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Écrit par : Eglal ERRERA
Né à Mahallab al-Nasr (Égypte), Muḥammad ‘Abduh (Mohammed Abdou) reçoit une éducation traditionnelle et entre à l'université d'al-Azhar en 1866 ; là, il subit l'influence de mystiques religieux musulmans — son ouvrage Risālat al-waridat (Traité d'inspirations mystiques, 1874) le manifestera. Djamāl al-Dīn al-Afghānī, qu'il rencon ... Lire la suiteÉcrit par : Zafar Ishaq ANSARI
Juriste et théologien musulman, Abū Hanīfa an-Nu'mān ibn Thābit est le fondateur de la doctrine hanafite du droit musulman, système d'interprétation reconnu comme l'une des quatre principales écoles du droit canonique de l'islam. Le droit hanafite jouit d'un grand prestige, et la plupart des dynasties musulmanes l'ont adopté. Aujourd'hui encore, i ... Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Premier grand penseur de la théologie mu‘tazilite, disciple indirect de Wāṣil b. ‘Atā', Abū l-Hudhayl al-‘Allāf est né à Baṣra et mort à Sāmarā. S'étant initié à la philosophie, il s'oppose vivement aux « physiciens » matérialistes, la dahriyya, qui soutiennent l'éternité du monde, défendant dans les polémiques les grands principes de l'É ... Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Fondateur de l'école de théologie musulmane à laquelle se sont ralliés la majorité des sunnites. Né à Baṣra, mort à Baghdād, al-Ash‘arī, d'abord disciple d'al-Djubbā'ī, quitte le mu‘tazilisme vers 912, à la suite de trois visions qu'il aurait eues du Prophète. Il aurait compris qu'il lui était ordonné d'allier la tradition et la théologie spéculat ... Lire la suiteÉcrit par : Jean JOLIVET
Dans le chapitre Philosophie et religionIci apparaît aussitôt un problème : comment Averroès peut-il être à la fois musulman et aristotélicien, juriste traitant d'obligations fondées sur un texte révélé et philosophe pour qui le monde est éternel ? Averroès s'explique sur ce point, notamment dans son Faṣl al-maqāl (Traité décisif ). Il n'y a pas de contradiction entre ... Lire la suite
Écrit par : Henry CORBIN
Avicenne est un des plus grands noms de la philosophie islamique et l'avicennisme se situe au carrefour de la pensée orientale et de la pensée occidentale. La forme du nom sous lequel Avicenne est traditionnellement connu dans l'histoire de la philosophie et de la médecine en Occident résulte d'une mutation de la forme authentique Ibn Sīnā, advenu ... Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Célèbre prédicateur musulman, né à Médine, mort à Baṣra, dont l'influence sur la formation de la pensée théologique et mystique aux débuts de l'Islam a été importante. Les maximes et aphorismes de Ḥasan al-Baṣrī ont été souvent cités. En voici quelques exemples : « La langue de l'homme sensé est par-derrière son cœur ; quand il veut parler, il réf ... Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
La culture arabo-islamique connaît, au iie siècle de l'hégire, une période de haute élaboration, lorsqu'elle entreprend de réaliser la synthèse des éléments qui la constituent. Une dynastie nouvelle fonde Baġdād qui, très vite, draine vers elle les hommes les plus remarquables de l'empire. Un pouvoir théocratique jette les base ... Lire la suiteÉcrit par : Eva de VITRAY-MEYEROVITCH
Poète persan né à Balkh, dans le Khorasan, mort à Konya, où son père, Bahā al-Dīn Walad, théologien éminent, avait été invité par le sultan seldjoukide à diriger une madrasa. Après avoir passé plusieurs années d'études à Alep et à Damas, où il rencontra sans doute Ibn al-‘Arabī, Djalāl al-Dīn s'installe à Konya, où il enseigne la jurisprudence et ... Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
Docteur ḥanbalite et soufi d'origine persane, ‘Abd al-Qādir al-Djīlānī vécut à Bagdad. Il parvint à concilier l'orthodoxie avec le mysticisme. Il dirigea à Bagdad une école de la secte ḥanbalite et un ribāt (couvent) ; il réunit autour de lui un grand nombre de disciples qui répandirent par la suite ses idées. Pour Djīlānī, le savoir théo ... Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Soufi, disciple de Sarī al-Saqatī et shaykh d'al-Ḥallādj, né à Nihawand dans le Djibāl (ancienne Médie), mort à Baghdād. Les mystiques le tiennent pour un très grand maître et le rangent, avec Muḥāsibī, parmi les représentants de la tendance modérée. Il eut, en effet, le net sentiment que, sans une nécessaire prudence, le mysticisme peut égarer le ... Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Un des grands docteurs de l'ash‘arisme, né et mort près de Nīshāpūr. Toghrul Beg s'étant dressé contre cette école musulmane, dont il considère la doctrine comme une innovation (bid‘a), Djuwaynī se rend à Baghdād, puis au Ḥidjāz ; il y donne un enseignement dans les deux villes de La Mecque et de Médine, ce qui lui vaut le nom honorifique ... Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Grand théologien de l'islam, mais aussi conseiller du calife de Bagdad puis théoricien du droit, al-Ghazālī apparaît surtout, par son énigmatique abandon de l'enseignement et à travers l'orientation critique de ses écrits, comme le défenseur d'une doctrine mystique, qui serait le chemin de la certitude. Profondément musulman de pensée, il a puisé ... Lire la suiteÉcrit par : Osman YAHIA
