Affiner votre recherche dans « Hindouisme » en sélectionnant un sous-thème. ou consulter un article.
Écrit par : Anne-Marie ESNOUL
Le mot sanskrit ahiṃsā, qui désigne, dans les religions de l'Inde, la non-violence (ou la non-nuisance) et même l'absence de toute intention de nuire, est composé du préfixe privatif a et de HIṂS, forme désidérative abrégée de la racine HAN (« frapper », « blesser », « tuer »). Ce terme est ancien ; il apparaît dans l'une des plu ... Lire la suiteÉcrit par : Guy DELEURY
Le terme āśram (âshram) est avec guru (gourou) un des rares mots sanskrits à être passés dans la langue française actuelle sans avoir tout à fait perdu leur sens original. Dérivé de la racine sram, qui signifie « effort intense », āśram peut désigner, dans la tradition brahmanique, soit la période de la vie que ... Lire la suiteÉcrit par : Michel HULIN
La notion d'ātman est une des notions clés de la pensée indienne, une des plus anciennement attestées aussi. Sa signification première a sans doute été celle de « souffle vital » (en allemand : Atem). Eu égard à son usage comme pronom réfléchi, à l'accusatif, en sanskrit, l'habitude s'est prise de la rendre par « Soi » (en anglai ... Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie ESNOUL
Dérivé de la racine bhaj, partager, bhakti désigne en Inde la sorte de dévotion qui fait participer le fidèle à la personne et à l'essence de la divinité qu'il adore. Une amitié caractérise, dans cette atmosphère, les rapports du dieu et de ses dévots. Les cultes populaires ont dû, de tous temps, connaître cette attitude religieu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Nom donné à ceux des hindous qui, pour obtenir la délivrance (moksha, [ṃoksa], c'est-à-dire le « salut »), décident de renoncer au monde et se doivent de ne plus rien posséder qu'un bâton pour s'aider dans leur marche et un bol pour recueillir les aumônes. On les nomme encore sâdhus (sādhu : « saint »), samnyâsins (s ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Nom donné par son fondateur à l'un des puissants courants réformateurs qui se sont manifestés depuis le début du xixe siècle au sein de l'hindouisme. De telles tendances ont toujours existé en Inde, notamment avec les prédications de Chaitanya et de Kabīr (xve s.), ou de Tukārām (xviie s. ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Le terme sanskrit « buddhi » désigne l'intelligence dans la psychologie de l'hindouisme. Selon les données traditionnelles du brahmanisme, l'homme se compose de quatre éléments qui sont autant de modalités de son être propre : le corps, la pensée, l'intelligence, l'âme. Ce dernier élément (en sanskrit, ātman : « soi ») transcende les troi ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Le concept hindou de « darśana » (darśana, du sanskrit dṛś, « voir ») intéresse à la fois le culte et la philosophie. Dans le culte, il désigne le fait de voir une déité, une personne ou un objet de bon augure. Cette expérience constitue une bénédiction pour le visionnaire. La faveur accordée peut différer selon la déité ou selon ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
La notion de dharma (« ordre », « religion », « lois ») recouvre tout ce qui constitue l'hindouisme dans sa spécificité : le rituel, la dogmatique, le droit, l'organisation sociale, etc. À ce titre, la « science [śāstra ou shâstra] du dharma » n'est pas autre chose qu'un exposé exhaustif de la « civilisation hindoue » en tant que ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Terme qui, dans l'hindouisme, caractérise la doctrine de la dualité, par opposition à celle qui professe une sorte de monisme. La métaphysique hindoue est dominée par la problématique propre au vedānta. Ce darśana (« point de vue », « système philosophique ») s'efforce de définir les relations entre l'âme (ātman) et l'absolu (brahman ... Lire la suiteÉcrit par : Michel HULIN
Dans le chapitre L'Inde : le saṃsāra et les âges du mondeAu moment même où le modèle de la résurrection s'imposait au Proche-Orient, une autre eschatologie, apparue en Inde plusieurs siècles auparavant, prenait sa forme définitive. L'idée de base, dégagée depuis les plus anciennes Upaniṣad, est celle d'un sujet transcendant (ātman ou « Soi »), qui est en lui-même étranger à l'espace et ... Lire la suite
Écrit par : Jean VARENNE
Mot sanskrit qui signifie d'abord « lourd », « pesant », et qui désigne, dans l'hindouisme classique (depuis le ~ viiie s.) et dans l'hindouisme moderne, le « maître spirituel » dans la mesure où on le tient pour riche en force magique et en science sacrée. Il s'agit, d'ailleurs, d'un titre honorifique plutôt que du nom d'une f ... Lire la suiteÉcrit par : Robert LINGAT
Le sanskrit n'a pas de mot qui corresponde exactement à notre mot « droit » dans l'acception où l'on prend ce terme quand on parle de droit français, de droit anglais, etc. ; c'est-à-dire un mot pour désigner l'ensemble des règles qui fixent impérativement les rapports entre particuliers, règles à l'observation desquelles ils peuvent être astrein ... Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie ESNOUL
