Affiner votre recherche dans « Plantes médicinales » en sélectionnant un article.
Écrit par : Pierre LIEUTAGHI
Sa senteur puissante et son amertume extrême ont signalé très tôt l'absinthe (Artemisia absinthium L.) ou les armoises voisines à l'attention de l'homme en quête de remèdes. Mille six cents ans avant notre ère, un papyrus égyptien fait mention d'une plante dans laquelle certains ont reconnu l'absinthe (bien qu'elle ne pousse pas en Afriqu ... Lire la suiteÉcrit par : Philippe COURRIÈRE
L'aconit, renonculacée, se récolte, en France notamment, dans les régions marécageuses et en montagne. Pour extraire l'aconitine, la racine séchée et pulvérisée est épuisée par une solution alcoolique d'acide tartrique ; on élimine l'alcool par distillation, on met le tartrate d'aconitine en solution dans l'eau, et on purifie très difficilement pa ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Rare et localisé en France (où les récolteurs des laboratoires pharmaceutiques le mettent en danger de régression), l'adonis printanier (renonculacée) n'y a jamais pris place dans la pharmacopée populaire. Dans le centre et le sud-est de l'Europe, où il est bien plus répandu, il a connu des emplois très anciens, tant comme diurétique que comme suc ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Herbe commune, l'aigremoine (Agrimonia eupatoria L., de la famille des rosacées) a joui d'une très grande réputation dans le passé. On en faisait le spécifique des maladies chroniques du foie, indication oubliée de nos jours mais qui mériterait d'être vérifiée au vu des anciens témoignages. Riche en tanin, elle reste une astringente effic ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Paré de toutes les vertus dès l'aurore de la médecine occidentale, longtemps considéré comme l'un des meilleurs spécifiques de la peste, l'ail (Allium sativum L., liliacées) restera, jusqu'au xixe siècle, dans les campagnes, le remède universel que Galien appelait déjà la « thériaque des paysans ». Il tenait une place ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
On ignore en France ce bel arbrisseau épineux (Hippophae rhamnoides L., eléagnacées), spontané dans les Alpes et sur le littoral de la Manche et dont le fruit renferme quatre fois plus de vitamine C que le citron. En Europe centrale, on le cultive pour l'extraction de l'acide ascorbique. La baie acide de l'argousier, cueillie en automne, ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Ce n'est qu'au xiie siècle que l'arnica (Arnica montana L.) apparaît dans la matière médicale, en Allemagne. C'est surtout dans cette contrée et en Europe centrale qu'on l'emploie jusqu'au xviiie siècle, époque où des médecins célèbres comme J. F. Cartheuser et A. de Haller en publient les mérites. ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Pour l'usage médicinal, on peut réunir sous le même nom d'aubépine les deux Crataegus les plus répandus de la flore française : Crataegus monogyna Jacq. et C. laevigata (Poiret) D.C. (= C. oxyacantha auct.) ; rosacées malacées ; leurs propriétés sont identiques. Noter cependant que, si les deux espèces fleurisse ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Médicinale très ancienne, bien connue des médecins et des agronomes latins dans les indications majeures qu'elle a conservées jusqu'à nous. Au ier siècle, Columelle relate l'usage de la bardane contre les morsures de serpents, Dioscoride l'indique dans le traitement des ulcères. Les auteurs de la Renaissance et du xvii ... Lire la suiteÉcrit par : Philippe COURRIÈRE
De la famille des solanacées, la belladone (Atropa belladona) est une plante annuelle, vivace, pouvant atteindre un mètre de hauteur. On en utilise les feuilles, cueillies au moment de la floraison car la teneur en principes actifs y est la plus forte, ainsi que la racine, ramassée en automne pour les mêmes raisons. Ses principes actifs é ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Réunis autrefois sous le nom de « bouleau blanc » (Betula alba), le bouleau verruqueux (B. verrucosa Ehrh.) et le bouleau pubescent (B. pubescens Ehrh.), deux bétulacées, ont les mêmes emplois médicinaux : feuilles, jeunes pousses, jeune écorce et sève sont utilisées. Une résine, la bétuline (qui donne à l'écorce sa blan ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
