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Écrit par : Christian BIET
Après avoir polémiqué avec Port-Royal en défendant le théâtre dans un pamphlet anonyme (Lettre à l'auteur des « Hérésies imaginaires », 1666), Racine (1639-1699) conquiert la Cour. Henriette d'Angleterre, belle-sœur du roi, assiste aux lectures préliminaires d'Andromaque, les comédiens de l'Hôtel de Bourgogne répètent avec l'aute ... Lire la suiteÉcrit par : Aliette ARMEL
Rares sont les œuvres, créées dans la Grèce classique, qui aient connu une postérité semblable à celle d'Antigone et un foisonnement aussi vigoureux d'adaptations que celui suscité par la pièce la plus célèbre de Sophocle : Hölderlin la traduit en 1804, Anouilh en propose une version audacieuse et moderne en 1946, Brecht l'adapte en 1947, ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
À Versailles, devant Louis XIV et le dauphin, le 5 janvier 1691, on vit pour la première fois Athalie, tragédie en cinq actes et en vers de Jean Racine (1639-1699). Sans costumes ni décor, cette tragédie biblique inspirée du Livre des Rois et du Livre des Chroniques fut représentée par les demoiselles de Saint-Cyr, chères à madame de Main ... Lire la suiteÉcrit par : Paul ZUMTHOR
Des raisons philologiques et littéraires incitent à dater des environs de 1200 et à localiser dans le nord de la région picarde la composition de cette œuvre anonyme, charmante, tendre et ironique, colorée, l'une des plus parfaites de ce temps. Par sa forme, elle est unique : l'auteur, dans sa conclusion, la qualifie de « chantefable », mot très p ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Britannicus (1669) était, selon certains, trop immoral et trop complexe, Bérénice (1670) trop élégiaque et trop simple. Bajazet (1672) sera violent, sans abandonner ni le romanesque ni le goût galant. Racine (1639-1699), adulé par le public mondain, finalement reconnu par les dramaturges, écrit maintenant une pièce par a ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Concurrent de Pierre Corneille – qui, au même moment, écrit Tite et Bérénice –, Jean Racine (1639-1699) signe avec Bérénice (1670) l'un de ses plus grands succès. L'œuvre est une tragédie expérimentale : peu de vers (1 506), peu de scènes (29), trois personnages majeurs, une intrigue qui trouve sa source chez Suétone : « dimi ... Lire la suiteÉcrit par : Anouchka VASAK
Écrivain de la démesure et du malaise dans la civilisation, Henrik Ibsen (1828-1906) est un auteur phare du théâtre contemporain. Durant la saison 2004-2005, de nouvelles mises en scène d'Hedda Gabler (par Éric Lacascade, Théâtre de l'Odéon-Ateliers Berthier à Paris), Maison de poupée (par Thomas Ostermeier, Théâtre des Célestins ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
De Bruno Boeglin, qu'il avait invité en 1979 au Centre dramatique national des Alpes, Georges Lavaudant disait alors : « Il est l'un des rares poètes de la scène. » La phrase a conservé sa pertinence. Hors du temps, hors des modes, Bruno Boeglin est l'homme d'un théâtre qui ne ressemble qu'à lui-même. S'il s'est peu confronté aux classiques (T ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Joué pour la première fois à l'Hôtel de Bourgogne, le 13 décembre 1669, Britannicus, tragédie en cinq actes et en vers de Jean Racine (1639-1699), est une réflexion sur l’histoire, la politique, les calculs de cour, autrement dit un texte qui rencontre directement les questions de légitimité, de souveraineté, et de tyrannie. Britannic ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel BATAILLON, Universalis
Par le mystère de son anonymat, par sa genèse qui laisse apparaître des strates successives, par son succès populaire, La Célestine présente le cas typique du chef-d'œuvre étrange qui intrigue les érudits sans perdre auprès de son public sa force et sa verdeur. Souvent imitée en Espagne depuis Feliciano de Silva (Seconde Comédie de Cé ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Après la querelle du Cid (1637) et un silence de trois années, Corneille (1606-1684) composa coup sur coup Horace et Cinna (dont les premières représentations eurent lieu en 1640 ou 1641), deux pièces romaines à fin heureuse. Il ne fit éditer Cinna qu'en 1642, pour éviter qu'elle ne tombe trop vite dans le domai ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Après la publication des quatre Sonates (1902-1905), encore dans l'esthétique du modernisme, Ramón del Valle-Inclán (1866-1936) fait paraître les romans de La Guerre carliste (1908-1909) et les Comédies barbares, qui évoquent, dans un style plus réaliste, des aspects de l'époque historique contemporaine. Trois drames en ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Il y un côté « hussard noir » du théâtre chez Christian Schiaretti. Successeur depuis 2002 de Roger Planchon à la tête du T.N.P. à Villeurbanne, après avoir été dix ans directeur du Centre dramatique national de Reims, il ne cesse d'y défendre un théâtre ancré dans le politique et dans l'Histoire, frappé du double sceau de la décentralisation et d ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Le 28 décembre 1897, Cyrano de Bergerac était créé à Paris, au théâtre de la Porte Saint-Martin. Auteur déjà, à vingt-neuf ans, de deux pièces oubliées aujourd'hui – Princesse lointaine et La Samaritaine –, Edmond Rostand pensait courir à la catastrophe. À peine la représentation achevée, le public lui fit un triomphe ; ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
En signant la mise en scène de Danse de mort (1900), Matthias Langhoff a fait en avril 1996 son entrée à la Comédie-Française, inscrivant du même coup la pièce d'August Strindberg au répertoire de la Maison de Molière. Double irruption, donc, fracassante et spectaculaire, placée à plus d'un titre sous le signe de la destruction. Et puisqu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
Cette pièce en onze tableaux de Bertolt Brecht (1898-1956) relate « l'inexplicable corps à corps de deux hommes » et « le naufrage d'une famille » dans la ville géante de Chicago. Une première version intitulée Dans la jungle, écrite en 1921-1922 (et publiée seulement en 1968), fut représentée le 9 mai 1923 au Residenztheater de Munich da ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
Dès 1976, Bernard-Marie Koltès (1948-1989), qui a d'abord été metteur en scène, se consacre à l'écriture dramatique. Combat de nègre et de chiens (1980), Quai Ouest (1986), Dans la solitude des champs de coton (1987) et Roberto Zucco (1989), en font un des dramaturges les plus remarqués de la fin du xx ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
