Affiner votre recherche dans « Histoire de la médecine » en sélectionnant un sous-thème. ou consulter un article.
Écrit par : Gabriel GACHELIN
Les maladies allergiques sont connues depuis longtemps comme en témoigne l'allergie aux fraises du roi Richard III d'Angleterre rapportée par Shakespeare. L'étude de l'allergie devient expérimentale en 1902 lorsque Charles Richet (1850-1935), Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1913, et Paul Portier injectent à un chien de façon répétitive de ... Lire la suiteÉcrit par : François CHAST
Le 30 mars 1842, à Jefferson (Georgie, États-Unis), un patient, du nom de John Venables, souffrant d'un abcès au cou, est opéré sans douleur grâce à l'emploi d'éther, par Crawford Long (1815-1878). L'intervention ne sera rapportée que sept ans plus tard. Le 11 décembre 1844, toujours aux États-Unis, le dentiste Horace Wells (1815-1848) demande à u ... Lire la suiteÉcrit par : Paul MAZLIAK
Pathologiste à l'hôpital St. Mary de Londres, Alexander Fleming (1881-1955) étudiait les bactéries responsables, pensait-on, de l'épidémie de grippe espagnole qui fit vingt millions de morts en 1918. Cultivant ces bactéries pathogènes en boîtes de Pétri (plates, contenant des milieux de culture solidifiés), il constata en 1921 qu'une goutte de muc ... Lire la suiteÉcrit par : Paul MAZLIAK
Découverte du Trypan Röd (premier antibiotique anti-parasitaire) par Paul Ehrlich (1854-1915). Découverte du Salvarsan (606), puissant anti-syphilitique par Paul Ehrlich. Synthèse du Stovarsol (anti-microbien peu toxique dérivé de l'arsenic) par Ernest Fourneau (1872-1949). Découverte de l'action antibiotique du Penicillum par Alexander F ... Lire la suiteÉcrit par : Marc PASCAUD
C’est en 1897 qu’un médecin hollandais, C. Eijkman a fait disparaître, à Java, chez les consommateurs de riz poli (dépourvu de l’enveloppe du grain), un syndrome neurologique appelé béri-béri, en introduisant dans leur alimentation du son de riz. Il avait préalablement guéri de même des pigeons nourris eux aussi de riz poli. Le son de riz contenai ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FILLIOZAT
L'Āyurveda est le nom sanskrit de la « science de la vie », c'est-à-dire de la médecine indienne conçue comme comprenant toutes les conditions organiques, biologiques et psychologiques de l'existence dans la santé et la maladie, ainsi que les règles de la pratique médicale. L'Āyurveda est théoriquement rattaché, dans l'ensemble du ... Lire la suiteÉcrit par : Nikita ELISSÉEFF
Le terme « bīmāristān », ou « māristān », est un emprunt au persan ; il désigne un établissement hospitalier pour les malades dont on espère la guérison. Le problème de l'origine du bīmāristān n'est pas résolu. Le calife umayyade al-Walīd (705-710) passe dans la tradition pour avoir été le premier à bâtir un bīmāristān en Islam, à y avoir nommé de ... Lire la suiteÉcrit par : Danielle JACQUART
Né à Boukhara en 980, mort à Hamadan en 1037, Ibn Sīnā ou Avicenne est le modèle du philosophe médiéval, expert dans tous les domaines du savoir. Ajoutant à ses talents la qualité de médecin, il s'efforça d'embrasser dans un vaste ouvrage, auquel le titre de Canon de la médecine fut donné par la suite, toutes les connaissances médicales. ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
Titre d'un traité de médecine relevant du canon védique et attribué à un certain Caraka. Des prescriptions médicales apparaissent dans la littérature sanskrite dès l'époque védique (~ IIe et ~ Ier millénaire) mais restent sporadiques ou simplement allusives. Il faut attendre les ier et iie ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Inflammation d'une muqueuse et écoulement qui s'ensuit. Ce terme a disparu du vocabulaire médical, après avoir connu un grand succès et être passé dans la langue commune, dès le xve siècle, sous la forme caterre, et après avoir donné les deux adjectifs catarrheux et catarrhal. Doublet étymologique de « rhume » et de « rhumatism ... Lire la suiteÉcrit par : François CHAST
En 1927, la firme pharmaceutique allemande I.G. Farben recrute Gerhard Domagk (1895-1964), avec un objectif : trouver un médicament anti-infectieux pouvant être administré par voie générale. Parmi les produits candidats, remarqués par Domagk, figure un colorant azoïque, la chrysoïdine, étudiée dès 1913 par P. Eisenberg. L'idée lui vient de greffer ... Lire la suiteÉcrit par : Florence BRETELLE-ESTABLET