L'écorce de la bourdaine (Frangula alnus Miller ou Rhamnus frangula L. ; rhamnacées), violacée et mouchetée de claires lenticelles liégeuses, est sans doute le meilleur purgatif végétal de la flore européenne. On le sait au moins depuis le xiiie siècle (Pietro Crescenzi), mais les premières descriptions et fig ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Vraisemblablement introduite d'Afrique du Nord en Espagne par les Arabes et, de là, répandue dans la plus grande partie de l'Europe, la bourrache (Borrago officinalis L. ; borraginacées) était inconnue des Anciens. Elle apparaît dans la matière médicale au Moyen Âge. Au xiiie siècle, Arnaud de Villeneuve assure qu'elle ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
À peu près passées sous silence par les médecins de l'Antiquité (qui citaient surtout les Erica méditerranéens), les bruyères furent, à la Renaissance, jugées capables de fragmenter et de chasser les calculs urinaires. Rarement citée diurétique, « ophtalmique » aux xviie et xviiie siècles, la bruyèr ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
La racine énorme et charnue de la bryone (Bryonia dioica L., cucurbitacées) est usitée en médecine depuis un temps immémorial. La composition, très complexe, imparfaitement connue, n'éclaire pas beaucoup l'action thérapeutique : 2 à 9 p. 100 du poids sec d'une résine dite « bryorésine » (contenant des acides gras et des alcools), un alca ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
On emploie de préférence en médecine la camomille vraie, ou camomille romaine (Anthemis nobilis L. ; composées), et surtout, à tort, celle du commerce dont les fleurs « doubles », sans cœur jaune, sont moins actives que celles de la plante sauvage des moissons. La matricaire camomille (Matricaria chamomilla L.), plus répandue dan ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Papavéracée toxique, la chélidoine fraîche contient 1 p. 100 d'alcaloïdes (le plus important est la chélidonine) associés à des acides organiques, à une essence aromatique peu abondante et à un pigment jaune, la chélidoxanthine. Les alcaloïdes ont une action dépressive sur le système nerveux central, puis narcotique. Ils sont, par ailleurs, puiss ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Prototype de la plante vénéneuse, non seulement dans une famille ambiguë où les meilleures condimentaires et des potagères de première importance ont souvent leurs sosies toxiques, mais aussi dans toute l'étendue de la flore d'Europe, la grande ciguë (Conium maculatum L. ; ombellifères) a des propriétés délétères connues depuis la plus ha ... Lire la suiteÉcrit par : Alain LABROUSSE
Il existe une confusion très largement répandue entre la cocaïne, alcaloïde isolé pour la première fois par le chimiste et pharmacien allemand Albert Niemann ( 1834-1861 ) en 1859, et la feuille de coca dont on l'extrait. La coca appartient à la famille des Erythroxylaceae du genre pantropical. Deux de ses quelque 250 espèces, que l'on tr ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
L'une des plantes les plus redoutables de la flore d'Europe. Toutes les parties du colchique (Colchicum autumnale L., liliacées) renferment, parmi une dizaine de substances toxiques à des degrés divers, un alcaloïde particulièrement dangereux, la colchicine, qui représente le principe actif médicinal. La dessiccation n'altère pas le poiso ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Les trois daphnés (thyméléacées) les plus répandus, le bois gentil (Daphne mezereum L.), la lauréole (D. laureola L.), le garou (D. gnidium L.), et les autres espèces européennes, sont des plantes très vénéneuses. Ils renferment une résine âcre, irritante (même après séchage prolongé), toxique, la mézéréine, et un hétéro ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
L'une des solanacées les plus vénéneuses, plus dangereuse encore que la belladone, le datura ou stramoine (Datura stramonium L.) renferme trois alcaloïdes : l'hyoscyamine, l'atropine et la scopolamine, qui sont aussi les poisons de la belladone et de la jusquiame. À forte dose (infusion de quelques grammes de feuilles chez l'adulte), elle ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Décrite pour la première fois par Leonhart Fuchs en 1542, reconnue diurétique et cardiotonique à la fin du xviiie siècle par les Anglais Withering et Cullen (les paysans de leur pays l'employaient empiriquement dans l'épilepsie, non sans risques), la digitale (Digitalis purpurea L.) s'est imposée de nos jours comme le ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Le fruit des églantiers (Rosa canina L. et autres espèces ; rosacées) rappelle par son nom, peu répandu en France, de cynorrhodon (du grec kunorrhodon, « ronce des chiens ») l'usage très ancien des racines de la plante contre la rage (Pline, repris au xvie siècle par Tragus et Césalpin). Le langage populaire l ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Aussi longtemps qu'elles furent des denrées de luxe réservées aux plus fortunés, c'est-à-dire jusqu'au xviiie siècle, les épices tinrent conjointement un rôle culinaire et un rôle médicinal. Leur vogue thérapeutique culmina surtout à la Renaissance et au xviie siècle, quand les apothicaires se disaient encor ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Mésué, médecin chrétien des califes de Bagdad, au ixe siècle, conseillait le fruit d'un berbéris dans les maux de l'estomac et du foie pour apaiser la soif et, en usage externe, pour réduire les tumeurs. Mais peut-être ne s'agit-il pas de l'épine-vinette (Berberis vulgaris L. ; berbéridacées), qui croît cependant dans ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
