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Écrit par : Jean TOUCHARD, Universalis
Au sens le plus étroit du terme, L'Action française est le titre d'un journal quotidien qui a paru en France de 1908 à 1944 et dont le principal animateur était Charles Maurras (1868-1952). Mais l'Action française désigne aussi un mouvement qui est né plusieurs années avant 1908 et qui n'a pas disparu en 1944 ; l'histoire de ce mouvement, ... Lire la suiteÉcrit par : Christophe AGUITON, Isabelle SOMMIER
Dans le chapitre Naissance du mouvement antimondialisationLes manifestants réunis à Seattle au moment où s'ouvrait l'assemblée générale de l'Organisation mondiale du commerce, l'O.M.C., en novembre 1999, ont entamé un cycle de mobilisation qui se développe sur toute la planète. Depuis lors, il n'est plus de sommet ou de conférence internationale d'importance – F.M.I., G8, G20, sommet européen, forum de D ... Lire la suite
Écrit par : Paul CLAUDEL
Motion votée au IXe congrès confédéral de la C.G.T., tenu du 8 au 16 octobre 1906, la Charte d'Amiens est considérée comme le texte fondamental du syndicalisme révolutionnaire. La C.G.T. avait été créée au congrès de Limoges en 1895 par la Fédération des Bourses du travail (et à son initiative) et la Fédération des syndicats. Elle est a ... Lire la suiteÉcrit par : Henri ARVON, Jean MAITRON, Robert PARIS, Universalis
Dans le chapitre Les mouvements anarchistesSi l'anarchisme est essentiellement esprit de révolte contre l'autorité : « Quiconque nie l'autorité et la combat est anarchiste », écrit Sébastien Faure dans l'Encyclopédie anarchiste, on peut admettre avec les philosophes, anarchistes ou non, que l'esprit libertaire est inhérent à l'homme. Nous ne parlerons pas ici de l'idéologie libert ... Lire la suite
Écrit par : Françoise MEUSY
Parti socialiste de la renaissance arabe, le Baath est un parti politique fortement structuré qui, dépassant les frontières des États, se veut un mouvement unitaire arabe et socialiste. Fondé en 1943 à Damas par un chrétien orthodoxe, Michel Aflak, le philosophe du parti, et Ṣālah al-Biṭar, qui en sera le tacticien et participera au pouvoir, le pa ... Lire la suiteÉcrit par : Albert SOBOUL
Gracchus Babeuf (1760-1797), le premier dans la Révolution française, surmonta la contradiction, à laquelle s'étaient heurtés tous les politiques dévoués à la cause populaire, entre l'affirmation du droit à l'existence et le maintien de la propriété privée et de la liberté économique. Par la pensée et par l'action, il dépassa son temps, il s'affir ... Lire la suiteÉcrit par : Martine MEUSY
C'est en 1966 que Stokely Carmichael, président du SNCC (Student Non-Violent Coordinating Committee), diffuse l'expression de Black Power ou pouvoir noir. Il n'est plus possible en effet d'attendre qu'on applique les lois, ni de se contenter de la promotion de quelques Noirs au sein de la société blanche américaine. Toute la communauté no ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Coalition des partis du centre et de la droite, victorieuse aux élections de novembre 1919 des radicaux et des socialistes. Renversant la majorité de gauche élue à la veille de la guerre, les droites ont, pour la première fois depuis l'instauration de la IIIe République, la majorité des élus. Les candidats du Bloc national disposent de ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Le terme de bolchevisme, dérivé du substantif abstrait bolchinstvo (majorité), désigne la théorie révolutionnaire de Lénine et la praxis du Parti bolchevique dont celui-ci fut le fondateur, le dirigeant et le stratège. Les origines et l'évolution sémantique de ce mot, lointain souvenir d'un jargon d'exilés qui n'est entré dans le langage ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre RIOUX
Phénomène spécifiquement français, le bonapartisme rend compte à la fois des pratiques politiques, économiques, sociales, culturelles des règnes de Napoléon Ier ou surtout de Napoléon III et de l'action politique des hommes ou des groupes qui entendent en transmettre l'héritage après 1870. Il s'oppose aux droites légitimistes et orléani ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
C'est la première crise et la plus grave du régime républicain français entre 1886 et 1889. Le boulangisme dépasse par ses causes et par ses conséquences la personne même du général Boulanger. À l'origine des troubles qui pendant trois ans ébranlèrent la République, on trouve des causes à la fois rationnelles et irrationnelles : dégradation politi ... Lire la suiteÉcrit par : Arnaud JACOMET
Le complot dit de la Cagoule a été l'expression, sous le Front populaire, de l'opposition irréductible au communisme de l'extrême droite activiste. Il y a eu, en fait, plusieurs complots de la Cagoule, cette dénomination ayant été forgée par la grande presse de l'époque, avide de pittoresque plus que de vérité historique, pour désigner les groupes ... Lire la suiteÉcrit par : Germaine LECLERC
Dès 1905, pour protester contre la « panthéonisation » de Zola, un groupe d'étudiants d'Action française conduit par Maurice Pujo s'organise afin de réveiller l'opinion « même en la scandalisant » ; mais c'est en 1908, lors d'une rencontre entre Maxime Réal del Sarte, Henry des Lyons et Pujo qu'il fut décidé de vendre le journal de Maurras aux por ... Lire la suiteÉcrit par : Paul GUICHONNET
Société secrète, répandue dans divers États européens pendant le premier tiers du xixe siècle, particulièrement en Italie, où elle suscite les débuts du Risorgimento national. En raison même de sa nature, de la fragmentation de ses structures et de ses localisations, la charbonnerie (appellation française ; les membres italiens ... Lire la suiteÉcrit par : Louis URRUTIA-SALAVERRI
Dans une Espagne qui suit, à une certaine distance, l'évolution de l'Europe occidentale, plusieurs générations carlistes se succèdent. La première génération est celle qui combat pour le prétendant don Carlos (« Charles V » pour ses fidèles) ; elle fait la guerre de 1833 à 1840, avec Tomás de Zumalacárregui comme chef, avec l'infant don Sebastián, ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Coalition des partis de gauche, victorieuse aux élections du 11 mai 1924, le Cartel des gauches rassemble les socialistes S.F.I.O., les radicaux-socialistes, les républicains-socialistes et la gauche radicale contre les modérés et la droite, détenteurs de la majorité dans la Chambre « bleu horizon » élue en 1919. C'est le parti du mouvement le plu ... Lire la suiteÉcrit par : René RÉMOND
