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Écrit par : Laurence APFELBAUM-IGOIN
La définition des troubles du comportement alimentaire renvoie à la comparaison avec un comportement normal. Or, si l'on peut décrire, pour une population donnée, une prise alimentaire moyenne quant à la quantité, au nombre de repas ou au type d'aliments les plus fréquents, la variabilité est très grande d'un individu à un autre, sans qu'on puisse ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BRUN
Dans le chapitre Angoisse et névroseLe problème qui reste posé est celui de savoir si le primordial que nous avons invoqué ne cacherait pas un archaïque plongeant dans l'enfance, si l'angoisse ne se ramènerait pas à des séquelles d'un traumatisme psychique déterminant une anxiété, voire des phobies, d'où toute expérience métaphysique devrait être exclue. C'est ains ... Lire la suite
Écrit par : Anne-Marie LERICHE
Mécanisme de défense typiquement obsessionnel, l'annulation rétroactive consiste à effacer, comme en soufflant dessus, un événement, un acte qui a eu lieu. Cette défense correspond à la régression bien connue du moi obsessionnel au stade narcissique de la libido caractérisé par l'animisme et la magie. À ce stade, l'obsessionnel croit que ses pulsi ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard BRUSSET
Étymologiquement, le terme « anorexie » signifie « absence d'appétit », mais on entend en réalité par là le comportement qui consiste à se restreindre en fait de nourriture. C'est un symptôme banal résultant de causes somatiques ou psychologiques extrêmement diverses. On entend par « anorexie mentale » des restrictions alimentaires d'origine psych ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques HOCHMANN
En 1943, un pédopsychiatre américain, Leo Kanner (1894-1981), empruntait au Suisse Eugen Bleuler le terme « autisme », jusque-là réservé à un des symptômes de la schizophrénie, pour en différencier ce qu'il appelait « un trouble inné du contact affectif » apparu souvent dès la naissance ou, au moins, avant trois ans, d'où son appellation exacte d' ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ABOULKER
Se manifestant par la consommation excessive, incessante et gloutonne d'aliments, la boulimie relève d'un mécanisme non pas organique mais psychique, contrairement à ce qui caractérise la polyphagie. Dans la polyphagie, la consommation accrue d'aliments est due à une augmentation physiologique de l'appétit, déterminée par une dette énergétique ou ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Le trouble profond de la conscience qui caractérise l'état confusionnel se manifeste en clinique par un syndrome global qui traduit l'altération des fonctions perceptives et des synthèses mentales et qui comporte les traits suivants : obnubilation de la conscience à des degrés divers, qui vont de la simple obtusion à l'état stuporeux ; di ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Manducation des fèces. Le mot a été emprunté par les médecins légistes et par les psychiatres aux entomologistes (Latreille, fin xviiie s.) pour désigner une conduite perverse qui se rencontre dans des circonstances assez diverses, mais se rattache toujours à l'analité. Elle est considérée comme normale chez le petit enfant au ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Délire de négation, décrit par Cotard en 1880. Le malade, après avoir développé des préoccupations hypocondriaques et des troubles cénesthésiques, sent ses organes se putréfier et se détruire. Puis il en nie l'existence et étend enfin sa négation au monde extérieur et à sa propre existence. N'étant plus vivant, il ne saurait mourir, ce qui est véc ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Alternance de dépression et d'euphorie. Le terme de cyclothymie a été créé, en 1882, par Karl Ludwig Kahlbaum (1828-1899), à une époque où la psychose maniaco-dépressive s'appelait encore folie « circulaire » (en grec, kuklios). Emil Kraepelin (1856-1926) l'utilisa un moment pour nommer cette maladie, mais il vaut mieux le réserver à la d ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard GIBELLO
