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Écrit par : Charles LESELBAUM
Terme d'origine arabe (al-qāḍī : le cadi, le juge ; en espagnol : alcalde) qui apparaît dans le vocabulaire politique du xe siècle dans le nord de l'Espagne. À cette époque, l'alcade est généralement élu et il exerce surtout des fonctions judiciaires. Au xve siècle, des conflits surgissent ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Dans le chapitre Démographie et administration1348-1789. Au point d'arrivée, quelque 25 à 27 millions de Français : chiffre aussi sûr qu'il pouvait l'être à l'époque. Combien au point de départ, combien ? Une seule certitude : un énorme effondrement lors de la peste noire, peut-être de l'ordre du tiers de la population. Sur quel chiffre antérieur ? On ne sait... Entre ces deux dates, une seul ... Lire la suite
Dans le chapitre Naissance de l'information économiquePlus important eût été encore de connaître le volume de la production annuelle des diverses récoltes ou, du moins, leurs variations annuelles relatives. L'idée, si elle est assez ancienne comme en témoignent les timides et fort fantaisistes estimations de quelques intendants de la seconde moitié du xviie siècle, n'apparaît sous ... Lire la suite
Dans le chapitre Une tentative de centralisation bureaucratiqueAinsi, de progression en progression, en passant d'un stade régional au national, la seconde moitié du xviiie siècle voit se renforcer un type d'État bureaucratique, centralisé, qui se veut rationnel, capable d'agir en fonction d'informations sérieuses, considérées comme de véritables secrets d'État, qu'on ne peut communiquer a ... Lire la suite
Dans le chapitre La résistance des structures anciennesMais, précisément, la nouveauté, la hardiesse des conceptions des premiers commis et de leurs émules est constamment mise en échec par l'ensemble de la structure étatique et sociale de l'Ancien Régime. Suivant un mot célèbre, la France reste un « agrégat de nations » aux originalités mieux maintenues qu'on ne l'imagine. Les réalités provinciales g ... Lire la suite
Dans le chapitre Progrès de l'efficacité administrativeTout comme son administration, cette monarchie cependant a ses limites. Plus encore qu'aux lois dites « fondamentales » de l'État, clamées, sans trop de précisions, comme revendication majeure des parlements, elle se heurte à ces humbles réalités géographiques que nous venons d'évoquer. Aussi la France d'Ancien Régime a-t-elle une administration c ... Lire la suite
Écrit par : Robert MANTRAN
Titre turc, composé des mots ata, « père », et beg, « seigneur », qui apparaît pour la première fois chez les Saldjūqides, porté par le vizir Niẓām al-Mulk : il correspond à une sorte de délégation à un haut personnage de l'autorité paternelle auprès d'un jeune prince ou même d'un jeune souverain saldjūqide. Par la suite, ce titr ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Celui à qui est baillée (donnée) une mission. Commissaires royaux investis de pouvoirs d'administration, de justice et de finances, les baillis sont apparus vers la fin du xiie siècle. L'institution baillivale répondait à la double nécessité d'affermir le pouvoir du roi sur son domaine et de répondre aux plaintes des administré ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Ils apparaissent vers la fin du xiie siècle lorsque les baillis, d'abord itinérants, sont fixés par Philippe Auguste, roi de France, sur la portion du domaine royal où ils doivent le représenter. Cette circonscription, réunissant plusieurs prévôtés, ne prendra le nom de bailliage que quelques années après sa création de fait. L ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Titre turc, signifiant seigneur, qui apparaît déjà, joint à divers noms, dans les inscriptions de l'Orkhon (viiie siècle) ; « bey » a un sens honorifique qu'il a d'ailleurs retrouvé à la fin de l'Empire ottoman comme équivalent de « monsieur ». Entre-temps, après l'entrée des Turcs dans le monde musulman, le mot beg es ... Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
Circonscription électorale anglaise jusqu'en 1832. Elle est définie par le petit nombre d'électeurs, parfois réduits à la seule personne du propriétaire du terroir par la désertion totale des habitants, comme dans le cas d'Old Sarum. Un bourg pourri, tout comme le « bourg de poche », est ainsi à la libre disposition d'un notable local qui désigne ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard VOGLER
Terme qui au Moyen Âge a deux significations bien distinctes : en Flandre jusqu'au xiie siècle et à l'est de l'Elbe jusque vers la fin du Moyen Âge, burgrave désigne le commandant de la garnison d'un château, qui, outre ses fonctions militaires, possède des attributions administratives et judiciaires dans une circonscription ; ... Lire la suiteÉcrit par : Anne BEN KHEMIS
