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Écrit par : Marie-Hélène RUTSCHOWSCAYA
Selon la légende, le corps de saint Ménas, martyrisé à Alexandrie à la fin du iiie siècle, fut transporté par des chameaux en plein désert jusqu'au lieu de sa sépulture. Le site se trouve à soixante kilomètres environ au sud-ouest d'Alexandrie. D'abord recouverte d'un petit oratoire en forme de tétrapyle, la tombe fut ensuite a ... Lire la suiteÉcrit par : Christiane M. ZIVIE-COCHE
Le grand site de Haute-Égypte, Abydos, porte aujourd'hui encore le nom qui lui fut donné par les Grecs, de l'égyptien Abdjou (en copte, Abot). Situé à proximité de l'actuelle ville de Baliana dans la province de Sohag, sur la rive gauche du Nil, il faisait partie du VIIIe nome de Haute-Égypte, Ta-our, « la terre ancienne » ( ?), dont la ... Lire la suiteÉcrit par : Christiane DESROCHES-NOBLECOURT
Lorsque le fils d'Aménophis III monta sur le trône d'Égypte à la fin du premier tiers du xive siècle avant notre ère, il portait encore son nom de naissance, Aménophis, le quatrième de la XVIIIe dynastie. Le jour de son sacre, il reçut son prénom de couronnement, Néferkhéperourê, qu'il aurait dû porter désormais. Mai ... Lire la suiteÉcrit par : André BERNAND, Jean-Yves EMPEREUR, Jean-Marc PROST-TOURNIER
Dans le chapitre Histoire d'AlexandrieComme Rome, comme Athènes, comme Byzance, Alexandrie n'est pas seulement une ville prestigieuse : c'est une civilisation, c'est-à-dire la marque imprimée par certains hommes à une société qui dépasse le cadre géographique que constitue l'Égypte et le cadre historique que définit la période allant de la fondation de la ville par Alexandre, en 331 a ... Lire la suite
Dans le chapitre Une population mélangéeLe roi par sa présence, les administrations par leurs bureaux, les militaires par leurs troupes concentraient tous les pouvoirs dans la ville. Or l'esprit séditieux des Alexandrins et les mélanges de populations qui s'étaient produits dans ce centre cosmopolite en faisaient la proie désignée des agitateurs ou des révoltés. L'importance d'Alexandri ... Lire la suite
Dans le chapitre Fonctions d'AlexandrieLa capitale de la monarchie lagide n'est pas seulement, en effet, une ville administrative. Pour parler comme Strabon (XVII, i, 6-18), c'est le « comptoir du monde ». C'est dire que le cosmopolitisme de cette ville tenait avant tout à son rôle de centre du commerce méditerranéen. Alexandrie draine les richesses de l'Égypte, qu'elle exploi ... Lire la suite
Écrit par : André BERNAND
Que Cléopâtre VII, fille de Ptolémée le Flûtiste, rencontre successivement, en 48 avant J.-C. le général Caius Iulius Caesar, âgé de cinquante-quatre ans alors qu'elle n'en avait que vingt et un, puis en 41 avant J.-C. le général Marcus Antonius, « l'enfant colossal », comme l'appelait Ernest Renan, ce sont là aventures sentimentales, péripéties a ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Roi d'Égypte, au IIIe millénaire av. J.-C. Djéser, dont le nom d'Horus est Néterikhet, succède à son frère Khasekhem, fondant la IIIe dynastie. Il est apparenté par sa mère au dernier dirigeant de la IIe dynastie. Avec l'aide de son ministre Imhotep, architecte plus tard vénéré comme dieu guérisseur, il fait ériger ... Lire la suiteÉcrit par : Annie FORGEAU
Peye (Piankhy) fait reconnaître sa sœur Aménirdis « Divine Adoratrice d'Amon » à Thèbes. Navigation triomphale de Peye jusqu'à Memphis ; soumission des chefs du Delta. XXIVe dynastie saïte. Règne de Chabaka, premier roi de la XXVe dynastie. Règne de Chabataka. Montée sur le trône de Taharqa. Prise de Memphis ... Lire la suiteÉcrit par : François DAUMAS