Catholicisme libéral, catholicisme social, démocratie chrétienne : trois courants de pensée qu'il serait déraisonnable de traiter comme s'ils n'avaient entretenu aucune sorte de relation réciproque. Assurément, ce qui les différencie est souvent essentiel : entre catholiques libéraux et démocrates chrétiens, il y a toute la distance qui sépare au ... Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
Mouvement politique et social anglais qui se développe au cours des années 1838-1848 et qui tire son nom de la Charte du peuple, document exposant six revendications majeures : suffrage universel pour les hommes à partir de vingt et un ans ; éligibilité de tous les citoyens ; élection annuelle du Parlement ; scrutin secret ; indemnité par ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
À partir de l'automne de 1795, à Paris, des républicains de droite, libéraux conservateurs comme Boissy d'Anglas ou Lanjuinais, et des royalistes modérés, comme Dandré, prennent l'habitude de se réunir dans un club de la rue de Clichy, sur l'initiative du député Gilbert-Desmolières. S'y retrouvent d'anciens Girondins, comme Henry-Larivière, d'anci ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COMPAGNON
Karl Marx et Friedrich Engels font paraître le Manifeste du parti communiste, dans lequel ils en appellent à une union internationale des travailleurs contre la bourgeoisie capitaliste. Création à Londres de la Ire Internationale, qui est dissoute dès 1876 au terme de nombreuses dissensions internes. Création à Paris de la IIÉcrit par : Olivier COMPAGNON
Le congrès de Tours consacre la scission de la S.F.I.O. et donne naissance à la Section française de l'Internationale communiste, rebaptisée Parti communiste (P.C.) en 1921 et Parti communiste français (P.C.F.) en 1943. Le Parti communiste remporte 26 sièges aux premières élections législatives auxquelles il participe, mais ne soutient pas le Cart ... Lire la suiteÉcrit par : Annie KRIEGEL
Le communisme fut couramment présenté, jusqu'à l'effondrement du système soviétique, comme une interprétation de l'histoire permettant tout à la fois de justifier l'antériorité du projet marxiste sur tous les autres et de ne pas lui interdire d'apparaître comme l'aboutissement évolutionniste de l'histoire de l'humanité. Nous n'avons pas cherché ic ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COMPAGNON
Du 25 au 30 décembre 1920 se tient à Tours le XVIIIe congrès du Parti socialiste unifié, Section française de l'Internationale ouvrière (S.F.I.O.). Il est consacré à la question qui agite le parti depuis le milieu de l'année précédente : l'acceptation ou non des vingt et une conditions imposées par le Komintern pour adhérer à la III ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent-Xavier SIMONEL
Aboutissement d'une lente évolution qui trouva son origine, au xviiie siècle, dans le Mouvement de la renaissance hindoue de Rāmmohan Rāy (1772-1833), le parti du Congrès est d'abord une simple organisation de concertation ; il se transformera en cheville ouvrière de l'indépendance indienne, pour assurer, ensuite, les responsab ... Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
L'un des grands partis politiques britanniques, dont le nom apparaît vers 1836 pour succéder au traditionnel terme « tory ». Dès la naissance du parti, Robert Peel lui fixe l'objectif d'associer classes moyennes et supérieures et de favoriser les évolutions qui ne compromettraient pas les fondements de l'ordre et de la vie nationale. Constamment a ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
La Révolution ne fut pas un torrent impétueux balayant tout sur son passage ; les idées de liberté et d'égalité n'ont pas triomphé d'un coup, sans susciter de résistance. À la Révolution s'est opposée, dès 1789, la contre-révolution, à l'innovation la tradition, à la croyance au progrès celle du péché originel. Loin de se limiter sur le plan idéol ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-France TOINET
Aux États-Unis, la convention est le congrès d'une organisation, par exemple un parti politique. Les deux grands partis nationaux (le Parti républicain et le Parti démocrate) sont en fait composés d'une multitude de partis locaux qui ont leurs intérêts et leur vie propres. C'est ainsi que, au niveau de chaque État, les partis, avant tout organisme ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
C'est le 27 avril 1790 que naît la Société des Amis des droits de l'homme et du citoyen tenant ses séances en l'église des Cordeliers. Avant d'abriter un club, l'église avait donné son nom à l'un des soixante districts parisiens créés en avril 1789. Le district des Cordeliers, correspondant à peu près au quartier de l'actuel Odéon, était habité pa ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques NOBÉCOURT
« L'association des combattants de l'avant et des blessés de guerre cités pour action d'éclat », dite « les Croix-de-Feu et Briscards », est créée en 1927 par l'homme de lettres Maurice d'Hartoy pour unir les anciens combattants titulaires de la croix de guerre dans une « grande force antirévolutionnaire et antidéfaitiste ». Elle est en fait au se ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Au cours de la révolution de 1905-1907, les marins de la flotte de la mer Noire et de la Baltique jouent un rôle considérable. Ceux de Cronstadt se soulèvent à deux reprises. Le premier soulèvement est consécutif au manifeste du tsar (17 oct. 1905) qui déclenche toute une série de meetings de protestation, notamment le 23. Les équipages revendique ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LETAMENDIA, Universalis
La démocratie chrétienne est un mouvement qui cherche à promouvoir, au sein d'une société démocratique et pluraliste, une politique conforme au message qu'expriment l'Évangile, la doctrine sociale des Églises et les travaux de penseurs chrétiens. Autonome vis-à-vis des organisations ecclésiales, mais enracinée dans de larges fractions du peuple ch ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques ELLUL
