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Écrit par : Yves GAUTIER, Pierre SOUCHAY
Dans le chapitre Histoire des notions d'acides et de basesTrès longtemps intuitives, les notions d'acidité et de basicité ont échappé à une définition simple et générale. Déjà, en 1786, Guyton de Morveau écrivait dans son Encyclopédie de la chimie : « Rien de plus embarrassant que de former une juste idée de la vertu acide. La définition de l'acide est, à vrai dire, la clé de la chimie, non seul ... Lire la suite
Dans le chapitre Premières théoriesOn invoqua d'abord des causes occultes pour expliquer les propriétés particulières des acides et des bases. (début du xvie s.) croyait à un acide élémentaire universel, communiquant à tous ses composés la saveur et le pouvoir dissolvant, et, plus tard, Glauber (début du xviie s.) reconnut la notion de « forc ... Lire la suite
Écrit par : Georges KAYAS
Anaximène (~ 556-~ 480), à la différence de Thalès, enseignait que toute substance provient de l'air (pneuma) par raréfaction et condensation ; dilaté à l'extrême, cet air devient feu ; comprimé, il se transforme en vent ; il produit des nuages, qui donnent de l'eau lorsqu'ils sont comprimés. Une compression plus forte de l'eau transforme ... Lire la suiteÉcrit par : José LEITE LOPES
Dans le chapitre HistoriqueLa notion d'atome a été formulée pour la première fois par les philosophes de la Grèce ancienne. On l'attribue à Empédocle, Démocrite, Leucippe, puis Épicure. Leurs conceptions d'une structure atomique de la matière ne procédaient pas d'observations ni d'expériences scientifiques au sens actuel, mais d'intuitions. Leur représentation de l'univers ... Lire la suite
Écrit par : Pierre LASZLO
La théorie atomique, formulée par l'Anglais John Dalton (1766-1844) au tout début du xixe siècle, consiste en une série de conjectures qui s'avérèrent justes et pénétrantes. Mais il fallut parfois des décennies pour les étayer par des faits expérimentaux indiscutables. La première conjecture, riche d'une longue tradition, remon ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier LAVOISY
En 1907, le chimiste américain d'origine belge Leo Hendrik Baekeland met au point la Bakélite, nom commercial de la résine synthétique à base de phénols et de formaldéhyde. Résistante à la chaleur et à de nombreux produits chimiques, isolant électrique, légère et semi-transparente, la Bakélite peut se substituer à de nombreux matériaux tels que la ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard PIRE
Le physicien et chimiste anglais John Dalton (1766-1844) expose en 1808 l'hypothèse atomique dans son ouvrage A New System of Chemical Philosophy. Il y écrit que « du rapport des poids dans la masse du composé, on peut déduire les poids relatifs des particules ultimes, ou atomes, des corps, et avec cette donnée, le poids et le nombre de c ... Lire la suiteÉcrit par : Arnaud HAUDRECHY
Développée dans les années 1990, la chimie combinatoire est une technique qui permet aux chimistes de synthétiser rapidement et simultanément de grandes quantités de composés différents, grâce à des procédés informatisés et automatisés. Auparavant, les chercheurs devaient synthétiser un par un les composés destinés à leurs essais. Cette méthode co ... Lire la suiteÉcrit par : Élisabeth GORDON, Jacques GUILLERME, Raymond MAUREL
La chimie est la science des transactions et des créations matérielles. Par elle se fonde la « cité culturelle » du matérialisme dont le champ est à jamais ouvert et illimité. La production d'idées et d'expériences qu'elle engendre dépasse, comme le rappelait opportunément Gaston Bachelard, la mémoire et l'imagination de tout homme. Relativement à ... Lire la suiteÉcrit par : Nicole J. MOREAU