Le terme d'hindouisme s'applique à l'aspect revêtu par le brahmanisme à une époque relativement récente ; bien qu'il fût mis en circulation aux xie et xiie siècles seulement par les envahisseurs islamiques, les réalités qu'il recouvre sont largement antérieures à cet emploi. Lorsque les musulmans parvinrent ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
La réflexion philosophique indienne (tant bouddhiste qu'hindoue) est déterminée par un certain nombre de présupposés, parmi lesquels l'idée que le sujet pensant est modifié, dans sa nature même, par le type de connaissance qu'il acquiert au cours de son existence. Ainsi le salut est-il fonction de ce que l'on sait plutôt que de ce que l'on fait. L ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Le mot sanskrit kalpa signifie d'abord « agencement » et équivaut, dans la littérature védique, à rita (ṛta), qui désigne à la fois l'ordre cosmique, le rite et l'art, grâce à quoi les hommes parviennent à l'harmonie (autre sens du mot rita) avec l'énergie universelle. Cependant, kalpa se réfère plutôt à la litu ... Lire la suiteÉcrit par : Charles MALAMOUD
Le terme sanscrit kāma couvre à peu près le même champ sémantique que le grec erôs : s'y combinent, pour former des configurations variables suivant les textes et les contextes, les notions de « désir » et de « plaisir ». Le kāma sanscrit est avant tout le désir du plaisir des sens, et plus particulièrement du plaisir se ... Lire la suiteÉcrit par : Madeleine BIARDEAU
Substantif dérivé du radical sanskrit kṛ qui signifie « faire » au sens le plus large du terme, karman désigne, dès la littérature la plus ancienne de l'Inde, n'importe quel acte, mais plus particulièrement l'acte rituel, tout rite accompli selon les prescriptions des textes révélés. Comme tel, il relève du vocabulaire technique ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Mot sanskrit que, le plus souvent, on traduit par poète, mais qui a d'abord désigné les chefs d'école responsables de l'élaboration du Veda. À ce titre, le terme de kavi est un autre nom pour qualifier les rishi, ces « prophètes » qui bénéficient de la révélation divine et la traduisent en textes liturgiques. La comparaison avec l'iranien ancien m ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
En Inde, la prédication sectaire à caractère dévotionnel prend volontiers la forme de récitations de textes sacrés, accompagnés de chants et de commentaires parlés. Ce type de manifestation religieuse, d'origine certainement très ancienne, a pris au Moyen Âge le nom sanskrit de bhâjan (bhājana, « participation »), son objectif étant, en e ... Lire la suiteÉcrit par : André PADOUX
Dans le chapitre L'hindouismeDans le brahmanisme, qui a suivi l'époque védique, et jusqu'à l'hindouisme (vers les débuts de l'ère chrétienne), les spéculations sur les mantras semblent relativement peu développées. Pourtant, dans les Brāhmaṇa et les Upaniṣad anciennes, la valeur symbolique de certaines syllabes est proclamée, comme l'est leur fonction cosmiq ... Lire la suite
Écrit par : Anne-Marie ESNOUL
Le substantif sanskrit manu – qu'il soit apparenté ou non à la racine man, penser, car cette étymologie indienne quoique possible n'est pas certaine – signifie « homme ». Manu, comme nom de personne, est celui de l'homme par excellence, le premier être humain, ce sens étant en liaison étroite avec la croyance aux manifestations e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Christian COPPIETERS
Dans l'hindouisme, le terme sanskrit mokṣa, ou moksha (« libération »), désigne la délivrance ultime par laquelle se trouve brisé tout lien avec le cycle des renaissances. En principe, le mokṣa n'est possible que par la mort, mais certains pensent qu'il peut s'obtenir au cours de la vie, quand on adopte l'état du « renonçant soli ... Lire la suiteÉcrit par : André BAREAU
Le mot nirvāṇa désigne la cessation de la transmigration ou succession indéfinie des existences que les Indiens appellent saṃsāra. Il est surtout utilisé dans le bouddhisme où il possède un sens très particulier, la conception du salut étant différente dans cette religion de ce qu'elle est dans l'hindouisme et le jainisme. Le ter ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Monosyllabe qui constitue, selon la tradition hindoue, le mantra par excellence, c'est-à-dire la meilleure expression rituelle sonore du sacré. Les religions indiennes (hindoue, bouddhique, jaïn) utilisent, en effet, dans leurs liturgies respectives, non seulement des chants et des prières de type classique, mais aussi de brèves formules, souvent ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Pour désigner ceux qui sont experts en sciences traditionnelles : rituel védique, beaux-arts, philosophie, etc., le sanskrit utilise volontiers le terme de pandita (c'est-à-dire lettré, homme cultivé) dont nous avons fait « pandit », en transcrivant la prononciation moderne. Il s'agit donc là d'un titre honorifique analogue à swâmî (s ... Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie ESNOUL
