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Écrit par : Vincent GOURDON
Prise de Constantinople par les troupes de Mehmed II. La ville devient capitale de l'Empire ottoman sous le nom d'Istanbul. Destruction par Sélim Ier des Mamelouks d'Égypte. Soumission du califat abbasside du Caire. Avènement de Soliman II, dit le Magnifique (1494-1566). Victoire ottomane à Mohacs contre les Hongrois. Prise d'Alger. Pri ... Lire la suiteÉcrit par : V. J. PARRY, Universalis
Sultan ottoman né vers 1447 à Demotika (auj. Dhidhimotikhon) en Thrace, mort le 26 mai 1512 à Demotika. Fils aîné du sultan Mehmed II, Bayézid II, surnommé Adlī (« le Juste »), règne de 1481 à 1512. À la mort de son père en 1481, son frère Djem conteste la succession au trône mais Bayézid réussit à s'emparer du pouvoir grâce à l'appui d'une factio ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric BLUCHE
Naguère encore, on donnait des capitulations la définition suivante : « Traités signés par le roi de France et par l'empereur ottoman, depuis le règne de François Ier, et destinés à garantir les droits du commerce chrétien aux échelles (escales) du Levant. » Il faut nuancer cette définition. En premier lieu, les capitulations ne sont pa ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Le 29 mai 1453, après cinquante-quatre jours de siège, le sultan ottoman Mehmet II al-Fātih (« le Conquérant ») s'empare de la « Grande Ville », Constantinople, réalisant ainsi le rêve de tous les princes musulmans depuis les origines de l'Islam. Avec Constantin XI Paléologue, le dernier basileus, disparaît l'Empire byzantin. L'Empire ottoman se d ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Mot d'origine persane (dev) ou arabe (dīwān) qui a désigné, d'une part un recueil de poésie (plus rarement un recueil de prose), d'autre part un registre et de là, peu après l'avènement de l'islām, un bureau où étaient enregistrés les individus ou les tribus faisant partie des troupes musulmanes : le dīwān al-djound (bur ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BÉRENGER
Terme qui, dans un sens général, désigne un interprète entre les Européens et les peuples du Proche-Orient (de l'arménien terjuman : interprète) ; mais drogman, dans un sens plus étroit, s'applique aux interprètes officiels de la Porte avec des diplomates occidentaux ; à partir de 1665, le grand drogman apparaît comme le chef des services ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Nom donné à l'origine (seconde moitié du xvie s.) aux établissements français, puis européens, installés dans les principaux ports et dans quelques villes de l'intérieur de l'Empire ottoman, dans lesquels les négociants européens bénéficient des privilèges des Capitulations et où, éventuellement, réside un consul. Le mot « éche ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Titre turc, d'origine grecque (authentès), qui apparaît en Asie Mineure sous les Saldjūqides avec la signification de « maître », « seigneur ». Sous les Ottomans, à partir du xvie siècle, le titre d'efendi s'applique aux membres des classes religieuses et administratives, notamment aux grands fonctionnaires, par opposi ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Mot d'origine persane (fermān) mais utilisé surtout chez les Ottomans pour désigner un ordre ou un édit émanant du sultan, ou émis au nom du sultan, après décision prise en conseil impérial (dīwān-i humāyūn). Rédigés par la chancellerie impériale, ces ordres portent la signature traditionnelle du sultan, en forme de dessin (t ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CALMARD
Fondateur de la dynastie séfévide, Shāh Esmā'il Ier (Ismā‘īl) régna de 1501 à 1524. Réunificateur de l'entité iranienne, il évita que ne se concrétise la menace des Ottomans d'absorber l'Iran dans leur vaste empire. C'est pourquoi certains historiens considèrent l'État qu'il créa comme un véritable « État national » renouant pour la pre ... Lire la suiteÉcrit par : José GROSDIDIER DE MATONS, Jean-François PÉROUSE
Dans le chapitre Konstantiniyye ou l'Istanbul ottomaneContrairement à ce qu'une certaine historiographie a longtemps laissé entendre, la période ottomane n'est pas une période sombre – sorte de longue décadence ou de parenthèse sans intérêt – pour l'organisme urbain. Aux lendemains de la conquête de 1453 par le sultan Mehmet II, après que celui-ci a fait le choix d'y implanter sa capitale politique ( ... Lire la suite
Écrit par : Robert MANTRAN
Nom francisé du principal corps de troupe de l'Empire ottoman (Yeni Čeri, « nouvelle troupe »), dont la création se situe dans la seconde moitié du xive siècle, sous le règne du sultan Mūrad Ier (1362-1389). Le recrutement des janissaires, d'abord effectué en prélevant un prisonnier de guerre sur cinq, se fa ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Nom de plusieurs grands vizirs ottomans, d'origine albanaise, qui se sont succédé à la tête du gouvernement dans la seconde moitié du xviie siècle et au début du xviiie. Le premier et le plus important est Mehmet ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CALMARD