Les déficiences mentales ont été reconnues médicalement depuis le début du xixe siècle. Esquirol distinguait l'idiot, qui a toujours été pauvre en intelligence, du dément, qui a perdu tous ses moyens intellectuels (cf. démence). Ce critère départageant processus de déperdition et pathologies originelles et chroniques a ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel DESHAIES
Si profane que soit l'étymologie en matière de psychopathologie moderne, elle n'en conserve pas moins un sens profond en ce qui concerne le délire : le latin delirium, de delirare, c'est proprement « sortir du sillon ». La terre évoque le réel et ses contraintes, le labour énonce le travail efficace et socialisé. S'en écarter, c' ... Lire la suiteÉcrit par : Raymond ESCOUROLLE, Joël GREGOGNA, Universalis
Le terme « démence », longtemps synonyme d'aliénation mentale, a vu, tout au long du xixe siècle, sa définition psychiatrique se limiter et se préciser. La conception primitive n'apparaît plus actuellement que dans le langage courant et en médecine légale. Dans le premier, elle souligne l'impossibilité, pour le « dément », de t ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Ancien nom de la schizophrénie. Kraepelin (1855-1926) choisit cette expression en 1883 pour désigner des « démences » observées chez des jeunes gens ; en 1896, il rapporta ces cas à l'hébéphrénie de Kahlbaum-Hecker ; enfin, en 1899, il reprit le terme pour nommer une maladie mentale incurable, évolutive, vaguement parallèle à la paralysie générale ... Lire la suiteÉcrit par : Sven FOLLIN
Désignée par Dugas (1898) dans les termes où Amiel analysait ses propres expériences dans son journal intime (1883), la dépersonnalisation est décrite en psychiatrie comme un état où l'individu ne se reconnaît pas lui-même comme personne (Schilder, 1914). Observée le plus souvent au cours des phases évolutives de névroses et psychoses les plus div ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GUYOTAT
Sous l'appellation de dépression nerveuse ou sous celle, plus juste, d'état dépressif, on désigne en psychiatrie un état pathologique fondé essentiellement sur deux séries de troubles : d'une part, une modification pénible de l'humeur (J. Delay) faite de pessimisme, de sentiments d'incapacité, d'impuissance, de dévalorisation de soi-même, de culpa ... Lire la suiteÉcrit par : Eliane AMADO LEVY-VALENSI
La notion d'échec s'entoure d'un halo douloureux. Chacun y investit le cerne de ses propres ecchymoses intérieures, chacun s'y sent subtilement concerné. C'est dire que, d'emblée, l'échec diffère de l'insuccès qui, comme le notait Pierre Janet, ne désigne que le fait extérieur réduit à ses lignes objectives. L'insuccès peut être mince et l'échec d ... Lire la suiteÉcrit par : Rémi TEVISSEN
La notion que recouvre l'expression « états limites » traduit l'anglais borderline, locution introduite outre-Atlantique dans le champ de la psychanalyse, puis exportée dans la nosologie psychiatrique, où elle désigne actuellement une pathologie grave de la personnalité, dont la prévalence paraît en constante augmentation dans la civilisa ... Lire la suiteÉcrit par : Alphonse DE WAELHENS
Dans le chapitre La folie et la scienceCependant, ce régime ne peut fonctionner que si les fous demeurent constamment observés. La folie devient ainsi un objet de connaissance empirique et, pour employer un mot anachronique, psychologique, fort différent de l'objet plus ou moins fantastique qui s'offrait aux spéculations médicales. Mais, « si le nouvel espace de l'internement ... Lire la suite
Écrit par : Raoul VANEIGEM
La psychologie désigne sous le nom de fugue une conduite de déambulation, d'errance, de migration, de vagabondage qui éloigne brusquement le sujet de son foyer et de son environnement habituel. Dans les cas pathologiques, l'individu induit à prendre la fuite et à divaguer perd le sentiment de son identité, du lieu où il se trouve, voire de son ori ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Syndrome psychique caractérisé par des réponses à côté : le sujet répond à la question qu'on lui pose comme si on lui en avait posé une toute différente. Le phénomène décrit, en 1897, par Sigbert Joseph Ganser (1835-1931) peut servir à décrire le discours discordant du schizophrène ; mais il vaut mieux réserver le syndrome portant ce nom à des éta ... Lire la suiteÉcrit par : François BOURNÉRIAS
