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Écrit par : Abel POITRINEAU, Gabriel WACKERMANN
« L'habitude s'est prise de désigner, sous le nom de révolution agricole, les grands bouleversements de la technique et des usages agraires qui, dans toute l'Europe, à des dates variables selon les pays, marquèrent l'avènement des pratiques de l'exploitation contemporaine » (Marc Bloch). Le phénomène, pour ample et intense qu'il ait été, a pris pl ... Lire la suiteÉcrit par : François PAPY
Dans le chapitre La lente intensification de l'agriculture française du milieu du xixe au milieu du xxe siècleAu milieu du xixe siècle, le territoire agricole français est cultivé à 58 p. 100 de sa surface, dont 4 p. 100 en vignes et 4 p. 100 en jardins, le reste, les « terres arables », étant consacré aux espèces annuelles et à la jachère. Les 42 p. 100 restant sont constitués de forêts, de prairies naturelles, de landes et de pâtis, ... Lire la suite
Dans le chapitre La lente intensification de l'agriculture française du milieu du xixe au milieu du xxe siècleAu milieu du xixe siècle, le territoire agricole français est cultivé à 58 p. 100 de sa surface, dont 4 p. 100 en vignes et 4 p. 100 en jardins, le reste, les « terres arables », étant consacré aux espèces annuelles et à la jachère. Les 42 p. 100 restant sont constitués de forêts, de prairies naturelles, de landes et de pâtis, ... Lire la suite
Écrit par : Marcel MAZOYER, Laurence ROUDART
Il y a dix mille ans, au début du Néolithique, les quelque cinq millions d'êtres humains, généralement nomades, qui peuplaient la Terre se nourrissaient des produits de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Cependant, dans quelques rares régions du monde, certaines communautés sédentarisées ont commencé de cultiver des plantes et d'élever de ... Lire la suiteÉcrit par : Stéphane HÉNIN, Michel SEBILLOTTE
Dans le chapitre Les premières étapes, de l'Antiquité au XVIIIe siècleL'importance de l'agriculture dans la vie humaine, et en particulier dans les premières civilisations, a fait que très tôt des écrivains, souvent poètes, ont cru utile soit d'en célébrer les mérites, soit d'en préciser les recettes. Ces auteurs sont souvent qualifiés d'agronomes, encore que leurs explications soient rarement scientifiques. On trou ... Lire la suite
Dans le chapitre L'agronomie en tant que science, du XVIIIe siècle à nos joursC'est à partir de la seconde moitié du xviiie siècle que l'agronomie commence à devenir scientifique. Ainsi, à partir des travaux de Tull en Angleterre, le Français Duhamel du Monceau introduit la notion d'expérimentation ; parallèlement, d'ailleurs, on voit se développer des travaux de physiologie végétale. Mais la synthèse ne ... Lire la suite
Écrit par : Serge BAHUCHET
L'homme, animal lui-même, a depuis ses origines une vie commune avec les autres animaux. Aussi loin que remontent les vestiges humains et préhominiens dans les sites archéologiques, des ossements animaux leur sont associés : les Australopithèques, il y a 3 millions d'années, mangeaient de la viande, Homo habilis (2 Ma) chassait et fabriqu ... Lire la suiteÉcrit par : Rose-Marie ARBOGAST
L'araire est un instrument de culture attelé léger qui complète les outils manuels (houe, bêche). Associé à un animal (bœuf, âne...), il permet la conquête de nouveaux espaces cultivés ainsi qu'une intensification de l'exploitation agricole. Dans sa forme la plus élémentaire, l'araire est composé d'une simple fourche en bois dont l'une des branche ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise MOYEN
Ce mot, pris aujourd'hui par les spécialistes des techniques agricoles comme synonyme de « rotation des cultures », a connu, du Moyen Âge au xviiie siècle, un sens beaucoup plus restreint et précis : c'était l'organisation et l'obligation de cette rotation sur tout un terroir. Dans le modèle classique, l'ensemble des terres éta ... Lire la suiteÉcrit par : Roger BÉTEILLE
On ne doit pas confondre bocage et pays d'enclos. Le terme de bocage désigne des paysages ruraux verdoyants où les parcelles sont délimitées par des haies vives, souvent surmontées d'arbres. Celles-ci dominent dans l'Ouest armoricain et l'Ouest vendéen, mais aussi en Limousin, en Bourbonnais, en Thiérache, dans le Pays basque. Hors de Fra ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul CHARVET
Dans le chapitre Céréales et civilisationsLes céréales constituent depuis le Néolithique la base de l'alimentation humaine dans la plupart des régions du monde. Tout au long de l'histoire des civilisations, une relation étroite a existé entre le développement des cultures céréalières et l'accroissement des densités de population. La « boucle de la riziculture asiatique », décrite dans les ... Lire la suite
Écrit par : Jacques MÉRAND