Depuis le début des années 1980, plusieurs facteurs ont conduit historiens et anthropologues à développer et renouveler le champ des études sur la médecine chinoise. D'une part, les travaux menés par les historiens ou philosophes, comme Foucault, sur la médecine européenne ont montré combien la médecine était un champ fécond pour l'histoire intell ... Lire la suiteÉcrit par : Claude d' ALLAINES, Jean-Édouard CLOTTEAU, Didier LAVERGNE
Dans le chapitre Les originesLa plupart des peuples antiques savaient extraire une flèche, ou réduire une fracture à l'aide d'attelles, grâce à des procédés rudimentaires, en général accompagnés d'incantations et de pratiques magiques pour s'assurer la faveur des dieux. Les Indiens, toutefois, semblent avoir très tôt compris l'intérêt de l'entraînement à la dissection. Susrut ... Lire la suite
Dans le chapitre La révolution chirurgicaleEn moins d'un demi-siècle, trois découvertes capitales vont profondément transformer l'exercice de la chirurgie. Celle de l'anesthésie à partir de 1846, celle de l'antisepsie à partir de 1867, puis celle de l'asepsie à partir de 1886. La découverte de l'anesthésie est due à deux dentistes américains. Horace Wells découvre par hasard, sur ... Lire la suite
Dans le chapitre La chirurgie moderneLes découvertes de l'anesthésie et de l'antisepsie ont permis aux chirurgiens d'opérer sans être arrêtés dans leur action par la douleur et par la redoutable infection postopératoire. La période postérieure à ces deux découvertes est véritablement exaltante pour les chirurgiens. Presque toutes les opérations sont à inventer, et à tenter. Dès 1890, ... Lire la suite
Écrit par : Christian CABROL
L. Rehn : première suture d'une plaie du cœur. A. Carrel : la technique des anastomoses vasculaires, appliquée à des vaisseaux de calibres différents. R. Gross : ligature du canal artériel. C. Craaford : résection de la coarctation aortique. A. Blalock et H. Taussig : shunt sous-clavier pour tétralogie de Fallot. R. Dos Santos : endartériectomie. ... Lire la suiteÉcrit par : François CHAST
Le Corpus hippocratique accorde une place majeure au diagnostic des maladies et à leur explication étiologique. Il est moins disert sur les méthodes thérapeutiques. C'est davantage sur le régime et la diététique que sont fondés les traitements des maladies, ou mieux, leur prévention. Manger peu ou pas du tout permet de ne pas imposer à l'organisme ... Lire la suiteÉcrit par : Christian CABROL
Les premières opérations cardiaques, pratiquées surtout depuis 1935, n'abordaient que les lésions des enveloppes cardiaques et des gros vaisseaux adjacents. Elles ne permettaient pas la cure de la majorité des affections cardiaques (malformations congénitales, grosses lésions des valves). Essayée en 1954 par Walton Lillehei, la circulation croisée ... Lire la suiteÉcrit par : Christian CABROL
En 1952, à Paris, l'équipe médicale du professeur Jean Hamburger greffa au jeune Marius Renard un rein prélevé chez sa mère. Cette greffe effectuée par Delinotte et N. Oeconomos fut un succès technique, mais l'enfant mourut au vingt et unième jour. La qualité de l'intervention n'était pas en cause, car, deux ans plus tard à Boston, une greffe de r ... Lire la suiteÉcrit par : Christiane SINDING
La recherche sur les glandes surrénales fut stimulée par des observations cliniques faites sur des malades atteints d'insuffisance surrénalienne. De 1933 à 1936, trois groupes de chercheurs, dont celui d'Edward C. Kendall, qui avait déjà isolé la thyroxine, et celui de Tadeus Reichstein à Zurich, isolent à partir des corticosurrénales une substanc ... Lire la suiteÉcrit par : Christiane SINDING
L'histoire de l'insuline remonte à la mise en évidence expérimentale du rôle du pancréas dans la genèse du diabète sucré chez le chien, par Oskar Minkowski et Josef von Mering, en 1889. Stimulés en outre par les résultats encourageants de l'administration d'extraits de thyroïde dans l'hypothyroïdie, plusieurs chercheurs s'efforcent d'isoler la « s ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Prédisposition morbide innée. Ambroise Paré a introduit dans la langue médicale française ce terme venu du grec et signifiant « disposition » (1560). Plus précis que tempérament et que terrain, le mot diathèse, très proche d'« idiosyncrasie », aurait pu être conservé puisque la médecine contemporaine, revenue de l'ère pastorienne où l'on avait val ... Lire la suiteÉcrit par : Guy PALLARDY