À travers sa mise en scène d'Elvire Jouvet 40, d'après les carnets de travail de Louis Jouvet, Brigitte Jaques s'était intéressée au Dom Juan de Molière, aux rôles et à la manière de les dire. Cette fois, sans abandonner le travail de l'acteur, elle se tourne aussi vers Le Festin de pierre. C'est en effet, le premier nom ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Le 15 février 1665, Molière (1622-1673) donne Dom Juan, une comédie fort dangereuse, à la suite de Tartuffe qui venait d'être interdit. Quinze jours après la première, les pressions de toutes sortes et la prudence font que l'écrivain retire sa pièce : Le Festin de pierre, cette version originale qui n'a pas été imprimée, ... Lire la suiteÉcrit par : Line COTTEGNIES
Dans cette tragédie sombre et violente (1633), John Ford (1586-env. 1639) poursuit l'exploration de la pathologie des passions déviantes qu'il avait menée dans ses autres pièces, en montrant l'amour incestueux de Giovanni, jeune étudiant frais émoulu de l'université de Bologne, et de sa propre sœur, la belle Anabella. La pièce semble de prime abor ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
Don Carlos, Infant d'Espagne est écrit entre 1783 et 1787. Cette longue période de composition reflète les hésitations de Schiller quant à l'orientation générale et à la forme de sa pièce. Elle est d'abord conçue comme un « drame de famille dans une maison princière », dont le personnage principal est le fils de Philippe II, l'infant d'Es ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Représenté pour la première fois à Madrid, en 1844, Don Juan Tenorio de José Zorrilla (1817-1893) est vite devenu, dans le monde hispanique, une œuvre extrêmement célèbre. Ce drame « religieux et fantastique » fut longtemps joué chaque année, à l'occasion de la fête des morts. Plus que de Tirso de Molina (L'Abuseur de Séville, 16 ... Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
Deux drames historiques joués en 1996 nous ont fait revivre un grand pan de l'histoire de l'Angleterre au Moyen Âge, deux époques de guerres étrangères (menées contre l'Écosse, l'Irlande, la France) et, surtout, civiles : les féodaux s'y affrontent à des rois faibles et méprisés pour leur prodigalité et leur conduite licencieuse. Les auteurs, Marl ... Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Après Amphitryon 38 (1929) et La guerre de Troie n'aura pas lieu (1935), Électre est la troisième œuvre dramatique de Jean Giraudoux (1882-1944) inspirée de l'Antiquité grecque. Confiée à la troupe de Louis Jouvet qui la créa le 13 mai 1937 au théâtre de l'Athénée (il interprétait le rôle du mendiant), elle connut un gra ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
En janvier 1953 retentit au théâtre Babylone le bruit d'une curieuse bombe, dont l'explosion allait bouleverser le monde du théâtre et de la littérature contemporaine. Dans cette salle parisienne alors en faillite que dirigeait Jean-Marie Serreau, Roger Blin mettait en scène En attendant Godot de Samuel Beckett (1906-1989), sa deuxième pi ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
La genèse de l'œuvre sans doute la plus universellement connue de Goethe (1749-1832) fut particulièrement longue. Dans le prolongement de la version primitive et non publiée (Urfaust), Faust I (Faust. Une tragédie) fut achevé le 25 avril 1806 et publié en 1808. Les sources de la matière faustienne étaient, pour l'essenti ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Né à Fiume, grandi à Belgrade, Budapest, Presbourg, Vienne et Munich, Ödön von Horváth (1901-1938) n'a cessé de dénoncer les frustrations et les dérives d'une petite-bourgeoisie qui allait faire le lit du national-socialisme. Ainsi que l'écrivit Klaus Mann, il aurait pu, comme tant d'autres, « très bien s'arranger avec l'Allemagne nazie ». Mais « ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Comme Peribañez et le Commandeur d'Ocaña (1614), ou Le Meilleur Alcade, c'est le roi (1635), deux pièces composées par le grand dramaturge espagnol Felix Lope de Vega Carpio (1562-1635), Fuenteovejuna est un drame de commandeurs. Écrite vers 1612-1614 vraisemblablement, cette pièce de théâtre, l'une des plus célèbres des ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Didier WAGNEUR
« Ici, en écrivant que Blaise a écrit le mot fin, aujourd'hui 19 mars de l'an 2004, nous Florence Delay et Jacques Roubaud, scribes de langue française, achevons notre livre Graal Théâtre. Il contient tout ce qu'il doit contenir et nul après nous ne pourra y ajouter ou retrancher sans mentir. » Blaise de Northombrelande à qui Merlin aurai ... Lire la suiteÉcrit par : Béatrice PICON-VALLIN
La troupe de Piotr Fomenko est venue en France pour la troisième fois en 2002. À la suite de Loups et brebis d'Ostrovski (festival d'Avignon, 1997), réinvité en 1998 par le festival d'Automne avec La Noce de Tchekhov, c'est en première européenne que le théâtre des Gémeaux a accueilli Guerre et Paix, cette fois à l'occas ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
Ce texte dramatique de Heiner Müller (1929-1995), écrit en 1977, divisé en cinq parties, provient d'un projet initial conçu en 1961, qui était de transposer l'histoire d'Hamlet à Budapest après la révolte de 1956 : Hamlet est le fils d'un dirigeant communiste victime des purges staliniennes puis réhabilité. Mais l'auteur constate son impuissance à ... Lire la suiteÉcrit par : Line COTTEGNIES
La Tragique histoire d'Hamlet, prince du Danemark (représentée en 1601 et en 1603) est probablement la tragédie de William Shakespeare (1564-1616) qui a fait couler le plus d'encre, tant est grand le pouvoir de fascination de son héros. C'est une pièce complexe, foisonnante, qui s'inscrit dans le contexte de la « tragédie de vengeance » – ... Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
Au sein de la magistrale œuvre dramatique du Norvégien Henrik Ibsen (1828-1906), Hedda Gabler (1890), pièce en quatre actes, occupe une place centrale avec Une maison de poupée (1879). Elle relate le destin tragique d'une femme qui n'a pas su donner un sens à son existence. Dans un milieu bourgeois et puritain, la belle et fantas ... Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Le 25 février 1830, a lieu à la Comédie-Française la première d'Hernani (sous-titré d'abord L'Honneur castillan, puis La Jeunesse de Charles-Quint), drame en cinq actes de Victor Hugo (1802-1885). Le spectacle, ce soir-là, est surtout dans la salle : entre tenants de la tragédie classique et défenseurs du drame romantiqu ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
