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Écrit par : Jean VARENNE
L'une des œuvres majeures de la poésie lyrique sanskrite porte le nom d'Amaru-Shataka (amaruśataka), c'est-à-dire les « Cent Poèmes attribués à Amaru ». Il s'agit d'une série de strophes de mètres variés, dont chacune tend à l'autonomie, comme il est de règle en sanskrit, qui sont composées et disposées selon un art parfait et vi ... Lire la suiteÉcrit par : François CHENET
L'Arthaśāstra constitue le principal traité de l'art politique de l'Inde ancienne. Attribué à KauÉcrit par : Jean VARENNE
La dernière des quatre grandes divisions du Veda. Elle occupe une place à part : alors que les trois autres ne sont désignées que par référence à leur contenu (le Sāma-Veda, par exemple, est « cette partie du Veda qui concerne le chant liturgique — saman »), l'Atharva-Veda (Atharvaveda) doit son nom à une famille (d'ailleurs myth ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
Le Shui hu zhuan (littéralement Récit des bords de l'eau) s'inspire de toute une tradition orale riche et diversifiée, mais aussi de faits historiques puisque Song Jiang, héros du roman, fut en Chine un brigand qui sévit avec ses complices vers 1120. Au bord de l'eau, roman en quatre-vingt-douze chapitres, qui se disting ... Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie ESNOUL
La Bhagavad Gītā, « Chant du Bienheureux Seigneur », est un des longs passages spéculatifs insérés dans le Mahābhārata, la grande Épopée indienne, mais sa composition et son inspiration en font un tout autonome. Elle expose l'enseignement métaphysique et mystique donné par Viṣṇu, sous la forme de Kṛṣṇạ, à l'un des princes, héros ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Ouvrage qui compte parmi les plus illustres des textes sacrés hindous de langue sanskrite, connus sous le nom de Purānas. C'est le livre sacré des Bhāgavatas, dévots de Vishnu, qui est vénéré sous le nom de Bhagavant, le « Gracieux Seigneur ». Le Bhāgavata Purāṇa (« Histoires anciennes du Seigneur »), peut-être le plus récent des Purānas, ... Lire la suiteÉcrit par : David HAWKES
Chu ci est le nom d'un recueil de poèmes chinois dont la majeure partie fut composée entre la fin du ive siècle et le début du iie siècle avant J.-C. Dans le titre du recueil, ci veut dire « paroles » ou « écriture », Chu désigne le plus méridional des Royaumes combattants ; cet ou ... Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Les Contes de pluie et de lune (Ugetsu-monogatari) sont le chef-d'œuvre de l'écrivain japonais Ueda Akinari (1734-1809). Les neuf contes qui le composent suivent la tradition du récit, le monogatari, en puisant dans une veine fantastique, celle d'histoires de revenants. Si la rédaction de l'œuvre commença en 1768, sa par ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine DESPEUX
Le Daode jing ou Livre de la Voie et de la Vertu est traditionnellement attribué au sage Laozi, l'une des figures fondatrices du taoïsme dont s'est emparé la légende. On désigne aussi l'ouvrage du « vieux maître » par son propre nom, tout comme l'on fait pour le Zhuangzi et le Liezi, les deux autres grands trait ... Lire la suiteÉcrit par : Angel PINO
Publié par Ba Jin (né en 1904) en 1931 et 1932 dans Le Temps de Shanghai, puis en volume en 1933, Famille (Jia) est le premier volet d'une trilogie, Jiliu (Le Torrent), qui retrace la chronique des Gao – un clan de Chengdu, dans le Sichuan, au centre de la Chine –, et leur déclin. La composition de l'en ... Lire la suiteÉcrit par : Paul BADY
Rassemblant des nouvelles parues dans les années 1930, Gens de Pékin est tout à fait représentatif de l'art et de la vision de Shu Quingchun, dit Lao She, né à Pékin en 1899 et mort en 1966, lors de la révolution culturelle. Mêlant lyrisme et réalisme, humour et cruauté, le recueil révèle l'étendue du talent de celui qui fut un des plus g ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
L'un des plus célèbres poèmes lyriques de la littérature sanskrite. Attribué avec la plus grande vraisemblance à un brahmane bengali du xiie siècle, nommé Jayadéva, le Gīta-Govinda (« célébration du bouvier Krishna ») est, en fait, un petit drame à deux personnages, Krishna et Rādhā, auxquels s'ajoutent quelques comparses. Avat ... Lire la suiteÉcrit par : René SIEFFERT