Les phénomènes de piézo-électricité, générateurs d'ultrasons, ont été découverts en 1880 par Pierre Curie et son frère Jacques. En 1916, leurs élèves Constantin Chilowski et Paul Langevin inventent un dispositif à la fois émetteur et récepteur destiné à détecter les sous-marins mais la réalisation pratique ne suit pas. Cette conception voit le jou ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques DECOURT
Dans le chapitre Les débuts de l'endocrinologieAu xviie siècle, l'anatomiste anglais Thomas Willis parlait d'un ferment qui, passant des glandes génitales dans le sang, tiendrait sous sa dépendance le développement du système pileux, la mue de la voix, les phénomènes menstruels. En 1775, dans son traité de L'Analyse médicale du sang, Théophile de Bordeu émettait l' ... Lire la suite
Écrit par : Jacqueline BROSSOLET, Georges DUBY, Gabriel GACHELIN, Jean-Louis MIÈGE, Universalis
Dans le chapitre Les épidémies dans l'AntiquitéSi l'étude des textes anciens et les découvertes de la paléontologie font la preuve de l'existence de telle ou telle maladie contagieuse en un lieu et un temps donnés, il s'agit habituellement de descriptions ou d'observations de cas isolés ; et l'examen de certains squelettes ou de certaines momies, tout en permettant d'affirmer la prése ... Lire la suite
Dans le chapitre La peste noire au Moyen ÂgeMal équipées pour produire leur subsistance et maintenues, pour une large part, en état de sous-alimentation chronique, les sociétés de l'Occident médiéval ont vécu dans une déficience biologique propice à l'éclosion et à l'expansion des maladies. Certaines d'entre elles étaient contagieuses, telle la lèpre. Celle-ci suscita, à partir du xii ... Lire la suite
Écrit par : Robert FASQUELLE
En 1948, la première réunion de l'Assemblée mondiale de la santé décide de mettre au premier plan de son programme la lutte contre la variole. En 1952, l'O.M.S. réunit à Genève un comité de quatre experts : une expérimentation internationale est entreprise. Seul le vaccin sec (c’est un produit lyophilisé) peut permettre l'éradication de la variole ... Lire la suiteÉcrit par : André PICHOT, Jacques TESTART, Universalis
Dans le chapitre Histoire de la notionLes idées eugénistes remontent à l'Antiquité, où elles furent parfois appliquées (ainsi en Grèce, et plus spécialement à Sparte, où l'on abandonnait à la mort les nouveau-nés anormaux). Elles ne disparurent jamais complètement, resurgissant à diverses époques sous différentes formes, mais sans avoir d'applications, sinon très marginales. C'est seu ... Lire la suite
Écrit par : Gabriel GACHELIN
Alexander Fleming (1881-1955) connut une carrière surprenante, qui l'a d'abord mené de l'Écosse rurale au commerce, puis, très tardivement, à la médecine. Son intérêt pour la lutte contre les pathologies infectieuses a fait de lui l'un des rares praticiens à expérimenter le Salvarsan découvert par Paul Erhlich en 1909. Après la Première Guerre mon ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal DURIS
Fidèle pendant des siècles aux écrits d'Hippocrate, Aristote et Galien, l'anatomie humaine devient véritablement scientifique entre les mains du médecin flamand André Vésale (1514-1564). Déçu par ses études de médecine à Paris et à Louvain, il part s'installer en Italie et devient en 1537 professeur de médecine chirurgicale à l'université de Padou ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel GACHELIN
Karl Landsteiner (1868-1943), médecin viennois en même temps que biochimiste, fut un précurseur de l'étude moléculaire des maladies. Son nom reste surtout attaché à la découverte des groupes sanguins en 1901, pour laquelle il reçut le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1930. On savait depuis des années que lorsqu'on mélange les sangs d'anima ... Lire la suiteÉcrit par : Édith FRESSINAUD, Dominique MEYER