Dans le chapitre Histoire et outils de la nomenclatureUne analyse historique montre qu'il est difficile de séparer la nomenclature de l'avancée des découvertes en chimie. Des premiers éléments de nomenclature sont apparus très tôt, puisque les mots de matière, substance, élément, atome, apparaissent dès le vie siècle avant J.-C. Mais le terme de « gas » n'a été introduit qu'au déb ... Lire la suite
Écrit par : Arnaud HAUDRECHY
Au-delà de la vision moléculaire, où les atomes se combinent pour former des structures déjà complexes, il existe un autre domaine d'association qui implique cette fois des molécules pour donner des assemblages aux multiples applications. Ce champ d'études, appelé chimie supramoléculaire, implique des liaisons dites faibles (forces électrostatique ... Lire la suiteÉcrit par : Lionel SALEM, François VOLATRON
Dans le chapitre HistoriqueLa chimie théorique est, à ses débuts, un exercice passager pour physiciens. Après la découverte de la dualité onde-corpuscule de l'électron par de Broglie en 1924 et de l'équation de Schrödinger en 1926, les savants de l'époque souhaitent vérifier la validité et l'applicabilité de ces nouveaux principes. En 1927, Heitler et London en Allemagne ca ... Lire la suite
Écrit par : Patrice BRET
Depuis le xive siècle, la poudre noire – substance à base de salpêtre, de soufre et de charbon de bois – servait non seulement de force propulsive mais aussi d’explosif pour les mines et les bombes. Vers 1800 apparurent les premiers chlorates et fulminates, utilisés surtout en petites quantités pour l’amorçage par percussion. A ... Lire la suiteÉcrit par : Georges KAYAS
Pour Thalès de Milet, le premier des physiologues ioniens, l'eau est le principe de toutes choses ; après lui, Empédocle d'Agrigente introduit quatre éléments : l'air, l'eau, la terre et le feu, qu'il appelle les quatre racines. Mais c'est surtout Platon qui développe la théorie des quatre éléments empédocléens. Dans son dialogue Le Timée ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard PIRE
Par ses expériences sur l'élasticité et la compressibilité de l'air, le physicien et chimiste irlandais Robert Boyle (1627-1691) établit en 1661 les bases nécessaires à ce qui deviendra connu sous le nom de loi de Boyle-Mariotte, par référence aux travaux simultanés du Français Edme Mariotte (1620-1684) : à température constante, une masse d'air o ... Lire la suiteÉcrit par : René BIMBOT, Jacques GUILLERME
De la chimie on peut dire qu'elle est d'abord la théorie de l'existence et des propriétés de quatre-vingt-douze entités matérielles fondamentales ; tel est, en effet, le nombre des espèces atomiques que l'analyse a identifiées et isolées dans les corps de la nature. Créés artificiellement au xxe siècle, à partir des années 1940 ... Lire la suiteÉcrit par : Arnaud HAUDRECHY
Élève d'Adolf von Baeyer, l'Allemand Emil Hermann Fischer (1852-1919) soutient à Strasbourg une thèse en partie consacrée à l'étude d'hydrazines, ce qui l'amène à étudier ultérieurement les sucres (glucides), à Würzburg, en 1888. Après avoir montré la structure aldéhydique du glucose, il synthétise, en 1901, des phénylhydrazones et osazones, compo ... Lire la suiteÉcrit par : Arnaud HAUDRECHY
Mis en évidence en 1985 et abondamment décrits par Richard Smalley, Robert Curl et Harold Kroto (qui seront récompensés pour cette découverte par le prix Nobel de chimie en 1996), les fullerènes représentent une nouvelle famille de molécules constituées par des atomes de carbone. C'est la troisième forme du carbone, après le graphite et le diamant ... Lire la suiteÉcrit par : Henri GUÉRIN
Dans le chapitre Historique et évolution de la gazométrieJusqu'à la fin du xviie siècle, on ne se préoccupait pas de recueillir les gaz qui se produisaient au cours des réactions chimiques. Tous les gaz étaient alors confondus avec l'air, l'un des quatre éléments des alchimistes. Ceux-ci imaginaient-ils qu'il puisse exister d'autres fluides aériformes que l'air ? L'Anglais (1627-1691 ... Lire la suite