Comme l'hallucination, l'hallucinose est une perception anormale par l'absence d'objet (auditive ou visuelle surtout). Mais alors que l'hallucination — toujours pathologique — est intégrée par le malade à sa réalité, l'hallucinose, cependant éprouvée avec la même intensité, est critiquée et replacée — comme le rêve — en marge de cette réalité. On ... Lire la suiteÉcrit par : Michel GOUREVITCH
L'hypocondrie a été décrite par Galien sous ce même nom, qui se trouve être ainsi l'un des plus anciens du vocabulaire médical, avec une acception sensiblement inchangée : syndrome constitué par des préoccupations excessives du sujet à l'égard de sa santé. L'univers de l'hypocondriaque n'est nulle part mieux décrit que par Molière dans Le Mala ... Lire la suiteÉcrit par : Thérèse LEMPÉRIÈRE
« La définition de l'hystérie, disait C. E. Lasègue (1878), n'a jamais été donnée et ne le sera jamais. Les symptômes ne sont ni assez constants, ni assez conformes, ni assez égaux en durée et en intensité pour qu'un type même descriptif puisse les comprendre tous. » Un siècle a passé, l'imprécision demeure ; peu de désordres psychiques ont suscit ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
Terme usité en psychologie médicale (psychopathologie, psychopharmacologie) pour désigner le processus de formation et d'enchaînement des idées en tant que représentations mentales appartenant à un individu. Synonyme d'activité intellectuelle ou de pensée, avec une nuance réductrice qui assimile à une telle activité une fonction naturelle de l'esp ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Degré le plus profond de l'arriération intellectuelle. L'« idiot » chez les Grecs (idiôtês) et chez les Latins (idiota) était un simple particulier, une personne privée, donc un ignorant ; au Moyen Âge, c'est un illettré manquant d'intelligence. Tel fut encore le sens d'idiotisme chez Pinel, mais l'ambiguïté du mot, usité aussi e ... Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie LERICHE
Le terme d'impuissance recouvre une très grande complexité de faits cliniques. E. Bergler définit ce trouble de la réaction sexuelle de l'homme comme « une inhibition centrale qui se manifeste localement au niveau du pénis, organe exécutif de la sexualité masculine ». On peut distinguer trois grandes formes d'impuissance : – l'impuissance érective ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
Expression qui fut surtout employée par Alfred Adler (Minderwertigkeitsgefühl) et qu'on pourrait rapprocher de celle de « sentiments d'incomplétude » de Pierre Janet. Pour Adler, le sentiment d'infériorité est fondé sur la réalité : la personne qui l'éprouve est effectivement dans une situation d'infériorité organique ou fonctionnelle. Da ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre BUSER, Pierre KAUFMANN, Daniel WIDLÖCHER
Dans le chapitre PsychopathologieLa théorie de l'inhibition, issue de la neurophysiologie et reprise dans le domaine de la psychologie, n'a pas manqué d'imprimer sa marque dans le champ de la pathologie. Le modèle de Pavlov a été appliqué dans l'approche béhavioriste des troubles du comportement. Toutefois, si la théorie du conditionnement a permis de mieux comprendre le développ ... Lire la suite
Écrit par : Paul SIVADON, Universalis
Les maladies mentales désignent génériquement des pathologies dont les symptômes les plus apparents se situent au niveau des fonctions mentales du sujet. C'est dire qu'il peut s'agir aussi bien d'une maladie liée à une atteinte organique du cerveau, une démence par exemple, que d'un trouble du comportement lié à une anomalie fonctionnelle plus ou ... Lire la suiteÉcrit par : Chantal GUÉNIOT
La nosographie des maladies mentales, c'est-à-dire l'identification des signes cliniques et leur regroupement au sein d'une maladie définie, a de tout temps posé de délicats problèmes d'interprétation, eux-mêmes souvent liés aux représentations des troubles mentaux dans la société. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le besoin de disposer d'un ... Lire la suiteÉcrit par : Maurice BAZOT
