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Écrit par : Mireille BLANC-SANCHEZ
L'Adone, qui compte cinq mille trente-trois vers, répartis en vingt chants comportant un nombre inégal de strophes, est l'un des poèmes les plus longs et les plus controversés de la littérature italienne. Giovanni Battista Marino (1569-1625), dit le Cavalier Marin, avait travaillé à sa rédaction pendant près de vingt ans, et, au soir de s ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
L'année 1913 constitue à plus d'un titre un tournant de la modernité poétique, sinon sa date de naissance. L'année du Sacre du printemps de Stravinski et des Jeux de Debussy, du premier volume d'À la recherche du temps perdu de Marcel Proust et de La Prose du Transsibérien de Blaise Cendrars, paraît Alcools ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Christine LEMARDELEY
Connu pour sa double vie de poète et de vice-président d'une compagnie d'assurance de Hartford dans le Connecticut, Wallace Stevens (1879-1955), dont les Collected Poems furent couronnés par le prix Pulitzer en 1955, est précédé d'une réputation quelque peu écrasante de poète abstrait et difficile. Le titre du recueil, À l'instant de ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
L'une des œuvres majeures de la poésie lyrique sanskrite porte le nom d'Amaru-Shataka (amaruśataka), c'est-à-dire les « Cent Poèmes attribués à Amaru ». Il s'agit d'une série de strophes de mètres variés, dont chacune tend à l'autonomie, comme il est de règle en sanskrit, qui sont composées et disposées selon un art parfait et vi ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
En 1955, en réponse à un questionnaire sur les raisons d'écrire, Saint-John Perse déclare : « À la question toujours posée : « Pourquoi écrivez-vous ? » la réponse du poète sera toujours la plus brève : « Pour mieux vivre ». » Vie et écriture tissent intimement leurs trames dans une œuvre solitaire, liée aux plus exigeants soucis formels et cepend ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal CULERRIER
Le genre de l'épigramme connut une grande faveur dans la Grèce antique. Le terme fut d'abord réservé aux inscriptions gravées sur un monument (épitaphe, dédicace d'un ex-voto, légende explicative d'une œuvre d'art), puis il désigna les pièces de vers assez courtes pour pouvoir être gravées, ainsi que de brefs poèmes satiriques. Les Anciens s'attac ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Françoise VIEUILLE
Commencée en 1853 dans la clinique du docteur Émile Blanche, poursuivie au cours d'un voyage en Allemagne, puis au retour, dans le même lieu, interrompue par le suicide de Gérard de Nerval (1808-1855) dans la nuit du 25 au 26 janvier 1855, Aurélia garde, quant à sa structure, un caractère indécidable. En effet, les deux livraisons dans la ... Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
« Pur romantique » avant que ne triomphe en France ce courant littéraire, Adam Mickiewicz est, avec Norwid (1821-1883) et Slowacki (1809-1849), le plus grand des poètes polonais du xixe siècle. Né en Lituanie en 1798, d'une famille de la petite noblesse, celui qui deviendra l'auteur de plusieurs chefs-d'œuvre de la littérature ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre SANDOZ
Le Cantique des cantiques, c'est-à-dire le Cantique par excellence, constitue l'un des plus beaux chants d'amour de la littérature universelle. Il célèbre un couple, le bien-aimé et la bien-aimée, qui se rejoignent et se perdent, se cherchent et se retrouvent. De toutes les œuvres bibliques, c'est celle qui a suscité le plus d'interprétations dive ... Lire la suiteÉcrit par : Germaine LECLERC
Texte composé par François d'Assise dans le dialecte ombrien, l'un des premiers en langue vulgaire des lettres italiennes (1224 ou 1225) ; le saint, qui n'a guère plus de quarante ans, va bientôt mourir ; il est accablé de souffrances et presque aveugle ; c'est pourtant dans l'illumination d'une joie stigmatisée que naît son Cantique. Le poème s'i ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Le Chant de l'Épouse : c'est ainsi que Jean de la Croix (1542-1591), frère carme, désignait le poème dont il composa un commentaire en prose. Cet ensemble, rassemblé dans les manuscrits sous le titre de Explication des Chants qui traitent de l'exercice d'amour entre l'âme et son Époux le Christ, fut appelé Cántico espiritual ... Lire la suiteÉcrit par : Claudette PERRUS
Un des manuscrits qui contient le Canzoniere de Pétrarque (1304-1374) porte le titre en latin de Rerum vulgarium fragmenta (« fragments en langue vulgaire »). Non que ces 366 sonnets, chansons, sextines et ballades présentent le moindre signe d'inachèvement : Pétrarque désignait par là une œuvre faite de pièces diverses, à la dif ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Lorsque paraît en 1926 Capitale de la douleur, aux éditions Gallimard, le poète qui signe Paul Eluard (Eugène Grindel a choisi ce pseudonyme en 1916) rassemble en un seul volume deux périodes de sa vie, deux époques de son œuvre. L'ambiguïté du titre dit assez la cohérence de deux façons de voir : la lettre capitale ou signe douloureux id ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
L'installation à Soria, en Castille, d'Antonio Machado (1875-1939), son mariage avec Leonor Izquierdo, en 1909, un séjour à Paris en 1911, tels sont les événements qui précédent la publication en 1912 de Champs de Castille. Après les effusions sentimentales des premiers recueils (Solitudes, 1903 ; Solitudes. Galeries. Nouveau ... Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Du troubadour Arnaut Daniel, « gentilhomme de Ribérac » (comme le dit Aragon dans La Leçon de Ribérac ou l'Europe française) et né vers 1150-1160, ont été conservées peu de choses : un sirventès (poème satirique) obscène, seize cansos (chansons d'amour) et une « sextine », forme très complexe dont il est l'inventeur. Un ... Lire la suiteÉcrit par : Claude FELL
Le jour même de la mort de son père, le 7 mai 1938, Pablo Neruda (1904-1973) commence la rédaction du Chant général du Chili, qu'il intitulera plus tard, en raison de sa dimension continentale, Chant général. La mort de ses parents semble détacher à jamais Neruda du Chili de son enfance, de ce Temuco de la forêt, de la pluie et d ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Azur (1888) et Proses profanes (1896) inauguraient avec éclat le modernisme, mouvement littéraire qui s'était imposé dans le monde hispanique à la fin du xixe siècle. Chants de vie et d'espérance (1905) en manifeste l'épanouissement. Reconnu comme le héraut d'une esthétique nouvelle, le poète nicaragu ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SIMEONE