De l'ancien français « espurgier », nettoyer, purifier (d'où aussi « expurger »), l'épurge (Euphorbia lathyris L. ; euphorbiacées) était l'un des purgatifs les plus communs de la pharmacopée ancienne. On employait ses racines, ses feuilles et surtout ses graines. Ces dernières, d'un goût d'abord agréable, puis âcre, renferment 40 à 50 p. ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Les feuilles de l'Eucalyptus globulus La Bill (myrtacées) renferment des tanins, de l'alcool cérylique, un diphénol (pyrocatéchine), une résine acide et, surtout, 5 à 7 p. 100 d'huile essentielle aux composants multiples, le plus notable étant l'eucalyptol (ou cinéol). L'essence et l'eucalyptol, principes actifs, sont antiseptiques et bal ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Ancien « casse-lunettes » des empiristes médiévaux, l'euphraise (Euphrasia rostkoviana Hayne ; scrofulariacées) était prescrite dans les affections de l'œil et même contre la cécité. Elle renferme du tanin, une huile grasse, une essence, une substance amère, un glucoside (aucuboside) et des résines qui représenteraient le principe actif. ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Condiment cher aux habitants du midi de la France qui en parfument olives vertes, poissons grillés et omelettes, le fenouil (Foeniculum vulgare Miller. ; ombellifères) est une plante médicinale très employée depuis l'Antiquité. Les fruits faisaient partie des « quatre semences chaudes majeures » des anciennes pharmacopées, avec l'anis ver ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Quatre siècles avant notre ère, Hippocrate et Théophraste conseillaient déjà les feuilles de frêne (Fraxinus excelsia L. ; oléacées) dans le rhumatisme et la goutte comme diurétiques. Au iie siècle, le médecin et poète latin Serenus Samonicus prescrivait ses fruits dans l'hydropisie. Dioscoride et Pline, en relatant so ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Simple très populaire, déjà prescrite en cholagogue dans l'Antiquité, la fumeterre (Fumaria officinalis L. ; fumariacées) renferme un alcaloïde, la fumarine, et un acide, dit acide fumarique, associés à du tanin, à des sucres, à des sels de potassium. La fumarine est toxique et curarisante à haute dose, stimulante à très faible dose. La p ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Genêt de grande taille, le genêt à balais (Cytisus scoparius Link ou Sarothamnus scoparius Wimmer ; légumineuses), que la classification botanique actuelle associe aux cytises, doit figurer parmi les remèdes diurétiques de base de la pharmacopée indigène. Inconnu des Anciens (il ne croît pas en Grèce et manque dans la plus grande ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Surtout connu de nos jours comme condiment de la choucroute et aromate du gin, le genévrier commun (Juniperus communis L. ; cupressacées) aux « baies » bleues (galbules)a un long passé parmi les simples. Répandu dans la plus grande partie de l'Europe, il a servi très tôt de remède. En le prescrivant contre les rétentions d'urine et la sci ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
De tout temps, on a vu dans la gentiane jaune (Gentiana lutea L. ; gentianacées) la plante tonique par excellence ; c'est la panacée des montagnards d'Europe. Sa racine, seule partie utilisée, était l'un des fébrifuges les plus prescrits avant l'introduction du quinquina sur le Vieux Continent (1639). De nos jours, elle figure plus souven ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Les fleurs et les feuilles de guimauve (Althaea officinalis L. ; malvacées) sont usitées comme celles de la mauve. La racine, partie la plus employée de nos jours, contient jusqu'à 35 p. 100 de mucilage, 37 p. 100 d'amidon, 10 p. 100 de saccharose, 4 à 5 p. 100 de tanin, des sels minéraux, surtout des phosphates. C'est un excellent émolli ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Arbrisseau nord-américain (dit aussi « noisetier de sorcière » pour ses graines comestibles, oléagineuses), l'Hamamelis