Connue depuis l'Antiquité, la survenue chez un même sujet d'états de dépression et d'états d'excitation a inspiré au cours des siècles la veine descriptive et classificatoire des médecins et des psychiatres. En 1899, E. Kraepelin fait la synthèse des travaux consacrés à ce trouble de l'humeur : la psychose maniaco-dépressive est née. Il l'oppose à ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Du mot grec mania, qui signifie « folie furieuse », l'ancienne médecine avait fait le nom technique de la folie en général (les modernes en ont tiré les composés mégalomanie, érotomanie, kleptomanie, etc.). Dans la langue commune, la notion s'atténua considérablement et en vint à désigner de petits travers, des habitudes bizarres, de légè ... Lire la suiteÉcrit par : René DIATKINE
Le terme de névrose – en anglais, neurosis – aurait été introduit, selon J. Laplanche et J.-B. Pontalis, par un médecin écossais, William Cullen, dans un traité de médecine paru en 1777. Ce mot a connu, depuis, une indiscutable fortune. Représentant un concept important dans le système nosologique psychiatrique, il a été rapidement emprun ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude LAMBOTTE
Issu des mots grecs νόστος (« retour ») et ἄλγος (« souffrance »), le terme « nostalgie » indique par sa seule étymologie un état d'âme, une humeur au sens allemand de Gemütsstimmung, qui, du champ médical auquel il appartint d'abord, gagna ensuite les champs littéraire et philosophique, en particulier sous la figure du Sehnsucht ... Lire la suiteÉcrit par : Octave MANNONI
Dans la terminologie de la psychiatrie et de la psychologie, le mot « obsession » désigne une pensée (dans le sens le plus large : idée, désir, remords, scrupule, etc.) qui « assiège » le sujet, c'est-à-dire une pensée qu'il ne peut pas écarter, malgré ses efforts. C'est une caractéristique des obsessions d'être pénibles, qu'elles soient simplemen ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
« Crime paranoïaque », monstrueux passage à l'acte, l'assassinat par leurs deux servantes, les sœurs Papin, de la femme d'un avoué du Mans et de sa fille, au soir du 2 février 1933, provoqua une grande émotion dans la presse, chez les magistrats et les psychiatres, ainsi que dans le monde littéraire. Jérôme et Jean Tharaud suivirent le procès des ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques POSTEL
Le mot « paranoïa » (du grec παρ́α, contre, et νο̃υς, esprit) est synonyme de « folie » dans le langage populaire allemand depuis le xviiie siècle ; en France, l'équivalent de ce mot est « paranoïe » (Larousse, 1874), terme beaucoup moins employé. « Paranoïa » prend la signification psychiatrique actuelle de « délire systéma ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Variété de délire chronique caractérisée par la préservation d'un secteur important de la personnalité (structure paralogique) et par la prédominance du mécanisme imaginatif (thèmes fantastiques). Si le mot « paranoïa » appartient à la nosologie hippocratique, celui de paraphrénie fut créé à son imitation, en 1882, par K. Kahlbaum pour désigner, c ... Lire la suiteÉcrit par : André CIAVALDINI
Les mots « pédophilie » ou « pédophile » sont utilisés par les médias pour recouvrir des réalités disparates, allant de la simple agression au viol avec actes de barbarie et parfois meurtre d'un enfant, en passant par la cybercriminalité et le tourisme sexuel. Il convient de se demander quelle est le sens précis de la notion de pédophilie. Ensuite ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Persécuter, ce fut d'abord suivre ou poursuivre en justice (persequi), jusqu'au bout. Les persécutions du pouvoir romain contre les chrétiens et celles de l'Inquisition contre les hérétiques furent des actions judiciaires régulièrement menées. L'acharnement que peut mettre contre un homme l'appareil judiciaire – ceux qui le servent et ceu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CLAVREUL
La perversion se définit classiquement comme déviation de l'instinct sexuel. Aussi son étude systématique s'est-elle donné pour objet d'offrir une classification descriptive. C'est ainsi que doivent être comprises les œuvres considérables de Krafft-Ebing, de Henry Havelock Ellis et des divers auteurs qui se sont assigné pour tâche de dresser une n ... Lire la suiteÉcrit par : François PERRIER