Le recueil des trente-six poèmes et cinq fragments poétiques de Giacomo Leopardi (1798-1837), publié à Florence en 1831 puis, augmenté, à Naples en 1835, ne parut sous sa forme définitive, posthume, que dix ans plus tard. Sa rédaction s'étendit, de manière discontinue, de 1818 à 1836. La place même de la poésie dans l'œuvre de Leopardi évolua selo ... Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
Après le succès remporté par La Jeune Parque (1917), Paul Valéry, plébiscité en 1921 comme le plus grand poète contemporain, publie Charmes le 25 juin 1922 ; le titre du recueil est un hommage aux poèmes de l'Antiquité romaine, les carmina. Après remaniement de l'ordre des 21 poèmes, une nouvelle édition paraît en 1926. ... Lire la suiteÉcrit par : David HAWKES
Chu ci est le nom d'un recueil de poèmes chinois dont la majeure partie fut composée entre la fin du ive siècle et le début du iie siècle avant J.-C. Dans le titre du recueil, ci veut dire « paroles » ou « écriture », Chu désigne le plus méridional des Royaumes combattants ; cet ou ... Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Après Mont de piété (1919), Clair de terre est le deuxième recueil poétique d'André Breton (1896-1966). Paru en 1923 dans la collection Littérature associée à la revue homonyme dirigée par Breton, il contient des textes écrits pour la plupart cette même année, qui voit aussi la publication d'un recueil d'essais, Les Pas perdu ... Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Les soixante et un poèmes en prose de Connaissance de l'Est ont été rédigés par Paul Claudel (1868-1955) entre 1895 et 1905, durant les missions diplomatiques de l'écrivain en Chine. Moins célèbre que les Cinq Grandes Odes ou les drames, ce premier recueil, outre son « altière beauté » notée par André Gide (Journal du 24 ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Publié en mai 1930, à peu de distance de sa rupture avec André Breton (mars 1929) et de la mort d'Yvonne George (avril 1930), au seuil de sa liaison avec Youki, le recueil Corps et biens constitue pour Robert Desnos (1900-1945) bien plus qu'une étape ou un adieu. Le regroupement de ces écrits de la décennie 1919-1929, les premiers à paraî ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Pour nombre de ses premiers lecteurs, Dans la chaleur vacante, livre clair et même spectaculairement aéré, a paru constituer une manière d'énigme. Ces ruptures, ces suspens dont la langue d'André du Bouchet (1924-2001) emprunte au paysage, à l'espace ou au corps sensible une modalité fondatrice, donnaient à lire des sols et des lointains, ... Lire la suiteÉcrit par : Yvonne BELLENGER
Délie objet de plus haute vertu parut en 1544 à Lyon. C'était le premier canzoniere, c'est-à-dire le premier recueil de poèmes amoureux à la manière de Pétrarque publié en France. Le recueil de Maurice Scève se compose de 449 dizains décasyllabiques répartis en groupes de neuf, que séparent cinquante emblèmes. Fort à la mode au ... Lire la suiteÉcrit par : Patrick BESNIER
Publié l'année précédant la mort de Stéphane Mallarmé (1842-1898), le volume de Divagations recueille, sous forme d'anthologie, l'essentiel de ses écrits en prose. À plusieurs reprises déjà, le poète avait choisi cette forme : Album de vers et proses (1887-1888), Pages (1891) ou Vers et prose (1893) proposaient ... Lire la suiteÉcrit par : Marina GAILLARD
Cinq cents ghazals environ composent le Dīwān du poète persan Hāfiz (1320 env.-1389 ou 1390), mais il n'existe aucune copie de ce recueil datant de son vivant. Qu'il l'eût publié en 1368 n'est qu'une légende ; le nombre des poèmes diffère selon les manuscrits et s'amplifie avec le temps. D'origine arabe, le ghazal est, e ... Lire la suiteÉcrit par : Marc PORÉE
Long poème inachevé en dix-sept chants, Don Juan (1819-1824) est le chef-d'œuvre incontesté de lord Byron (1788-1824). Prenant à contre-pied le mythe du libertin cynique immortalisé par Tirso de Molina, Molière et Mozart, il fait de son héros un pantin manipulé par les femmes et leurs désirs dévorants, soumis à ses caprices d'auteur-« imp ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Lorsque paraît son premier recueil en octobre 1953, sous la couverture bleutée des éditions du Mercure de France, Yves Bonnefoy (né en 1923) n'a publié qu'une plaquette, Traité du pianiste (1946). Quelques textes ont paru dans des revues (Les Deux Sœurs, La Part du sable, Troisième Convoi, La Révolution la n ... Lire la suiteÉcrit par : Isabelle KALINOWSKI
Parus parfois de son vivant dans quelques revues, mais en grande partie inédits au moment où débuta la seconde « moitié de sa vie » marquée par la folie (1806-1843), les poèmes de Friedrich Hölderlin (1770-1843) ne furent pas d'emblée rassemblés en un recueil ou un cycle achevé. Les difficultés de publication que connut leur auteur, aggravées par ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis JOUBERT
Éthiopiques : en forgeant ce néologisme pour en faire le titre du recueil de poèmes de sa maturité, publié en 1956, le Sénégalais Léopold Sédar Senghor (né en 1906) mettait en œuvre le métissage culturel dont il a si souvent fait l'apologie. Le mot « éthiopique » a manifestement une origine grecque : il est formé sur le mot aithiops ... Lire la suiteÉcrit par : Georges NIVAT
Eugène Onéguine est un « roman en vers » qui comporte huit chapitres, plus le brouillon d'un chapitre x et celui d'un « Voyage d'Onéguine dans le Sud ». Pouchkine (1799-1837) avait vingt-quatre ans lorsqu'il entreprit de rivaliser – en russe et sur un sujet russe – avec les épopées humoristiques de Byron, Don Juan (1819-1824) et ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Jean de La Fontaine (1621-1695) a quarante-six ans quand, en mars 1668, Barbin, éditeur prestigieux de Boileau et de Racine, fait paraître les six premiers livres des Fables choisies et mises en vers par M. de La Fontaine. Elles sont précédées d'une Épître à Monseigneur le Dauphin, le fils de Louis XIV, alors âgé de sept ans ; d' ... Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
Walt Whitman (1819-1892) est considéré comme le plus grand poète américain. De son vivant, cet anticonformiste a été célébré comme un génie ou traité d'écrivain obscène. Comme son compatriote Emerson (1803-1882), initiateur d'un mouvement philosophique, le « transcendantalisme », Whitman croit en la « lumière intérieure », au progrès, au bonheur a ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Ainsi que le fait remarquer Jean Roudaut dans sa Préface aux Œuvres complètes de René Char (Bibliothèque de La Pléiade, 1982), la trajectoire poétique de Char, depuis 1928 (Les Cloches sur le cœur), s'étendant sur plus de cinq décennies, est d'une cohérence exemplaire. Souvent datés, situés dans des lieux précis, solidaires des a ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