virginica L. (hamamélidacées) a, depuis le xixe siècle, un renom justifié de spécifique des affections du système veineux, qui le place aux côtés du marron d'Inde, du cyprès et de l'Hydrastis cana ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Jusqu'à la Renaissance, on cite peu le houblon (Humulus lupulus L. ; cannabacées). Sainte Hildegarde, abbesse amie des simples (xiie s.), y voyait un remède de la mélancolie. Au xvie siècle, le houblon est bien connu comme tonique, diurétique et dépuratif. Charles de l'Escluse recommande sa racine c ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Au premier rang des labiées pectorales, l'hysope (Hyssopus officinalis L.) renferme 0,3 à 0,9 p. 100 d'essence aromatique à 45 p. 100 de pinocamphone (groupe des camphres), essence toxique, épileptisante à faible dose : 2 g chez l'homme. Elle contient aussi un glucoside, le diosmoside, voisin de l'hespéridoside du zeste d'orange (à rôle d ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Dans le trio des grandes « solanacées vireuses », la jusquiame (Hyoscyamus niger L.) vient en troisième position pour la toxicité, après la stramoine et la belladone. C'est cependant une plante très vénéneuse, renfermant, comme ses parentes, les trois alcaloïdes : atropine, hyoscine et surtout hyoscyamine. Si l'empoisonnement par la bella ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Arbre d'Apollon, plante bénéfique vénérée par tous les anciens peuples méditerranéens, le laurier noble (Laurus nobilis L. ; lauracées) est aujourd'hui une épice des plus communes dont les pouvoirs thérapeutiques sont oubliés. L'arôme des feuilles est dû à une huile essentielle de composition très complexe : 45-50 p. 100 d'eucalyptol, av ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Appartenant à la famille des labiées, la lavande officinale (Lavandula vera D.C. ou Lavandula officinalis Chaix), la lavande spic ou aspic (Lavandula latifolia Villars) et les « lavandins » issus de leur croisement ont à peu près les mêmes propriétés médicinales. La lavande stœchas (L. Stœchas L.), dont l'essenc ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Plante médicinale commune dans une grande partie de la France et injustement négligée, quoique employée encore çà et là dans l'Ouest, le Berry, le lierre terrestre (Glechoma hederacea L. ; labiées), appelé aussi « rondelette » ou « courroie de Saint-Jean », jouissait déjà, au xiie siècle, de la réputation de pectorale ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Les constituants de la mandragore (Mandragora officinarum L. ; solanacées) la rapprochent beaucoup des solanacées dites vireuses (belladone, jusquiame, stramoine). Comme ces dernières, la mandragore renferme le trio d'alcaloïdes, atropine, hyoscyamine, hyoscine, auxquels s'adjoignent diverses autres substances, surtout dans la racine. Cel ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Considéré par J.-E. Gilibert (1798) comme « l'une des meilleures plantes d'Europe », le marrube (Marrubium valgare L. ; labiées), « mauvaise herbe » fréquente dans tout le Bassin méditerranéen, était déjà considéré comme le spécifique des affections de l'appareil respiratoire dans l'Égypte et la Grèce anciennes. Le Moyen Âge, qui l'employ ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Ancien légume (Malva sylvestris L. ; malvacées) sans doute d'origine préhistorique (comme certains chénopodes, l'arroche, le pourpier). Les Grecs et les Romains appréciaient les feuilles de la mauve et ses jeunes pousses cuites à la façon des épinards, autant pour leur saveur que pour leurs vertus laxatives. Hésiode, Horace, Cicéron l'ont ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Simple très populaire depuis que les carmes déchaussés de la rue de Vaugirard, à Paris, en composèrent au début du xviie siècle leur célèbre « eau de mélisse ». Bien que la plante (Melissa officinalis L. ; labiées) fût connue des Grecs et des Latins, c'est aux médecins arabes du Moyen Âge que la mélisse doit les indica ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Groupe complexe d'espèces, de variétés et d'hybrides, les menthes (famille des labiées) n'ont reçu que très tardivement leur individualité botanique, mais leur parfum les a désignées très tôt à l'attention des hommes : les Égyptiens en cultivaient déjà au ~ xiie siècle. De l'Antiquité à nos jours, elles ont connu toutes les ind ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Simple magique célèbre pendant tout le Moyen Âge sous le nom de Fuga daemonum, le millepertuis (Hypericum perforatum L.), cueilli au matin de la Saint-Jean, au plus fort des influences solaires, était censé chasser l'Esprit des ténèbres et guérir les possédés. Son suc rougeâtre est peut-être (« principe des signatures ») à l'orig ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Les fleurs du bouillon-blanc (Verbascum thapsus L. ; scrofulariacées), auxquelles on peut substituer celles des autres molènes, renferment un pigment jaune, des sucres, du mucilage, une saponine, un phytostérol, des traces d'huile essentielle. Depuis l'Antiquité, on met à profit leurs propriétés émollientes, adoucissantes, expectorantes. ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Parente sauvage de la tomate et de la pomme de terre, la morelle douce-amère (Solanum dulcamara L. ; solanacées) renferme deux saponosides de nature différente, l'acide dulcamarétique et l'acide dulcamarique, qui sont à l'origine de la saveur d'abord sucrée, puis amère, de la tige mâchée. Il y a en outre un glucoalcaloïde, la solacéine, v ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Plante très toxique, en dépit de son parfum innocent, le muguet (Convallaria majalis L. ; liliacées) peut provoquer des malaises : un simple brin mâchonné ou les émanations d'un bouquet dans une pièce close ont suffi à indisposer certains sujets. On a relaté des intoxications par l'eau d'un vase de muguet, bue par erreur. Les parties vert ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
C'est un peu l'eucalyptus européen (qui appartient aussi à la famille des myrtacées), très anciennement usité dans les régions méditerranéennes qui l'hébergent. Les hippocratiques, au ~ ve siècle, employaient le myrte (Myrtus communis L. ; myrtacées) en astringent et vulnéraire. Les Latins en faisaient presque une pana ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Récoltée en masse pour la gelée et la liqueur dans les régions où elle abonde (60 000 t certaines années, en Bavière), la myrtille est aussi un fruit médicinal non négligeable. Elle renferme, outre les quatre cinquièmes de son poids d'eau, 5 à 7 p. 100 de sucres, des tanins, des acides (citrique, malique, quinique en particulier), de nombreux sels ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Aromate bien connu, aux propriétés médicinales très intéressantes, l'origan (Origanum vulgare L. ; labiées), appelé le plus souvent « marjolaine », a été confondu autrefois, et même de nos jours, avec la marjolaine vraie (Majorana hortensis Moench), labiée voisine originaire du Sud-Est méditerranéen et d'Asie occidentale. Les deu ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
« Mauvaise herbe » détestée, l'ortie est pourtant l'une des plantes les plus utiles d'Europe. Les deux espèces les plus répandues, l'ortie dioïque ou grande ortie (Urtica dioïca) et l'ortie brûlante ou petite ortie (Urtica urens), ont les mêmes emplois. Plante des terres azotées, fréquentant surtout les lieux habités, l'ortie, qu ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Plante sans aucun attrait, la pariétaire officinale (Parietaria officinalis L. ; urticacées) n'est pas sans vertus. Connue des médecins des premiers siècles, qui l'indiquaient dans la toux, les maux de gorge, les maladies de peau, les tumeurs, les traumatismes, célébrée comme vulnéraire et antilithiasique à la Renaissance, elle gardera de ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Plante vénéneuse (Paris quadrifolia L. ; liliacées) dont toutes les parties, surtout les feuilles, renferment deux glucosides toxiques, le paristyphnoside et le paridoside, qui dérive vraisemblablement du premier par hydrolyse. Elles contiennent, en outre, de l'asparagine, des acides citrique, malique, phosphorique, une résine, probableme ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
La composition chimique des passiflores (Passiflora incarnata L. ; P. caerulea L. ; passifloracées) est encore assez mal connue. Elles contiennent en particulier, pour principes actifs, des matières résineuses, un alcaloïde, un composé cyanogénétique (présent seulement chez P. coerulea, qui est aussi très riche en vitami ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Plante cultivée pour ses graines alimentaires, oléagineuses, plusieurs millénaires avant notre ère dans l'Est méditerranéen, d'où elle est vraisemblablement originaire (le type primitif est le pavot à feuilles velues, Papaver setigerum L., à capsule munie d'orifices sous le disque stigmatique). L'Iliade en parle et il semble qu'e ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Devenu le plus commun des aromates, le persil (Petroselinum hortense L. ; ombellifères) a pourtant dû attendre la fin du Moyen Âge pour passer de l'officine à la table. Il n'avait, semble-t-il, auparavant, que des emplois