Dans le chapitre Histoire de l'hémophilieL'hémophilie n'a été acceptée comme entité clinique qu'à partir du xixe siècle. Cependant, cette diathèse hémorragique congénitale et familiale était déjà connue depuis longtemps puisque, dès le iie siècle avant J.-C., le Talmud de Babylone dispensait du rite de la circoncision le troisième d'une fratrie don ... Lire la suite
Écrit par : Robert-Frédéric BRIDGMAN
Dans le chapitre Le développement historique des hôpitauxL'hébergement et le traitement des pauvres, des malades et des invalides sont apparus, d'une part, dans les pays où les grandes religions (bouddhisme, christianisme et islam) se sont affirmées, et, d'autre part, aux périodes de prospérité économique et de développement du droit. À partir de ces pays, l'institution hospitalière s'est répandue dans ... Lire la suite
Écrit par : Kristofer SCHIPPER
Classique de la médecine interne attribué à l'empereur Jaune (Huangdi), le Huangdi neijing est le plus ancien manuel de médecine chinoise, qui a servi de base théorique à tous les développements ultérieurs de la médecine en Chine. L'édition actuelle, en vingt-quatre chapitres, est celle du principal commentateur de l'ouvrage, Wang Bing, d ... Lire la suiteÉcrit par : Sophie SPITZ
Élaborée peu à peu par Hippocrate (460 env.-env. 370 av. J.-C.) et les auteurs du Corpus Hippocraticum, puis par Galien (129-env. 201), la doctrine médicale de la théorie des humeurs a joué un rôle prépondérant dans l'histoire de la médecine jusqu'à la fin du xviiie siècle environ. La théorie humorale considère que la ... Lire la suiteÉcrit par : Philippe HARTEMANN, Maurice MAISONNET
Dans le chapitre Le passé de l'hygièneL'hygiène se manifeste sous une forme implicite plusieurs siècles avant l'ère chrétienne. Ainsi Moïse, législateur d'Israël, inclut déjà des directives de santé dans les Tables de la Loi. De même Lycurgue, dans le code de « rhêtres » ou sentences dont il dota Sparte, édicta un certain nombre de règles de vie individuelle fort strictes. Hippocrate, ... Lire la suite
Écrit par : Léon CHERTOK
Dans le chapitre Du magnétisme animal aux écoles de Nancy et de la SalpêtrièreLe problème de la définition de l'hypnose est difficile puisqu'on n'a pas encore d'explication satisfaisante de cet état. Parmi les descriptions qui en ont été données, la plus élaborée est celle de l'Association médicale britannique (1955) : « L'hypnose est un état passager d'attention modifiée chez le sujet, état qui peut être produit par une au ... Lire la suite
Écrit par : Gabriel GACHELIN
En juin 1981, on observe aux États-Unis une augmentation brusque de l'usage d'un médicament servant à lutter contre les pneumonies à Pneumocystis carinii, une maladie normalement très rare. Rapidement, les cas se multiplient, au moins au début de l'épidémie, parmi la population homosexuelle ou toxicomane. La maladie est associée à une déf ... Lire la suiteÉcrit par : Francis ZIMMERMANN
Dans le chapitre Médecine ou science de la vieParmi les trois sciences qui furent les plus développées dans l'Inde, astronomie, mathématiques et médecine, cette dernière est celle qui répond le mieux au modèle brahmanique traditionnel des sciences. Les sciences brahmaniques sont normatives, elles fixent des règles de vie sur le chemin de la sagesse, elles enseignent ce qu'il convient de faire ... Lire la suite
Écrit par : Jacques TESTART
Insémination artificielle pour l'amélioration animale. Espèce : cheval. Pays : région arabo-andalouse. Insémination avec sperme du conjoint (I.A.C.). Espèce : humain. Pays : Grande-Bretagne. Insémination avec sperme de donneur (I.A.D.). Espèce : humain. Pays : Grande-Bretagne. Transfert d'embryons chez une femelle receveuse. Espèce : lapin. Pays : ... Lire la suiteÉcrit par : Guy PALLARDY
Le physicien américain Allan Mac Leod Cormack publie en 1963 et 1964 la reconstruction tridimensionnelle à partir d'images radiographiques obtenues sur des fantômes expérimentaux. Utilisant ces travaux et disposant de puissants ordinateurs de calcul, un ingénieur au centre de recherches de la firme britannique E.M.I. (celle, entre autres, des Beat ... Lire la suiteÉcrit par : Georges C. ANAWATI, Roshdi RASHED, Universalis