Lors de la critique par Kautsky de la théorie de Bernstein était apparu le concept d'opportunisme, qui allait être largement élucidé par Lénine. Celui de déviationnisme fut introduit un peu plus tard, lorsque la théorie du centralisme démocratique dans les partis communistes se trouva infléchie par Staline (1930 env.). Pour qu'il y ait déviationni ... Lire la suiteÉcrit par : Yves FRÉMION, Bruno VILLALBA
Dans le chapitre Émergence de la pensée écologisteL'écologie politique se définit aujourd'hui selon quatre axes revendicatifs, qui tissent entre eux des liens indissociables mais complexes : qualité environnementale, justice sociale, citoyenneté et solidarité internationale. L'élaboration de ce programme reflète elle-même, dans ses hésitations, ses erreurs, ses impasses, sa diversité, la difficul ... Lire la suite
Écrit par : Jean DÉRENS
Pour Michelet, « les Enragés étaient des fanatiques d'une portée inconnue, d'un fanatisme redoutable, emportés par un souffle vague encore, mais qui allait se fixer peut-être, prendre forme, et pour une révolution en face de la Révolution ». Lyrisme un peu creux, qui fut longtemps de rigueur, inspiré à la bourgeoisie du xixe si ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Trois ans après son congrès de fondation à Gotha (1875), le Parti social-démocrate allemand se voit interdire toute activité. L'unification s'était faite sur un programme d'inspiration lassallienne, violemment critiqué par Karl Marx. La clandestinité empêche la social-démocratie allemande de tenir un véritable congrès, et le programme de Gotha res ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves CAMUS
Le terme extrême droite hante commentaires et analyses de l'actualité politique française depuis plus d'un quart de siècle. Il permet de rapprocher des événements aussi dissemblables que l'attentat d'Oklahoma City commis en 1995 aux États-Unis, l'entrée en 2000 dans le gouvernement autrichien du parti F.P.Ö. (Freiheitliche Partei Osterreichs) diri ... Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
Les « Fabiens » constituent depuis 1884 le plus célèbre club de pensée socialiste en Angleterre. Gros de quelques centaines de membres dans les années 1890, il en compte 2 462 en 1909, dont plus de la moitié sont des Londoniens. Ce nombre a plus que doublé à notre époque. Depuis sa naissance, on y a vu figurer la plupart des grands intellectuels d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
La défaite des Girondins dans leur lutte contre les Montagnards, le 2 juin 1793, moment capital dans l'histoire de la Révolution française, a une signification moins sociale que géographique ; c'est la défaite de la province devant Paris, des partisans d'une fédération de départements contre les tenants de la centralisation. Une défaite qui pèsera ... Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
Prétendant tirer leur nom de fianna, guerriers héroïques de la légende gaélique, les fenians ou Frères républicains irlandais sont des nationalistes décidés à recourir à la violence pour obtenir l'indépendance de leur île. Ils constituent leur société simultanément à New York sous la direction de John O'Mahony et à Dublin en 1858 et enten ... Lire la suiteÉcrit par : Michel EUDE
Dès le début de 1790 s'était formée une Société de 89, réunissant des modérés du parti patriote (Sieyes, La Fayette, Talleyrand). Mais la grande scission qui aboutit à la création du club des Feuillants date du 18 juillet 1791, au lendemain de la fusillade du Champ-de-Mars, lorsque tous les députés, sauf cinq (dont Robespierre, Pétion et Buzot), s ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Accident ou complot, le 6 février 1934 est la plus grande journée parisienne de colère depuis la Commune. Daladier a formé un nouveau gouvernement le 30 janvier. Il déplace le préfet de police Jean Chiappe, suspect d'entretenir trop de liens avec l'extrême droite. L'esprit frondeur de la petite bourgeoisie, volontiers nationaliste et antiparlement ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Longtemps symbole de l'Irlande « révolutionnaire », le Fianna Fáil (« Soldats de la destinée ») a été fondé en 1926 par Eamon de Valera, chef des irrédentistes qui refusèrent le traité de partage avec l'Angleterre. Parti essentiellement rural au départ, sa physionomie a changé au rythme de l'urbanisation et de l'industrialisation de l'Irlande. Le ... Lire la suiteÉcrit par : Nicole BERNHEIM
Fondé en 1933 par William Cosgrave, premier chef du gouvernement de l'État libre d'Irlande, le Fine Gael est une création des libéraux qui acceptèrent en 1921 le partage de l'île. Parti traditionnellement plus « bourgeois » que le Fianna Fáil, le Fine Gael recrute ses électeurs principalement dans la bourgeoisie urbaine et parmi les professions li ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Nom donné aux auteurs du coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) qui éliminèrent du Directoire et des conseils les partisans d'une restauration monarchiste. Barras, Reubell et La Révellière-Lépeaux furent les instigateurs de ce coup d'État, avec l'appui de généraux comme Augereau. Le coup d'État de fructidor marque une cassure dans l'h ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BÉRENGER
Nom pris par le parti fasciste roumain qui s'appuie sur un antisémitisme combatif et, après 1933, sur la propagande national-socialiste. La Garde de fer est fondée par un jeune capitaine, Codreanu, qui se sépare bientôt du mouvement nationaliste et conservateur du vieux professeur Couza, la Ligue chrétienne. Il prétend rendre à la vie politique un ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COMPAGNON
Réunie en congrès à Tours, la Section française de l'Internationale ouvrière (S.F.I.O.) se scinde en deux partis. Majoritaires, les partisans de l'adhésion à la IIIe Internationale créent la Section française de l'Internationale communiste (le futur Parti communiste), tandis que la minorité menée par Léon Blum demeure au sein de la S.F. ... Lire la suiteÉcrit par : Henri LERNER