Écrit par : Claude LANCE, Didier LAVERGNE
En s'appuyant sur les travaux de Johann Joachim Becher, Georg Ernst Stahl nomme phlogistique le principe combustible de « corps souterrains », c'est-à-dire des matériaux. J. Black désigne du nom d'« air fixé » le gaz (COÉcrit par : Francis ZIMMERMANN
Dans le chapitre Chimie et sciences naturellesLes sciences naturelles sont infiniment moins développées que la médecine dans l'Inde traditionnelle. Il est vrai que, réciproquement, la science que nous avons pris l'habitude d'appeler médecine et qui se nomme Āyurveda en sanskrit, la « science de longévité », déborde le cadre d'une simple doctrine thérapeutique et englobe toutes les sciences na ... Lire la suite
Écrit par : Gabriel GACHELIN
Au moment où, en 1772, Antoine Laurent Lavoisier (1743-1794) débute ses expériences sur la combustion, l'opinion des chimistes était dominée par la théorie du phlogistique, un agent assimilable au feu et nécessaire autant à la combustion, à la calcination qu'à la respiration. Lavoisier devait montrer qu'une substance prise dans l'air s'incorporait ... Lire la suiteÉcrit par : Georges KAYAS
Cet adjectif grec (phlogiston) signifiant « inflammable » est utilisé pour la première fois par Aristote pour désigner une combustion accompagnée de flamme ; il fut ensuite repris par Becher (1635-1682) et surtout par Stahl (1660-1734) dans les circonstances suivantes. Becher pensait que tous les corps composés contiennent, en proportions ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LASZLO
L'expression chimie pneumatique, loin de désigner une doctrine établie, se rapporte à une période de l'histoire de la chimie, qui prend place dans la seconde moitié du xviiie siècle. L'étude de divers gaz obligea de renoncer à l'ancienne doctrine, héritée de la scolastique, des quatre éléments, terre, air, eau et feu. La chimie ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LASZLO
Révérence envers des nombres, tenus pour plus ou moins accomplis, et pour des géométries, respectées elles aussi pour la qualité de leurs proportions, cet aspect de la philosophie pythagoricienne trouve en chimie une profonde résonance. S'agit-il du nombre, et l'on a l'embarras du choix des illustrations. À commencer par la classification des élém ... Lire la suiteÉcrit par : André BRACK
En 1828, le jeune chimiste allemand Friedrich Wöhler (1800-1882) réussit à obtenir de l'urée, une molécule « organique », terme qui, à l'époque, définissait une molécule produite par le monde vivant (ici, le monde animal). Pour cela, il utilise un composé minéral, le cyanate de plomb, de l'ammoniac et de l'eau : Pb(OCN)Écrit par : Georges KAYAS
Selon Empédocle d'Agrigente (~ 490-~ 430), la sphère de l'univers est constituée de quatre racines, le feu, l'air, l'eau et la terre, qui tantôt se combinent sous l'influence de l'amour pour donner les corps matériels, les animaux et les végétaux, tantôt se décomposent sous l'influence de la haine en leurs éléments. Le monde est donc soum ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre LASZLO
Il est courant pour une théorie scientifique d'être remplacée par une théorie plus large, qui donc l'englobe. La nouvelle théorie est dotée d'une plus grande extension, et prévaut aussi par un plus grand pouvoir explicatif et une aptitude à prédire davantage de résultats, à confronter avec ceux de l'expérience. La théorie des types vient ainsi s'i ... Lire la suiteÉcrit par : Paul MAZLIAK
Theodor Svedberg (1884-1971) étudia, à l'université d'Uppsala, en Suède, les suspensions colloïdales formées de micelles – fines particules solides – dispersées dans une phase liquide. Pour connaître la taille moyenne des micelles (comprise entre 5 et 100 mμm), il imagina de les faire sédimenter par une force artificielle produite dans une centrif ... Lire la suite
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