Dans le chapitre Les sciences « naturelles »Les sciences « naturelles » comprennent la physique proprement dite, entendue au sens aristotélicien, et un certain nombre de disciplines qui s'y rattachent. On laissera de côté cette « physique », qui dépend de la philosophie, pour ne traiter ici avec quelque détail que des deux sciences qui ont été particulièrement étudiées par les savants musul ... Lire la suite
Écrit par : Gabriel GACHELIN
Edward Jenner (1749-1823) était médecin à Berkeley (Gloucestershire, Grande-Bretagne), lorsqu'il réalisa ce que l'on peut tenir pour la première vraie vaccination, au demeurant d'ailleurs une expérimentation sur l'homme. Il était connu des médecins musulmans que l'inoculation, à des sujets sains, de la pustule de sujets atteints de variole mais en ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno HALIOUA
Ayant été nommé, en 1862, à l'hôpital parisien de la Salpêtrière, où il devait rester de longues années, Jean Martin Charcot y ouvrit, en 1882, ce qui allait devenir la plus grande clinique neurologique d'Europe. Étudiant l'atrophie musculaire, Charcot avait identifié (1865) la sclérose latérale amyotrophique consécutive à la dégénérescence des ne ... Lire la suiteÉcrit par : Paul MAZLIAK
Après avoir identifié le bacille du charbon (1876), le médecin allemand Robert Koch (1843-1910) développa la culture des microbes sur milieu nutritif stérile solide et isola le bacille de la tuberculose en 1882. La règle d'or de la bactériologie médicale, codifiée par Koch, fut d'obtenir des cultures pures des germes prélevés dans les produits pat ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno HALIOUA
Dès sa soutenance de thèse, en 1776, Jean Louis Baudelocque (1745-1810) était nommé chirurgien de l'hôpital de la Charité, à Paris. Excellent opérateur, il est devenu un des pionniers de l'obstétrique qui a permis à l'art des accouchements de réaliser de très importants progrès. Il a introduit la mensuration de la ceinture pelvienne (méthode du co ... Lire la suiteÉcrit par : François CHAST
François Magendie (1783-1855) est à l'origine de la pratique expérimentale en médecine. Il exploite les principes de la physique et de la chimie comme bases de la compréhension des phénomènes physiologiques, se proposant ainsi de lutter contre l'empirisme. Outre l'intérêt qu'il porte à la neurophysiologie, ses principaux travaux portent sur la tox ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel GACHELIN
Dans le chapitre Historique des maladies à vecteursLa conviction que les maladies infectieuses étaient dues à des « microbes » s'impose vers 1870. La recherche de l'agent infectieux dans l'environnement du malade prend alors le dessus sur la cartographie de la distribution des maladies, comme celle qui fut réalisée en 1854 par John Snow (1813-1858) à Londres pour le choléra ou encore celles qui fu ... Lire la suite
Écrit par : Paul MAZLIAK
Virgile, dans les Géorgiques, décrit la maladie du charbon chez les animaux et chez l'homme. Le Susruta Samhita (Inde) décrit la lèpre. Les lépreux sont chassés de Londres. Venise institue la quarantaine. Edward Jenner vaccine le jeune James Philipps contre la variole. Pierre Bretonneau démontre la spécificité de la diphtérie. Le ... Lire la suiteÉcrit par : Didier LAVERGNE
Naissance d'Hippocrate. Hérophile décrit l'anatomie du cerveau et étudie le pouls. Érasistrate montre le rôle des nerfs, celui des vaisseaux sanguins ; il étudie des lésions anatomiques résultant des maladies. Celse (De medecina) classe les maladies selon qu'elles sont curables par l'hygiène, les médicaments, la chirurgie. Dioscoride Peda ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal DURIS
Mise en œuvre dès le xviie siècle dans les sciences physiques puis dans les sciences chimiques à la fin du xviiie siècle, la méthode expérimentale fut appliquée à la médecine par le physiologiste français Claude Bernard (1813-1878). S'appuyant sur des exemples concrets puisés dans sa propre carrière de cherc ... Lire la suiteÉcrit par : Charles COURY
Si la médecine compte plusieurs millénaires d'existence, elle n'a atteint son âge adulte que depuis moins de deux cents ans. Cela tient à ce qu'elle est à la fois un art et une science. Un art, elle pouvait l'être dès l'origine des civilisations, à la mesure de l'intuition, de l'empirisme, de la psychologie et de l'habileté de ceux qui l'exerçaien ... Lire la suiteÉcrit par : Maurice CLOAREC