On a coutume de lire Horace (joué en 1640 au théâtre du Marais, publié en 1641) et Cinna (probablement jouée en 1641 au théâtre du Marais, et publiée en 1643) comme des tragédies idéalisantes où se met en place un équilibre dramaturgique. L'ambition y est guidée par la volonté dans une voie vertueuse, vers une soif de gloire aris ... Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Deuxième pièce écrite par Jean-Paul Sartre (1905-1980), Huis clos fut représenté pour la première fois au théâtre du Vieux-Colombier à Paris, le 27 mai 1944, avant d'être publié chez Gallimard l'année suivante. Après Les Mouches (1943), parabole sur la résistance en pleine Occupation, Sartre semblait s'éloigner d'un théâtre engag ... Lire la suiteÉcrit par : Anouchka VASAK
Giorgio Strehler n'aimait pas L'Éventail : « Les gens du peuple, disait-il, ne sont pas comme ça. » Luca Ronconi, qui lui a succédé à la tête du Piccolo Teatro de Milan, met en scène Il Ventaglio, de Carlo Goldoni et le monte à Paris, à l'Odéon-Théâtre de l'Europe en italien surtitré, en cette année 2007, qui marque le trois cent ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
Jean Giraudoux (1882-1944) a situé l'action d'Intermezzo (1933), comédie en trois actes, dans une petite ville de la province française semblable à celle dont il était originaire (Bellac). Ce qui n'empêche pas le dramaturge, derrière le pittoresque attendri et l'ode aux vertus régénérantes de la vie comme elle va, de mettre en évidence le ... Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Des grands tragiques grecs, Euripide (480 env.-406 av. J.-C.) est sans doute celui qui a le plus nettement contribué au renouvellement du genre. Iphigénie à Aulis est sa dernière pièce, l'ultime tragédie qu'il composait lorsqu'il mourut en 406 avant J.-C. Comme Antigone, Iphigénie est une de ces figures universelles qui incarnent le confl ... Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Composé au milieu du xiie siècle, sans doute en milieu anglo-normand, le Jeu d'Adam (intitulé dans le manuscrit unique Ordo representationis Ade) est le premier exemple européen de texte dramatique presque entièrement écrit en français. Par son sujet, le Jeu s'inscrit sans doute dans la tradition déjà ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
Mis à part Le Gardien de tombeau, une pièce énigmatique et relativement méconnue, Franz Kafka n'a pas écrit pour le théâtre. On recense pourtant de nombreuses tentatives de porter son œuvre à la scène (Le Procès, créé dernièrement au festival d'Avignon par Dominique Pitoiset, l'atteste), et ses romans ont souvent fait l'objet d'u ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Publiée en 1630, cette comedia, l'une des plus célèbres du théâtre espagnol du Siècle d'or, fut probablement composée avant 1620. L'attribution à Tirso de Molina (1580 env.-1648) demeure aujourd'hui encore incertaine. L'Abuseur de Séville s'inspire d'anciennes légendes et poèmes populaires, où apparaissent les motifs de l'insulte ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
C'est avec très peu de moyens que le metteur en scène Nicolas Bataille créa au théâtre des Noctambules, à Paris, en mai 1950, La Cantatrice chauve , première pièce d'Eugène Ionesco et probablement la plus emblématique de ce qu'on nommera en France « le théâtre de l'absurde ». L'intérieur victorien s'y réduisait à quelques meubles, et l'on ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
La Tragi-comédie de Calixte et Mélibée, publiée en 1502, est l'édition définitive de l'œuvre couramment appelée la Célestine, en vingt et un actes. Cinq actes avaient été ajoutés à la première édition intitulée Comédie de Calixte et Mélibée, publiée en 1499 à Burgos, qui n'en comptait que seize. À l'exception du premier ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Le 17 mars 2009, Alain Françon a signé son dernier spectacle en tant que directeur du Théâtre national de la Colline, avant de céder la place à Stéphane Braunschweig, ancien directeur du Théâtre national de Strasbourg. En l'espace de douze années, il aura fait de cette institution l'un des fleurons de la création théâtrale en France. Pour cet ulti ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
La Chatte sur un toit brûlant (Cat on a hot tin roof, 1955), comme grand nombre d'œuvres de Tennessee Williams (1911-1983), doit sa renommée au cinéma plus encore qu'au théâtre, grâce notamment à la qualité des interprètes (Elizabeth Taylor et Paul Newman, dans une réalisation de Richard Brooks de 1958) qui donnèrent vie à l'écra ... Lire la suiteÉcrit par : Liliane KERJAN
Dans La Chèvre, ou Qui est Sylvia ?, Edward Albee n'est ni tout à fait le même ni tout à fait un autre si l'on se réfère aux pièces restées dans les mémoires comme Zoo Story (1959), Qui a peur de Virginia Woolf ? (1962) ou Delicate Balance (1966). Créée le 10 mars 2002 au Golden Theatre de New York, La Chèvr ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Fantôme tout habillé de noir, le geste las, le pas lent, elle apparaît, comme surgie d'outre-tombe, dans l'encadrement d'une porte. Son visage se dévoile. Dans la salle, chacun retient son souffle. Le regard perdu, elle esquisse une moue, comme si sa bouche n'était pleine que du goût de la mort, puis s'en va... Isabelle Adjani joue La Dame aux ... Lire la suiteÉcrit par : Denise COUSSY
Écrite à l'occasion des cérémonies de l'indépendance du Nigeria en 1960, la première pièce du dramaturge nigérian Wole Soyinka (né en 1934), La Danse de la forêt, est un texte qui, pour une œuvre de commande, témoigne d'une étonnante liberté de ton et d'esprit. À l'origine, il s'agit ... Lire la suiteÉcrit par : Anouchka VASAK
S'il est une mise en scène qui a marqué notre époque, c'est bien celle que Patrice Chéreau donna de La Dispute de Marivaux (1688-1763) en 1973. Pour qui assista à cette « fête noire », l'impression fut indélébile. Il faut pourtant revenir au texte de cette pièce en un acte, « la plus subtilement métaphysique de ce théâtre métaphysique » ( ... Lire la suiteÉcrit par : Line COTTEGNIES
Jouée sans doute en 1613, mais publiée en 1623, La Duchesse d'Amalfi est une tragédie qui puise aux mêmes sources que ces méditations baroques sur la mort que furent les vanités. Elle est le chef-d'œuvre de John Webster (1580-1625), par ailleurs auteur d'une autre tragédie dans la même veine, Le Démon blanc (1611), mais aussi de ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