Le terme de Bloc des gauches désigne la coalition des modérés, des radicaux et des socialistes qui gouverne la France de juin 1899 à janvier 1906 sous le signe de l'anticléricalisme. L'arrivée au pouvoir de cette formation politique ne doit rien aux élections de 1898 favorables à la droite, mais est le contrecoup de l'affaire Dreyfus à la suite du ... Lire la suiteÉcrit par : Serge BERSTEIN
Le gaullisme est malaisé à définir. Le mot revêt en effet des acceptions multiples. Il peut signifier tout à la fois fidélité à la personne du général de Gaulle, adhésion aux pratiques politiques qu'il a mises en œuvre, appartenance aux diverses formations partisanes organisées sous son inspiration de son vivant, ou encore après sa disparition. Or ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Il n'est pas facile de dégager nettement la ligne maîtresse d'un affrontement qui, sous la Révolution française, a duré plus de dix-huit mois et dont les enjeux se sont constamment déplacés. Gironde contre Montagne : pour la guerre extérieure contre la guerre intérieure, pour la saisie des ministères contre la chute de la royauté, pour le fédérali ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Le mouvement socialiste allemand a deux composantes lorsque s'ouvre le congrès de Gotha, le 22 mai 1875 : d'une part, l'Association générale des travailleurs allemands, fondée par Ferdinand Lassalle en 1863 ; d'autre part, le Parti ouvrier social-démocrate allemand, fondé en 1869 à Eisenach par Auguste Bebel et Wilhelm Liebknecht sur un programme ... Lire la suiteÉcrit par : André KASPI
Le mouvement coopératif des grangers, la Grange, est une société secrète agraire créée à Washington en 1867 par Oliver Hudson Kelley et par des employés du gouvernement en vue de lutter contre les injustices qui frappent les agriculteurs. À l'origine d'un fort mouvement agrarien, la Grange compte 800 000 adhérents en 1875 : agriculteurs e ... Lire la suiteÉcrit par : Marc FERRO
Dans le chapitre Vers la guerre civile internationaleEn 1917, toutes les nations se sentent concernées par la guerre. Dans les deux camps on réclame à ses alliés non seulement un soutien militaire, mais également une aide économique, ce qui est un fait nouveau. Jusqu'en 1914, les puissances avaient toujours pensé que plus grand serait le nombre de divisions qu'elle pourrait jeter dans un conflit et ... Lire la suite
Écrit par : Madeleine REBÉRIOUX
Le nom de Jules Guesde est indissolublement lié à un courant historique du socialisme français, le guesdisme, qui apparaît dans les années 1880 et qui a joué un rôle important dans la fondation de la Section française de l'Internationale ouvrière (S.F.I.O.) en 1905. « Le socialisme fait homme » : ainsi a-t-on souvent qualifié Jules Guesde. Nul dou ... Lire la suiteÉcrit par : Benoît VERRIER
Plus de 1 300 pages consacrées aux gauches en France, explorant ses hommes, ses idées, ses projets et ses politiques sur plus de deux siècles, des contributions présentées par plus de quarante spécialistes des diverses disciplines des sciences sociales... L'Histoire des gauches en France (La Découverte, Paris, 2004), dirigée par Jean-Jacq ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Au sein du parti montagnard s'est développé en France, devant les excès de la Terreur, un mouvement qui reçut le nom de faction des indulgents. Ces indulgents souhaitent un retour à la paix intérieure et extérieure et la fin des excès terroristes. Leur chef de file est Danton, leur porte-parole Camille Desmoulins qui fonde un journal, Le Vieux ... Lire la suiteÉcrit par : Nicole BERNHEIM
Symbole du nationalisme irlandais et des aspirations à l'unification de l'île, le fantôme de l'Irish Republican Army (Armée républicaine irlandaise) n'a pas cessé de hanter périodiquement la scène au nord comme au sud du pays depuis la guerre d'indépendance. Si l'I.R.A. tire son origine du mouvement fenian du xixe siècle, elle ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
Journal du Parti social-démocrate ouvrier russe (P.O.S.D.R.), l'Iskra (L'Étincelle) paraît du 11 décembre 1900 au 8 octobre 1905. En tout 112 numéros seront publiés à un rythme mensuel puis bimensuel à partir de 1902. Son histoire se confond avec celle de la social-démocratie russe, et l'on doit distinguer la vieille Iskra ... Lire la suiteÉcrit par : Geneviève BIBES, Marc LAZAR
Dans le chapitre L'expérience manquée de centre gauche (1963-1968)De février 1962 à avril 1963, le gouvernement de Fanfani prend une série de mesures importantes destinées à corriger les déséquilibres sectoriels et géographiques provoqués par le développement anarchique de la décennie précédente : création d'une Commission nationale pour la programmation, nationalisation de l'énergie électrique, impôt sur les di ... Lire la suite
Dans le chapitre La troisième phase du système politique : unité nationale ou centre gauche renouvelé ?Le gouvernement homogène démocrate-chrétien formé en juillet 1976 par Guilio Andreotti avec l'abstention du P.C.I. introduit en Italie une forme de grande coalition dont la spécificité est due à la nature particulière du P.C.I. D'où la politique des petits pas adoptée pour sa mise en place : de la simple abstention à l'accord sur le programme en j ... Lire la suite
Écrit par : Jean MASSIN
Le 30 avril 1789, à Versailles, les députés du tiers état de Bretagne, parmi lesquels Le Chapelier, Lanjuinais, Coroller et Defermon, se réunissent pour débattre ensemble de leur attitude cinq jours avant l'ouverture des États généraux. C'est l'origine du Club breton auquel s'agrégeront très vite des députés « patriotes » venus d'autres provinces ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
En novembre 1794, la réaction thermidorienne impose la fermeture du club des Jacobins. L'histoire du jacobinisme n'est pas pour autant terminée, même si elle est éclipsée sous le Directoire par le babouvisme. Après l'amnistie qui suit le coup de force du 13 vendémiaire (oct. 1795), les Jacobins se regroupent. Dans leurs rangs figurent des bourgeoi ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