Second volet de la trilogie des chroniques épiques du Japon (Hōgen monogatari, Heiji monogatari, Heike monogatari), le Heiji monogatari, anonyme lui aussi, est, comme le Hōgen monogatari, divisé en trois livres, et les parentés de structures sont si voisines entre ces deux ouvrages que l'on a longtemps ... Lire la suiteÉcrit par : René SIEFFERT
Des grandes « chroniques guerrières » (gunki) du Moyen Âge japonais, le Heike monogatari, la « Geste du clan Hei » (ou Taira), est la première en date et la plus importante. Chant épique déclamé aux carrefours ou dans les châteaux par des « moines » aveugles, il contribua puissamment à la formation d'une culture populaire commune ... Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Le Heike Monogatari appartient au genre des chroniques guerrières, les gunki, tout comme le Hôgen Monogatari, « Récit (des troubles) de l'ère Hôgen » et le Heiji Monogatari, « Récit (des troubles) de l'ère Heiji ». Cependant le Heike Monogatari est de loin le plus célèbre, cette « Geste des Taira » comp ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
La littérature sanskrite abonde en recueils de contes, rédigés à des époques fort différentes, mais qui, tous, se rattachent à un fonds commun probablement très ancien. Le Hitopadeśa est l'un des modèles de ce genre littéraire. Attribué tantôt à Nârâyana, tantôt à Vishnusharman (qui ne sont pour nous que des noms), ce recueil est de date ... Lire la suiteÉcrit par : René SIEFFERT
Premier volet de la trilogie des chroniques épiques japonaises (Hōgen monogatari, Heiji monogatari, Heike monogatari) qui relatent les événements de la seconde moitié du xiie siècle, les trois livres du Hōgen monogatari sont pour l'essentiel consacrés aux troubles qui suivirent la mort de l'e ... Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
Titre d'un ouvrage chinois (Le Maître de Huainan) qui porte le nom de son auteur, Liu An, prince de la maison des Han et roi de Huainan, mort en ~ 122. À sa cour provinciale, celui-ci s'entoura de maîtres taoïstes qui compilèrent une somme des doctrines cosmologiques et mystiques de la secte. Le livre, composé ainsi, est une synthèse de l ... Lire la suiteÉcrit par : René SIEFFERT
Recueil de contes illustrés de courts poèmes, l'Ise monogatari est probablement le plus ancien écrit en prose de la littérature japonaise. Œuvre de transition entre la poésie du Man yō shū (viiie s.) et les « dits » (monogatari) ou les journaux intimes (nikki) du xe siècle ... Lire la suiteÉcrit par : André LEVY
Le Jin Ping Mei, roman-fleuve de la fin du xvie siècle, en cent chapitres, se range parmi la demi-douzaine de chefs-d'œuvre de la littérature romanesque chinoise en langue vernaculaire. Ouvrage anonyme auréolé d'une réputation pornographique, noir et burlesque, érotique et satirique, il reste largement tributaire des c ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Le brahmane lettré Bâṇa Bhaṭṭa, qui vécut très probablement au viie siècle à la cour du roi Harsha, souverain de Kanauj (Kanyakūbja, sur le Gange), s'est fait un nom dans la littérature indienne classique d'expression sanskrite grâce à deux œuvres maîtresses : l'Histoire du roi Harsha (Harṣacarita) et la K ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Les littératures de l'Inde abondent en recueils de contes et de fables dans les diverses langues du subcontinent. En sanskrit, ce type de récit à moralité apparut dès la période védique, puis il prit place dans les grands poèmes épiques, avant d'atteindre sa forme achevée dans les « livres de fables » de l'époque classique (Panchatantra, ... Lire la suiteÉcrit par : René SIEFFERT
Le Kojiki, ou Notes sur les faits du passé, est le plus ancien texte rédigé en langue japonaise. Cosmogonie, chronique mythique, « Livre des rois » de la dynastie insulaire, il sera considéré au xixe siècle comme le « livre saint » du shintō rénové, dont certains hommes d'État voulurent faire la relig ... Lire la suiteÉcrit par : René SIEFFERT