médicinaux. Dioscoride, au ier siècle, en connaissait déjà les propriété emménagogues et diurétiqu ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Les emplois médicinaux des pins (genre Pinus L.) sont très nombreux : les bourgeons floraux, la résine purifiée, ou térébenthine vraie, et le produit de sa distillation, l'essence de térébenthine, le goudron extrait du bois par combustion lente ou distillation sont susceptibles d'usage médical. Une longue tradition explique que les pins g ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Curieusement, les Anciens ne parlent pas du pissenlit (Taraxacum officinale Weber ; composées) dont le nom apparaît au xvie siècle, en même temps que la relation de ses propriétés diurétiques (Jérôme Bock, 1546). Olivier de Serres (1600) est l'un des premiers à mentionner l'emploi cholagogue des fleurs contre la jaunis ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Des vingt-cinq espèces françaises du genre, plusieurs ont des emplois médicinaux. On récolte surtout le grand plantain (Plantago major L.), le plantain lancéolé (P. lanceolata L.), les « herbes aux puces » (P. psyllium L., P. ramosa Asch., P. cynops L.). Les emplois sont identiques pour les parties vert ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DAUTA
En botanique et en pharmacie, les plantes médicinales sont reconnues pour offrir, par leur administration, un effet bienfaisant et thérapeutique sur l'organisme. Employées depuis la plus haute antiquité, souvent en relation avec des pratiques magiques, leurs propriétés réelles ont, à toute époque, été exagérées, ou niées, ou déformées selon les cr ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Médicinale très importante, que rien apparemment ne distingue des mauvaises herbes les plus banales, la prêle des champs (Equisetum arvense L. ; équisetacées) peut se confondre avec la grande prêle ivoirine (Equisetum telmateia). Déjà citée par les Latins, mais sans grands commentaires, elle trouve sa première qualification préci ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
« Herbe à la paralysie », « herbe de Saint-Pierre », la primevère officinale (Primula veris L. ; primulacées) a connu de nombreux usages en médecine ancienne, du Moyen Âge au xviiie siècle, où on la prescrivait encore dans certains troubles nerveux, la paralysie et le bégaiement. La tige souterraine (rhizome) de la pri ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Plante diurétique et sudorifique d'un grand intérêt, la reine des prés (Filipendula ulmaria L., Maxim. = Spiraea ulmaria L.) est une rosacée. Peu connue avant le xixe siècle, elle est considérée de nos jours comme l'un des meilleurs remèdes végétaux européens de la cellulite et de l'adipose, très utile aussi d ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Dans la flore d'Europe, les nombreuses renoncules sont toutes très toxiques. Elles renferment un principe âcre, irritant, analogue à l'anémonine des anémones, produit de la polymérisation d'une substance initiale, la protoanémonine. Les plus vénéneuses sont la renoncule scélérate des lieux humides et des étangs, et la thora des montagnes calcaires ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Herbe des plus vulgaires, qui croît jusque sur les trottoirs des villes et qui est l'un des meilleurs toniques astringents indigènes. Pline et Dioscoride (ier s.) recommandaient la renouée des oiseaux (Polygonum aviculare L. ; polygonacées) contre les hémorragies et la diarrhée, indications qu'elle a conservées jusqu'à ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Plus connu dans l'Antiquité pour son parfum balsamique que pour ses vertus médicinales, cultivé dans les monastères du Nord dès le haut Moyen Âge, probablement dans un but thérapeutique, le romarin (Rosmarinus officinalis L. ; labiées) accéda au xvie siècle à une renommée exceptionnelle grâce à la fameuse « eau de la r ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Cette grande et belle plante (Lythrum salicaria L. ; lythracées) n'avait pas échappé aux médecins de l'Antiquité : Dioscoride, la confondant avec la lysimaque à fleurs jaunes (primulacées) qui croît souvent en sa compagnie, la conseillait dans les hémorragies et les flux de ventre. Ces indications, longtemps oubliées, réapparaîtront chez ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Aromates de senteur et de saveur assez distinctes, la sarriette des jardins (Satursia hortensis L.) et la sarriette vivace (S. montana) peuvent être confondues pour l'usage thérapeutique. Ces labiées renferment (surtout dans les glandes bien visibles à la loupe sur les feuilles) 0,10 à 0,18 p. 100 d'essence aromatique riche en ph ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Salvia : « Celle qui sauve. » Son nom seul résume la confiance immense dont la sauge (Salvia officinalis L. ; labiées) a joui au long des siècles. Plus ou moins confondue par les Anciens avec d'autres labiées aromatiques, cultivée dans les monastères au ixe siècle, elle a été considérée au Moyen Âge comme une ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Arbre médicinal de premier plan, connu depuis des millénaires, le saule blanc (Salix alba L. ; salicacées) était pour Dioscoride (ier s.) hémostatique et contraceptif. D'après Galien (iie s.), peu de médicaments avaient autant d'usages que la sève de saule. Très employé à la Renaissance, particulièr ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Le beau souci officinal des jardins (Calendula officinalis L. ; composées) et son proche parent sauvage, le souci des champs (Calendula arvensis L.), ont les mêmes usages et sans doute la même composition chimique. Le premier, qui seul a été étudié de ce point de vue, renferme un pigment complexe, de la nature des caroténoïdes, d ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Arbuste familier aux usages thérapeutiques étendus, le sureau (Sambucus nigra L. ; caprifoliacées) est connu depuis l'Antiquité. Les palafittes d'Annecy (env. ~ 2500-~ 1800) ont livré ses graines en masse. Il est prescrit comme diurétique et laxatif par les hippocratiques (~ ive s.) et par Dioscoride (ier ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Parent des ignames tropicales et comme elles pourvu d'un énorme tubercule toxique à l'état cru, le tamier (Tamus communis L. dioscoréacées) doit son nom populaire d'« herbe aux femmes battues » à l'usage très ancien de cette souche sur les meurtrissures. Seule partie usitée, la racine, riche en amidon et en mucilage, est littéralement far ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul CHARVET
Le thé est une boisson obtenue par infusion des feuilles du théier. Ce dernier, originaire du sud de la Chine et de l'Assam, est un arbuste – Camellia sinensis ou Camellia japonica – qui appartient à la famille des Théacées. Il peut atteindre de 10 à 15 mètres de hauteur à l'état sauvage, mais en culture il est taillé pour ne pas ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Condiment des plus communs, le thym (Thymus vulgaris L. ; labiées) doit son parfum à une essence (0,3 à 0,5 p. 100 du poids frais) bien moins toxique que celle des autres labiées aromatiques, composée de 20 à 40 p. 100 de phénols (thymol et carvacrol), d'alcools (bornéol, linalol) et de carbures (pinènes, camphène). La plante renferme en ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Les fleurs des tilleuls (Tilia cordata Miller, T. platyphyllos Scop., T. europaea L. ; tiliacées), apparemment inutilisées jusqu'au xvie siècle, sont aujourd'hui à la base de l'une des tisanes les plus populaires. Elles renferment 0,4-0,5 p. 100 d'une essence au parfum suave (contenant du farnésol, al ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Toujours remarqué par sa floraison très précoce, le tussilage (Tussilago farfara L. ; composées) ne l'est plus guère parmi les simples. Son nom pourtant (de tussis, « toux », et ago, « je chasse ») résume des propriétés bien réelles. Les feuilles (qui valent à la plante le nom de pas-d'âne) contiennent une substance amèr ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Les Latins employaient déjà des valérianes méditerranéennes, mais les propriétés antispasmodiques de la valériane officinale (Valeriana officinalis L. ; valérianacées) n'ont été révélées qu'en 1522 par le Napolitain Fabius Columa (il s'était guéri de l'épilepsie par son usage). La racine de valériane, seule partie employée, renferme une e ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
Le nom de verveine désigne habituellement de nos jours la verveine citronnelle (Lippia triphylla L.), originaire du sud-ouest de l'Amérique du Sud, introduite en Europe à la fin du xviiie siècle et devenue l'une des plantes à tisanes aromatiques les plus communes. Cette exotique a éclipsé la verveine officinale indigèn ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LIEUTAGHI
La pensée sauvage (Viola tricolor L. ; violacées) aux multiples variétés renferme un peu d'huile essentielle composée surtout de salicylate de méthyle, de l'acide salicylique, des tanins, une saponine. C'est une excellente dépurative, très efficace dans certaines dermatoses : croûtes de lait infantiles, acné, psoriasis, eczéma persistant, ... Lire la suite
Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis :
0-9
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.