Lorsque, au vie siècle de notre ère, l'empereur Justinien fit amener à Constantinople les statues d'Isis qu'on adorait encore dans l'île de Philae, à la première cataracte, lorsqu'il emprisonna les derniers prêtres de la déesse, il semblait vraiment que la civilisation de la vieille Égypte était bel et bien morte. Plus ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VERCOUTTER
Lorsque, en 384 de notre ère, l'édit de Théodose ordonna la fermeture des temples de la vallée du Nil, la religion égyptienne était vieille de plus de trois millénaires et demi. C'est donc l'une des plus longues expériences religieuses de l'humanité, pendant laquelle des hommes ont adoré les mêmes dieux, adhéré aux mêmes croyances funéraires, acco ... Lire la suiteÉcrit par : Annie FORGEAU
Selon la tradition des annales de l'Égypte ancienne, dont les auteurs grecs se sont fait l'écho, le premier pharaon, responsable de l'unification du pays, se serait appelé Ménès, nom ignoré des sources archéologiques datant des débuts de l'histoire. Aussi s'est-on longtemps posé la question de sa véritable identité. Le développement de fouilles mi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VERCOUTTER
L'écriture égyptienne apparaît en même temps que l'unification du pays, vers 3100 avant J.-C., et se développe rapidement. Ce n'est pas un hasard. La civilisation, en Égypte, dépend étroitement du Nil, car elle repose sur la bonne utilisation des eaux du fleuve. En effet, celles-ci seraient insuffisantes si l'inondation n'apportait, chaque année, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean LECLANT
Préparée par les travaux des savants de l'expédition d'Égypte (menée par Bonaparte en 1798-1799), amorcée par les découvertes de voyageurs érudits célèbres, tels Champollion (qui, en 1828-1829, remonta le Nil jusqu'à la deuxième cataracte) puis le Prussien Lepsius (qui, de 1842 à 1845, visita de nombreux sites, s'avançant loin dans ce qu' ... Lire la suiteÉcrit par : François DAUMAS
L'Égypte est une étrange réalité géographique. Tout s'y fait au contraire des autres pays, remarque Hérodote. C'est une longue oasis verdoyante d'une fertilité extraordinaire. Mais, hors de la plaine qui borde le fleuve, c'est un terrain d'une affreuse aridité, qui commence de manière si abrupte qu'on peut avoir un pied dans les cultures et l'autr ... Lire la suiteÉcrit par : André BERNAND
Égypte ptolémaïque, Égypte lagide, Égypte hellénistique : cette triple appellation est employée communément pour désigner une même réalité, dans l'espace et dans le temps, mais avec des connotations particulières. L'Égypte lagide, c'est la vallée du Nil, de la mer à la deuxième cataracte, et les pays qui furent rattachés par conquête à ce territoi ... Lire la suiteÉcrit par : André BERNAND
Après la mort de Cléopâtre, en 30 avant J.-C., l'Égypte passe au pouvoir d'Auguste et du même coup sous la domination romaine : elle devait y rester six siècles, c'est-à-dire jusqu'à la conquête arabe marquée en 640 après J.-C. par la prise de Babylone et en 641 par la chute d'Alexandrie. Peu d'occupations, dans le monde occidental, furent aussi l ... Lire la suiteÉcrit par : André PAUL
Île située au nord de la première cataracte du Nil, en face d'Assouan. Elle possède de nombreuses ruines : plusieurs temples dédiés à Knoum, le dieu égyptien à tête de bélier. C'était un centre militaire et commercial important à la frontière sud de l'Égypte. On a trouvé à Éléphantine (yeb en égyptien signifie « éléphant » ou « ivoire ») ... Lire la suiteÉcrit par : Marie GUILLET
L'exode des fils d'Israël de l'Égypte, où ils étaient tenus en esclavage, jusqu'au pays de Canaan, en passant par le désert du Sinaï, a une telle portée dans les théologies juive et chrétienne que l'événement historique lui-même retient habituellement moins l'attention que son interprétation. À partir de sources extra-bibliques et de certaines don ... Lire la suiteÉcrit par : Annie FORGEAU