Première des vingt et une anthologies classiques du waka (poésie de langue japonaise), le Recueil [des waka] de jadis et naguère (Kokin [waka] shū, ou Kokin-shū) fut compilé en 905 sur l'ordre de l'empereur Daigo, par une commission de poètes présidée par Ki no Tsurayuki. Comm ... Lire la suiteÉcrit par : René SIEFFERT
Véritable encyclopédie anecdotique, en langue japonaise, de l'Inde, de la Chine et du Japon, le Konjaku monogatari shū est un recueil de plus d'un millier de contes composé vers la fin du xie siècle. Si la grande majorité de ses thèmes sont d'inspiration bouddhique, il contient cependant un certain nombre de récits profanes, qu ... Lire la suiteÉcrit par : Antonin BECHLER
« 100 p. 100 roman d'amour », proclamait le bandeau publicitaire du roman Norwegian Wood. Publié au Japon en 1987 par Murakami Haruki, traduit en français par R. M. Martine-Fayolle sous le titre La Ballade de l'impossible (Belfond), le livre allait vite devenir un véritable phénomène de société, avec plus de deux millions d'exem ... Lire la suiteÉcrit par : Anne BAYARD-SAKAI
C'est un véritable scandale que suscite la parution en 1956 de La Confession impudique (Kagi, littéralement « La Clé »), œuvre du romancier japonais Tanizaki Jun.ichirō (1886-1965). L'auteur est alors âgé de soixante-dix ans : c'est un maître dans le monde des lettres, unanimement admiré et respecté. Si de ses œuvres de jeunesse ... Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Matsuo Munefusa, dit Bashō (1644-1694) est considéré comme l'un des plus grands parmi les poètes japonais. Son œuvre excelle dans la maîtrise du haikai-renga, ou « poème libre en chaîne ». Il donne ses lettres de noblesse au haiku, poème en dix-sept syllabes, mais surpasse son art dans le genre particulier du haibun, à s ... Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Écrit au début du xie siècle, le Genji monogatari (Le Dit du Genji) a pour auteur une femme, Murasaki Shikibu (env. 978-env. 1014) dont nous savons bien peu de choses. Elle nous a laissé une des œuvres les plus importantes de la littérature japonaise. Ce long roman ne comprend pas moins de cinquante-quatre liv ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
C'est aux environs de 1754, sous le règne de l'empereur Qianlong qu'un roman intitulé Mémoires d'un roc, dont la rédaction aurait commencé en 1742, connaît un certain succès. Plus tard, son auteur présumé, Cao Xueqin (env. 1715-env. 1764) le remanie et lui donne d'autres titres (Les Douze Belles de Jinling, Relation du moine ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
Le Xiyou ji, Le Voyage en Occident est un roman-fleuve en cent chapitres attribué à Wu Cheng'en (env. 1506-1582). Roman populaire par excellence, édité pour la première fois en 1592, il parodie le voyage en Inde de 629 à 645 du bonze Xuanzang, qui ramena en Chine la traduction du canon bouddhique.Écrit par : Prithwindra MUKHERJEE
Parue en 1913, L'Offrande lyrique (Gītānjali) du poète indien Rabindranath Tagore (1861-1941), Prix Nobel de littérature la même année, est essentiellement ressentie par les Européens, dans le contexte de la Première Guerre mondiale, comme une invitation à soutenir les valeurs essentielles de l'existence humaine. Pour les lecteur ... Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
Recueil de propos rédigé par les disciples du Maître, le Lunyu (Entretiens de Confucius) est un des ouvrages les plus importants de la Chine ancienne. Confucius (Kongzi, ~ 551-~ 479) est censé avoir édité les grands textes canoniques de l'Antiquité (Livre des odes, Livre des documents, Livre des mutations ... Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie ESNOUL
Le Mahābhārata, le Grand Bhārata, en fait la « Grande (Geste) des Bhārata », est l'une des deux épopées sanskrites qui ont servi de toile de fond et d'inépuisable réservoir à la littérature hindoue ultérieure. Lorsqu'on dit seulement : l'« Épopée », avec une majuscule, on se réfère toujours au Mahābhārata qui, par son ét ... Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Le Mahābhārata, ou la « Grande (Guerre) des Bhāratas », est la plus vaste œuvre connue de la littérature hindoue : ses dix-neuf livres ne comptent pas moins de cent vingt mille versets. Immense compilation de récits oraux à l'origine, cette œuvre collective qu'on attribue au mystique Vyāsa aurait pris forme entre le ive ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