Roi de Perse. Nāder était un chef de la tribu turkmène des Afshār — du groupe des Qizilbash qui avait contribué à la venue au pouvoir des Séfévides. Une partie de la tribu était établie au Khorāsān où Nāder naquit (à Kubkān, le 22 novembre 1688). Après la prise d'Ispahan par les Afghans (1722), qui mit un terme à la dynastie séfévide, Nāder lutta ... Lire la suiteÉcrit par : Isabelle NGUYEN HUU DONG
Né au Portugal dans une famille alliée à celle des riches banquiers Mendez, ayant suivi très jeune à Anvers sa tante, Béatrice de Luna, qui lui confia de bonne heure la gestion des affaires familiales dans cette ville, Joseph Nasi est un marrane qui connut en Europe, à une époque où la persécution se généralise contre les juifs, une vie itinérante ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Dans le chapitre L'apogée de l'EmpireLa période de splendeur de l'Empire ottoman s'étend de l'avènement de Mehmed II (1451) à la fin du règne de Soliman le Magnifique (1566). Durant ces quelque cent années, la domination turque s'est étendue sur toute l'Europe balkanique, une partie de l'Europe centrale, le Proche-Orient arabe et l'Afrique du Nord, à l'exception du Maroc ; sur mer, m ... Lire la suite
Dans le chapitre Le commencement du déclin (1570-1774)Les souverains qui ont succédé à Soliman le Magnifique, Selim II et Murad III, sont loin d'avoir sa personnalité ; avec eux s'affirme déjà, plus que le caractère absolu de leur pouvoir, le souci prédominant de la satisfaction de leurs caprices, dont leurs successeurs seront encore plus esclaves. La fin du xvie siècle est pourta ... Lire la suite
Dans le chapitre La question d'Orient (1774-1878)Au moment où le sultan Selim III arrive au pouvoir (avr. 1789), l'Empire ottoman est une nouvelle fois en guerre avec les Russes et les Autrichiens : avec ceux-ci la paix de Svitchov (août 1791) marque pour près d'un siècle la fin des hostilités et le statu quo frontalier ; avec les Russes, par contre, ce sont de nouveaux territoires qui doivent ê ... Lire la suite
Écrit par : Robert MANTRAN
Titre turc dont l'origine est incertaine. Il apparaît au xiiie siècle ajouté au nom de personnalités religieuses jouant un rôle militaire chez les Saldjūqides d'Anatolie. Un peu plus tard, les beys indépendants d'Anatolie utilisent ce titre ou le confèrent à des membres de leur famille. Chez les Ottomans, il a été donné d'abord ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Le mot turc kapi désigne une porte, mais aussi le palais du sultan (d'où parfois l'expression « porte ottomane »), puis le palais du grand vizir et enfin le siège du gouvernement. Les troupes du sultan étaient désignées par l'expression kapi kullari, c'est-à-dire « les esclaves de la Porte ». À partir de 1654, le grand vizir fut ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Dixième sultan ottoman, Soliman est le plus célèbre de la dynastie. C'est sous son règne (1520-1566) que l'Empire ottoman a atteint son apogée, aussi bien dans le domaine territorial que dans celui de l'influence politique ou du rayonnement artistique et intellectuel. Surnommé Kanunī (le Législateur) par les Turcs et le Magnifique par les ... Lire la suiteÉcrit par : Vincent GOURDON
Lorsque, en 1520, Soliman (1494-1566) succède à son père Sélim Ier, vainqueur des Mamelouks d'Égypte en 1517 et maître du califat abbasside, l'Empire ottoman est en pleine ascension. Présent sur trois continents et devenu l'une des grandes puissances mondiales, grâce à sa supériorité militaire sur mer et sur terre (incarnée par le corps ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre CALLOT, Philippe DROZ-VINCENT, Philippe RONDOT, Charles SIFFERT
Dans le chapitre La domination ottomaneEn 1515, la Syrie fut envahie par une nouvelle armée, celle des Turcs ottomans qui venaient de détruire l'empire byzantin (prise de Constantinople, 1453). Les Ottomans rencontrèrent les Mamlouks à Dābiq, au nord d'Alep, et les battirent, en 1516. En 1517, ils conquirent l'Égypte et fondèrent un nouvel empire qui allait dominer tout l'Orient arabe ... Lire la suite
Écrit par : Yves THORAVAL
Pouvoir souverain en général dans certains pays musulmans, et pouvoir du walī, en particulier, puis région ou circonscription où ce pouvoir s'exerçait. Du temps des Mamelouks en Égypte et en Syrie médiévales, la wilaya était la plus petite circonscription administrative, alors qu'en Perse musulmane ce mot s'appliquait aux provinces de taille moyen ... Lire la suite
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