Dans le chapitre Rappel historiqueLe souci d'éviter, donc de prévenir, une maladie ou un accident a depuis longtemps permis de protéger une population saine contre la transmission de maladies. Il s'agissait alors de pratiquer des mesures d'exclusion aboutissant à l'isolement des sujets malades ; c'est le principe des léproseries et plus tard des sanatoriums. Pour enrayer la propag ... Lire la suite
Écrit par : Didier LAVERGNE
Hunayn ibn Ishaq, à Bagdad, traduit du grec en arabe les œuvres de Galien. Rhazès (al-Razi), remarquable clinicien, inscrit la médecine dans une vaste fresque encyclopédique. Avicenne, esprit universel, fait dans le Canon une synthèse des connaissances médicales. Abulcasis rédige un traité de chirurgie, al-Tasrif, comportant des ... Lire la suiteÉcrit par : Paul-Étienne BARRAL, Hélène MOYSE, Jean-Yves NAU, Michel PARIS, René Raymond PARIS, Universalis
Dans le chapitre Le médicament à travers les âgesLes tablettes sumériennes de Nipur représentent les vestiges les plus anciens d'une pharmacopée, puisque y sont gravés, au troisième millénaire avant notre ère, les noms de drogues végétales : ase fétide, galbanum, jusquiame, opium, mandragore, etc. Le Ben cao jing chinois (2900 av. J.-C. environ) et le fameux papyrus Ebers (datant d'envi ... Lire la suite
Écrit par : Jacques VERGER
Au xiie siècle, c'est à Montpellier et à Salerne que siégeaient les principales écoles de médecine d'Occident. La grande et prospère cité languedocienne entretenait des contacts avec la médecine hébraïque, représentée dans de nombreuses communautés juives du Midi, et une ouverture vers la médecine arabe, notamment par l'Espagne ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques TESTART
La naissance de Louise Brown (Grande-Bretagne, 1978) venait couronner quinze années de travail du biologiste Robert Edwards avec le gynécologue Patrick Steptoe. Cet événement fit sensation dans le monde entier, mais de fortes réserves se sont alors exprimées. Outre la réticence des Églises (aujourd'hui la seule Église catholique s'y oppose), de la ... Lire la suiteÉcrit par : Raymond HOUDART, Hubert MAMO, Jean MÉTELLUS, Universalis
Dans le chapitre Histoire de la neurologieAu xviie siècle avant J.-C., le papyrus d'Edwin Smith révèle l'existence, chez les Égyptiens, de connaissances neurologiques précises. Par exemple, l'hémiplégie spasmodique est décrite avec concision : « L'œil de ce côté louche [...] ; les ongles sont au milieu de la paume [...] ; il marche en traînant la plante du pied » (M. L ... Lire la suite
Écrit par : François CHAST
En 1950, en France, Henri Laborit chirurgien de la Navale, recherche avec un anesthésiste, Pierre Huguenard, la combinaison idéale de différents médicaments afin de mettre au point un « cocktail lytique » permettant de prévenir le choc opératoire. Il suffirait pour protéger l'organisme, d'inhiber le système nerveux autonome. Or deux chercheurs fra ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique LABIE
Comme d'autres scientifiques, Vernon Ingram avait quitté l'Europe centrale pour la Grande-Bretagne, Londres, puis Cambridge. C'est là qu'il apporta un complément décisif à la mise en évidence par Linus Pauling en 1949 d'une migration électrophorétique anormale de l'hémoglobine des personnes drépanocytaires. L'idée fut de fragmenter les hémoglobine ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel GACHELIN
Le Français Alphonse Laveran (1845-1922), issu d'une famille de médecins et d'officiers, lui-même médecin militaire en Algérie, à Bône puis à Constantine, s'intéresse aux causes « microbiennes » du paludisme alors très prévalent sur le pourtour du bassin méditerranéen. Il découvre en 1878, dans le sang de malades atteints de paludisme, un organism ... Lire la suiteÉcrit par : Danielle GOUREVITCH
Étymologiquement, pathocénose signifie « communauté de maladies ». La notion et le mot ont été créés par Mirko Grmek pour désigner l'ensemble des états pathologiques présents au sein d'une population déterminée à un moment donné (« Préliminaire d'une étude historique des maladies », in Annales E.S.C., 24, 1969, pp. 1437-1483). La fréquenc ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique LABIE