La première conférence des socialistes opposés à la guerre s'était tenue à Zimmerwald, en septembre 1915. Malgré l'opposition de la direction de l'Internationale socialiste et des partis socialistes ralliés à la politique d'union sacrée, malgré la censure des gouvernements engagés dans le conflit, elle connaît un retentissement considérable ; en A ... Lire la suiteÉcrit par : Charles URJEWICZ
Abréviation de Vsesoyouznyï leninski kommounistitcheski soyouz molodeji (Union communiste léniniste pan-soviétique de la jeunesse), le Komsomol fut, après les syndicats, la plus importante organisation de masse soviétique. Organisation de jeunesse dépendante du Parti communiste de l'Union soviétique, le Komsomol était implanté, grâce à se ... Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
On appelle légitimistes les partisans de la branche aînée des Bourbons à partir de la révolution de juillet 1830. L'abdication de Charles X en faveur de son petit-fils le duc de Bordeaux surprend les plus fidèles royalistes et réduit toute velléité de résistance. Si les ultra-royalistes restent le plus souvent fidèles à la branche aînée, ce n'est ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas WERTH
Dans le chapitre Le fondateur du bolchevismeEn 1902, Lénine publie un texte fondamental, Que faire ?, premier manifeste de ce qui deviendra, l'année suivante, le . Lénine y expose sa conception d'un parti révolutionnaire d'avant-garde, discipliné et centralisé, composé d'un noyau de révolutionnaires professionnels, chargés d'encadrer les masses ouvrières trop facilement tentées par ... Lire la suite
Écrit par : Jean-Marie GUILLON
Dans le chapitre Le choix démocratique (1945-1946)En dépit des espoirs caressés par leurs chefs, le temps des mouvements de résistance est passé, celui des forces politiques légitimes revient. Le Mouvement de libération nationale (M.L.N.), issu de la résistance non communiste, et le Front national (F.N.) sont satellisés. Le parti le plus tôt reconstitué et de loin le plus puissant est le P.C. For ... Lire la suite
Écrit par : Danielle TARTAKOWSKY
Écrit par : Danielle TARTAKOWSKY
Dans le chapitre La manifestation dans les démocraties occidentalesCette forme d'expression jouit d'une tolérance précoce en Grande-Bretagne et aux États-Unis où toute mobilisation de l'opinion publique est tenue pour un baromètre de la légitimité politique. Il en va de même en Belgique, en vertu de la constitution de 1830, et dans certains États allemands, s'agissant des « parades ». Tous ces États font figure d ... Lire la suite
Dans le chapitre Le cas françaisLa France se distingue des deux cas de figure évoqués plus haut. L'usage intransitif du verbe « manifester » s'impose en 1868, son participe présent – manifestant – s'étant substantivé dès 1849 (Pierre Joseph Proudhon). Cette prise en compte de l'irruption des masses dans l'espace public anticipe, toutefois, sur l'effective autonomisation de ce mo ... Lire la suite
Dans le chapitre Convergences contemporainesLes manifestations de février 1934 et de mai 1968, qui n'étaient les appendices d'aucune autre forme d'action, peuvent être qualifiées de « manifestations de crises ». Elles ont constitué des instruments transitoires d'adaptations et de (re)définitions politiques d'autant plus efficaces qu'elles disposaient de relais dans le champ convenu du polit ... Lire la suite
Écrit par : Isabelle GARO
Œuvre de commande, le Manifeste est rédigé par Marx et Engels (Marx en étant le principal rédacteur) en 1848, à la demande de la Ligue des communistes dont le premier congrès s'est tenu à Londres en 1847. La Ligue rompt avec la tradition des sociétés secrètes ouvrières et décide d'inscrire son action dans le cadre des luttes de masse et d ... Lire la suiteÉcrit par : Georges HAUPT
Tout comme la dénomination de bolchevisme, celle de menchevisme est issue du IIe congrès du Parti ouvrier social-démocrate de Russie (P.O.S.D.R.) qui siégea pendant un mois à Bruxelles puis à Londres en août 1903 et établit un nouveau clivage fondamental à l'intérieur du mouvement ouvrier russe. Les mencheviks (menchinstvo = mi ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Un socialiste peut-il faire partie d'un gouvernement bourgeois ? Le débat engagé dans le mouvement socialiste français, puis européen, autour du ministérialisme, fut provoqué par l'entrée d'Alexandre Millerand dans le ministère Waldeck-Rousseau, le 22 juin 1899. Il apparaît à la fois comme une conséquence de l'importante poussée électorale sociali ... Lire la suiteÉcrit par : René RÉMOND, Guy ROSSI-LANDI
On considère généralement que le courant démocrate-chrétien dont le Mouvement républicain populaire (M.R.P.) est issu a des racines politiques qui remontent à Lacordaire, à l'encyclique Rerum novarum du pape Léon XIII (1891) et au Sillon de Marc Sangnier. Plus précisément, Francisque Gay a fondé en 1920 un petit Parti démocrate populaire ... Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
L'appellation de niveleurs (en anglais levellers) a été réservée, à partir de 1645, à ceux des révolutionnaires anglais qui, non contents de vouloir éliminer la monarchie encore incarnée par Charles Ier, souhaitaient lui substituer une république où le peuple composé de tous les citoyens adultes serait souverain. Plus que des c ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BENNIGSEN
Groupement politique libéral russe formé le 30 (17) octobre 1905 et devenu parti politique en automne 1906. Le manifeste impérial du 17 octobre 1905, octroyant aux sujets du tsar certaines libertés civiques, instituant un régime pseudo-constitutionnel et convoquant une douma (assemblée de représentants du peuple), rallia à la politique d'ouverture ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre BARRAL
Terme désignant l'attitude de ceux qui estiment nécessaire en politique de tenir largement compte des circonstances et qui admettent des atténuations aux principes doctrinaux. Mais ce terme désigne particulièrement, dans l'histoire de France la fraction centrale du parti républicain, animée par Grévy, Gambetta et Ferry, au début de la IIIe ... Lire la suiteÉcrit par : José MURACCIOLE