Commencé à Thèbes, le règne d'Aménophis IV se poursuit et s'achève à Amarna. Défi à la puissance du clergé d'Amon, la politique religieuse du souverain, consistant à faire du disque Aton le dieu exclusif de la royauté, nécessite la construction en Moyenne Égypte d'une nouvelle capitale « qui n'appartient à aucun dieu ni à aucune déesse ». Délimité ... Lire la suiteÉcrit par : Joyce TYLDESLEY, Universalis
Reine d'Égypte (entre 1473 et 1471 à 1458 environ av. J.-C.), Hatchepsout jouit d'un pouvoir sans précédent pour une femme, endossant l'ensemble des titres et prérogatives d'un pharaon. Fille aînée du pharaon de la XVIIIe dynastie Thoutmosis Ier et de son épouse Ahmosis (ou Ahmès), Hatchepsout (ou Hatshepsout) est donnée en m ... Lire la suiteÉcrit par : Jean LECLANT
Aux environs immédiats du Caire, vers le nord, Héliopolis, la ville du Soleil, dont le nom égyptien ancien était On (mentionné dans la Bible), n'est plus aujourd'hui qu'un grand souvenir. L'urbanisme a profondément modifié cette zone : une partie du site est occupée par des immeubles populaires, l'autre est soumise à une irrigation intensive. Dans ... Lire la suiteÉcrit par : Yvan KOENIG
Ville d'Égypte antique située près du Fayoum, à proximité du Bahr Youssef, le bras du fleuve issu du Fayoum qui le rejoint à la hauteur d'Assiout. Le nom égyptien de la ville, Neni-Nesout, signifiait « l'enfant-royal » et se retrouve dans son nom arabe, Ahnas. Héracléopolis était la capitale du vingtième ou vingt et unième nome de Haute-Égypte. Ce ... Lire la suiteÉcrit par : Renaud DE SPENS
Très tôt après son avènement, Aménophis IV change son nom en Akhenaton et met en œuvre une révolution religieuse. En Moyenne-Égypte, dans un lieu vierge, il fonde une nouvelle capitale, Akhetaton (aujourd'hui Tell el-Amarna). Le nouveau culte exalte Aton, le disque solaire, et exclut les autres dieux, en particulier Amon, le « roi des dieux » deve ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VERCOUTTER
Hyksôs est le nom donné par l'historien égyptien Manéthon (iiie s. av. J.-C.) aux envahisseurs asiatiques qui dominèrent l'Égypte de 1730 environ à 1560 avant J.-C. Flavius Josèphe, historien juif du ier siècle de notre ère, nous a conservé les passages où Manéthon mentionne l'invasion des Hyksôs. « À l'impr ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier PICARD
L'exposition La Gloire d'Alexandrie a mis, du 7 mai au 26 juillet 1998, Paris à l'heure de la métropole de l'Égypte gréco-romaine. Des objets spectaculaires, comme la statue colossale d'un roi Ptolémée, reconstituée à partir d'éléments trouvés dans les fouilles sous-marines du phare, ou la mosaïque du « chien penaud », qui ornait sans dou ... Lire la suiteÉcrit par : Annie FORGEAU
En dépit de l'importance de ses vestiges architecturaux et bien que civilisation de l'écrit, l'Égypte pharaonique a paradoxalement laissé peu d'informations sur la vie quotidienne et le mode de pensée des habitants de la vallée du Nil ou, du moins, les sources sur ce sujet sont disparates et souvent susceptibles de relever d'un discours officiel q ... Lire la suiteÉcrit par : Yvan KOENIG
D'après la tradition, Memphis fut fondée par le premier souverain d'Égypte, le légendaire Ménès. Ce roi unifia le pays pour la première fois et le fit sortir de la préhistoire. Le nom de la ville fut d'abord « le mur blanc » en raison d'un mur d'enceinte au redan de calcaire. Avec le grand temple de Ptah, Memphis devint la capitale de l'Ancien Emp ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Pharaon de la Ire dynastie, actif vers 3000 av. J.-C. Selon la tradition, Ménès (comme le nomme Manéthon, historien égyptien du iiie s. av. J.-C.), également appelé Mena, Meni (par deux listes de rois égyptiens de la XIXe dynastie, soit du xiiie s. av. J.-C.) ou Min (par l'historien gre ... Lire la suiteÉcrit par : Yvan KOENIG