Pièce en trois actes, La Grande Magie compte parmi les plus importantes de l'auteur napolitain Eduardo De Filippo, né le 24 mai 1900 et mort à Rome le 31 octobre 1984. Comédien et dramaturge parfois comparé à Molière, il a lui-même défini – lors d'un discours prononcé à l'Accademia dei Lincei en 1973 – les lignes directrices qui ont animé ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric MAURIN
Créée à la Schaubühne de Berlin en 1991, dans une traduction de Peter Handke, la mise en scène de La Maladie de la mort par Robert Wilson a dû attendre sa reprise au Théâtre Vidy-Lausanne, en 1996, pour être jouée dans le texte original de Marguerite Duras. Cette seconde version du spectacle, semblable à la première dans son dessin généra ... Lire la suiteÉcrit par : Anouchka VASAK
Comment expliquer l'insistante présence de Büchner sur les scènes françaises, notamment lors de la saison 2001-2002 ? Comment expliquer par ailleurs la transposition à la scène de Lenz, ce récit de l'errance du poète allemand dans les vallées vosgiennes ? Pour le dire autrement : à quoi tient la modernité de Büchner ? Quelle réflexion sur ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène HENRY
En 1895, Anton Tchekhov (1860-1904), médecin et écrivain, est l'auteur fécond et déjà célèbre de récits humoristiques, de nouvelles (Les Contes de Melpomène, 1884 ; Récits bariolés, 1886) qui réinventent le genre, d'un reportage saisissant sur le bagne de l'île Sakhaline (L'Île de Sakhaline, 1894) et de plusieurs pièces ... Lire la suiteÉcrit par : Line COTTEGNIES
Cette comédie majeure de William Shakespeare (1564-1616), publiée pour la première fois en 1623, fut sans doute écrite pour être jouée à l'Épiphanie de 1601. Moment où le temps païen reprend le pas sur le temps chrétien, la « Douzième Nuit », pour reprendre le titre original de la pièce (Twelfth Night or What you Will) était, dans le cale ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
La Persécution et l'assassinat de Jean-Paul Marat représentés par le groupe théâtral de l'hospice de Charenton sous la direction de Monsieur de Sade, pièce en deux actes et trente-trois tableaux du dramaturge allemand Peter Weiss (1916-1982), fut rédigée en 1963 et remaniée l'année suivante. La première représentation eut lieu en avril 19 ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
La Reine morte (1942) d'Henry de Montherlant (1895-1972) est inspirée d'une pièce de l'auteur espagnol du Siècle d'or Luis Vélez de Guevara, Régner après sa mort (Reinar despuès de morir, 1652), consacrée à l'histoire tragique d'Inès de Castro. La création eut lieu le 8 décembre 1942 à la Comédie-Française dans une mise ... Lire la suiteÉcrit par : Line COTTEGNIES
Comptant parmi les dernières pièces de William Shakespeare (1564-1616), La Tempête, qui fut jouée pour la première fois en 1611, est une tragi-comédie romanesque, comme Pericles (1609) ou Le Conte d'hiver (1623). Ce genre dramatique est caractérisé par un dénouement heureux succédant à des événements dramatiques, et acco ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis JOUBERT
Publiée pour la première fois en 1963, La Tragédie du roi Christophe est, avec le Cahier d'un retour au pays natal, l'œuvre majeure du Martiniquais Aimé Césaire (1913-2008). Elle fut créée l'année suivante au festival de Salzbourg, dans une mise en scène de Jean-Marie Serreau, avec l'acteur sénégalais Douta Seck dans le rôle prin ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise DECROISETTE
Lorsque les trois comédies composant La Trilogie de la villégiature sont représentées pour la première fois en octobre 1761, à Venise, au théâtre San Luca, Carlo Goldoni (1707-1793) a cinquante-quatre ans. Depuis son entrée dans le monde du théâtre en 1748, il a réussi à imposer aux acteurs le jeu « prémédité », le respect du texte et de ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Chef-d'œuvre du théâtre universel, La vie est un songe, de Pedro Calderón de la Barca, fut écrit en 1634-1635, sous le règne de Philippe IV, et publié à Madrid, en 1636. Les éléments esthétiques de la culture baroque, dont cette comedia est un témoignage éclatant, expliquent la structure de la pièce : la double intrigue, l'orneme ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
C'est en 1956 au Schauspielhaus de Zurich, dans une mise en scène d'Oscar Wälterlin que fut créée La Visite de la vieille dame, du dramaturge suisse Friedrich Dürrenmatt (1921-1990). La pièce valut à son auteur une consécration internationale et fut mise en scène par Peter Brook et Giorgio Strehler. Sa création française, due à Jean-Pierr ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre FRANTZ
Le Barbier de Séville, ou la Précaution inutile fut créé à la Comédie-Française le 23 février 1775 dans une version en cinq actes et connut un échec retentissant. Mais Beaumarchais (1732-1799) sut revoir rapidement sa pièce pour la resserrer en quatre actes. Ce fut alors un triomphe mémorable, et le premier grand succès au théâtre de l'au ... Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
Deux pièces de Luigi Pirandello ont été représentées simultanément en octobre 1997, à Paris (Théâtre de l'Atelier) et à Villeurbanne (T.N.P.) Si Le Bonnet de fou (mise en scène de Laurent Terzieff) est fort peu connu, il n'en va pas de même pour Six Personnages en quête d'auteur (mise en scène de Jorge Lavelli), dont la création ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
D'abord joué en janvier 1637 sous la bannière de la tragi-comédie, Le Cid de Pierre Corneille (1606-1684) connaît immédiatement un grand succès au théâtre du Marais. La « Querelle du Cid » s'ouvre quelques semaines après la première représentation, en avril 1637, avec les Observations sur « Le Cid » du dramaturge et acad ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
L'École des femmes, de Molière. À peine a-t-on prononcé ces quelques mots que tout se met en place. Le premier combat de Molière travesti en Arnolphe, les Maximes du mariage comme passage obligé du tyran domestique, le jeu des quiproquos. Et une pièce jugée éclatante, une comédie autobiographique, un mélange des genres efficace – ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Après le succès de L'École des maris (1661), Molière (1622-1673) décide de reprendre la même intrigue : une jeune fille échappe à son tuteur, un barbon, pour épouser un jeune homme qu'elle aime et dont elle est aimée. Le naturel et l'innocence triomphent du pouvoir et de l'argent. La farce venue de la tradition médiévale nourrit le ridicu ... Lire la suiteÉcrit par : Line COTTEGNIES