Recueil d'actes et de documents concernant une personne physique ou morale et transcrits pour elle d'après des textes authentiques, le cartulaire n'a en lui-même aucune valeur d'authenticité. Il servait en général d'instrument d'administration intérieure, car, dans la détermination des droits de l'intéressé, il supprimait la consultation de docume ... Lire la suiteÉcrit par : Georges LIVET
Division du Saint-Empire romain germanique instituée d'abord pour remédier à l'anarchie féodale par Albert II (1438-1439) qui créa six cercles (Kreise), sans compter l'Autriche et la Bohême, et reprise par Maximilien Ier en 1500 : aux cercles bavarois, souabe, franconien, rhénan (plus tard haut-rhénan), westphalien et saxon (pl ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
D'abord officier de justice subalterne sous l'Empire romain, le chancelier doit son nom aux barreaux (cancelli) qui, dans les cours de justice, séparaient le tribunal du public. À l'époque mérovingienne, il est appelé référendaire. C'est un clerc qui fait fonction de scribe, et l'office peut être rempli par plusieurs titulaires. Dès l'avè ... Lire la suiteÉcrit par : Anne BEN KHEMIS
Le Trésor des chartes remonte au roi de France Philippe Auguste, qui fait refaire les registres du domaine et les chartes scellées, disparus au cours de la bataille de Fréteval, pendant laquelle il a perdu ses bagages (1194). Pour éviter le renouvellement d'une telle aventure, il fait garder ces documents par le service de la Chambre et son petit- ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Étienne WILL
« Céleste » ou « hydraulique », peu importe : l'idée communément répandue suivant laquelle la Chine vit depuis des temps fort anciens sous un régime bureaucratique est essentiellement correcte. Sans vouloir ici décrire à nouveau l'évolution, esquissée dans les pages précédentes, des institutions gouvernementales au fil des dynasties, on rappellera ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Sous l'Ancien Régime, le commissaire royal est un personnage commis ou mandaté par le roi pour faire exécuter ses décisions en un moment donné et en un point précis du territoire. Le but de la mission et les moyens à employer pour l'accomplir sont consignés dans des lettres de commission délivrées par le chancellerie royale. Ces lettres de commiss ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Étymologiquement, comte de l'écurie (comes stabuli), officier domestique de la cour royale des Carolingiens. Placé, à l'origine, sous l'autorité du sénéchal, le connétable a charge de la cavalerie, dont l'importance ne cesse de croître à partir du milieu du viiie siècle. Dans l'armée féodale (ost), le service ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
À l'origine (1511), le Conseil des Indes (Consejo de Indias) est une simple commission espagnole destinée à contrôler l'administration des nouvelles colonies, les Indes occidentales, c'est-à-dire l'Amérique. Le Conseil est défini en 1524, après la conquête du Mexique : il comprend huit conseillers qui, sous la présidence royale, préparent les lois ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE, Jean FAVIER
Titre romain, repris au xiie siècle pour qualifier les membres du conseil des villes de la France méridionale bénéficiaires de l'autonomie municipale. On fait parfois l'opposition entre villes de commune et villes de consulat. Dans ces dernières, les diverses catégories sociales d'habitants étaient, en théorie du moins, représe ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Là où est le roi, là est sa cour ; cette cour portait au Moyen Âge le nom latin de curia regis. La famille du roi : mère, épouse, oncles, frères, ses familiers et les domestiques de l'« hôtel » en forment le noyau, autour duquel gravitent les grands feudataires, comtes, évêques et, en France, les douze pairs, qui ont officiellement la pre ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Mot d'origine persane (dev) ou arabe (dīwān) qui a désigné, d'une part un recueil de poésie (plus rarement un recueil de prose), d'autre part un registre et de là, peu après l'avènement de l'islām, un bureau où étaient enregistrés les individus ou les tribus faisant partie des troupes musulmanes : le dīwān al-djound (bur ... Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