L'un des plus célèbres poèmes lyriques de la littérature sanskrite. Attribué avec la plus grande vraisemblance à un brahmane bengali du xiie siècle, nommé Jayadéva, le Gīta-Govinda (« célébration du bouvier Krishna ») est, en fait, un petit drame à deux personnages, Krishna et Rādhā, auxquels s'ajoutent quelques comparses. Avat ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
Recueil de poèmes collectif, composé à l'imitation des « guirlandes » italiennes et offert le 1er janvier 1634 (plutôt qu'en 1641, comme le veut la tradition) par le marquis de Montausier (qui deviendra plus tard duc et pair et sera nommé précepteur du Dauphin), à Julie d'Angennes, fille de la marquise de Rambouillet, qu'il courtisait d ... Lire la suiteÉcrit par : Yann THOLONIAT
Recueil majeur de la poésie anglaise du xixe siècle, Hommes et femmes marque l'apogée de la carrière de Robert Browning. Ce recueil paraît en 1855, alors qu'il vit depuis neuf ans en Italie, à Florence, avec sa femme la poétesse Elizabeth Barrett. Après les Poèmes dramatiques (1842) et les Poèmes et romanc ... Lire la suiteÉcrit par : Michel FABRE
Howl, ce long poème d'Allen Ginsberg (1926-1997), composé sous l'influence de Jack Kerouac et de William Burroughs, fut lu en public en octobre 1955, lors d'une séance organisée par Kenneth Rexroth dans la Galerie Six à San Francisco, avant d'être publié en 1956. Il devint du jour au lendemain l'étendard de la révolte de la « beat generat ... Lire la suiteÉcrit par : Jean HADOT
Parmi les manuscrits trouvés dans la grotte I de Qumrān figurait un recueil d'hymnes (en hébreu Hodayot, ce qu'on pourrait traduire par « actions de grâces »), rouleau en très mauvais état, dont on a réussi à reconstituer dix-huit colonnes et dont soixante-six fragments restent difficilement utilisables. Il semble que le rouleau ait été é ... Lire la suiteÉcrit par : Hédi KADDOUR
Les Illuminations furent publiées en octobre 1886 par les éditions de La Vogue, après publication dans la revue du même nom, de mai à juin 1886. En 1887, le critique et écrivain Félix Fénéon qui avait procuré l'édition en souligna l'importance dans Le Symboliste, disant que ce texte était « en dehors de toute littérature et sans ... Lire la suiteÉcrit par : René SIEFFERT
Première des vingt et une anthologies classiques du waka (poésie de langue japonaise), le Recueil [des waka] de jadis et naguère (Kokin [waka] shū, ou Kokin-shū) fut compilé en 905 sur l'ordre de l'empereur Daigo, par une commission de poètes présidée par Ki no Tsurayuki. Comm ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Charles VEGLIANTE
La Comédie, ainsi nommée pour la distinguer des grands poèmes tragiques de l'Antiquité, dont le modèle était alors l'Énéide, est bien le chef-d'œuvre que Dante Alighieri (1265-1321) annonçait dans la dernière phrase de son œuvre de jeunesse, la Vita nova : une « admirable vision ». Cette vision, il allait falloir la mett ... Lire la suiteÉcrit par : Yvonne BELLENGER
L'Adolescence clémentine paraît en 1532 et rassemble les textes de jeunesse du poète. Le recueil frappe par sa diversité. Dans son souci de jouer de toute la gamme du langage, Marot est l'héritier des grands rhétoriqueurs, mais c'est aussi un contemporain des humanistes, un poète de cour, un homme préoccupé par les questions religieuses. ... Lire la suiteÉcrit par : Pascaline NICOU
Établi à Ferrare au service du cardinal Louis d'Este en 1565, Le Tasse (1544-1595) reflète bien les contradictions de son temps dans La Jérusalem délivrée qui est son œuvre majeure. Écrit durant la Contre-Réforme, période caractérisée par la rigueur morale et la stricte observation du dogme catholique, le poème devait à la fois séduire so ... Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
« Ego Hugo » : la célèbre devise ne pouvait mieux convenir qu'à l'auteur de La Légende des siècles, œuvre « cathédrale » s'il en fut, entreprise prométhéenne et sublime poème de l'humanité pour les uns, sommet de l'emphase mégalomaniaque et du mauvais goût pour les autres, livre unique en tout cas, sans précédent ni descendance, connu de ... Lire la suiteÉcrit par : André PAUL
Dans le canon juif des Écritures, le livre des Lamentations est classé parmi les Écrits (Ketubim) et apparaît, sous le nom de Eykab (« Comment », premier mot du livre) ou de Qinot (« Complaintes »), comme le quatrième des Cinq Rouleaux (Megillot). Dans la version des Septante (Thrênoi, « Chants de plain ... Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
À l'instar de Nadja, publié neuf ans plus tôt et dont il est à la fois le prolongement et le versant opposé, L'Amour fou est un ouvrage inclassable, qui mêle réflexions théoriques, récit autobiographique et poésie pure, le tout accompagné d'illustrations photographiques. Véritable « livre culte », il compte parmi les œuvres réput ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
« Homère du Transsibérien » (Dos Passos), Frédéric Sauser dit Blaise Cendrars (1887-1961) n'a cessé de bourlinguer, depuis ses premières fugues pétersbourgeoises puis new-yorkaises (1902-1912), de trains en poèmes et de navires en récits : œuvres et transports plus ou moins réels, plus ou moins rêvés, plus ou moins reniés dans la suite de ses trib ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
Publié à Francfort-sur-le-Main en 1963, La Rose de personne (Die Niemandsrose) est le quatrième recueil de poèmes écrits de 1959 à 1963 par Paul Celan (1920-1970). Il est dédié à la mémoire d'Ossip Mandelstam dont Celan avait traduit des poèmes en 1959. Cette dédicace n'est évidemment pas innocente de la part d'un poète aussi con ... Lire la suiteÉcrit par : Richard BLIN
Parce que notre rapport aux lieux, aux livres, au temps est marqué par le périssable et l'éphémère, Philippe Jaccottet note, depuis toujours, tout ce qui l'a touché lors d'une promenade, d'une lecture ou d'un rêve. Écho d'une émotion ou projection de son ombre portée jusqu'au plus secret de l'être, amorce intuitive de réponse à un moment d'illumin ... Lire la suiteÉcrit par : Yvonne BELLENGER
La Semaine, ou Création du monde parut en 1578. Son auteur, Guillaume de Salluste du Bartas (1544-1590), était un lettré gascon, protestant du Béarn, sujet et compagnon du futur Henri IV. Un homme modeste que le succès de son poème, presque du jour au lendemain, rendit célèbre à travers l'Europe. La Semaine paraphrase le début de ... Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Matsuo Munefusa, dit Bashō (1644-1694) est considéré comme l'un des plus grands parmi les poètes japonais. Son œuvre excelle dans la maîtrise du haikai-renga, ou « poème libre en chaîne ». Il donne ses lettres de noblesse au haiku, poème en dix-sept syllabes, mais surpasse son art dans le genre particulier du haibun, à s ... Lire la suiteÉcrit par : Yves GONZALEZ-QUIJANO