Nom de plusieurs pharaons qui forment, avec leurs prédécesseurs les Antef, la XIe dynastie de l'Égypte antique (de ~ 2134 à ~ 1991). Mentouhotep signifie « le dieu Montou est satisfait ». Mentouhotep Ier élimine définitivement le royaume hérakléopolitain et amorce la réunification du pays, tâche qui sera achevée par ses succe ... Lire la suiteÉcrit par : Valentin NIKIPROWETZKY
Nom d'un vaste empire qui apparaît brusquement au ~ xvie siècle lorsque aux royaumes hourrites et sémitiques qui constellaient la haute Mésopotamie réussirent à s'imposer de nouveaux groupes de Hourrites mêlés à des Indo-Aryens. Les noms des rois du Mitanni, les dieux qu'ils invoquent, certains termes de la charrerie ou du dres ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise DUNAND, Roger LICHTENBERG
Pour les anciens Égyptiens, la mort n'est qu'un passage entre deux formes d'existence et la momification fait partie d'un ensemble de rituels dont le sens ultime n'est autre que la négation de la mort. La « deuxième vie » étant conçue comme la continuation heureuse de la vie en ce monde, une de ses conditions est la conservation du corps dont la d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean LECLANT
Sous le Nouvel Empire, la domination égyptienne est à son apogée : le pays de Koush (la Nubie et la partie nord de l'actuel Soudan) est annexé. Thoutmosis III (~ 1490 env.-env. ~ 1436) recule la frontière loin vers le sud, jusqu'aux abords de Napata (près de la ville moderne de Karima), sur la rive gauche du fleuve. Point d'arrêt militaire, c'étai ... Lire la suiteÉcrit par : Joyce TYLDESLEY, Universalis
Reine d'Égypte, épouse du roi Akhenaton (r. vers 1352-1336 av. J.-C.). On ignore la généalogie de Néfertiti. Son nom, parfois mentionné sous la forme Neferneferuaten, signifiant « la Belle est venue », a fait penser aux premiers égyptologues qu'elle était peut-être une princesse mitannienne. De nombreux détails suggèrent cependant qu'elle serait l ... Lire la suiteÉcrit par : Jean LECLANT
L'un des témoignages les plus éclatants de la grandeur de la civilisation égyptienne consistait, jusqu'à ces toutes récentes décennies, dans la présence en Nubie, tout au long de la vallée du Nil, de grands temples pharaoniques. La construction du haut barrage d'Assouan (Sadd al-‘Ali) en a submergé l'emplacement sous les flots de l'immense lac Nas ... Lire la suiteÉcrit par : Christiane M. ZIVIE-COCHE
Les terres cultivées de la vallée du Nil ne couvrent qu'une infime partie de la superficie totale de l'Égypte, occupée pour le reste par les déserts arabique à l'est et libyque à l'ouest. Dans cette zone particulièrement inhospitalière, qui forme le prolongement du Sahara occidental, s'échelonnent du sud au nord les cinq grandes oasis égyptiennes, ... Lire la suiteÉcrit par : Yvan KOENIG
Le règne du pharaon Néferkare Pépi II marque la transition entre l'Ancien Empire et la première période intermédiaire. La première partie du règne de Pépi II se déroule dans une relative tranquillité. Le roi accomplit une expédition dans le Sinaï, et mène également une expédition dans le pays de Pount, que l'on identifie de façon incertaine à la S ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VERCOUTTER