Document cadastral du début de l'époque normande en Angleterre, le Domesday Book — ou simplement le Domesday — fut dressé par Guillaume le Conquérant. Devenu roi d'Angleterre après la défaite d'Harold à Hastings (1066), Guillaume voulut connaître, de façon précise, les biens et ressources du pays. La descriptio fut terminée en 1086 ; elle ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Terme qui a servi, à toutes les époques, à désigner des fonctionnaires de la maison d'un prince. Il est encore utilisé actuellement pour qualifier une certaine catégorie de prélats théoriquement attachés à la maison du pape. Le terme de domestique a tout particulièrement été utilisé dans l'administration byzantine. Depuis le viie ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BÉRENGER
Terme qui, dans un sens général, désigne un interprète entre les Européens et les peuples du Proche-Orient (de l'arménien terjuman : interprète) ; mais drogman, dans un sens plus étroit, s'applique aux interprètes officiels de la Porte avec des diplomates occidentaux ; à partir de 1665, le grand drogman apparaît comme le chef des services ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
À l'époque carolingienne, les échevins (scabini) étaient les notables désignés par le peuple pour assister le comte à son tribunal. On appela ainsi à partir du xiie siècle les notables élus par les habitants et en fait, le plus souvent, par l'oligarchie dirigeante pour former autour du maire le conseil des villes de co ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Titre turc, d'origine grecque (authentès), qui apparaît en Asie Mineure sous les Saldjūqides avec la signification de « maître », « seigneur ». Sous les Ottomans, à partir du xvie siècle, le titre d'efendi s'applique aux membres des classes religieuses et administratives, notamment aux grands fonctionnaires, par opposi ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
Dans la France de l'Ancien Régime, l'élection était une juridiction de l'impôt, symbole même des progrès de l'administration royale directe. Plusieurs élections formaient une généralité. Les pays d'élection, soumis à la taille personnelle et à tous les impôts royaux ordinaires, s'opposaient aux pays d'états, provinces où les états provinciaux cons ... Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
Du mot arabe amīr : celui qui est investi d'un commandement, commandant, chef. Le titre est porté, sous les premiers califes, par les chefs d'armée qui le gardent en devenant gouverneurs des provinces conquises. Sous les Umayyades, l'émir a dans sa province une autorité semblable à celle du calife, directeur de la prière, chef de l'armée, ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
La pratique de l'encomienda, qui s'est instituée au xvie siècle dans l'Amérique espagnole, s'inspirait de celle que suivit au Moyen Âge l'Espagne à l'égard des musulmans vaincus. L'encomienda rappelle aussi une institution plus ancienne, en vertu de laquelle des paysans libres et de petits propriétaires se « confiaient ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Commissaires établis pour la première fois par Saint Louis en 1247, à la veille de son départ pour la Terre sainte, afin de recevoir et d'examiner les plaintes des administrés et justiciables du roi de France, à l'encontre des officiers locaux, baillis, sénéchaux, prévôts, sergents... Les premiers enquêteurs furent des franciscains et des dominica ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Écrivains et historiens n'ont cessé, depuis le xviiie siècle, de dénoncer les tares de la Ferme générale. L'étude objective de l'institution n'est pas encore terminée. La tâche n'est, en effet, pas aisée. La dispersion des archives de la Ferme au début de la Révolution, la persécution, puis l'exécution de vingt-huit fermiers gé ... Lire la suiteÉcrit par : Michel FRANÇOIS
La distinction classique entre finances ordinaires et finances extraordinaires remonte au milieu du xive siècle où, pour faire face aux dépenses subitement accrues de la guerre, le roi de France dut se procurer temporairement en recourant à l'impôt (finances extraordinaires) les ressources que les revenus qu'il tirait de son do ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Mot d'origine persane (fermān) mais utilisé surtout chez les Ottomans pour désigner un ordre ou un édit émanant du sultan, ou émis au nom du sultan, après décision prise en conseil impérial (dīwān-i humāyūn). Rédigés par la chancellerie impériale, ces ordres portent la signature traditionnelle du sultan, en forme de dessin (t ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise MOYEN
