Ouvert le 14 février 1956, au Grand Palais du Kremlin, trois ans après la mort de Staline, le XXe congrès du Parti communiste de l'U.R.S.S. accueille à ses délibérations les délégations de cinquante-cinq partis communistes et ouvriers. À la tribune d'honneur des invités ont pris place les représentants des partis au pouvoir et ceux des grands partis communistes des pays capitalistes : Zhu De, Bierut, Novotny et Zápotocky, Ulbricht et Grotewohl, Rakosi, Georghiu Dej, Tchervenkov, Hodja, Tsoi En Chen, Truong Ching et Lê Duc Tho, Thorez, Togliatti, Ibarruri. Congrès à deux faces, l'une interne (le rapport « secret »), l'autre externe, et dont l'importance réside dans la corrélation entre ces deux types de discours. Cette corrélation déterminera une nouvelle ordonnance des relations à l'intérieur du monde communiste et consacrera, à l'extérieur, la nouvelle politique de l'Union soviétique, la coexistence pacifique avec le monde capitaliste.
Le rapport « secret » du premier secrétaire Nikita Khrouchtchev se centrait sur la condamnation du « culte de la personnalité de Staline... étranger au marxisme-léninisme » et cause du despotisme de Staline, de son comportement a […]