Au-delà des lumières qu'elle jette sur l'œuvre du poète palestinien, la publication de La terre nous est étroite (2000) de Mahmoud Darwich (1941-2008) met en évidence les enjeux de la création poétique dans les lettres arabes au seuil du xxie siècle. Un premier choix de poèmes, Rien qu'une autre année, avait p ... Lire la suiteÉcrit par : Marc PORÉE
Avec La Terre vaine (1922), épopée moderniste condensée en 433 vers, T. S. Eliot (1888-1965) suit James Joyce et s'en démarque à la fois. Il avait lu des extraits d'Ulysse avant sa publication en 1922, et voyait dans le parallèle que Joyce créait avec l'œuvre d'Homère le moyen de « donner une forme et un sens à l'immense panorama ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SIMEONE
Troisième recueil du poète Eugenio Montale (1896-1981), La Tourmente (dont le titre complet est La Tourmente et autres textes) est paru en 1956, soit dix-sept ans après Les Occasions, précédent ouvrage poétique de l'auteur. Le recueil ne connut sa forme définitive qu'en 1957. Les poèmes qui le composent furent écrits de ... Lire la suiteÉcrit par : Marc PORÉE
En tête du volume de la première édition des Lyrical Ballads (1798), venait le long poème de Samuel Taylor Coleridge (1772-1834), Le Dit du vieux marin. Selon William Wordsworth (1770-1850), le poème aurait « découragé les lecteurs d'aller plus avant, en raison de son étrangeté » et de ses « graves défauts » : le marin – héros du ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Goethe (1749-1832) commença à concevoir sa dernière grande œuvre poétique dans l'été 1814. Il avait alors soixante-cinq ans. Depuis les Affinités électives (1809), il s'était consacré pour l'essentiel à la composition des trois premiers livres de ses Mémoires, Poésie et vérité, et à des travaux scientifiques (la Théorie des c ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Michel GARDAIR
La littérature italienne contemporaine est riche en très grands poètes. Le plus grand, depuis la mort de Pasolini (1975) et de Montale (1981), est sans doute le Vénitien Andrea Zanzotto, né en 1921 à Pievo di Soligo, dans la province de Trévise, où il n'a cessé de séjourner. Paru en 1978, Le Galaté au bois est peut-être le plus systématiq ... Lire la suiteÉcrit par : Didier CAHEN
Premier des sept volumes qui formeront le cycle complet du Livre des questions (1963-1973), cet ouvrage est né de toute l'expérience passée d'Edmond Jabès : ses livres de poésie – Jabès en reprend l'essentiel en 1959 sous le titre emblématique Je bâtis ma demeure – la traversée de la guerre, la Shoah, sa « sortie d'Égypte », lors ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène HENRY
En 1910, le symbolisme, qui vingt années durant a dominé la poésie russe, se reconnaît en crise : étouffé par ses propres mots d'ordre, affaibli par ses dissensions internes, il dissout son organe principal, La Balance, et cède le terrain à un ensemble de groupes littéraires nouveaux, qui tous appellent à un renouveau du verbe poétique. L ... Lire la suiteÉcrit par : Line COTTEGNIES
Essayiste infatigable lorsqu'il met sa plume au service de la république puritaine cromwellienne, John Milton (1608-1674) est aussi un poète brillant, auteur, entre autres, de grands poèmes épiques religieux. Parmi ces derniers, son chef-d'œuvre, Le Paradis perdu (1667), allait avoir une influence considérable sur les romantiques anglais ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
C'est par Le Parti pris des choses, recueil de trente-deux poèmes écrits entre 1924 et 1939 et publié en 1942, que Francis Ponge s'est fait connaître comme poète. Deux ans plus tard, en 1944, Sartre, donnera un article – « L'Homme et les choses », repris plus tard dans Situations I » – dans lequel il salue la méthode à l'œuvre da ... Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Le poète catholique Charles Péguy (1873-1914) fonde en 1900 les Cahiers de la quinzaine, à l'origine revue d'actualité du socialisme, rapidement devenue littéraire et maison d'édition. En 1897, Péguy donne un drame en prose et en vers, Jeanne d'Arc. Il reprend la formule du verset pour publier Les Trois Mystères : Le ... Lire la suiteÉcrit par : Marc PORÉE
William Wordsworth (1770-1850) travailla toute sa vie à l'écriture du Prélude, vaste œuvre autobiographique de huit mille vers, qui ne fut publié qu'à sa mort, en 1850. Le livre doit son titre au fait que le poème n'était censé être, à l'origine, qu'un préambule à une composition d'inspiration philosophique, qui se serait appelée Le R ... Lire la suiteÉcrit par : Yvonne BELLENGER
Le titre Les Amours désigne chez Ronsard une série de publications qui vont de ses débuts littéraires à la fin de sa vie. Célébrant Cassandre, Marie, puis Hélène, il invente un lyrisme qui renouvelle la poésie amoureuse. En 1552, Pierre de Ronsard commence par célébrer Cassandre, figure rêvée autant et plus que réelle, dans un recueil de ... Lire la suiteÉcrit par : Joël SHAPIRO
Ezra Pound (1885-1972) demeure l'un des plus grands poètes de notre temps. Il entreprit la rédaction de son grand œuvre, Les Cantos (1954), en 1915. On peut ajouter que, dès 1906, il songeait à un ouvrage épique. Sa biographie nous révèle que le nom de Milton, auteur du Paradis perdu, fut évoqué alors en dépit de la haine farouch ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Un auteur sans image réclamant son « anéantissement complet » (Isidore Ducasse, alias le comte de Lautréamont, 1846-1870). Un livre sans auteur, une épopée sans héros assignable, deux noms (Lautréamont, Maldoror) que qualifient leur disparition protéiforme, leur richesse de calembours ou leur pouvoir mythique : Les Chants de Maldoror occu ... Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
« Écoute, je te dois, Sire, un remercîment/Sans toi je n'aurais pas fait ce livre inclément... » Écrivant ces vers des années plus tard, Victor Hugo (1802-1885) avouait, non sans ironie, sa dette envers Napoléon III. C'est en effet à Jersey puis à Guernesey, entre 1852 et 1870, qu'il compose ou achève quelques-unes de ses œuvres maîtresses : L ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
Depuis Les Rayons et les Ombres (1840), Victor Hugo (1802-1885) n'avait pas publié de recueil lyrique. Certes Les Châtiments (1853), violent libelle contre Napoléon III, marquaient un retour à la poésie, mais à une poésie tout entière au service de la politique. Dans la Préface aux Contemplations, publiées à Paris en 185 ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