La tradition hindoue enseigne que l'humanité actuelle descend d'un homme qu'elle nomme Manu ; celui-ci appartient en fait à une race plus ancienne dont tous les représentants furent anéantis, sauf lui, dans un déluge. Manu, seul « juste » parmi des millions de méchants, fut averti par Dieu (Vishnu, incarné en poisson) que les eaux allaient monter ... Lire la suiteÉcrit par : René SIEFFERT
Compilé au cours de la seconde moitié du viiie siècle, le Man yō shū est la première en date des grandes anthologies poétiques du Japon. Parfaite expression du génie d'une civilisation encore proche de ses origines, ce recueil de poèmes dus à des centaines de poètes connus ou anonymes constitue un témoignage irremplaça ... Lire la suiteÉcrit par : Isabelle RABUT
Œuvre majeure de Mao Dun (1896-1981), Minuit, publié en 1933, a été salué en son temps comme « le premier roman réaliste réussi de la littérature chinoise » (Qu Qiubai). Fresque illustrant la fatalité de l'écroulement d'un monde et l'irrésistible montée des forces révolutionnaires, cet ouvrage qu'on a pu comparer, par ses dimens ... Lire la suiteÉcrit par : René SIEFFERT
Rédigée en langue chinoise, la Chronique du Japon (Nihon shoki, 720) comprend trente livres. Les deux premiers concernent les temps mythiques de la création du monde et des îles, ainsi que la naissance des dieux. Comme dans le Kojiki, il s'y mêle à la tradition de la maison impériale, dite du Yamato, des éléments d'une t ... Lire la suiteÉcrit par : René SIEFFERT
Le Dit de la cave (Ochikubo monogatari) est l'un des plus anciens romans japonais connus. L'auteur et la date en sont inconnus. Antérieur en tout cas au Genji monogatari, qui le cite par allusions, il aurait été composé dans les dernières décennies du xe siècle. La version actuelle serait toutefois le ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Depuis les temps les plus archaïques, contes et fables tiennent une place importante dans les diverses littératures indiennes. C'est que l'apologue, la parabole, la comparaison jouissent dans la tradition de l'Inde d'une plus grande faveur que la démonstration. On a donc toujours affaire à des récits relativement brefs dont le déroulement est fonc ... Lire la suiteÉcrit par : Cécile SAKAI
Pays de neige (Yukiguni) est considéré comme l'un des chefs-d'œuvre de Kawabata Yasunari (1899-1972), Prix Nobel de littérature en 1968. L'auteur a travaillé très longuement sur ce roman de la maturité, composé de onze fragments publiés sous la forme de nouvelles sur une période de douze années (de 1935 à 1947, avec une interrupt ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Les deux pièces de théâtre indiennes les plus connues en Occident sont Śakuntalā, que Goethe mettait au-dessus des œuvres de Shakespeare, et Le Petit Chariot de terre cuite (Mṛcchakatika), que Gérard de Nerval adapta pour la scène française en 1850. Cette dernière œuvre est tout à fait insolite dans la tradition dramatiq ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
C'est sous la dynastie des Ming, au xvie siècle, qu'apparaissent en Chine des romans traitant de la vie des hommes et de leurs mœurs, connus sous le nom de « livres sur les passions du temps ». Le Jin Ping Mei, parfois attribué à Wang Shizheng (1526-1590), est le plus fameux de tous. Le titre, « Prunier en fiole d'or » ... Lire la suiteÉcrit par : Florence BRAUNSTEIN
Le Rāmāyana ou « Geste de Rāma » retrace la vie et la marche (« ayana »), l'offensive guerrière de Rāma, prince d'Ayodhyā, et de son épouse Sītā, fille du roi Janaka. Rédigée en sanscrit, divisée en sept livres, ou sections de longueur inégale mais d'environ 24 000 quatrains, soit près de 100 000 vers, cette gigantesque épopée aurait été ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
L'une des quatre grandes divisions des Écritures sacrées que les théologiens brahmaniques appellent le Veda (« science », « savoir »). La masse considérable des textes védiques, en effet, est divisée en quatre corpus correspondant, au moins en théorie, à diverses spécialisations liturgiques : le chant (Sāma-Veda), l'ordinaire du culte (Yajur-Veda) ... Lire la suiteÉcrit par : Marina GAILLARD
