée la première bombe atomique. Quatre-vingt-treize pays sont au rendez-vous attendu par le Japon depuis 1940 : si l'Afrique du Sud n'a pas été invitée pour cause d'apartheid, dix-sept nations du continent africain, devenues indépendantes, participent pour la première fois aux Jeux. Cinq mille cent quarante sportifs, dont six cent quatre-vingt-trois femmes, vont participer, dans dix-neuf disciplines, aux cent soixante-sept épreuves d'un programme en constante expansion.
• 10
Les boxeurs montent sur le ring : d'ici au 23, Boris Lagutin (U.R.S.S.), troisième à Rome, s'imposera chez les super-welters face au Français Joseph Gonzalès tandis que Joe Frazier (États-Unis) fera le vide chez les lourds.
• 11
Début des sports collectifs, dont les rencontres se termineront également le 23 : en basket-ball, les États-Unis sont, comme toujours, vainqueurs ; en football, la Hongrie s'impose ; en hockey sur gazon, l'Inde reprend “son” titre par 1 but à 0, score inverse de celui de la finale romaine, face au Pakistan ; le volley-ball, nouveau sport olympique, se montre propice aux Japonaises, conditionnées par un entraînement draconien, tandis que chez les messieurs (le tournoi se déroule du 13 au 23) les Japonais, bien que vainqueurs des Soviétiques par 3 sets à 1, ne se classent que troisièmes, derrière ces mêmes Soviétiques et les Tchécoslovaques.
• 11 et 12
Nouvelle victoire de l'Allemande Ingrid Engel-Kramer au tremplin, qui s'inclinera le 15 en haut-vol derrière Bush (États-Unis).
• 11 au 14
Déroulement des compétitions de lutte libre.
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