Les Destinées est un recueil posthume de poèmes d'Alfred de Vigny (1797-1863), publié en 1864. Il se compose de onze poèmes, écrits entre 1839 et 1863, marqués chacun par un profond pessimisme, où l'on retrouve le désenchantement des récits de Stello (1832) ou du drame de Chatterton (1835). L'ensemble de l'œuvre comprend ... Lire la suiteÉcrit par : Francis WYBRANDS
C'est au château de Duino, sur les bords de l'Adriatique, où il avait été invité par la princesse de La Tour et Taxis et trouvé un havre provisoire de paix, qu'en janvier-février 1912 Rilke compose les deux premières des dix Élégies (Duineser Elegien) et écrit quelques ébauches des suivantes. Mais celles-ci ne verront définitivem ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Didier WAGNEUR
Le 25 juin 1857, lorsque Les Fleurs du mal sont publiées chez Poulet-Malassis, Charles Baudelaire (1821-1867) n'est alors connu que comme critique d'art (Salons de 1845 et 1846) et traducteur d'Edgar Poe (Histoires extraordinaires, 1856). Ses poèmes n'ont fait l'objet que de rares publications dont la plus célèbre est ce ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
Ovide, Publius Ovidius Naso (43 av. J.-C.-17 apr. J.-C.), reprend dans ses Métamorphoses un thème classique de l'Antiquité : le récit des transformations d'hommes en bêtes, en objets inanimés, parfois en forces de la nature. Le texte en est un long poème de douze mille vers, divisé en quinze livres, et relatant deux cent quarante-six hist ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Lorsque paraît en 1944 L'Espace du dedans, d'Henri Michaux (1899-1984), le poète et le peintre, d'origine belge, ne sont encore connus que d'un petit nombre. Michaux a publié cependant sept livres chez Gallimard, et un nombre plus important de plaquettes et de petits recueils chez d'autres. Quelques appuis l'encouragent à mettre au point, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Didier WAGNEUR
« Quel est celui de nous qui n'a pas, dans ses jours d'ambition, rêvé le miracle d'une prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ? » Cette phrase, extraite de la Préface du Spleen de Paris ... Lire la suiteÉcrit par : Yvonne BELLENGER
En 1553, Joachim du Bellay quitte Paris pour Rome afin d'être le secrétaire de son oncle, le cardinal Jean du Bellay. Pendant ce séjour qui n'est que déception et tracas, Du Bellay compose deux recueils de sonnets – Les Regrets et les Antiquités de Rome – publiés en 1558, quelques semaines après son retour en France. Alors que le ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Des quatre poèmes qui devaient constituer l'ensemble des Solitudes, Góngora (1561-1627) ne composa que le premier, en 1612 (1 091 vers), évoquant la campagne, et, en 1617, une grande partie du second (979 vers), célébrant les rivages. Les poèmes suivants devaient faire apparaître les forêts et le désert. La Première Solitude (161 ... Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
Digne héritier de Vittorio Alfieri (1749-1803), grand défenseur d'une liberté conquise par l'humanité, et luttant constamment pour échapper à un destin médiocre, Ugo Foscolo (1778-1827) n'est pas que l'auteur du premier roman de la littérature italienne moderne, Les Dernières lettres de Jacopo Ortis (1802) inspiré des Souffrances du j ... Lire la suiteÉcrit par : Yvonne BELLENGER
Les Tragiques parurent en 1616, longtemps après les événements qui les avaient inspirés. L'œuvre était signée d'un simple sigle : L.B.D.D. (« Le Bouc Du Désert »), traduisant bien l'éloignement que ressentait l'auteur, Agrippa d'Aubigné (1552-1630), calviniste ardent, pour le monde où il vivait. Ce long poème, commencé en 1577, conte l'ép ... Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
À la suite du Crève-Cœur (avril 1941), qui avait marqué son retour à la poésie après dix ans d'interruption, Louis Aragon (1897-1982) publie en mars 1942 aux Cahiers du Rhône, à Neufchâtel, Les Yeux d'Elsa. Ce recueil, qui rassemble des poèmes parus en revues entre juin 1941 et février 1942, inaugure le long cycle consac ... Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Composé selon François Villon (1431-apr. 1463) dans la nuit de Noël 1456, le Lais avait utilisé en le parodiant le motif courtois de la « départie » d'amour de « l'amant martyr », afin de distribuer sur le mode burlesque des legs inexistants, sans valeur, franchement orduriers ou obscènes à des destinataires bien réels appartenant au mili ... Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Le paradoxe de l'esthétique est bien connu : le naturel dans l'art. Il faut, c'est entendu, fuir l'artifice ; mais où trouver la nature, sinon chez les artistes ? La nature brute, totale, n'existe pas : nous y sommes, toujours et partout. Rien que de trivial là-dedans. Et pourtant, il faut des poètes pour s'en rendre compte. L'Herbe des talus ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis JOUBERT
C'est en 1970 que Gaston Miron (1928-1996), lauréat du prix littéraire de la revue montréalaise Études françaises, accepte de laisser réunir en un volume des poèmes et des textes jusqu'alors dispersés dans des plaquettes ou des publications devenues introuvables. Ainsi, à un moment crucial dans l'évolution du Québec moderne (époque de gra ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Le Livre de bon amour (Libro de buen amor), poème où se conjugue l'influence du mester de clerecía (poésie savante, poésie des clercs) et celle, plus populaire, du mester de juglaría (poésie populaire, poésie des troubadours), propose, dans des tonalités diverses, qui vont du cynisme à l'élan spirituel, une sort ... Lire la suiteÉcrit par : Prithwindra MUKHERJEE
Parue en 1913, L'Offrande lyrique (Gītānjali) du poète indien Rabindranath Tagore (1861-1941), Prix Nobel de littérature la même année, est essentiellement ressentie par les Européens, dans le contexte de la Première Guerre mondiale, comme une invitation à soutenir les valeurs essentielles de l'existence humaine. Pour les lecteur ... Lire la suiteÉcrit par : René SIEFFERT
Compilé au cours de la seconde moitié du viiie siècle, le Man yō shū est la première en date des grandes anthologies poétiques du Japon. Parfaite expression du génie d'une civilisation encore proche de ses origines, ce recueil de poèmes dus à des centaines de poètes connus ou anonymes constitue un témoignage irremplaça ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Message fut publié en 1934, un an avant la mort de son auteur, Fernando Pessoa (1888-1935). Le poète portugais avait peu publié avant cette date : l'œuvre multiple qui allait lui valoir une célébrité universelle ne vit le jour qu'après sa mort. À l'instar des Lusiades de Camões, Message exalte la gloire et les hauts fait ... Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Publié en 1956 aux éditions du Rocher, Misérable Miracle, sous-titré « La Mescaline », est le premier d'une série d'ouvrages d'Henri Michaux (1899-1984) consacrés aux drogues. Suivront L'Infini turbulent (1957), Connaissances par les gouffres (1961) et Les Grandes Épreuves de l'esprit (1966). Le texte fera l'obj ... Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