De tous les impôts de l'Ancien Régime, la gabelle (impôt sur le sel) a été le plus honni. Mise au point par Philippe VI (ordonnances de 1341 et de 1343), elle ne cessa d'être perfectionnée jusqu'à la Révolution, qui l'abolit. Le sel, denrée indispensable, était produit en un nombre limité d'endroits : le Cotentin, Brouage, les côtes charentaises, ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
Au sens strict, le mot « généralité » désignait une des premières circonscriptions administratives de type moderne que le souci du contrôle fiscal avait imposées à la France. L'édit de 1542 peut, à cet égard, être considéré comme le véritable acte de naissance de cette institution : il établissait pour les impositions directes seize recettes génér ... Lire la suiteÉcrit par : Michel BALARD
Gardien du gonfalon, ou étendard, dans les communes médiévales italiennes, surtout en Toscane. À Florence, dès 1250, un gonfalonier commande chacune des seize compagnies citadines armées. Le gouvernement central de la ville, ou seigneurie, composé de neuf prieurs, ou chefs des arts (associations corporatives de métiers), est dirigé par le gonfalon ... Lire la suiteÉcrit par : Claude LEFORT
Comité du plan d'État, organe central de la planification soviétique, le Gosplan dépendait du Conseil des ministres de l'U.R.S.S. et traduisait, dans des plans nationaux spécifiques, les objectifs fixés par le Parti communiste et le gouvernement. Créé en février 1921, le Gosplan était, à l'origine, un conseil consultatif auprès du gouvernement, qu ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas WERTH
Trois ans à peine après la parution, en Occident, du livre phare d'Alexandre Soljenitsyne L'Archipel du Goulag (1973), le terme Goulag (pour Glavnoie Oupravlenie Laguerei, Direction principale des camps) fait son entrée dans le Grand Robert. La reconnaissance du sigle-symbole Goulag marque un aboutissement, celui d'un l ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis VAN REGEMORTER
L'oukaze du 18 décembre 1708 partageait l'Empire russe en huit « gouvernements » pour les besoins de l'armée, mais, comme circonscription administrative de base, le « gouvernement » naît avec le Règlement du 7 novembre 1775 qui divisait le pays en cinquante provinces comprenant chacune une population de 300 000 à 400 000 habitants du sexe masculin ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Commissaire ordinaire du roi, le gouverneur est chargé de le représenter dans une circonscription administrative appelée gouvernement. Créés au xve siècle, ces gouvernements étaient au xvie au nombre de douze ; ils recouvraient les grandes provinces frontières et en fait la plus grande partie du territoire f ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Ensemble des services domestiques attachés à la personne du roi, l'hôtel du roi est pour les Capétiens ce qu'était le Palais pour les Mérovingiens et les Carolingiens. Il comprend le sénéchal ou dopifer, maître de l'hôtel, qui a la haute main sur l'approvisionnement et sur la bonne marche de l'ensemble ; le connétable, chargé des étables et des éc ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Née des excès et des dangers suscités par la vénalité des offices, l'intendance possède une histoire longue et complexe. On peut y distinguer trois périodes principales : de la fin du xve siècle jusque vers 1634-1637, une série de tâtonnements dégage progressivement l'« intendant » du corps des « commissaires » ; de 1634 à 1670 ... Lire la suiteÉcrit par : Francine HÉRAIL
Au Japon, la fonction d'empereur ne comporte pas de responsabilité directe, de possibilité de diriger les affaires et d'imposer une opinion personnelle : l'empereur est celui que les bureaux mettent au courant, à qui ses conseillers présentent des décisions. Rivalités et conflits agitent ces conseillers : la politique de la maison Fujiwara au ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
Comme le marque jusqu'à la fin de l'Ancien Régime leur titre anachronique, les maîtres des requêtes de l'hôtel du roi ont une origine commensale. Membres de la maison du monarque et magistrats tout ensemble, ils avaient à la fin du Moyen Âge et au début des Temps modernes l'audition et l'expédition des requêtes adressées au roi et ils exerçaient l ... Lire la suiteÉcrit par : ETIEMBLE
Depuis qu'en 1954 Simone de Beauvoir publia Les Mandarins, le mot, qui ne s'employait en français qu'avec deux sens : le propre, pour désigner les fonctionnaires lettrés de la Chine, le figuré, pour stigmatiser certains abus d'autorité commis en médecine par plus d'un grand patron, a vu son extension croître démesurément. Depuis mai 1968, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis VAN REGEMORTER