Le Conte d'hiver, qui compte parmi les quatre dernières pièces de William Shakespeare (1564-1616), appartient au genre hybride des « romances », ou tragi-comédies romanesques, au même titre que La Tempête. Joué en 1611, il est publié pour la première fois en 1623 dans les œuvres complètes (posthumes) de Shakespeare. Son titre évo ... Lire la suiteÉcrit par : Line COTTEGNIES
L'auteur de The Tragical History of Doctor Faustus (créée entre 1588 et 1592, première publication en 1604) est un personnage presque aussi mythique que son héros : poète et dramaturge talentueux, espion, grand amateur de vin et de garçons, intellectuel proche des milieux de libres-penseurs, Christopher Marlowe (1564-1593) fut assassiné l ... Lire la suiteÉcrit par : Anouchka VASAK
« Il n'y a plus, à proprement parler, de spectacles publics. Quel rapport entre nos assemblées au théâtre dans les jours les plus nombreux, et celles du peuple d'Athènes ou de Rome ? » Parce qu'il n'y a plus d'assemblée civique, et pour « intéresser » l'homme éclairé du xviiie siècle, il faut un nouveau genre, plus proche de lu ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Révélé en France en 1996 avec Murx den Europäer ! Murx ihn ! Murx ihn ! Murx ihn ab ! (Bousille l'Européen ! Bousille-le ! Bousille-le ! Bousille-le bien !), Christoph Marthaler, qui officia cinq ans à la tête du Schauspielhaus de Zurich, avant d'en être évincé en 2004, y est revenu régulièrement pour y présenter des créations or ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
Cette « pièce populaire en trois parties » de l'Autrichien Ödön von Horváth (1901-1938) fut écrite en 1930-1931, et créée le 2 novembre 1931 au Deutsches Theater de Berlin. Elle y remporta un triomphe, dans une mise en scène de Heinz Hilpert, avec notamment Carola Neher et Peter Lorre. Publiée la même année, elle valut à son auteur le prix Kleist, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
« Je considère la forme du conte de fées, mélangée à la farce, comme particulièrement indiquée par les temps qui courent, puisque à travers cette forme, on peut dire beaucoup de choses qu'autrement, il serait impossible de dire », écrit Ödön von Horváth en 1935, à l'époque où il rédige Le Jugement dernier. Il est alors interdit de séjour ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre FRANTZ
Le Mariage de Figaro , comédie en cinq actes, créée à la Comédie-Française le 27 avril 1784, est sans aucun doute le grand succès théâtral du xviiie siècle (73 représentations au cours de la seule saison 1784-1785). C'est aussi l'œuvre dramatique la plus profondément novatrice entre la période classique et l'aube du ... Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
Quand Witold Gombrowicz embarque pour l'Argentine, en août 1939, c'est dans la perspective d'y demeurer seulement quelques mois. Il n'en reviendra que vingt-trois ans plus tard, invité à Berlin-Ouest par la fondation Ford et le Sénat. En 1963, Jorge Lavelli crée Le Mariage, qui lui vaut de remporter le Concours des jeunes compagnies. il m ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Dès Boileau et la fin du xviie et surtout durant le xviiie siècle, on n'a cessé de célébrer Le Misanthrope de Molière (1622-1673) : une pièce aussi harmonieuse, aussi rigoureuse, en un mot une comédie aussi sérieuse a enfin réussi à légitimer le comique en le rendant moral. De plus, s'il prend bien ... Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
Claude Régy est le metteur en scène à qui nous devons le plus de révélations en France d'auteurs dramatiques étrangers. En 1999, c'est le Norvégien Jon Fosse qu'il nous fait connaître en montant Quelqu'un va venir. L'auteur, né en 1959, a déjà publié une quinzaine de romans, d'essais et de recueils de poésie. Il ne s'est mis à écrire pour ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
Rien de plus comique que le Révizor de Nicolas Gogol (1836), trônant au sommet du patrimoine théâtral russe. Mais aussi, rien de plus politique que cette fable de la corruption, en des temps où les classes dirigeantes doivent soutenir le siège de la suspicion généralisée. Rien de plus métaphysique, enfin, que cette ironique parabole où l' ... Lire la suiteÉcrit par : Line COTTEGNIES
Publié pour la première fois en 1608, Le Roi Lear, dont Victor Hugo admirait la « construction inouïe », est l'une des grandes tragédies de la maturité de William Shakespeare (1564-1616), l'une des plus intensément émouvantes aussi. Inspirée entre autres du chroniqueur médiéval Holinshed, mais aussi d'une pièce anonyme jouée en 1590 ( ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
Le nom de TG STAN a valeur de manifeste. Les initiales TG renvoient en flamand à Toneelspelersgezelshap (Compagnie d'acteurs) ; quant au sigle STAN, il signifie Stop Thinking about Names (« Cessez de penser aux noms »). Voilà qui définit le programme de ce collectif théâtral né il y a une douzaine d'années et regroupant des coméd ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
L'argument des Bonnes (1947, nouvelle version en 1958), fut fourni à Jean Genet (1910-1986) par un fait divers survenu en 1933 : le crime des sœurs Papin, au Mans. De l'événement originel, la pièce a conservé une trame policière indécise, occupant l'arrière-plan du drame. On se gardera d'autre part, indique l'auteur dans un texte datant d ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
L'écrivain et publiciste viennois Karl Kraus (1874-1936), directeur et auteur de la revue Die Fackel (La Torche) fut sans doute le plus virtuose des satiristes et polémistes de langue allemande. Pour lui, les faits de langue étaient le révélateur le plus sûr de la constitution éthique et esthétique d'une culture et d'une personna ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre FRANTZ
Les Fausses Confidences, comédie en trois actes de Marivaux (1688-1763), fut représentée pour la première fois le 16 mars 1737 au Théâtre-Italien. C'est la dernière des « grandes » pièces de l'auteur. À bien des égards, elle représente un aboutissement de l'évolution de son œuvre dramatique vers une forme de comédie en prose marquée par u ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Avant-dernière comédie de Molière (1622-1673), Les Femmes savantes font écho aux Précieuses ridicules (1659) qui ont ouvert la carrière parisienne de l'auteur. Sur le même motif (les femmes et leur volonté de prétendre au savoir et à l'art dans une société de salon), Molière est passé d'une pièce en un acte et en prose, fondée su ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