Être grec en pays étranger, condamné par l'exil à la nostalgie du pays natal, tel est le destin de Georges Séféris (1900-1971) naît à Smyrne, sur une terre qui n'allait pas rester longtemps grecque. Fils d'un intellectuel qui fit ses études en France, Séféris entre à l'École normale classique d'Athènes puis fait son droit à Paris où sa famille s'i ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Lorsque paraît Nadja en mai 1928, André Breton (1896-1966) est une des figures les plus reconnues de l'avant-garde poétique en France. Depuis 1924, la biographie du poète et théoricien du surréalisme en est venue à se confondre, pratiquement, avec le surréalisme même. D'où une condition dès sa parution particulière, faite à cette œuvre in ... Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
William Butler Yeats (1865-1939) ne fut pas seulement un grand poète novateur et visionnaire. Il s'engagea en politique, explora l'histoire celte, cofonda l'Abbey Theatre, le théâtre national irlandais. Né à sandymount, dans la banlieue de Dublin, ce fils de peintre n'est guère séduit pas l'école. Il ne le sera pas davantage par Londres où la fami ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Gabrielle SLAMA
Contemporain de Virgile, dont il fut l'ami, Horace (65-8 av. J.-C.) est un des plus célèbres poètes latins. Si ses Épodes et ses Satires ne sont plus guère connues aujourd'hui – on leur préfère généralement les Épigrammes de Martial pour l'inventivité langagière, les Satires de Juvénal pour la violence de la des ... Lire la suiteÉcrit par : Marc PORÉE
Les grandes Odes de Keats sont au nombre de six, et furent composées en sept mois, de mars à septembre 1819. Délaissant le modèle inauguré par le poète grec Pindare (518-446 av. J.-C.), John Keats (1795-1821) fait de l'ode un genre plus analytique et expérimental. Se retrouvent ainsi dans certaines strophes de ses odes des fragments de so ... Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Très appréciée en son temps, la poésie de Christine de Pizan (vers 1365-vers 1431) est à l'heure actuelle moins lue que ses œuvres historiques, morales et didactiques. Ne survit guère que la ballade 11 des Cent Ballades, « Seulete suy et seulete veuil estre ». Christine a pourtant laissé une œuvre poétique abondante et variée, ac ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
François de Malherbe (1555-1628), poète officiel de Henri IV et de Louis XIII, fit paraître, de son vivant, différentes pièces poétiques dans des éditions collectives, des livrets de ballets, des livres d'airs de cour, ou sous forme de feuilles volantes, de manuscrits recopiés, de plaquettes. Il n'était pas encore nécessaire, pour un poète de cour ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
Les Olympiques font partie des Épinicies de Pindare (518/517-446 av. J.-C.), ensemble d'odes destinées à célébrer les vainqueurs des compétitions athlétiques. La grande majorité de l'œuvre du poète grec, né à Thèbes, nous est inconnue ; ne nous sont parvenus que quatre livres des Épinicies, composés de quatorze Olymp ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Jacques Benigne Bossuet (1627-1704), orateur sacré sans égal, disciple de Vincent de Paul (1581-1660), académicien en 1671, évêque de Meaux en 1681, premier théologien du roi Louis XIV, est un apôtre de la dévotion. Fort opposé aux jansénistes et à leur doctrine sur la grâce et la prédestination, mais partageant avec eux leur haine du théâtre, il ... Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Paul Verlaine (1844-1896) publie Parallèlement à Paris, chez Léon Vanier, en 1889. Ce sera l'un des derniers grands recueils du poète, qui n'a plus que sept ans à vivre. Réduit à une misère noire depuis la mort de sa mère, trois ans plus tôt, détruit par l'alcool, il multiplie les séjours dans les hôpitaux. Sa poésie est pourtant reconnue ... Lire la suiteÉcrit par : Michel P. SCHMITT
Déjà connu comme scénariste et dialoguiste du film de Jean Renoir Le Crime de Monsieur Lange (1935) et de nombreux films de Marcel Carné (Drôle de drame, 1937 ; Quai des brumes, 1938 ; Les Visiteurs du soir, 1942 ; Les Enfants du paradis, 1943), Jacques Prévert (1900-1977), né en 1900, publie Parole ... Lire la suiteÉcrit par : Michel FABRE
Ayant écrit pendant vingt ans dans l'ombre de son ami et compatriote Ezra Pound, William Carlos Williams (1883-1963) révéla tout son talent avec la publication du premier livre de Paterson en 1946. Douze ans plus tard, en 1958, le cinquième et dernier livre de cette épopée poétique parut, confirmant qu'il comptait parmi les plus grands po ... Lire la suiteÉcrit par : Claude FELL
Ce poème d'Octavio Paz (1914-1998), Prix Nobel de littérature en 1990, parut d'abord sous forme de livre en 1957. À la fin de la première édition, on trouve la note suivante : « Sur la page de garde de ce livre apparaît le chiffre 585 transcrit selon le système maya de numération [...]. Il n'est peut-être pas inutile de signaler que ce poème compr ... Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
Nous sont parvenus quatre des dix-sept livres de poèmes pindariques recensés par Aristophane de Byzance : les Olympiques, les Pythiques, les Isthmiques, et les Néméennes, toutes « épinicies », ou odes triomphales, mais nous manquent presque toujours les indications du lyrisme choral ; parfois on ne sait établir ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Lorsque Pierre Reverdy (1889-1960) réunit en 1945 aux éditions Gallimard un ensemble de ses poèmes parus entre 1915 et 1922, après les avoir un à un relus, corrigés et définitivement établis – selon la terminologie d'usage qui prend ici un sens plus précis et presque testamentaire –, il les fait précéder d'un prière d'insérer : « De ma vie, je n'a ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène HENRY
Les dix dernières années du xixe siècle ont vu naître en Russie quelques très grands poètes, parmi lesquels seuls Boris Pasternak et Anna Akhmatova (1889-1966) auront survécu à l'époque stalinienne. Anna Akhmatova, d'emblée, a défini par la réflexivité l'acte de poésie ; elle élabore son écriture de la maturité dans une identif ... Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