Avec la table des rangs (čin) en 1722, Pierre le Grand avait achevé de soumettre la noblesse à l'État en calquant la hiérarchie nobiliaire sur la pyramide des grades. Mais tout en refusant d'accorder à la classe dirigeante une organisation corporative à l'échelon national, il ne méconnaissait pas la nécessité de développer son esprit civi ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard VOGLER
Le titre de margrave (dont l'équivalent est marquis) a été créé par Charlemagne au profit de ses lieutenants dans les marches frontières. À l'origine, leur circonscription assez vaste, conquise à l'extérieur de l'Empire, leur confère le rang de duc en raison de leurs responsabilités militaires. Plus tard, ils se distinguent des comtes par le fait ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise MOYEN
Toujours pris à l'origine dans la catégorie des serfs, les ministériaux sont des domestiques qui se voient confier un métier ou une tâche bien spécialisée ; ainsi en est-il des serviteurs de l'Hôtel qui, dans les premières royautés patriarcales de l'Occident, se voient confier à la fois des tâches domestiques et ministérielles. Certains d'entre eu ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Titre turc dont l'origine est incertaine. Il apparaît au xiiie siècle ajouté au nom de personnalités religieuses jouant un rôle militaire chez les Saldjūqides d'Anatolie. Un peu plus tard, les beys indépendants d'Anatolie utilisent ce titre ou le confèrent à des membres de leur famille. Chez les Ottomans, il a été donné d'abord ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
Nom donné, d'après celui de son initiateur, le traitant Charles Paulet, au célèbre édit de décembre 1604 consacrant la transmission et l'hérédité des offices par la création d'un « droit annuel ». Le xvie siècle français connaissait déjà, outre la vénalité traditionnelle, une manière d'hérédité des charges, mais celle-ci demeur ... Lire la suiteÉcrit par : Paul DIBON
Terme (en hollandais pensionaris, du latin médiéval pensionarius) qui désigne communément, jusqu'à la fin du xviiie siècle dans les Pays-Bas, le fonctionnaire principal du magistrat ou conseil de ville dans les agglomérations les plus importantes. Le pensionnaire était ainsi appelé parce qu'il recevait un sala ... Lire la suiteÉcrit par : André DUMOULIN
Construit sur décision prise dès 1941 par le président Roosevelt et achevé en 1943, le Pentagone est un bâtiment à cinq façades et cinq étages de 604 000 mètres carrés abritant, jusqu'en 1947, le ministère de la Guerre, avant que le National Security Act ne lui donne une nouvelle affectation, celle d'un ministère de la Défense coiffant les départe ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Agent du pouvoir seigneurial dans la France féodale, le prévôt (ou praepositus) est une sorte d'intendant doté de pouvoirs étendus : il administre, juge, perçoit les multiples taxes et amendes au nom du seigneur. Il représente aussi les premiers Capétiens sur le domaine royal, mais ses abus de pouvoir et les plaintes des populations qui s ... Lire la suiteÉcrit par : Wladimir VODOFF
Le mot russe prikaz (pluriel prikazy) signifie étymologiquement un « ordre », une « mission ». C'est à partir de ce sens que le terme a été appliqué à des unités administratives chargées, dans le cadre de la monarchie moscovite, de fonctions précises. Si le terme n'apparaît avec cette valeur que relativement tard dans le xvi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Dans le gouvernement révolutionnaire de la France dont le centre d'impulsion est la Convention, les représentants en mission jouent un rôle déterminant. Recrutés parmi les conventionnels eux-mêmes, ils sont chargés de faire appliquer les décrets votés par l'Assemblée. Leurs pouvoirs sont presque illimités. En mai 1793, le Comité de salut public le ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Charles BLANC
Terme turc, le sandjak signifie « drapeau », « bannière », « étendard ». C'est l'équivalent de la liwa arabe. Par extension, c'est le fief militaire, la division territoriale et administrative. Le sandjak, ou drapeau à hampe pointue par en bas, est pour les Seldjoukides un insigne royal (ce sont eux qui ont introduit le terme en Turquie). ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Pour les élections aux États généraux, un règlement royal du 13 avril 1789 avait divisé en soixante districts la ville de Paris, précédemment formée de vingt et un quartiers. Après la révolution municipale, un décret du 21 mai 1790 (publié le 27 juin) supprima l'ancienne organisation : « La ville de Paris est divisée en quarante-huit sections », o ... Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