« Dans ce sac ridicule où Scapin s'enveloppe, /Je ne reconnais plus l'auteur du Misanthrope. » (Boileau, Art poétique). On a souvent tort de s'en remettre aveuglément à Boileau en matière de comédie. Son jugement sur Les Fourberies a une fois pour toutes installé Scapin dans la catégorie des pièces mineures. Or bien des ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Comédie en trois actes créée en 1671 au théâtre du Palais-Royal à Paris, Les Fourberies de Scapin semblent reprendre à leur compte, avec virtuosité, les tours et les figures de la comédie latine, puis italienne. D'antiques problèmes, que Molière (1622-1673) adapte à la société moderne, y sont traités. Le vieillard (senex) est là ... Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
Dans l'ensemble de l'œuvre théâtrale diverse et géniale du grand dramaturge suédois August Strindberg (1849-1912), l'habitude est de retenir avant tout Le Songe (1901) : on aura rarement, semble-t-il, poussé plus loin la représentation sur scène de notre univers intérieur. Cette étrange pièce est difficile à résumer : la fille d'Indra (le ... Lire la suiteÉcrit par : Line COTTEGNIES
Cette comédie de William Shakespeare (1564-1616), représentée pour la première fois vers 1595-1596 (première édition en 1600), fut probablement écrite à l'occasion d'un mariage aristocratique, d'où son aspect d'épithalame (pièce lyrique composée à l'occasion d'un mariage). En effet, Le Songe d'une nuit d'été se déroule entièrement dans l' ... Lire la suiteÉcrit par : Monique LE ROUX
« L'or et le rire », c'est sous ce double signe qu'Olivier Py a placé sa mise en scène du Soulier de satin de Paul Claudel, créée en 2003 au Centre dramatique d'Orléans dont il est directeur, puis jouée en tournée et à Paris au Théâtre de la Ville. La dernière grande pièce profane de Paul Claudel, écrite de 1919 à 1924, semble constituer ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
Œuvre-testament, poème cosmique de la chrétienté, ou, comme l'écrivait Paul Claudel (1868-1955) dans une lettre de 1920, « énorme pièce dans le style espagnol avec une multitude de scènes qui se passeront à tous les coins de la terre et même dans l'autre monde », Le Soulier de satin, publié en 1929, constitue une somme démesurée, tant par ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Tartuffe ne serait-il pas, aussi, l'image insinuante et sombre d'une France malade ? Tartuffe ne pourrait-il point être l'une de nos constantes nationales : l'appétit de fausseté, le plaisir de vaincre par la force du calcul sordide ? Dès lors, ne peut-on pas trouver Tartuffe parmi les « collabos » vertueux et, un moment, triomphants ? Pour sa cin ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Le 12 mai 1664, au dernier jour des Plaisirs de l'Ile enchantée, cette grande fête donnée dans les jardins de Versailles, Molière joua Le Tartuffe, ou l'imposteur, devant le roi. Dans cette comédie initialement en trois actes et qu'il remaniera ensuite, Molière s'était trop découvert en visant de prétendus faux dévots. Les vrais, ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
L'œuvre de Maurice Maeterlinck connaît un intérêt de la part de metteurs en scène de théâtre et d'opéra aux options esthétiques pourtant différentes. Ses pièces ont ainsi fait l'objet de deux spectacles montés simultanément à Paris en février 1997, La Mort de Tintagiles, mise en scène par Claude Régy au théâtre Gérard-Philipe de Saint-Den ... Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
De Hugo von Hofmannsthal, né et mort à Vienne (1874-1929), nous avons longtemps eu en France une vue brouillée par sa collaboration avec Richard Strauss, son compatriote, pour lequel il écrivit notamment les livrets d'Elektra et du Chevalier à la rose. Mais l'œuvre de Hofmannsthal, très diverse, est loin de se réduire à cela, com ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre FRANTZ
L'Île des Esclaves, comédie en un acte de Marivaux (1688-1763), fut créée au Théâtre-Italien le 5 mars 1725 et connut un réel succès dont témoigne le nombre de représentations qui suivirent la création et celui des reprises au cours du xviiie siècle. Elle est souvent étudiée et représentée depuis le milieu du xx ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Comment défendre le théâtre et les comédiens au moyen du théâtre ? Comment, lorsqu'on est Pierre Corneille (1606-1684), poète dramatique de bientôt trente ans, déjà assez connu à Paris, auteur d'une tragi-comédie (Clitandre, 1631), de quatre comédies (Mélite, 1629-1630 ; La Veuve, 1632 ; La Galerie du palais ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Qui ne connaît Lorenzaccio ? Qui n'en a une représentation, ne serait-ce qu'à travers l'image de Gérard Philipe ? Pourtant, ce « classique » du romantisme français aura été pendant près de deux tiers de siècle ignoré puis, pendant un demi-siècle encore, massacré. Alfred de Musset (1810-1857) l'a écrit en 1834, à 24 ans – un an après la cr ... Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Unique trilogie d'Eschyle (env. 525-456 av. J.-C.) à nous être parvenue dans son intégralité, L'Orestie est composée d'Agamemnon, des Choéphores et des Euménides, soit les trois temps du crime, de la vengeance et de l'expiation. Elle fut représentée à Athènes en 458 avant J.-C. Le drame commence la nuit, sur la ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Unique trilogie héritée d'Eschyle, L'Orestie, œuvre fondatrice du théâtre, ne cesse d'interroger le théâtre et ses metteurs en scène. On se souvient, en France, de Bernard Sobel, célébrant à travers elle la naissance de la démocratie dans les années 1980. On n'a pas oublié la fête somptueuse et sauvage qu'en avaient tirée Ariane Mnouchkin ... Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
L'œuvre de Valère Novarina se signale par son inventivité. L'écrivain possède une langue débordante de sève, fluide mais musclée, ressassante mais protéiforme, obsessionnelle mais inlassablement réinventée. On peut y entendre l'écho des créations verbales chères à Artaud, Tardieu ou Joyce, et de vertigineuses généalogies de la Bible. Cette langue, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
Lulu est le titre générique donné à plusieurs pièces de Frank Wedekind (1864-1918). La première, une tragédie en cinq actes, s’intitule La Boîte de Pandore. Une tragédie-monstre. Drame pour la lecture. Écrite en 1892-1894, elle ne fut jamais jouée ni publiée du vivant de l’auteur, et ne parut qu’en 1988, avant d’être créée à Hamb ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul MANGANARO