Traditionnellement, le duché d'Orléans donnait son nom au deuxième fils du roi de France. À sa naissance, il était fait duc d'Orléans de même que son frère aîné le futur roi était dénommé Dauphin. Par la suite, et surtout à partir de 1610, les ducs d'Orléans prirent l'habitude de grouper autour d'eux la faction des mécontents et le nom d'orléanism ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BRUHAT, Bernard PUDAL
Dans le chapitre Définitions et problématiquesLe mouvement ouvrier proprement dit n'apparaît qu'avec la dont une des conséquences est la concentration de la main-d'œuvre dans des fabriques, propriétés d'hommes qui disposent de capitaux de plus en plus importants et utilisent des machines mues par des sources d'énergie nouvelles. Cette révolution industrielle transforme la condition du « trava ... Lire la suite
Dans le chapitre Un lointain héritageOn ne peut séparer l'histoire du mouvement ouvrier des luttes ouvrières qui ont précédé sa formation. Il n'y a pas de solution de continuité. Certaines formes de lutte et certains types d'organisation se sont maintenus longtemps après qu'aient disparu les conditions qui les avaient fait naître. Des mentalités anciennes survivent qui peuvent contri ... Lire la suite
Dans le chapitre Esquisse d'une périodisationLes facteurs qui conditionnent l'évolution du mouvement ouvrier sont d'une telle complexité que toute tentative de périodisation prête à controverse. Il apparaît toutefois qu'on peut distinguer quelques grandes étapes si on tient compte à la fois des influences nationales et de l'internationalisation du mouvement. On essaiera seulement de caractér ... Lire la suite
Écrit par : Paul-Jean FRANCESCHINI
Celui qui devint « le plus puissant parti communiste du monde non communiste » avait été fondé au congrès de Livourne en 1921. Le Parti communiste italien (P.C.I.) ne regroupe d'abord que la minorité ultragauche du Parti socialiste dirigé par Amadeo Bordiga et le groupe qui, autour d'Antonio Gramsci, avait publié à Turin la revue Ordine nuovo ... Lire la suiteÉcrit par : René RÉMOND
Petite formation politique française constituée au lendemain des élections de 1924, le Parti démocrate populaire regroupe une partie des démocrates d'inspiration chrétienne qui ont en commun de vouloir rapprocher le catholicisme et la démocratie. Restent en dehors, à sa gauche, la Jeune République, qui suit les positions de Marc Sangnier, et, sur ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques NOBÉCOURT
Créé le 29 juin 1936 sur les traces du mouvement Croix-de-Feu, dissous en vertu de la loi du 10 janvier 1936 interdisant les « ligues » qualifiées de paramilitaires, le Parti social français (P.S.F.) devient à la veille de la Seconde Guerre mondiale le premier parti de masses dans l'histoire de la République, dépassant le Parti communiste, avec bi ... Lire la suiteÉcrit par : Michel OFFERLÉ
Dans le chapitre Genèse du parti politiqueL'émergence de la forme « parti » est généralement présentée en lien avec les processus de démocratisation du suffrage. Mais les partis sont un élément toujours contesté de la vie démocratique. Les partis apparaissent comme les organisateurs de la médiation démocratique. Lorsque le suffrage masculin s'élargit ou s'universalise, des intermédiaires ... Lire la suite
Écrit par : Bernard PUDAL
Depuis l'effondrement des régimes communistes en Europe de l'Est et en U.R.S.S. (1989-1991), l'histoire du P.C.F. peut être considérée comme achevée, du moins tant qu'elle est indissociable d'une configuration originale fondée sur l'ensemble des relations imaginaires et institutionnelles nouées au sein d'un mouvement communiste international dont ... Lire la suiteÉcrit par : Arnaud JACOMET
Mouvement qui s'inscrit dans un courant de pensée diffus, prenant sa source et étendant ses ramifications dans des partis, syndicats et groupes de pression diversement situés sur l'échiquier politique, le planisme fut un des éléments idéologiques de l'accession au pouvoir des technocrates dans la France des années trente. La Première Guerre mondia ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Créé à la réunion du comité central du Parti ouvrier social-démocrate russe (P.O.S.D.R.) du 10 au 23 octobre 1917 sur la proposition de Dzerjinski, le bureau politique est un organe permanent formé de membres du comité central qui se doit d'assurer la direction politique du parti entre les plénums du comité central. En fait, il commença à fonction ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-France TOINET
Le populisme, qui marque profondément la conscience et la politique américaines, naît à la fin du xixe siècle. Alors que la société américaine est en plein développement économique, et que certains accumulent des fortunes en quelques années, des millions d'Américains vivent dans la pauvreté. Dans les villes en pleine croissance ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
En russe narodnichestvo, le populisme désigne le mouvement d'opposition des intellectuels russes au tsarisme, dans les années 1850-1880 ; ce courant politique touche surtout des intellectuels des classes moyennes, qui, tout en étant imprégnés de culture occidentale, n'en ont pas moins une conscience aiguë du retard économique et politique ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Au sein de ce qui allait s'appeler le Parti ouvrier français, fondé en 1879, s'est formée une tendance opposée à l'orientation marxiste prônée par Jules Guesde et Paul Lafargue. Conduits par Paul Brousse, Jean Allemane et Jules Joffrin, ses membres décident de se séparer des guesdistes lors du congrès de Saint-Étienne (1882) et créent la Fédératio ... Lire la suiteÉcrit par : Vladimir Claude FISERA
La période de libéralisation et de démocratisation du système socio-politique tchécoslovaque dite Printemps de Prague a été préparée dès le début des années 1960. À partir de 1961, le pays subit en effet une crise sans précédent : le système d'économie extensive, calqué sur celui de l'U.R.S.S., ne convient plus à ce pays industrialisé ; de 1961 à ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Rédigé par Trotski, le Programme de transition sert de base politique à la conférence de fondation de la IVe Internationale en septembre 1938 ; trente délégués, représentant dix pays dans lesquels ils sont dénoncés tant par les socialistes réformistes que par les communistes staliniens, approuvent ce texte, intitulé L'Agoni ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BANCAL