L. Pauling : isolement par électrophorèse de l'hémoglobine S de la drépanocytose. V. Ingram : notion de maladie moléculaire (différence de structure entre hémoglobines A et S). V. Ingram : phylogénie des hémoglobines et démembrement des thalassémies. M. Perutz : structure tridimensionnelle de l'hémoglobine (cristallographie de rayons X). M. Perutz ... Lire la suiteÉcrit par : Edith ALBENGRES, Jérôme BARRE, Pierre BECHTEL, Jean-Cyr GAIGNAULT, Georges HOUIN, Henri SCHMITT, Jean-Paul TILLEMENT
Dans le chapitre La pharmacologie des origines à nos joursSelon Auguste Comte, on ne connaît bien une science que si on peut en tracer l'histoire ; on essayera donc de brosser un rapide historique de la pharmacologie. Les origines sont lointaines et datent vraisemblablement des âges préhistoriques. Nos ancêtres arboricoles avaient probablement remarqué les effets sur l'organisme des narcotiques, tel l'op ... Lire la suite
Écrit par : Christiane SINDING
Les premiers essais de contrôle hormonal de la conception furent entrepris en Allemagne dès les années 1920. Aux États-Unis, Gregory Pincus mène, à la Worcester Foundation, des recherches sur la fécondation chez les Mammifères, et montre qu'on peut contrôler la fécondation chez l'animal par l'administration d'hormones femelles. Interrompant ces re ... Lire la suiteÉcrit par : Guy PALLARDY
Aux États-Unis, les physiciens Felix Bloch et Edward M. Purcell font connaître en 1946 leur conception du moment magnétique du proton et de son comportement dans le champ d'un aimant : ces travaux leur valent le prix Nobel de physique en 1952. Les applications pratiques débutent après 1960 avec la spectroscopie R.M.N. grâce aux puissants champs ma ... Lire la suiteÉcrit par : Jean AYME, François CAROLI, Georges LANTERI-LAURA, Jean-Michel THURIN
Dans le chapitre Origines et évolutionLa prise en compte médicale de tout un ensemble de phénomènes, jusque-là dispersés entre la religion, la sorcellerie, la pratique de la « question préalable », les établissements de l'Hôtel-Dieu et de la Salpêtrière, date, indiscutablement, du dernier tiers du siècle des Lumières. La société de Grand Siècle, puis de la Régence, s'était donné les m ... Lire la suite
Écrit par : Guy PALLARDY
Wilhelm Röntgen, physicien de Würtzburg (Allemagne), publie le 28 décembre 1895 sa découverte des rayons X. Deux médecins parisiens, Toussaint Barthélemy et Paul Oudin, réussissent les premières radiographies françaises, présentées à l'Académie des sciences le 20 janvier 1896. Aux séances de radioscopie qu'ils organisent pour en démontrer l'utilit ... Lire la suiteÉcrit par : Guy PALLARDY
Wilhelm Röntgen découvre les rayons X. Antoine Béclère installe un appareil de radioscopie à l'hôpital Tenon (Paris). Gustav Peter Bucky, médecin berlinois, dépose le brevet de son « filtre-diaphragme » destiné à éliminer le rayonnement diffusé et à améliorer la netteté des radiographies.Écrit par : Jacqueline BROSSOLET
Entre la chute de l'Empire romain et la Renaissance, l'école de Salerne joua un rôle inestimable dans l'histoire de la médecine. Si l'on ignore la date précise de sa création, les noms de ses fondateurs (ils seraient au nombre de quatre : un Latin, un Grec, un Arabe et un Juif), l'endroit où elle se dressait exactement, on sait en revanche que l'é ... Lire la suiteÉcrit par : Michel BOZON
Dans le chapitre Médicalisation et remise en cause de l'ordre ancien de la chairLes premières tentatives pour penser un domaine autonome de la sexualité sont contemporaines d'une reformulation du sexe en termes biologiques qui prévaut encore aujourd'hui : le « modèle à deux sexes », identifié et décrit par l'historien de la sexualité Thomas Laqueur, détermine ce que nous appellerons le deuxième âge de la sexualité. Dans la re ... Lire la suite
Écrit par : Universalis
Aux États-Unis, des patients homosexuels atteints de pneumocystose pulmonaire manifestent un état d'immunodéficience acquise. Des cas analogues seront ensuite observés en France. Une équipe de l'Institut Pasteur (Paris) dirigée par le Pr Luc Montagnier isole, à partir de ganglions prélevés sur un immunodéficient par le Dr Willy Rozenbaum, le rétro ... Lire la suiteÉcrit par : Christian CABROL