Textes de caractère épique dont la composition, sous la forme actuellement connue, s'étale entre le ive et le xive siècle, les purāṇa sont les véritables livres sacrés de l'hindouisme. La traduction la plus littérale de leur nom générique serait « les antiques » ; en glosant un peu, on les appellera ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Parmi les présupposés qui règlent le cours de la réflexion philosophique indienne se trouve l'affirmation qu'à l'existence phénoménale, seule accessible à nos sens, s'oppose une essence à la fois transcendante et immanente. Ainsi dans les upaniṣad et chez les philosophes du Vedānta lit-on que le brahman (l'« absolu »), unique, immuable, t ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Le mot sanskrit sādhu, qui signifie « saint », « excellent », et qui dérive peut-être de siddha, « celui qui détient un siddhi (pouvoir miraculeux) », sert à désigner les hindous qui font vœu de renoncer à la société. La classe des sādhus comprend des saints authentiques appartenant à différentes croyances, mais aussi de ... Lire la suiteÉcrit par : André BAREAU, Yves CONGAR, Louis GARDET, Françoise MALLISON, Universalis
Dans le chapitre L'hindouismeIl est peu de pays au monde où la sainteté soit aussi prisée et populaire qu'en Inde. Que ce soient les sādhu traditionnels de toute robe et de toute obédience qui parcourent le sous-continent, véritables colporteurs des nouvelles sous leur livrée d'ascète et de yogi, que ce soient de brillants intellectuels, réformateurs néo-hindous, phi ... Lire la suite
Écrit par : Jean FILLIOZAT
Dans la religion de l'Inde, la puissance cosmique mère de toute production, appelée en sanskrit Śākti (« énergie »), est l'objet d'un culte particulier, dont les fidèles sont les śākta et qu'on désigne du nom de shaktisme. La śākti est décrite dans les textes shivaïtes comme l'énergie de l'Être suprême, Śiva, dont ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
La tradition philosophique hindoue se présente sous la forme de « systèmes » achevés, chacun se suffisant à lui-même, au moins en théorie. Ce sont autant de « points de vue » (darśanas) sur la doctrine de base qui se veut immuable : foi en la révélation védique, affirmation de la toute-puissance du principe spirituel dans l'homme et dans l'univers ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Déesse hindoue du savoir et des arts, plus particulièrement de la musique, Sarasvatī est à l'origine la personnification de la rivière sacrée du même nom. Elle est aussi identifiée à Vāc, la déesse de la parole. On en fait plus tard l'épouse, la fille ou la petite-fille du dieu Brahmā. Sarasvatī est donc considérée comme la patronne des arts, de l ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Le mot sanskrit smriti (smṛti, « mémoire ») désigne « la Tradition », tandis que shrûti (śrūti, « audition »), désigne « la Révélation », c'est-à-dire l'ensemble des Écritures sacrées, le Veda. L'hindouisme, en effet, s'il se fonde effectivement sur les textes védiques (hymnes du Rigveda et de l'Atharvaveda, tra ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
La tradition hindoue, sous sa forme la plus orthodoxe, classe en deux grandes catégories les textes religieux qu'elle tient pour normatifs : ceux qui relèvent de la Shruti (śruti) et ceux qui appartiennent à la Smriti (smṛti). Ce dernier terme, dont le sens premier est « mémoire », regroupe tous les textes que l'on regarde, certe ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Rituel initiatique hindou réservé aux trois classes sociales (varṇa) supérieures, l'upanayana marque l'entrée d'un enfant mâle dans la vie d'étudiant (brahmacārin) et son admission comme membre à part entière de la communauté religieuse. L'âge auquel on y accède peut se situer entre cinq et vingt-quatre ans, le décalage reflétant ... Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie ESNOUL
Les upaniṣad sont les premiers textes sanskrits dont l'Occident ait eu connaissance : Anquetil-Duperron en publia en 1801, sous le titre d'Oupnekat, une traduction latine fondée sur une version persane. Parmi les textes de la Śruti (Révélation), elles étaient ceux que, lors d'une récitation védique, l'on disait en dernie ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
L'ensemble de la tradition hindoue est divisée en « systèmes » (darśana) qui sont, en fait, des « points de vue », des « façons de considérer le réel », et dont chacun tend à se spécialiser dans un certain domaine : le Védânta (vedānta), par exemple, se voue à l'exposé de la métaphysique ; le Yoga enseigne les moyens concrets d'a ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Diagrammes linéaires (figures géométriques) ou images comportant des paysages, des animaux, des personnages que la tradition indienne, tant hindoue que bouddhique, utilise comme supports de méditation. La contemplation attentive des yantras est censée obliger la pensée à se concentrer sur des formes dont l'intelligence intuitive (buddhi) ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
La tradition indienne, tant hindoue que bouddhique, désigne sous le nom de yoga (« action d'atteler, de maîtriser, de dompter ») une technique de salut originale qui se propose de libérer l'âme de sa condition charnelle par l'exercice de disciplines psychiques et corporelles. Le point de départ en est la croyance en l'existence, à l'intim ... Lire la suite
Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis :
0-9
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.