L'acteur et metteur en scène italien Carmelo Bene, invité par le Théâtre de l'Odéon, le Festival d'automne et le Centre international de dramaturgie, ouvrait la saison 1996 du Théâtre et celle du Festival avec une dramatisation humoristique dont le Macbeth de Shakespeare constituait le noyau. En 1983, Bene avait déjà présenté à Paris un s ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
Cette pièce en douze tableaux de Bertolt Brecht (1898-1956), sous-titrée Chronique de la guerre de Trente Ans, et écrite en 1939, est inspirée des Aventures de Simplicius Simplicissimus (1669), « roman éducatif » de Grimmelshausen. La première représentation eut lieu à Zurich en avril 1941, avec Therese Giehse dans le rôle-titre. ... Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
Charles Péguy distinguait dans le cours de l'histoire les périodes et les époques, les secondes rompant, avec un fracas qui est le plus souvent celui des armes, le déroulement (relativement) tranquille des premières. S'il y eut une époque marquante et singulière dans notre propre histoire, ce fut bien le court laps de temps de la Révolution et de ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
Poème dramatique en cinq actes et en vers, Nathan le Sage fut écrit par l'Allemand Gotthold Ephraim Lessing (1729-1781) entre novembre 1778 et mars 1779. Dans cette pièce marquée par l'esprit des Lumières, l'auteur riposte aux attaques dont il avait fait l'objet de la part de pasteurs dogmatiques luthériens après la publication d'écrits t ... Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Vers 430 avant J.-C, lorsque Sophocle (495-406 av. J.-C.) s'attaque à la légende d'Œdipe, celle-ci appartient depuis longtemps à l'univers culturel grec. Déjà évoqué par Homère, Hésiode et Pindare, le roi de Thèbes coupable d'avoir tué son père et épousé sa mère a fait l'objet de plusieurs épopées et tragédies aujourd'hui perdues, comme la trilogi ... Lire la suiteÉcrit par : Line COTTEGNIES
Jouée pour la première fois sans doute en 1604 et publiée en 1622, cette tragédie de William Shakespeare (1564-1616) emprunte les éléments principaux de son intrigue à une nouvelle italienne du xvie siècle parue à Venise en 1565. Il semble impossible de déterminer si le dramaturge anglais avait eu connaissance de l'original ita ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
Conservée par des textes imprimés au xve siècle, La Farce de maître Pathelin prend, avec mille six cents vers, les proportions d'une comédie ; elle en a l'habile composition, la psychologie, le décor concret. On peut se demander si l'auteur, resté inconnu, n'a pas connu Térence. Pourtant, son œuvre se rattache bien à l ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
Tragédie de Heinrich von Kleist, commencée en 1806, terminée à la fin de 1807, Penthésilée fut publiée l'année suivante. Elle se compose de vingt-quatre scènes, écrites en pentamètres ïambiques, sans division en actes. L'action se déroule sur « un champ de bataille dans les environs de Troie ». Les faits exposés dans la pièce, bien qu'élo ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
C'est avec La Cagnotte, de Labiche, en 1994, que la troupe des Compagnons de jeu, fondée par Julie Brochen, avait signé son acte de naissance théâtral. Après J. P. Vincent et J. Jourdheuil, après Klaus Michael Grüber, on trouvait là ravivées les vertus subversives, antibourgeoises et si peu boulevardières de l'auteur du Chapeau de pai ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric MAURIN
Deux versions de l'un des plus célèbres opéras chinois, Le Pavillon aux pivoines (1598) de Tang Xianzu, devaient être présentées en France à l'occasion du festival d'Automne 1998. Le gouvernement chinois a finalement interdit que la mise en scène de l'œuvre dans sa version intégrale, par Chen Shi-Zheng, soit montrée. Restait Peony Pav ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Les deux pièces de théâtre indiennes les plus connues en Occident sont Śakuntalā, que Goethe mettait au-dessus des œuvres de Shakespeare, et Le Petit Chariot de terre cuite (Mṛcchakatika), que Gérard de Nerval adapta pour la scène française en 1850. Cette dernière œuvre est tout à fait insolite dans la tradition dramatiq ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Phèdre (1677) est certainement la tragédie la plus célèbre de Jean Racine (1639-1699). Après elle, Racine abandonna le théâtre pour devenir historiographe du roi. Auparavant, il avait dû affronter la querelle qui l'opposa à Pradon, auteur d'une autre Phèdre et Hippolyte (1677). Depuis cette date, presque toutes les grandes comédi ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
En 2002-2003, le sable de Trézène, trop souvent foulé, a donné lieu à deux nouvelles et grandes mises en scène. À partir d'un dispositif scénique semblable, la perspective bi-frontale, les choix de Christian Rist (Maison de la culture de Bourges et théâtre de la Tempête de la Cartoucherie de Vincennes, 2002) et de Patrice Chéreau (théâtre de l'Odé ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
On ne saurait séparer les Pièces de guerre (The War Plays, 1985) d'Edward Bond (né en 1934), du contexte contemporain de leur écriture : la guerre froide du début des années 1980, et la menace nucléaire qui occupait alors les esprits. À tel point que Bond lui-même a pu justifier le choix de son sujet en proclamant que la destruct ... Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
En 1880, Tchekhov a vingt ans, il se lance dans l'écriture d'une pièce de théâtre où il imagine pouvoir tout déverser de ce qui bouillonne en lui d'idées, de désirs, d'inquiétudes, d'espoirs. Son foisonnement et sa durée – six heures au moins – sont tels qu'elle est jugée injouable, et refusée. Tchekhov la remanie encore et encore, en vain. L'épai ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Créé au théâtre du Marais en 1643, Polyeucte martyr est la première tragédie chrétienne de Pierre Corneille (1606-1684). Suivra Théodore, vierge et martyr, la seconde et dernière, en 1646. Le genre de la tragédie de saints et de martyrs, dans les années 1640, donne lieu à de nombreuses réalisations (Rotrou et Desfontaines s'y ill ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
Signe d'une volonté de remettre le texte, l'intime et l'infime au centre de la représentation théâtrale, aux antipodes du spectaculaire, la pièce de Nathalie Sarraute, Pour un oui ou pour un non, a fait l'objet de deux mises en scène différentes à l'automne 1998. Simone Benmussa reprenait à la Comédie des Champs-Élysées, avec ses interprè ... Lire la suiteÉcrit par : Marc PORÉE