À l'époque gréco-romaine, tous les éléments constitutifs de la charrue sont attestés, mais encore employés séparément. En Italie du Nord, dans le Tessin, l'avant-train est connu. En Europe non méditerranéenne, on utilise un araire à coutre. Il suffira donc de réunir, sur le traditionnel araire à soc, le coutre et l'avant-train pour confectionner u ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques MÉRAND
Les premiers véhicules routiers connus comportaient un timon, l'attelage étant effectué par couple et celui du cheval assuré au moyen d'un collier souple rattaché à un joug de garrot. Plaqué sur la gorge au moindre effort de l'animal, ce collier gênait sa respiration. Le cheval ne pouvait donc tirer qu'une voiture légère, charrette ou char. Le véh ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise MOYEN
Les défrichements sont les progrès les plus spectaculaires réalisés par l'agriculture médiévale ; ils ont permis de cultiver de vastes étendues gagnées sur les landes et la forêt, mais aussi sur les marécages, les fonds de vallées humides, les bords de mer : les polders flamands ou les fens anglais sont à inclure dans ce mouvement. L'aire des défr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DIGARD
Alors qu'ils s'entichent d'animaux de compagnie et de plantes ornementales, les citadins ont aujourd'hui presque tout oublié de la culture rurale de leurs ancêtres. Il en résulte une grande méconnaissance de la faune et de la flore en général, domestiques en particulier, les « animaux domestiques » étant confondus avec les « animaux de compagnie » ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DIGARD
Dans le chapitre Quelques définitionsLa domestication (du latin domus, « maison ») est l'action que l'homme exerce sur des animaux ou des végétaux, ne serait-ce qu'en les élevant ou en les cultivant. En se les appropriant et en les utilisant pour son agrément ou la satisfaction de ses besoins, l'homme les transforme. Ce principe général se traduit, dans la réalité, par des p ... Lire la suite
Dans le chapitre Les premières domesticationsLe sud-ouest peut être considéré comme le lieu d'origine de la plupart des céréales – graines riches en calories et en protéines végétales, qui sont en outre faciles à transporter et à conserver d'une saison à l'autre (F. Bourlière, 1965) –, de beaucoup de légumes et de la majorité des arbres fruitiers (Transcaucasie) (figure). À partir des foyers ... Lire la suite
Écrit par : André FEL, Louis-Marie HOUDEBINE
Dans le chapitre Formes traditionnellesOn est réduit à des hypothèses sur les raisons qui ont poussé l'homme à élever des animaux. Sans doute, les motifs utilitaires, aujourd'hui prédominants sinon exclusifs, ont-ils toujours existé : l'animal domestique est une source d'énergie, un moyen de transport, un fournisseur de nourriture, de vêtements et d'abri. Mais il convient de se souveni ... Lire la suite
Écrit par : Albert DAUJAT, Philippe ÉVEILLARD, Jean HEBERT, Jean-Claude IGNAZI
Dans le chapitre HistoriqueDès le début du Ier millénaire avant avant J.-C., l'emploi des déjections animales et humaines, additionnées ou non de déchets végétaux, de pailles, de chaumes et de terre, représenta la contribution humaine à la fertilité du sol. La Bible, L'Odyssée, des ouvrages babyloniens du viie siècle avant J.-C. montr ... Lire la suite
Écrit par : Roger BÉTEILLE
Le travail à la houe fait encore vivre des centaines de millions d'hommes. Il est universellement répandu bien que certaines civilisations rurales n'aient jamais connu cet outil (les îles du Pacifique par exemple). Entre le bâton à fouir et la charrue, la houe paraît représenter un stade de transition : on connaît, en effet, des houes en forme de ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier LAVOISY
L'Américain Cyrus Hall McCormick dépose, en 1834, un brevet pour une machine faucheuse, tirée par un cheval, en vue de réduire l'importante main-d'œuvre que nécessite la moisson et qui est insuffisante aux États-Unis. Même s'il parvient à vendre quelques unités par an de cette moissonneuse mécanique, ce n'est qu'en 1844 qu'une visite dans le Midwe ... Lire la suiteÉcrit par : Roger BÉTEILLE
Anciennement, après la levée du foin ou de la récolte, les troupeaux individuels ou collectifs pouvaient parcourir toutes les parcelles sans que le propriétaire de celles-ci puisse s'y opposer ; mais chacun d'entre eux ne pouvait envoyer paître qu'un troupeau proportionnel à la superficie des terres qu'il livrait lui-même à la vaine pâture (on dit ... Lire la suiteÉcrit par : Paul GUICHONNET
Passé dans le vocabulaire de la géographie alpine, le terme savoyard local « remue » désigne les déplacements, au long de l'année, de tout ou partie des habitants et du bétail d'une collectivité montagnarde, entre les différents niveaux de la montagne utilisant au maximum l'étagement des ressources. Les remues ne doivent pas être confondues avec l ... Lire la suite
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