L'œuvre de Constantin Cavafy occupe une place de premier ordre dans la littérature mondiale du xxe siècle. Pourtant, le poète ne fit absolument rien pour la diffusion de ses textes. Sa vie durant, il ne cessa de composer et de classer ses poèmes (chronologiquement, thématiquement), sans jamais les publier, et se contenta de n'e ... Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
Contemporaine des écrivains américains Poe, Melville, Hawthorne et Whitman, Emily Dickinson est née en Nouvelle-Angleterre (États-Unis) en 1830, dans un milieu pétri de culture puritaine. Totalement inconnue de son vivant, elle ne réussit à publier que cinq poèmes, dans de petits journaux et souvent sans nom d'auteur. L'œuvre de cette « âme en inc ... Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
Bien que son œuvre au demeurant fort mince n'ait été connue que trente ans après sa mort, Hopkins est une figure majeure de la poésie anglaise du xixe siècle. Né en 1844 dans une famille anglicane et bourgeoise, le futur poète poursuit de brillantes études à Oxford. Animé par une foi ardente, il abjure le protestantisme, le 21 ... Lire la suiteÉcrit par : Hédi KADDOUR
Ce premier recueil de Verlaine (1844-1896), publié chez Lemerre en 1866, est placé sous le signe de l'astrologie. Ne nous y trompons pas cependant : si Verlaine « croit » à l'astrologie, c'est en écrivain, et comme à une productive illusion. Dès le poème liminaire, l'écho qui fait résonner en rime « astres » et « désastres » semble vouer le poète ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SIMEONE
Si l'on excepte ses poèmes en dialecte frioulan, Poésie en forme de rose est le quatrième recueil de Pier Paolo Pasolini (1922-1975). Il paraît en 1964, année cruciale pour l'auteur puisqu'elle correspond à la sortie de son film L'Évangile selon saint Matthieu, qui confirme sa place dans la culture italienne. Avec ce livre hanté ... Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
L'assassinat de son père, Louis de France, duc d'Orléans, en 1407, le désastre d'Azincourt en 1415, et vingt-cinq ans de captivité en Angleterre : autant de malheurs qui, écartant Charles d'Orléans (1394-1465) des affaires du royaume, ont orienté vers la création poétique la vie du prince, retiré en sa cour de Blois à partir de 1440. Des événement ... Lire la suiteÉcrit par : Patrick DEL DUCA
Heinrich von Morungen (1150 environ-1222) est sans nul doute, avec Walther von der Vogelweide, l'un des plus brillants représentants du Minnesang (littéralement chant d'amour dans la poésie courtoise médiévale allemande) même si ses contemporains lui préféraient le poète attitré de la cour de Vienne, Reinmar l'Ancien. Heinrich est origina ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
Les Poésies de Catulle, c'est-à-dire le Liber Valerii Catulli, est un recueil dû à Gaïus Valerius Catullus (82-52 av. J.-C.), comprenant cent seize pièces, ordonnées à la fois selon leur genre et leur structure métrique : au début et à la fin des poèmes plus courts, des sujets légers, le corps du texte étant formé d'œuvres savant ... Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
John Donne (1572-1631) est sans doute le plus grand des « poètes métaphysiques » de l'âge élisabéthain, selon l'expression de Samuel Johnson, éminent critique du siècle des Lumières. Né de parents catholiques, l'auteur des Sonnets sacrés (1633) se rallie à l'Église anglicane en 1615, après une période de doutes. Malgré trois ans d'études ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Les quarante-neuf pièces qui composent les Poésies de Stéphane Mallarmé (1842-1898), dont le titre dans sa simplicité désigne sans l'éclairer la nature seulement et radicalement poétique, indépendamment de tout thème ou discours « qui parlerait trop haut », ont marqué la modernité d'une empreinte si forte que l'idée même de poésie s'en es ... Lire la suiteÉcrit par : Patrick DEL DUCA
Walther von der Vogelweide (né vers 1170-mort vers 1228) est sans doute le plus complet des poètes allemands du Moyen Âge. Dans ses poèmes lyriques, il chante aussi bien l'amour pour une dame noble que pour une femme du peuple. Ses poèmes politiques et gnomiques (réflexions morales sous forme de sentences) sont marqués par l'attachement à un pouvo ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Poète à New York fut écrit par Federico García Lorca (1898-1936), dans la ville de New York en 1929-1930. Certaines des pièces rassemblées sous ce titre, dans une édition posthume, étaient peut-être destinées à un autre recueil, intitulé Tierra y luna. García Lorca venait alors de traverser une profonde crise affective ; le ton d ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Simone RENOU
C'est après les temps védiques, aux alentours de l'ère chrétienne, mais à une date qu'il est impossible de préciser, qu'apparut le Rāmāyaṇa, la « Geste de Rāma », ou la « Marche de Rāma », la seconde des deux grandes Épopées indiennes. Évoluant vers la poésie courtoise et réalisant une certaine unicité, le Rāmāyaṇa n'offre pas un ... Lire la suiteÉcrit par : Pascaline NICOU
C'est à Ferrare, important foyer culturel de la Renaissance, que l'Arioste (1474-1533) compose son poème, le Roland furieux, œuvre de toute une vie, qu'il ne cessera de reprendre jusqu'à sa mort. Au pouvoir, la famille des Este accueille et soutient les artistes, qui vantent la culture courtoise et chevaleresque. Le Roland furieux ... Lire la suiteÉcrit par : Isabelle KALINOWSKI
Le Romancero (1851), dernier grand recueil lyrique de Heinrich Heine (1797-1856), l'écrivain allemand exilé à Paris, expose dans une veine grinçante et radicale le bilan d'un rapport singulièrement déchiré avec le genre poétique. Dès le Livre des chants (1827), Heinrich Heine avait discrètement sapé les fondements de la poésie ro ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
Plus de deux cent cinquante manuscrits ont conservé le Roman de la Rose, poème de 21 750 octosyllabes, chef-d'œuvre du xiiie siècle et monument de la littérature française qu'on peut comparer sans ridicule à l'œuvre de Dante ou à celle de Cervantès.Écrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Composé vers 1230 par Guillaume de Lorris, dont nous ne savons rien, le Roman de la Rose a été continué quarante ans plus tard environ par Jean de Meun. Ce clerc très savant, lié au milieu universitaire parisien, fut aussi l'un des premiers traducteurs en français : on a notamment conservé ses traductions de la Consolation de Philosop ... Lire la suiteÉcrit par : Marina GAILLARD
De son temps, c'est à son œuvre de savant que le persan ‘ Umar Khayyām (1047 env.-1122 env.) doit son renom, et c'est comme tel qu'il fut d'abord connu en Europe. Ses contemporains eurent le plus grand respect pour le « successeur d'Avicenne », mais aucun ne mentionne ses Rubā‘iyyāt (ou « quatrains »), dont la tradition ne lui fut attribué ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