Le terme de phobie est fréquemment utilisé, dans la langue courante, pour évoquer la fixité de peurs électives et irrationnelles, ou le caractère insistant du dégoût et de la répulsion envers certains objets qui déclenchent de l'anxiété et des réactions de fuite. Dans une perspective psychiatrique et surtout psychanalytique, le symptôme qu'est la ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre FÉDIDA, Pierre JUILLET, Hélène STORK
Les magistrales descriptions des états psychotiques par les auteurs classiques ont dégagé une série d'entités cliniques sur le modèle de la nosographie médicale traditionnelle. Sous l'influence prépondérante mais non exclusive de l'anthropologie psychanalytique, le vingtième siècle a vu la remise en question de cette forme de savoir psychiatrique ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Terme (du latin querela, plainte) utilisé par la psychiatrie germanique et adopté par quelques psychiatres français pour désigner le délire de revendication : quérulence ou quérulance. Le malade quérulent, souvent à l'occasion d'un préjudice réel, devient progressivement processif, puis dangereux ; il harcèle de ses plaintes celui dont il ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique JAMEUX
« Le désir de faire souffrir l'objet sexuel – ou le sentiment opposé, le désir de se faire souffrir soi-même – est la forme de perversion la plus fréquente et la plus importante de toutes. » Par cette phrase, apparue tôt dans son œuvre (1905), Freud attirait l'attention sur un ensemble de comportements érotiques d'une importance considérable tant ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Type de caractère pathologique ayant des traits communs avec la psychose schizophrénique. Kretschmer (1888-1964), inventeur du terme « schizoïdie », l'emploie (1921) tantôt comme un synonyme de schizothymie, tantôt pour indiquer des états qui se situent davantage sur le chemin de la psychose. Cette ambiguïté langagière n'a jamais été résolue, et a ... Lire la suiteÉcrit par : Maurice BAZOT, Gilles DELEUZE
L'étiquette « schizophrénie » utilisée pour désigner telle ou telle manière d'être au monde est loin d'avoir une acception univoque. Synonyme de folie pour une grande partie de l'opinion, elle recouvre pour les psychiatres une série de tableaux cliniques disparates, dont le nombre varie avec les pays, les « écoles », l'expérience individuelle. Afi ... Lire la suiteÉcrit par : Roland SIMONIN
La spasmophilie, décrite essentiellement par les auteurs français (Klotz), est un syndrome clinique fait de crises soit majeures (attaques de tétanie) soit mineures (palpitations, malaises, pertes de connaissance plus ou moins complètes, douleurs épigastriques, crampes musculaires à l'effort), le tout atteignant trois femmes pour un homme et se dé ... Lire la suiteÉcrit par : Robert DANTZER
Le stress est un terme emprunté à la physique. Ce terme désigne la contrainte exercée sur un matériau. Normalement, un matériau est capable de résister à toute une série de contraintes modérées. Mais, si la contrainte est excessive ou si le matériau est fatigué, il y a risque de déformation, voire de rupture. C'est dans ce cas que l'on parle de st ... Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
Contraction musculaire brusque, involontaire mais consciente, le tic affecte d'un mouvement rapide et répété un endroit précis du corps, peu susceptible de changement. Il se manifeste à l'état de veille et, le plus souvent, chez des individus émotifs, avec une tendance à s'exacerber lorsque s'accroissent les difficultés. Clignement des yeux, agita ... Lire la suiteÉcrit par : Sylvie SESÉ-LÉGER
Les progrès incessants de la médecine permettant la transformation corporelle et la diffusion par les médias de témoignages de sujets opérés qui ont obtenu leur changement d'état civil ne doivent pas faire croire que le transsexualisme est seulement un phénomène de société et d'époque. Il s'agit d'un trouble profond de la personnalité et de l'iden ... Lire la suite
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