Avec son « drame lyrique » en quatre actes et en vers, Prométhée délivré (1820), Shelley (1792-1822), admirable traducteur, affirme son ardent désir d'originalité. Son adaptation libre, voire subversive, de la trilogie d'Eschyle (525-456 av. J.-C.) aujourd'hui disparue (Prométhée enchaîné) et du mythe de Prométhée (le Titan qui, ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
La compagnie de Claude Régy, Les Ateliers contemporains, a pour vocation de créer en France les œuvres de jeunes auteurs dramatiques. On sait que Régy a toujours privilégié une telle recherche, lui qui aida à découvrir en France Harold Pinter, John Osborne, Peter Handke, Botho Strauss ou, plus récemment, Gregory Motton. Il poursuivait durant la sa ... Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Créé le 6 novembre 1959 à Düsseldorf par la Schauspielhaus dans une mise en scène de Karl-Heinz Stroux, et donné pour la première fois en France l'année suivante à Paris, au théâtre de l'Odéon par Jean-Louis Barrault, Rhinocéros, qui fut d'abord une nouvelle publiée en 1957 dans les Lettres nouvelles, occupe une place à part dans ... Lire la suiteÉcrit par : Line COTTEGNIES
Le drame historique intitulé La Tragédie du roi Richard III (publiée pour la première fois en 1597) est le dernier volet de la première tétralogie shakespearienne (comprenant les trois parties d'Henry VI), fresque historique qui retrace les luttes fratricides de la guerre des Deux-Roses, entre les Lancastre et les York, aux x ... Lire la suiteÉcrit par : Line COTTEGNIES
Pièce mythique, Roméo et Juliette, composée vers 1595 et publiée en 1597, est sans doute la tragédie la plus bouleversante de William Shakespeare (1564-1616). À partir de sources préexistantes (Masuccio de Salerne, Luigi Da Porto, Bandello), le dramaturge fait des jeunes amants tragiques le symbole de l'innocence sacrifiée et de l'amour s ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Le théâtre indien de langue sanskrite connut son âge d'or au temps des souverains gupta, qui régnaient sur l'Inde du Nord-Ouest entre 300 et 550. C'est justement au ive siècle que se manifeste, selon la plus sûre probabilité, le génie de Kālidāsa, dont les poèmes et les drames sont les meilleurs exemples. Śakuntalā (Sh ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
C'est par un récit ambigu que Luigi Pirandello (1867-1936) explique dans sa Préface la genèse de Six Personnages en quête d'auteur (Sei Personaggi in cerca d'autore, 1921). Fiction prolongeant le vertigineux jeu de miroirs sur lequel se construit l'œuvre, ou description intime d'un processus de création hallucinatoire, toujours e ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Dernière tragédie de Corneille (1606-1684), Suréna (1674) ne connut pas le succès à son époque : on ne voulut pas l'entendre et l'on croyait l'auteur trop vieux et dépassé. Pourtant, cette tragédie, longtemps oubliée, passe depuis peu pour un chef-d'œuvre. La pièce commence à la veille du mariage d'Eurydice et de Pacorus. L'action se déro ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Située dans l'Orient extrême d'il y a mille ou cinq cents ans, évoquant aussi bien l'Empire du Milieu que celui du Soleil levant, Tambours sur la digue (1999) – création du théâtre du Soleil et d'Ariane Mnouchkine – a été inspiré par les récentes inondations qui ont endeuillé la Chine. Le spectacle raconte les atermoiements d'un prince do ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
En 2003, Stéphane Braunschweig se confrontait à Molière avec une mise en scène mémorable du Misanthrope. Alceste, tyran et victime des autres mais surtout de lui-même, réactionnaire dans son dégoût de tout ce qui est « moderne ». Cinq ans après, à l'occasion de ses adieux au Théâtre national de Strasbourg dont il quittait la direction (il ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Depuis le xviiie siècle et Samuel Johnson, qui pensait que le grand Shakespeare ne pouvait s'être rendu coupable de cette tragédie vraiment trop sanglante, l'aversion pour La Très Lamentable Histoire de Titus Andronicus a longtemps marqué la critique. T. S. Eliot jugeait « Titus Andronicus une des pièces les p ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
La seconde partie du xviie siècle et le début du xviiie siècle marquent un moment de crise des valeurs. Tout s'achète, tout se vend, et tout doit aller très vite dans un monde – le Paris de 1708 – où, avant tout, on échange des biens, où l'on joue et où l'on consomme frénétiquement. En montant le Turcare ... Lire la suiteÉcrit par : Mireille LOSCO
Le personnage d'Ubu a pour origine un professeur de physique du lycée de Rennes, Félix Hébert, auquel ses élèves consacrent une littérature de potache. L'un d'entre eux, Charles Morin, écrit en 1885 Les Polonais, pièce pour marionnettes qu'il fait représenter trois ans plus tard chez lui, et qui constitue le point de départ d'Ubu roi ... Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
C'était un temps, il est vrai – on l'appela la Belle Époque –, où à Paris on se battait pour le théâtre. Au cours de la représentation, on criait très fort au scandale, et on défendait tout aussi âprement la pièce. L'accueil réservé à Ubu roi fut de la sorte quand, le 10 décembre 1896, Lugné-Poe monta la pièce de Jarry rue Blanche, au Nou ... Lire la suiteÉcrit par : Paul LARIVAILLE
Comédie d'auteur inconnu, La Venexiana (La Vénitienne) a été découverte il y a quelques dizaines d'années parmi les manuscrits du xvie siècle conservés à la bibliothèque de Saint-Marc, à Venise. Entièrement écrite en dialecte vénitien, elle se présente d'emblée comme la mise en scène d'une histoire vraie où ce ... Lire la suiteÉcrit par : Line COTTEGNIES
Volpone ou le renard, joué pour la première fois en 1606, est l'une des comédies les plus brillantes de Ben Jonson (1572-1637), poète et dramaturge dont la réputation fut équivalente à celle de Shakespeare en son temps. Il s'agit de sa comédie peut-être la plus exubérante, où il donne libre cours à son génie satirique pour montrer les eff ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
Georg Büchner est mort à vingt-trois ans, en février 1837, sans avoir eu le temps de mettre un point final à sa dernière pièce, Woyzeck. Le manuscrit, divisé en quatre parties qui correspondent à différentes phases de travail, n'offre pas une cohérence suffisante pour établir une version fiable : l'œuvre se présente donc sous forme de scè ... Lire la suite
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