Doyen des serviteurs du palais sous les deux premières dynasties et le plus important des grands officiers de la Couronne sous le règne des premiers Capétiens (avec le titre de dapifer), le sénéchal dirige l'hôtel du roi et l'administration du domaine ; c'est le chef effectif de l'armée et il a la haute main sur les prévôts. En réalité, l ... Lire la suiteÉcrit par : Roland MARX
Fonctionnaire royal en Angleterre, dans les territoires dépendants et en Écosse. La fonction existe dès l'époque anglo-saxonne et a été étendue, après la conquête, dans toute l'Angleterre ; elle est ensuite créée en Irlande et au Pays de Galles et imitée à la fin du xiie siècle en Écosse, où elle prend un caractère héréditaire. ... Lire la suiteÉcrit par : Francine HÉRAIL
Au Japon, domaine jouissant d'une exemption fiscale, totale ou partielle. Dès le ixe siècle, temples et grands ne cessent de solliciter des exemptions auprès du ministère des Affaires suprêmes, notamment pour les terres qu'ils font défricher et qui, selon la loi, ne font pas partie des rizières sujettes à redistribution périodi ... Lire la suiteÉcrit par : Francine HÉRAIL
La cour de Yamato, durant des siècles obscurs, a fait l'unité du Japon, c'est-à-dire que les puissantes familles locales ont reconnu la supériorité des souverains installés dans le bassin de Nara et ses environs, ancêtres de la maison impériale. La revendication d'une origine divine, l'ordre de la grande déesse Amaterasu, l'utilisation d'un person ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Ce terme, qui signifie « les Réformes », désigne la période de rénovation de l'Empire ottoman, inaugurée en novembre 1839 avec la promulgation du khaṭṭ-i shārif (charte impériale) de Gül-Hané par le sultan ‘Abd al-Madjīd ; cette charte proclame l'égalité de tous les sujets de l'Empire, quelles que soient leur religion et leur nationalité, ... Lire la suiteÉcrit par : Yvan KOENIG
Désignant le vizir de l'Égypte ancienne, le nom de tjaty semble dériver de la racine tjet, signifiant l'« enfant », le « rejeton ». En effet, durant les premiers temps de l'histoire égyptienne, les hauts fonctionnaires du pharaon étaient également des membres de sa famille. Le pharaon était détenteur d'une force magique, et tous les êtres ... Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Entre 1792 et 1794, pendant la Terreur, le Tribunal révolutionnaire de Paris fut l'un des organismes les plus célèbres. Un premier tribunal révolutionnaire, connu sous le titre de tribunal criminel extraordinaire, avait été institué le 17 août 1792. Formé de juges et de jurés, élus par les sections parisiennes, il eut à s'occuper de soixante et un ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
L'office est primitivement une fonction confiée par le roi à l'un de ses serviteurs pour la gestion du domaine. Lorsque s'affirme le pouvoir monarchique, l'office se transforme en délégation partielle de l'autorité du souverain. Au xve siècle, une part importante de ces fonctions sont devenues viagères sans que le roi ait pu le ... Lire la suiteÉcrit par : Jean MEYER
Le vice-roi (virrey) succède, au xvie siècle, au personnage encombrant qu'était le conquistador ; les velléités d'indépendance de ces grands aventuriers, les revendications de leurs fils, les guerres civiles du Pérou, le complot des fils de conquérants pour proclamer l'indépendance du Mexique, tout cela rendit nécessai ... Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
L’étymologie du terme wazīr (vizir) est fort controversée. Si l’accent a longtemps été mis sur son origine pahlavi, c’est le caractère arabe du terme — wazīr, de la racine trilitère wzr — qui a ensuite retenu l’attention, le mot servant à désigner, de manière large et vague, « celui qui aide à porter un fardeau ». Quant à la fonc ... Lire la suiteÉcrit par : Yves THORAVAL
Pouvoir souverain en général dans certains pays musulmans, et pouvoir du walī, en particulier, puis région ou circonscription où ce pouvoir s'exerçait. Du temps des Mamelouks en Égypte et en Syrie médiévales, la wilaya était la plus petite circonscription administrative, alors qu'en Perse musulmane ce mot s'appliquait aux provinces de taille moyen ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Charles BLANC
En Inde, à l'époque des empereurs moghols, dans les campagnes, l'impôt était perçu par le zamindar, qui allait, pour ce faire, de village en village. Sa charge, alors, n'était pas héréditaire, ce qui ne l'empêchait point de s'enrichir par la corruption. Zamindar vient de l'arabe (zamin : terre). C'était donc le fonctionnaire qui ... Lire la suite
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