Le mot « Pharaon » vient de la version grecque de la Bible où il apparaît dans la Vulgate (Genèse, xii, 15) sous la forme Φαρ́αω (Pharao). Les Hébreux s'étaient contentés de transcrire à leur manière le mot composé égyptien per-aâ, littéralement « la Grande Maison ». Cette expression, attestée dès l'Ancien Empire vers 2 ... Lire la suiteÉcrit par : Yvan KOENIG
Mot dérivé de l'égyptien pa-sekhemty, qui signifie les « deux puissantes ». C'est le nom de la double couronne qui symbolise l'union de la Haute-Égypte et de la Basse-Égypte et qui était portée par le roi des « deux pays ». Le pschent est composé de la couronne rouge qui était la couronne du pays du delta, et qui était placée sou ... Lire la suiteÉcrit par : Joseph MÉLÈZE-MODRZEJEWSKI
Général d'Alexandre le Grand, satrape (~ 323-~ 305) puis roi d'Égypte (~ 305-~ 282), Ptolémée Ier Sôter, fils de Lagos, est le fondateur de la dynastie macédonienne des Ptolémées, ou Lagides, qui gouverne l'Égypte jusqu'à la conquête romaine (août ~ 30). L'un des sept somatophylaques (« gardes de corps ») d'Alexandre le Grand, il devien ... Lire la suiteÉcrit par : Joseph MÉLÈZE-MODRZEJEWSKI
Fils de Ptolémée Ier Sôter et de sa deuxième femme Bérénice, associé au pouvoir par son père dès janvier ~ 284, Ptolémée II continue à régner sur le royaume des Lagides après la mort de Sôter en ~ 282 jusqu'à la fin de janvier ~ 246. Au début de son règne, l'État lagide est à l'apogée de sa puissance. Celle-ci est consolidée par le deux ... Lire la suiteÉcrit par : Joseph MÉLÈZE-MODRZEJEWSKI
Fils de Ptolémée V Épiphane et frère de Ptolémée VI Philométor, Ptolémée VIII Évergète II reçut le surnom de Physcon, « le Ventru ». Dès la mort de son frère, avec qui il avait déjà partagé le pouvoir entre ~ 170 et ~ 163, il s'empare du trône des Lagides, en éliminant son neveu Ptolémée VII Néos Philopator qui n'a régné que quelques semaines. Dès ... Lire la suiteÉcrit par : Joseph MÉLÈZE-MODRZEJEWSKI
Fils de Ptolémée V Épiphane et de Cléopâtre Ire. Commencé sous la régence de sa mère, morte prématurément en ~ 176, le règne de Philométor annonce le début de la décadence du royaume lagide : affaiblissement du pouvoir royal, intrigues de cour, révoltes indigènes, intervention de puissances étrangères. Peu après la mort de Cléopâtre IÉcrit par : Universalis
Roi d'Égypte (51-47), né vers 61 av. J.-C., mort en 47 av. J.-C. près d'Alexandrie. Fils de Ptolémée XII Aulète, le Macédonien Ptolémée XIII Theos Philopator est nommé roi d'Égypte conjointement à son illustre sœur, Cléopâtre VII, après la mort de leur père en 51. En 49, le jeune Ptolémée, cherchant à conserver les alliés de son père, fournit des ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Roi d'Égypte (80-58 et 55-51), né vers 112 av. J.-C. en Macédoine, mort en 51 av. J.-C. Fils de Ptolémée IX Soter II et d'une de ses maîtresses, le jeune Ptolémée Aulète (le « Flûtiste ») n'a qu'une légitimité relative. En 103, sa grand-mère Cléopâtre III, reine d'Égypte, l'envoie pour sa sécurité à Cos (ou Kos), île de la mer Égée, avec son frère ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Philippe LAUER
La pyramide, type de monument d'origine purement égyptienne, fut, au moins sous l'Ancien Empire (env. 2700 à 2200 av. J.-C.), essentiellement la tombe d'un roi et parfois d'une reine, les dimensions étant en ce dernier cas beaucoup plus modestes. Près d'une quarantaine de pyramides de rois de la IIIe à la XIIIe dynastie, péri ... Lire la suiteÉcrit par : Renaud DE SPENS
Les Textes des pyramides constituent le corpus religieux le plus ancien découvert à ce jour en Égypte. Ounas, dernier roi de la Ve dynastie, est le premier à en faire graver une version dans sa pyramide, à Saqqara. Rois et reines de la VIe dynastie perpétuent l'usage. On a pu reconstituer 800 formules environ de ce c ... Lire la suiteÉcrit par : Annie FORGEAU
