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Écrit par : Henry DUMÉRY
Le mot grec agapè signifie affection, amour, tendresse, dévouement. Son équivalent latin est caritas, que nous traduisons par « charité » (dans les textes stoïciens comme dans les textes chrétiens). Généralement, la langue profane emploie agapè pour désigner un amour de parenté ou d'amitié, distinct de l'amour-passion, distinct d ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre Thomas CAMELOT
Dans le chapitre L'école d'AntiocheAntioche devint rapidement un centre intellectuel et théologique important, aux caractéristiques bien marquées. Après l'apologiste saint Théophile, le premier théologien antiochien que nous connaissions est Paul de Samosate (évêque à partir de 260 env.). Dans l'état actuel de nos sources, il est difficile de reconstituer avec certitude l'enseignem ... Lire la suite
Écrit par : Michel MESLIN
Le terme français « charité », dans son usage courant, ne recouvre pas toutes les significations du concept. Il provient du latin caritas, qui désigne un amour d'affection, de tendresse, de bienveillance dans les relations sociales, et il s'oppose à amor, l'amour passion. La charité, fondée sur l'amour de Dieu, est ouverture à l' ... Lire la suiteÉcrit par : Henri-Jacques STIKER
La pratique populaire chrétienne consistant à rendre un culte aux saints, avec les excès ou les mépris qu'elle peut entraîner, a amené les théologiens et l'Église officielle à prendre position à ce sujet. On a admis qu'une forme de culte était légitime vis-à-vis des saints, mais en précisant qu'il fallait la distinguer du culte rendu à Dieu lui-mê ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard DUPUY
Il ne peut y avoir et il n'y a, pour le croyant et pour le théologien chrétien, qu'une seule Église de Jésus-Christ, à la fois visible et spirituelle, humaine et surnaturelle, qui est un article de foi du symbole des Apôtres. Cependant, on rencontre, non seulement dans le langage courant, mais encore dans celui des hommes de loi et même dans celui ... Lire la suiteÉcrit par : Hervé LEGRAND
À la question de savoir ce qu'est l'Église (du grec ekklèsia, convocation), les Églises donnent des réponses théoriques et pratiques dont la divergence a pour conséquence la rupture de l'unité entre les chrétiens, séparés en grandes confessions, dont les trois principales sont le catholicisme, l'orthodoxie et le protestantisme, ce dernier ... Lire la suiteÉcrit par : Michel HULIN
Dans le chapitre Dialectique de l'eschatologie chrétienneLe primitif – dont maintenant près de vingt siècles nous séparent – était foncièrement d'essence eschatologique. Encouragées par les multiples allusions à l'imminence du Royaume qui se trouvent dispersées à travers les Évangiles, les premières communautés chrétiennes ont vécu tendues dans l'attente du prochain retour en gloire et du Jugement derni ... Lire la suite
Écrit par : Joseph DORÉ, Pierre GEOLTRAIN, Jean-Claude MARCADÉ
Dans le chapitre Les discours sur le ChristLe mot « christologie » francise le grec logos pour le faire désigner la parole ou, mieux, le « discours », qui porte, en ce cas, sur christos. Un christos qui fait penser d'emblée à celui que les chrétiens appellent « le Christ » et dont ils tirent justement leur nom. Cette sommaire explication de mots peut suffire à poser au mo ... Lire la suite
Écrit par : André DUMAS
La doctrine chrétienne de la justification de l'homme par Dieu exprime à la fois l'exigence radicale que Dieu a envers l'homme et le salut radical que Dieu donne à cet homme qui ne répond pas à cette exigence. La justification maintient ainsi la justice de Dieu, qui n'a pas « pour métier de pardonner », ainsi qu'ironisait Voltaire, et elle annonce ... Lire la suiteÉcrit par : André PAUL
Dans la langue technique des exégètes et des théologiens actuels, le mot « kérygme », décalqué du grec kêrygma, « prédication », « proclamation » (celle de Jonas en Matth., xii, 41), désigne cette activité des disciples de Jésus qui consistait dans l'annonce de la présence vivante du Christ ressuscité, autrement dit dans la procl ... Lire la suiteÉcrit par : Édouard JEAUNEAU
Parler du mystère, c'est le profaner, autrement dit, le détruire. Aussi bien, la règle fondamentale des anciennes religions à mystères, qui ont fleuri dans le monde méditerranéen, était-elle le silence : les initiés l'ont bien gardé. Seuls quelques renseignements, fragmentaires et elliptiques, nous ont été transmis par les écrivains grecs (Lucien, ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques POHIER
Les expériences et les notions ayant trait à l'ordre du mal sont très diverses : depuis les sentiments plus ou moins conscients de honte, d'impureté ou de culpabilité, jusqu'au jugement moral le plus élaboré de la conscience, en passant par la transgression d'une loi (loi d'un groupe social, loi de la raison ou de la nature) ou par la conviction q ... Lire la suiteÉcrit par : André-Marie DUBARLE, André DUMAS
Le terme de péché originel a été créé par saint Augustin, probablement en 397, pour désigner l'état de péché dans lequel se trouve tout homme du fait de son origine à partir d'une race pécheresse ; et, ultérieurement, il a été étendu au péché d'Adam, premier père de l'humanité. La doctrine du péché originel, dont le germe est contenu dans les Écri ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Dans la théologie chrétienne, la pneumatologie (du grec pneuma, « esprit ») est l'étude et la célébration de l'Esprit saint, troisième personne de la Trinité, envisagé soit au sein du mystère divin (la « procession » du Saint-Esprit), soit dans la manifestation de ce mystère et la communication de la vie divine (que saint Paul et les Père ... Lire la suiteÉcrit par : André DUMAS
La prédestination est la doctrine biblique et théologique selon laquelle Dieu choisit d'aimer l'homme, de l'appeler avant son savoir, de le sauver avant ses mérites, de le maintenir dans la fidélité de cet appel et de ce salut avant le terme de sa vie, de condenser ainsi dans un acte de libre amour ce qui se déroule dans la multiplicité variable d ... Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Il prolonge l'ambivalence du sentiment de la mort dans la tradition catholique. Apparue avec le péché, contre le dessein du Créateur, la mort est une malédiction (Rom., v, 12) ; mais le Christ, vainqueur à la fois du péché (par la Rédemption) et de la mort (par la Résurrection), a transformé toute malédiction en épreuve, en chance de rach ... Lire la suiteÉcrit par : Gilbert GIANNONI
Au cœur du Moyen Âge latin, la somme théologique marque le triomphe de l'esprit de synthèse pour l'exploration organique des propositions de la foi. Cette confiance traduit une nouvelle vision du monde (ordinata collectio creaturarum) selon laquelle l'harmonie, l'ordre scellent les épousailles de la raison et de la religion. Il ne s'agit ... Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre Le contexte « théologique » : AugustinLa philosophie de la volonté d'Aristote n'aurait pas développé toutes ses ressources si elle n'avait été relayée, dans l'Occident chrétien, par une réflexion proprement théologique qui, d'une triple façon au moins, a affecté l'anthropologie philosophique jusqu'à Kant. C'est d'abord sur le fond d'une méditation sur le mal, ou péché, que s' ... Lire la suite
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