De son temps, c'est à son œuvre de savant que le persan ‘ Umar Khayyām (1047 env.-1122 env.) doit son renom, et c'est comme tel qu'il fut d'abord connu en Europe. Ses contemporains eurent le plus grand respect pour le « successeur d'Avicenne », mais aucun ne mentionne ses Rubā‘iyyāt (ou « quatrains »), dont la tradition ne lui fut attribué ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Le théâtre indien de langue sanskrite connut son âge d'or au temps des souverains gupta, qui régnaient sur l'Inde du Nord-Ouest entre 300 et 550. C'est justement au ive siècle que se manifeste, selon la plus sûre probabilité, le génie de Kālidāsa, dont les poèmes et les drames sont les meilleurs exemples. Śakuntalā (Sh ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Les textes qui composent le Sāma-Veda hindou (de sāman, « mélodie ») sont organisés en fonction des nécessités professionnelles des chantres : c'est ainsi que la Samhitā (« recueil des textes poétiques ») du Sāma-Veda comprend environ deux mille stances, toutes empruntées au Rig-Veda, mais classées (et, éventuellement, modifiées) selon le ... Lire la suiteÉcrit par : André LEVY
Le San Guo zhi yanyi ou Amplification de la chronique des Trois Royaumes, élabore une matière traversée dès l'origine par un souffle épique. Il mérite la première place, celle que revendique l'œuvre du xive siècle parachevée au xviie siècle, sans pour autant prétendre être la meilleure de l ... Lire la suiteÉcrit par : Odile KALTENMARK
Le Shi jing (Canon des poèmes) est le Livre saint de la poésie. Il fait partie de la liste des cinq Jing (Livres canoniques) les plus vénérés, c'est-à-dire des ouvrages mis plus ou moins directement sous le patronage de Confucius. La tradition attribuait au sage lui-même le choix des trois cent cinq poèmes qui c ... Lire la suiteÉcrit par : René SIEFFERT
Huitième des anthologies japonaises officielles, le Nouveau Recueil [de waka] de jadis et naguère (Shin-kokin [waka] shū, ou Shin-kokin-shū) fut composé sur l'ordre de l'ex-empereur Go-Toba, qui avait en 1201 rétabli le Bureau de la poésie du palais, et qui révisa lui-même le texte du ... Lire la suiteÉcrit par : Robert RUHLMANN
Le Shui hu zhuan, Récit des bords de l'eau, est l'un des chefs-d'œuvre de la littérature romanesque chinoise. Écrit au xive siècle, à partir de traditions orales des xiie et xiiie siècles, il a pour sujet les aventures de cent huit brigands dont il idéalise les motivatio ... Lire la suiteÉcrit par : Kristofer SCHIPPER
« Compendium illustré des Temps anciens et modernes », le Tushu jicheng (le titre complet est Gujin tushu jicheng) est la plus grande et la plus utile des encyclopédies de la Chine. Réalisé de 1713 à 1723, publié en 1728, il comprend 10 000 chapitres (plus 40 chapitres pour l'index et 44 chapitres d'errata). L'édition originale c ... Lire la suiteÉcrit par : André LEVY
Œuvre marquante de la littérature universelle tant par sa diffusion dans tout l'Extrême-Orient que par l'originalité de son thème et la saveur de son style, le Xiyou ji (Le Voyage en Occident) est une parodie épique, religieuse et allégorique du voyage en Inde de l'illustre traducteur du canon bouddhique Xuanzang, entre 629 et 64 ... Lire la suiteÉcrit par : Paul DEMIÉVILLE
Zhuangzi [Tchouang-tseu], « Maître Zhuang » (zi était un suffixe apposé au nom des philosophes), est le titre d'une œuvre datant de l'Antiquité chinoise qui, sur le plan philosophique, peut se comparer aux Upaniṣad indiennes et, dans notre monde méditerranéen, aux présocratiques (beaucoup moins bien conservés). ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre MARSONE
Le Zhuangzi est, après le Daode jing de Laozi, le classique le plus important du taoïsme. Son titre, « Maître Zhuang », rappelle que ce livre est attribué à Zhuang Zhou, philosophe taoïste du ive siècle avant J.-C., qui vécut au royaume de Chu, dans le bassin du fleuve Bleu. Les rapports du Zhuangzi a ... Lire la suite
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