Prestigieuse figure du soufisme, et l'un des plus grands visionnaires de tous les temps, Ibn ‘Arabī est le théoricien du monisme ontologique et théologal, le grammairien de l'ésotérisme musulman. Sa doctrine a ébranlé le monde de la pensée islamique, suscitant nombre de controverses. Son œuvre, authentique et apocryphe, a dominé la spiritualité is ... Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Originaire d'Alexandrie, Ibn ‘Aṭā Allāh vit et meurt au Caire. Il s'attache à l'école mystique d'al-Shādhilī et a pour maître Abū l-‘Abbās Aḥmad b. ‘Alī al-Anṣārī al-Mursī, mort en 1287. Il écrit sur l'ascétisme et le mysticisme. Son livre intitulé Al-Ḥikam al‘aṭā'iyya a été commenté par Ibn ‘Abbād al-Rundī, mort en 1394. Il est ... Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
De souche andalouse convertie à l'islam, Ibn Ḥazm fut autant homme d'action qu'homme d'étude. Le Collier de la colombe est l'œuvre d'un poète d'une psychologie raffinée qui n'est pas sans affinités avec l'amour courtois ; cependant, ses ouvrages doctrinaux semblent l'emporter. Historien, juriste, théologien, il composa une critique des re ... Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
L'un des plus grands, sinon le plus grand, des jurisconsultes de l'école ḥanbalite. À l'arrivée des Mongols, Taqī al-dīn Aḥmad ibn Taymiyya quitte Ḥarrān, sa ville natale, et se réfugie à Damas, où il enseigne à la mosquée des Umayyades l'exégèse coranique. Il dénonce tout ce qu'il juge innovation (bid‘a) en islām ; en particulier, il att ... Lire la suiteÉcrit par : Yann RICHARD
Né en 1899 à Kho’y (Azerbaïdjan iranien), Abo’l-Qāsem b. ‘ Ali Akbar Musavi Kho’i a connu la vie typique d'un grand théologien chī‘ite. Après des études élémentaires à Tabriz, il accompagne son père, en 1912, à Najaf (Irak) pour y suivre un cursus islamique classique. Najaf présentait l'avantage d'être à l'écart des tumultes politiques qui agitaien ... Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Théologien mu‘tazilite. Disciple d'Abū l-Hudhayl al-‘Allāf, Naẓẓām est remarquable par l'étendue de ses connaissances en matières religieuses et philosophiques. Comme son maître, il combat les dualistes et les « physiciens » matérialistes (dahriyya). Reprenant une distinction d'Abū l-Hudhayl entre les actes des membres et les actes du cœu ... Lire la suiteÉcrit par : Gilbert DELANQUE
Théologien, journaliste et propagateur de la réforme (islāh) de l'islam. Né à al-Qalamūn, village côtier proche de Tripoli (Liban), alors province ottomane, Rashīd Riḍā appartient à une famille descendant du Prophète (ashrāf) ; il fait à Tripoli de bonnes études dans la ligne de la tradition religieuse classique, tout en s'ouvran ... Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Un des penseurs les plus complets de l'islam. Après ses études à Rayy (Ray), où il est né, Fakhr al-Dīn al-Rāzī fait plusieurs voyages qui l'amènent jusqu'aux Indes. Dans plusieurs villes, il a de violentes controverses avec des mu‘tazilites et avec des tenants d'autres écoles juridiques et théologiques. Il prend la fuite pour se fixer à Hārat. So ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DUCASSÉ
Par l'enseignement qu'il revint donner dans sa ville natale, Ṣadr al-dīn Muḥammad ibn Ibrāhīm, connu plus couramment sous le nom de Mollā Ṣadrā-i Shīrāzī (ou Mollā Ṣadrā Shīrāzī), est à l'origine d'une école philosophique, l'école de Shīrāz (Iran), qu'ont révélée les travaux d'Henry Corbin. L'œuvre de Mollā Ṣadrā est immense. Éditée intégralement, ... Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Dans l'islām, Sanūsī représente ce que Louis Gardet et G. C. Anawati appellent l'« ash‘arisme figé ». Disons qu'il est un témoin tardif (après Taftazāni et Idjī) de cette théologie associée à la philosophie qu'a inaugurée Fakhr al-Dīn al-Rāzī, bien qu'il ait jugé bon de critiquer ceux qui mêlent l'enseignement de la philosophie à celui de la théol ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CALMARD
Penseur shī‘ite iranien dont les idées novatrices et originales eurent une influence décisive sur le développement de l'action révolutionnaire qui provoqua la chute de la dynastie Pahlavi en 1978-1979, Shari'ati, fils du ālem (théologien) Mohammad Taqi Shari'ati est né en 1933-1934 (1312 de l'hégire) près de Sabzavār (au Khorāsān). Après ... Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Né à Médine, Wāṣil passa presque toute sa vie à Baṣra. Il suivit d'abord l'enseignement de Ḥasan al-Baṣrī, mais se sépara de lui sur le problème du musulman qui a commis une faute grave (kabīra). Il n'admettait pas que le statut légal (ḥukm) de ce dernier fût celui du musulman croyant. Wāṣil est considéré comme étant le premier t ... Lire la suite
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