La bataille menée en l'an 5 du règne de Ramsès II (— 1290-— 1224) contre une coalition dirigée par le roi hittite Mouwatalli a été célébrée à l'envi sur les parois des temples égyptiens ainsi que sur papyrus. En dépit de cette abondante documentation, en textes et en images, et malgré l'apparente véracité de la narration, le déroulement en demeure ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VERCOUTTER
Il est impossible de parler de Ramsès II sans évoquer l'histoire de toute la XIXe dynastie manéthonienne. Le règne de Ramsès II n'est que le prolongement de l'œuvre accomplie par les deux premiers pharaons ramessides. La postérité a souvent attribué à Ramsès II ce qui, en bonne justice, devrait revenir à son père Séti Ier. On ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Roi d'Égypte (1198-1166), mort en 1166 à Thèbes. Fils de Setnakht, fondateur de la XXe dynastie, Ramsès III monte sur le trône d'Égypte alors que le royaume se remet tout juste des guerres civiles qui ont ravagé le pays au cours de la dynastie précédente. Pendant la cinquième année de son règne, une coalition de tribus libyenne ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Sésostris devient d'abord co-régent de l'Égypte au côté de son père vieillissant, Amménémès (Amenemhat) Ier, fondateur de la XIIe dynastie. Tandis que ce dernier poursuit ses réformes à l'intérieur de l'empire, Sésostris part à la conquête de la Nubie, au sud de l'Égypte, et, au cours de la trentième année de règne de son pèr ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Durant les règnes de ses prédécesseurs, les nobles des provinces de Moyenne-Égypte ont accru leur pouvoir par le biais de faveurs royales et de mariages avec les familles de souverains voisins. Vers le milieu du règne de Sésostris III, les riches tombes provinciales, reflet de la puissance des nobles, cessent brusquement d’être édifiées. Dans le m ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Suivant la coutume instaurée par sa dynastie, Sésostris partage pendant trois ans la régence avec son père Amménémès-II (Amerenhat II). Durant sa première année de co-régence, il prend part à une expédition commerciale se rendant au pays de Pount, vers la côte des Somalis, comme en témoignent les inscriptions retrouvées sur les rochers d'un port d ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Fils de Ramsès Ier, qui ne règne que deux ans, Séti Ier est le véritable fondateur de la grandeur des Ramessides. Durant les premières années de son règne, il conduit son armée vers le nord pour restaurer le prestige égyptien, entamé pendant les années troubles de la fin de la XVIIIe dynastie. Il combat ainsi dans ... Lire la suiteÉcrit par : Yvan KOENIG
Fondateur, vers ~ 2600, de la IVe dynastie, Nebmaat Snéfrou succéda à Houni et régna vingt-quatre ans. Ce souverain fut un grand constructeur. Trois pyramides furent érigées de son vivant : la pyramide rhomboïdale de Dashour, la pyramide septentrionale de Dashour et la pyramide de Meïdoum. Cette dernière, qui devait comprendre huit grad ... Lire la suiteÉcrit par : Gérard NAHON
Acte fondateur du judaïsme et de l'économie chrétienne de la rédemption, symbole de délivrance pour l'Occident, l'épisode de la sortie d'Égypte constitue le point de départ de l'histoire du peuple d'Israël. Installés selon la Bible sur les pâturages de Goshen (Gen. XLVII, 1), à l'est du delta du Nil, les douze fils de Jacob et leur descendance – l ... Lire la suiteÉcrit par : Yvan KOENIG