Paysan de souche et ouvrier de condition, manuel d'origine et intellectuel d'accession, praticien par profession et théoricien par vocation, pragmatique par tempérament et moraliste par caractère, économiste et sociologue par observation, politique et éducateur par induction, Proudhon apparaît comme un microcosme du peuple français. Sa naissance e ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric SAWICKI
En avril 2005, le P.S. a célébré son centenaire, sans pompes particulières, principalement sous la forme d'un colloque. Cette discrète commémoration traduit le rapport problématique que ses dirigeants entretiennent avec leur histoire. Si ces derniers n'ont jamais cessé de revendiquer l'héritage de Jean Jaurès et de Léon Blum, la filiation avec la ... Lire la suiteÉcrit par : Serge BERSTEIN
Le radicalisme comme doctrine politique remonte à la monarchie de Juillet, mais son contenu et sa signification ont évolué au fil des décennies en fonction des mutations de la société au sein de laquelle il s'inscrit. Le radicalisme apparaît au cours des années 1840 comme une des réponses possibles à la société industrielle qui est en train d'émer ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques JULLIARD
Si la réforme est de tout temps et de tout pays, le réformisme, lui, est contemporain de l'essor du mouvement socialiste à la fin du xixe siècle, c'est-à-dire du moment où la conquête du pouvoir politique et économique fait l'objet, de la part d'un parti, d'un projet conscient, précis et permanent. Comme le révolutionnaire, le ... Lire la suiteÉcrit par : André Jean TUDESQ
Le nom de républicains a été donné aux partisans de la république, avec une signification différente selon les pays et selon les époques. En France, sous la Révolution et la Ire République, le terme de « patriote » est davantage utilisé. Bien que la République ait continué nominalement à exister sous le Consulat, on peut consid ... Lire la suiteÉcrit par : Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
Le royalisme n'a pu représenter une option politique que du jour où la monarchie fut abolie, en 1792. Décimés et proscrits sous la Convention, les royalistes purent reparaître après Thermidor et sous le Directoire. La fondation d'une nouvelle monarchie par Bonaparte réduisit leurs rangs à une poignée de fidèles de la dynastie des Bourbons. Ce fure ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LERUEZ
Dans le chapitre Les forces politiquesIlse pense avant tout comme le parti du pouvoir, aussi n'est-il jamais à l'aise dans l'opposition. La doctrine conservatrice se résume à quelques grands principes : insistance sur la liberté de l'individu, chacun devant accepter sa place dans la société ; défense des « libertés locales » mais sans porter atteinte à l'autorité « naturelle » des éli ... Lire la suite
Écrit par : Christian SAUVAGE, Universalis
Après sa démission de l'hôtel Matignon, en 1976, Jacques Chirac entreprend de réorganiser le mouvement gaulliste. C'est ainsi que naît le Rassemblement pour la République (R.P.R.), le 5 décembre 1976. La croix de Lorraine fait place au bonnet phrygien. La volonté d'ouverture se manifeste aussi par la nomination comme secrétaire général d'un haut ... Lire la suiteÉcrit par : André BRISSAUD
Les sections d'assaut (Sturmabteilung : SA) — nommées également « Chemises brunes », de la couleur de la chemise d'uniforme — étaient une formation paramilitaire du Parti national-socialiste. Créée par Hitler en 1921, la SA est d'abord commandée par Hermann Göring et compte, en 1922, 6 000 hommes implantés en Bavière. En 1930, le capitaine Röhm, r ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Robert LECLERCQ
Contemporain des troubles dus à la politique anticléricale qui aboutira à la loi de séparation de l'Église et de l'État, Le Sillon s'inspire des enseignements de l'encyclique Rerum novarum et de la politique dite du ralliement, qui marqua le pontificat de Léon XIII. C'est le porte-parole d'une démocratie chrétienne qui entend pol ... Lire la suiteÉcrit par : Alain DIECKHOFF
Si la problématique de l'exil est centrale dans la condition juive, elle l'est en étroite association avec son envers : l'attachement à la Terre d'Israël (Eretz Israël). L'exil est arrachement à la Terre promise mais aussi attente fiévreuse du retour. Déjà, l'exilé de Babylone, du vie siècle avant J.-C., psalmodiait : « Près de ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel LIGOU
De 1870 à 1914, le mouvement socialiste est, dans son ensemble, « ascendant ». Au moment de la guerre franco-allemande et de la Commune, il n'existait guère, nulle part, comme force organisée. En 1914, au contraire, il était, du moins dans le monde occidental et en Europe centrale, partout présent et il jouait un rôle politique souvent important. ... Lire la suiteÉcrit par : Madeleine REBÉRIOUX
La préhistoire du mouvement ouvrier, du socialisme, s'est déroulée dans des cadres nationaux. Mais dès le milieu du xixe siècle on vit naître l'idée, limitée d'abord à certains milieux de révolutionnaires émigrés, la Ligue des communistes en particulier, selon laquelle les prolétaires devaient s'organiser en « parti mondial du ... Lire la suiteÉcrit par : Claudie WEILL
Créé en 1902 par la fusion de plusieurs groupes, le Parti socialiste révolutionnaire se réclame des traditions populistes du mouvement révolutionnaire russe. Il publie à l'étranger deux organes, Revolioutsionnaïa Rossiia et Vestnik Rousskoï revolioutsii et en français, à Paris, la Tribune russe se dote d'un programme pré ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Le 22 décembre 1789, l'Assemblée constituante, par la distinction qu'elle établissait entre citoyens actifs et citoyens passifs, avait écarté de la vie politique toute la masse populaire du pays. C'est le désir qu'eurent les citoyens passifs de se rassembler et de faire entendre leur voix autrement que par l'émeute, ainsi que celui de s'instruire ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MENDELSON