En 1956, depuis deux ans déjà, Walton Lillehei, à l'hôpital universitaire de Minneapolis (Minnesota), grâce à la mise au point qu'il avait faite d'une circulation sanguine extra-corporelle, avait rendu possible à grande échelle les interventions cardiaques dites « à cœur ouvert ». Malheureusement, au cours de ces opérations, un certain nombre de s ... Lire la suiteÉcrit par : Jean VARENNE
La littérature médicale indienne en langue sanskrite est dominée par les deux noms de Charaka et de Sushruta (Suśruta), auteurs de deux Samhitâs (« collections », « livres »), qui se complètent l'une l'autre et se situent approximativement à la même époque (ier ou iie s.). La Sushruta-Samhitâ ... Lire la suiteÉcrit par : Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
La maladie des enfants-bulles est causée par des mutations du gène codant l'adénosine désaminase (AD), une enzyme indispensable au fonctionnement des lymphocytes. En son absence, les enfants atteints ont un système immunitaire tellement faible qu'ils doivent vivre à l'abri d'une bulle. En 1990, le médecin américain French Anderson choisit cette ma ... Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Ancien remède, la thériaque doit son nom à sa propriété de combattre les effets des morsures de bêtes sauvages (thériaké, de thèr, bête sauvage) ; son utilisation débuta au ier siècle. On prétend qu'inventée par Mithridate, elle fut vulgarisée par Andromaque, médecin de Néron. Galien en donna une formule qui s ... Lire la suiteÉcrit par : François CHAST
L'azidothymidine (AZT) a été synthétisée dès 1964 dans le cadre de la recherche de nouveaux médicaments anticancéreux, mais c'est en 1985 que H. Mitsuya découvre son activité sur une culture de virus « HTLV-III ». Dès 1986, l'AZT devient le premier médicament actif dans la lutte contre le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Les années 1987 ... Lire la suiteÉcrit par : Alain SÉGAL
Le 23 novembre 1853 voit la présentation à l'Académie de médecine par Antonin-Jean Desormeaux (1815- 1894) du contenu de son pli cacheté déposé à la fin de l'année 1852, la « Description de l'Uréthroscope ou spéculum uréthral, instrument qui permet d'appliquer la vue au diagnostic et au traitement des affections de l'uréthre ». Notons que, pour la ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel GACHELIN
La maladie du charbon était un fléau endémique chez le bétail et les contaminations graves voire mortelles de l'homme étaient fréquentes. L'existence d'un micro-organisme dans le sang des animaux atteints de charbon avait été reconnue vers 1860. Mais le rôle de celui-ci dans la maladie n'était pas établi bien qu'il ait été cultivé par Robert Koch ... Lire la suiteÉcrit par : François CHAST
C'est, dit-on, le jour de la Sainte-Barbara que le chimiste allemand Adolf von Baeyer synthétisa, en 1864, la « malonylurée », plus tard dénommée « acide barbiturique », résultant de la condensation de l'acide malonique et de l'urée. Le chimiste aurait essayé la substance sur lui-même sans noter le moindre effet. D'autres dérivés furent donc reche ... Lire la suiteÉcrit par : Gabriel GACHELIN
Rudolph Ludwig Carl Virchow (1821-1902), médecin d'origine poméranienne, eut une activité médicale scientifique et politique étonnante et foisonnante, quelque peu masquée par l'ouvrage célèbre Die Cellular-Pathologie qu'il publia en 1858 et qui fonde la pathologie cellulaire. Virchow y énonce d'abord que la cellule est l'élément fondament ... Lire la suiteÉcrit par : Didier LAVERGNE
Louis Pasteur cultive le virus rabique dans le tissu nerveux du lapin. Dimitri Ivanovski démontre que, contrairement aux bactéries, un virus peut traverser les filtres de porcelaine poreuse. Walter Reed et James Caroll prouvent l'origine virale de la fièvre jaune. Paul Remlinger, en utilisant des filtres à pores de dimension bien définie, réussit ... Lire la suiteÉcrit par : Marc PASCAUD
C. Eijkman prouve que le béri-béri est un syndrome carentiel. F. G. Hopkins et W. Stepp découvrent la vitamine A (rétinol). C. Funk isole le facteur antibéribérique et l’appelle vitamine en raison de la présence d’un radical aminé dans cette molécule organique. E. V. McCollum découvre un facteur antirachitique, la vitamine D. H. Evans et K. Bishop ... Lire la suite
Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis :
0-9
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.