Les ruines de l'ancienne ville de Tanis, berceau des rois de la XXIe dynastie et dont le nom est à plusieurs reprises mentionné dans la Bible, forment un ensemble de 177 hectares ; elles occupent le site actuel de Tell San el-Hagar, près du lac Menzaleh dans le Delta oriental, une localisation établie dès 1722 par le père Sicard et conf ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard HOLTZMANN
Jusqu'au xixe siècle, la connaissance de la civilisation grecque reposa avant tout sur la tradition manuscrite ; depuis lors, l'essor de l'archéologie a fourni une masse sans cesse accrue d'objets de tous ordres qui ont révélé une « civilisation matérielle » qui n'apparaissait qu'allusivement dans les textes. Quel que soit l'in ... Lire la suiteÉcrit par : Annie FORGEAU
À la mort de Thoutmosis II, l'héritier légitime Thoutmosis III (env. — 1478-— 1425), fils d'une reine secondaire, étant encore dans l'enfance, la régence échoit, comme il est de règle, à la « grande épouse royale » Hatchepsout, elle-même de sang royal puisque fille de Thoutmosis Ier. Couronnée pharaon en l'an 7 (vers — 1471), celle-ci g ... Lire la suiteÉcrit par : Annie FORGEAU
Mort de Thoutmosis II, pharaon de la XVIIIe dynastie, régence d'Hatchepsout. Couronnement d'Hatchepsout. Mort d'Hatchepsout, règne personnel de Thoutmosis III. Siège et prise de la ville de Meggido, au pied du mont Carmel. Arrivée en Égypte de spécimens de la faune et de la flore syriennes que le roi fait reproduire dans le « j ... Lire la suiteÉcrit par : Yvan KOENIG
Désignant le vizir de l'Égypte ancienne, le nom de tjaty semble dériver de la racine tjet, signifiant l'« enfant », le « rejeton ». En effet, durant les premiers temps de l'histoire égyptienne, les hauts fonctionnaires du pharaon étaient également des membres de sa famille. Le pharaon était détenteur d'une force magique, et tous les êtres ... Lire la suiteÉcrit par : Véronique BARRIEL
Mondialement connu par le riche mobilier contenu dans sa tombe découverte pratiquement intacte, Toutânkhamon est le jeune pharaon qui, dès la première année de son règne, entérina le retour aux cultes traditionnels et changea le nom de Toutânkhaton en Toutânkhamon. Si ses efforts pour l'embellissement des temples, comme la grande colonnade de Loux ... Lire la suiteÉcrit par : Annie FORGEAU
Le regain d'intérêt pour les hautes époques, alimenté par les récentes découvertes archéologiques, oblige à repenser les débuts de l'histoire égyptienne, voire à remettre en question la notion d'un premier roi – généralement identifié à Narmer –, responsable de l'unification définitive du territoire. Celle-ci s'est faite progressivement, sous l'ég ... Lire la suiteÉcrit par : Jean LECLANT
À partir de la XVIIIe dynastie, le lieu de sépulture des pharaons se trouve séparé de leur lieu de culte ; celui-ci prend place désormais dans les « temples de millions d'années », une expression apparue dans les textes égyptiens dès la fin du Moyen Empire pour désigner un type de sanctuaire où le culte du roi est associé à celui de cer ... Lire la suiteÉcrit par : Sandrine PAGÈS-CAMAGNA
Deux pigments artificiels, l'un bleu et l'autre vert, de l'Égypte pharaonique constituent une particularité technologique et historique. Le plus célèbre, le bleu égyptien, apparaît à la IVe dynastie (2620 avant J.-C.). Il est présent sur tous les décors égyptiens ainsi que dans les peintures du pourtour méditerranéen des premiers siècle ... Lire la suiteÉcrit par : Annie FORGEAU
À Napata, en aval de la quatrième cataracte, limite du pouvoir égyptien en Nubie sous le Nouvel Empire, naît au cours du viiie siècle avant notre ère un royaume autochtone aux origines mal connues. Poursuivant la politique d'expansion de ses prédécesseurs vers le nord, Peye (Piankhy) assure son autorité sur l'Égypte, alors en p ... Lire la suite
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