Doctrine politique dont le principal théoricien est le politicien radical français Léon Bourgeois (1851-1925). Bien qu'il ait son origine historique chez le socialiste français Pierre Leroux (1797-1871), le solidarisme se rattache aux courants de pensée du xixe siècle en marge du socialisme. L'influence de Leroux fut très grand ... Lire la suiteÉcrit par : Gilbert BADIA
On désigne communément par « spartakisme » un mouvement politique issu de la gauche de la social-démocratie allemande et qui a fixé peu à peu son orientation politique après le 4 août 1914 en s'opposant violemment à la tactique de « l'union sacrée » préconisée et pratiquée par la direction majoritaire du Parti social-démocrate. Ce mouvement a pris ... Lire la suiteÉcrit par : André BRISSAUD
En mars 1923, Göring crée une garde spéciale pour protéger le Führer : quelques fidèles de la première heure prêtent serment à Hitler et se nomment la Stabswache (corps de garde), puis la Stosstruppe Adolf Hitler. Ils portent un uniforme : casquette noire, brassière à bords noirs avec croix gammée, emblème à tête de mort. C'est à ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VERCHERAND
Le syndicalisme agricole français paraît singulier au profane. C'est un ensemble réputé puissant qui semble régner sur un véritable maquis d'organisations de toute nature. Son objet, ici comme ailleurs, est « l'étude et la défense des intérêts » professionnels. Cependant, il n'est assimilable ni au syndicalisme ouvrier, ni à celui des milieux patr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VERCHERAND
Dans le chapitre Évolution historique jusqu'à la Seconde Guerre mondialeComme dans la plupart des premiers pays industriels, le syndicalisme a été reconnu officiellement, en France, à la fin du xixe siècle avec la loi du 21 mars 1884. Son origine est avant tout « ouvrière » ce dont témoignent les débats parlementaires et son objet principal, à savoir la levée du délit de coalition sur le marché du ... Lire la suite
Écrit par : Jean TULARD
On désigne sous le nom de thermidoriens les vainqueurs de Robespierre, les 9 et 10 thermidor an II (27 et 28 juillet 1794). Le nom recouvre donc à la fois des anciens terroristes (Tallien, Barras, Fréron) et des modérés de la Plaine (Sieyès, Boissy d'Anglas, Cambacérès). Ce sont les thermidoriens qui gouvernent la France jusqu'à l'établissement du ... Lire la suiteÉcrit par : Keith DIXON
Conseiller le prince a toujours été un rôle aussi ambigu que convoité. Philosophes, théologiens, juristes et même poètes s'y sont risqués et l'ont parfois payé cher. Mais, vers la fin du xixe siècle, la coopération à titre privé des élites aux affaires publiques prend une forme nouvelle. La figure classique de l'éminence grise ... Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
Nom attribué à l'un des premiers partis politiques anglais à partir de 1679-1680 et devenu aujourd'hui synonyme de conservateurs. Baptisés par leurs adversaires d'une expression injurieuse utilisée contre des hors-la-loi catholiques d'Irlande, les tories ont commencé par être le parti du roi et de l'Église d'Angleterre et ont lutté pour préserver ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
Le XVIIIe congrès du Parti socialiste unifié, section française de l'Internationale ouvrière, s'ouvre le 25 décembre 1920 à Tours, salle du Manège. L'enjeu en est clair : le parti adhérera-t-il ou n'adhérera-t-il pas à la IIIe Internationale, fondée par les révolutionnaires russes en 1919. Quelle que soit l'issue du vote, les ... Lire la suiteÉcrit par : Monica CHARLOT
Il a fallu à peine plus de vingt-cinq ans au Parti travailliste britannique (Labour Party), après sa création, pour ôter au vieux Parti libéral de Gladstone et Lloyd George toute chance de retour au pouvoir. Il lui a fallu moins d'un demi-siècle pour se montrer capable d'emporter la majorité des sièges à la Chambre des communes et de former, seul, ... Lire la suiteÉcrit par : Michel LEQUENNE
Théoricien marxiste, président du soviet de Pétersbourg en 1905, numéro deux de la première révolution prolétarienne victorieuse, homme d'État du refus de la diplomatie secrète, créateur ex nihilo de la formidable Armée rouge, écrivain fulgurant (et premier critique littéraire marxiste digne de ce nom), puis à nouveau militant exilé faisa ... Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
Nom donné aux partisans, en Angleterre et en Irlande, du maintien partiel ou total de l'Irlande dans le Royaume-Uni. Il est employé publiquement en 1885-1886 par ceux des libéraux britanniques qui sont hostiles au projet de Gladstone d'accorder un Home Rule aux Irlandais. Derrière Joseph Chamberlain, une coalition de radicaux et de whigs constitue ... Lire la suiteÉcrit par : Michel LESAGE
Le système politique mis en place en 1917 s'est effondré en 1991. Mikhaïl Gorbatchev, devenu secrétaire général du comité central du Parti communiste de l'Union Soviétique en mars 1985 et président de l'U.R.S.S. en mars 1990, a démissionné de ses deux fonctions : en août 1991 de son poste de secrétaire général du P.C.U.S., parce que le parti avait ... Lire la suiteÉcrit par : Ilios YANNAKAKIS
Ouvert le 14 février 1956, au Grand Palais du Kremlin, trois ans après la mort de Staline, le XXe congrès du Parti communiste de l'U.R.S.S. accueille à ses délibérations les délégations de cinquante-cinq partis communistes et ouvriers. À la tribune d'honneur des invités ont pris place les représentants des partis au pouvoir et ceux des ... Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
Nom donné, à partir des années 1679-1680, à la fraction libérale de la classe politique anglaise. Celle-ci fut baptisée par ses adversaires du nom de révoltés écossais du début de la Restauration ; une nuance péjorative de banditisme et de violence y est attachée. Soupçonnés de nourrir les plus noirs desseins contre la personne royale au temps du ... Lire la suiteÉcrit par : Paul CLAUDEL
L'Europe est en guerre depuis treize mois lorsque s'ouvre le 5 septembre 1915 à Zimmerwald, près de Berne, la première conférence socialiste internationale depuis l'effondrement de l'Internationale socialiste en août 1914. Les tentatives de renouer des liens internationaux ont été nombreuses ; elles venaient soit de partis socialistes de pays neut ... Lire la suite
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