À la mi-mars 1914, Georg Trakl (1887-1914) s'est rendu d'Innsbruck à Berlin auprès de sa sœur, avec laquelle il avait noué une relation incestueuse et qu'il avait entraînée sur la pente de la drogue (née en 1891, elle se donnera la mort en 1917). Il écrit alors à Ludwig von Ficker : « Ma vie s'est brisée. [...] Dites-moi que je ne suis pas fou. Je ... Lire la suiteÉcrit par : Rita OLIVIERI-GODET
Sentiment du monde, troisième recueil de l'écrivain brésilien Carlos Drummond de Andrade (1902-1987), marque un tournant dans sa poésie en amorçant une réflexion sur la dimension historique de son temps, filtrée, comme son titre le laisse entrevoir, par la subjectivité lyrique. L'œuvre, publiée en 1940, est attentive aux bouleversements t ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SIMEONE
Publié en 1936, Sentiment du temps est le troisième recueil de Giuseppe Ungaretti (1888-1970). Mais dans Vie d'un homme, où se trouve réorganisée son œuvre poétique intégrale, il constitue le livre second. Situé entre L'Allégresse (1931, qui prend source dans Allégresse des naufrages paru en 1919) et La Doul ... Lire la suiteÉcrit par : Claude-Henry du BORD
Bien qu'il soit difficile de cerner avec exactitude la notion de symbolisme, on peut essayer d'en dégager quelques traits : la fuite hors de ce monde par le repli sur soi, l'esthétisme de l'étrange et le culte des images et des analogies. On peut aussi avancer des noms, citer Mallarmé, Verlaine, ou Théodore de Banville pour la France, mais aussi M ... Lire la suiteÉcrit par : Odile KALTENMARK
Le Shi jing (Canon des poèmes) est le Livre saint de la poésie. Il fait partie de la liste des cinq Jing (Livres canoniques) les plus vénérés, c'est-à-dire des ouvrages mis plus ou moins directement sous le patronage de Confucius. La tradition attribuait au sage lui-même le choix des trois cent cinq poèmes qui c ... Lire la suiteÉcrit par : René SIEFFERT
Huitième des anthologies japonaises officielles, le Nouveau Recueil [de waka] de jadis et naguère (Shin-kokin [waka] shū, ou Shin-kokin-shū) fut composé sur l'ordre de l'ex-empereur Go-Toba, qui avait en 1201 rétabli le Bureau de la poésie du palais, et qui révisa lui-même le texte du ... Lire la suiteÉcrit par : Line COTTEGNIES
Les Sonnets de William Shakespeare (1564-1616) ont été publiés en 1609 par le libraire-éditeur Thomas Thorpe, sans doute sans l'autorisation de l'auteur. Il est probable, cependant que, comme presque toute poésie lyrique de cette période, ils aient connu auparavant une circulation manuscrite au sein d'un cercle d'amateurs. Car le sonnet, ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Juan Ramón Jiménez (1881-1958) distinguait trois périodes dans sa vie d'écrivain : l'époque sensitive, de 1909 jusqu'à 1915 environ ; l'époque intellectuelle, inaugurée par le Journal d'un poète nouveau marié (1916) – « début du symbolisme moderne dans la poésie espagnole » – qui prenait fin avec Chanson (1936) ; l'époque « suffi ... Lire la suiteÉcrit par : Yves KIRCHNER
En 1912 paraît, à Pékin, Stèles, un recueil de poèmes relié à la chinoise, « non commis à la vente » mais offert à un cercle restreint d'amis. Son auteur, Victor Segalen (1878-1919), médecin de la marine, expose ainsi son projet dans une lettre à Debussy du 6 janvier 1911 : « un recueil de proses courtes et dures », « mesurées comme un so ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SIMEONE
Dans l'œuvre du poète Mario Luzi (1914-2005), né à Florence, qui, se libérant de Pétrarque et de Mallarmé, semble, sur un arc de sept décennies, tendre toujours davantage vers une poésie polyphonique, perpétuellement évolutive, dont le modèle fut Dante, Sur d'invisibles fondements occupe une place unique. Publié en 1971, dans l'Italie cha ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre VILAR
Publié en 1973 dans la collection Le Chemin, dirigée par Georges Lambrichs, Tombeau de Du Bellay se situe à un moment clé de la trajectoire poétique de Michel Deguy. Précédant de peu la reconnaissance d'une première époque de son œuvre, ce volume paraît en même temps qu'un ensemble anthologique (Poèmes I, 1960-1970) et associe av ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène HENRY
Quand paraît à Berlin, en 1922, le recueil Tristia, Ossip Mandelstam (1891-1938) a trente ans. Né à Saint-Pétersbourg, il est le contemporain d'Anna Akhmatova. C'est-à-dire qu'il appartient à la brillante génération des poètes qui, en 1910, ont mis en question le dualisme symboliste et sa conception « magique » de l'art. Membre de l'Ateli ... Lire la suiteÉcrit par : Gilles QUINSAT
Emily Dickinson fait partie de ces grands noms qui, avec Poe, Emerson, Thoreau, Hawthorne, Melville ou Whitman, marquent un tournant dans la littérature américaine. Si elle est parvenue si difficilement jusqu'à nous, l'histoire de l'œuvre, indissociable de celle de son auteur, n'y est pas pour rien. Recluse dans la demeure familiale d'Amherst (Mas ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre DURIX
Dans cette longue suite poétique qu'est Une autre vie (Another Life), Walcott (né en 1930) réinvente le monde de ses origines sur l'île antillaise de Sainte-Lucie. Ne percevant pas dans son environnement immédiat la possibilité de développer ses talents créateurs, le jeune garçon recherche ses modèles dans les livres d'art et che ... Lire la suiteÉcrit par : Hédi KADDOUR
Cette plaquette de proses fut publiée en 1873 à Bruxelles, à compte d'auteur. Une rumeur a longtemps voulu qu'Arthur Rimbaud ait ensuite brûlé cette édition ; en fait comme il avait négligé de solder son compte auprès de l'éditeur, celui-ci en avait conservé par devers lui la plupart des exemplaires. Le stock ne fut retrouvé qu'en 1901. Dans l'int ... Lire la suiteÉcrit par : Erika TUNNER
Qui est Bonaventura ? On a avancé des noms célèbres : Schelling, Jean Paul, F. Schlegel, Clemens Brentano, E. T. A. Hoffmann, Gotthilf Heinrich Schubert. Il a été question d'écrivains plus obscurs comme Friedrich Gottlob Wetzel ou bien August Klingemann. On a même pensé à une femme : Caroline Schlegel-Schelling. De toutes ces thèses, aucune ne se ... Lire la suiteÉcrit par : Claudette PERRUS
Les datations proposées par la critique situent la rédaction de la Vita nova, premier récit autobiographique en langue vulgaire de la littérature occidentale, entre 1290 (mort de Béatrice Portinari) et 1295. Le livre se présente comme une anthologie de trente et une poésies reliées et motivées par un récit en prose, et assorties de brèves ... Lire la suite
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