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Écrit par : Anne BEN KHEMIS
Taxes perçues sur certains produits de consommation (surtout les boissons, mais aussi le papier, le bois, le bétail, l'huile, le savon) et accordées à l'origine par les états généraux, en 1355, pour payer la rançon du roi Jean le Bon fait prisonnier par les Anglais. Plus tard, quelques provinces rachètent en tout ou en partie les droits d'aides qu ... Lire la suiteÉcrit par : Yann LE BOHEC
À l'origine, le mot « annone » désignait l'approvisionnement de Rome, qui fut conçu sous la forme d'un impôt en nature versé par les provinciaux ; par la suite, il reçut un second sens et s'appliqua au service administratif chargé de collecter ce prélèvement et de le redistribuer à ses bénéficiaires. Il faut chercher à l'époque républicaine l'orig ... Lire la suiteÉcrit par : Gunther CAPELLE-BLANCARD
Il est difficile de dater avec précision l'apparition des premières Bourses. D'après Fernand Braudel, elles remontent au moins au xive siècle, avec le développement des premiers centres financiers en Europe méditerranéenne (Pise, Venise, Florence, Gênes, Valence, Barcelone...), sur lesquels, contrairement aux foires, l'activité ... Lire la suiteÉcrit par : Claude GAUVARD
Prestations en travail exigées de certains hommes, libres ou non, en échange d'une protection ou de terres, les corvées peuvent être de nature publique ou être des services domaniaux. Les corvées de nature publique sont exigées par l'État de tous les hommes libres pour le bien de tous. Il s'agit d'une sorte d'impôt en nature. Dès le ~ IIIe ... Lire la suiteÉcrit par : Jézabel COUPPEY
C'est aux grandes foires de Champagne que Charles P. Kindleberger fait débuter sa chronologie bancaire dans son Histoire financière de l'Europe occidentale (A Financial History of Western Europe, 1984). Celles-ci marquent, en effet, la renaissance des opérations bancaires qui, après avoir prospéré tout au long de l'Antiquité, ont ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise MOYEN
Taxe levée sur chaque « feu », ou foyer familial, c'est-à-dire sur une unité de perception parfois toute théorique, dans la mesure où plusieurs familles (au sens moderne du mot) coexistaient, en certains endroits, sous le même toit. À l'époque moderne, le « fouage » désigne la taille royale en Bretagne.Écrit par : Jean FAVIER
Organisation de solidarité groupant, dès l'époque carolingienne, dans l'Europe du Nord-Ouest, des hommes ayant des intérêts communs (marchands, artisans, paysans même) et mal garantis par les liens de dépendance et de protection du système féodo-vassalique. Les guildes (ou gildes) se multiplient aux xe et xie ... Lire la suiteÉcrit par : Michel BALARD, Paul GUICHONNET, Jean-Marie MARTIN, Jean-Louis MIÈGE, Paul PETIT
Dans le chapitre L'Italie, pôle de développement de l'économie occidentaleLe déclin de la vie d'échanges, sensible dans tout l'Occident jusqu'au xe siècle, a épargné les régions italiennes qui, longtemps byzantines, ont maintenu des relations avec Constantinople et le monde musulman. Amalfitains et Vénitiens portent en Orient des bois et des esclaves ; ils y achètent soieries, épices et drogues qui s ... Lire la suite
Écrit par : Claude MOSSÉ
Institution typique des cités grecques à l'époque classique, les liturgies helléniques sont révélatrices de la nature de l'État grec ancien. Les plus riches parmi les membres de la communauté civique pourvoient en effet à certaines dépenses publiques (en particulier aux dépenses occasionnées par le déroulement des fêtes religieuses : organisation ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise MOYEN
L'institution du manse, qui connut son plein essor à l'époque carolingienne, était destinée à assurer la mise en valeur d'un domaine dans un monde qui ignorait presque totalement le salariat et dans lequel l'esclavage de type antique était en régression. Une partie d'un domaine était fractionnée en manses, unités de culture (maison, jardin, vigne, ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Le terme de mesnie (maisonnée, famille), peu utilisé depuis le Moyen Âge, désigne les gens vivant ensemble, qu'ils soient ou non du même sang. Cette notion s'oppose à celle de lignage. Déjà, au Moyen Âge, la mesnie est une notion assez vague, et l'administration fiscale préfère compter les feux, c'est-à-dire les foyers allumés. Le feu étant rapide ... Lire la suiteÉcrit par : Claude DOMERGUE
Dans le chapitre Géographie minière du monde gréco-romainDès la première moitié du Ier millénaire avant notre ère, plusieurs des grandes régions métallifères du monde méditerranéen sont connues. D'autres s'y ajouteront au cours des siècles, jusqu'à la fin de l'Empire romain. Ainsi, à l'époque archaïque, les gîtes de cuivre de Chypre continuent à être exploités, eux qui, depuis le mil ... Lire la suite
Dans le chapitre L'État et les minesOn ne sait rien de l'organisation de l'exploitation des mines avant la période gréco-romaine. Le droit minier qui apparaît alors se fonde sur l'affirmation, plus ou moins nuancée selon qu'on est à Athènes ou à Rome, de la souveraineté de l'État sur les mines. Ce droit, que l'on peut qualifier de régalien, est total à, où la propriété du sol est d ... Lire la suite
Dans le chapitre Les exploitants et la main-d'œuvreÀ Athènes, les mines pouvaient être louées aussi bien à des citoyens athéniens qu'à des étrangers (métèques). À Rome, à la fin de la République, tant les citoyens romains que les Italiens (Diodore, V, 36, 3) sont impliqués dans la mise en valeur des mines d'argent d'Espagne. Par la suite, au fur et à mesure de l'intégration des Italiens, puis des ... Lire la suite
Écrit par : Michel BRUGUIÈRE
Dans le chapitre La monnaie antiqueLa tradition et les trouvailles archéologiques s'accordent à faire naître la monnaie en Anatolie, au début du viie siècle. Pays légendaire de Gygès et de Crésus, où coule le Pactole, la vit apparaître, sous Gygès, des pièces d'electrum (alliage naturel d'or et d'argent, de couleur ambrée) avec protomé de lion à l'avers ... Lire la suite
Dans le chapitre Le Moyen ÂgeÀ partir des invasions barbares, les nouvelles royautés ne cessèrent de frapper des monnaies « impériales » : tantôt elles portaient l'effigie de l'empereur régnant, celui de Constantinople ; tantôt elles copiaient une effigie ancienne. Ainsi le monnayage romain dura-t-il, dans la Gaule méridionale, jusqu'au milieu du viie sièc ... Lire la suite
Écrit par : François REBUFFAT
Le roi Ur-bau (— 2164-— 2144) contrôle la ville d'Ur ; il est le souverain de l'un des petits États de Sumer, celui de Lagash, qui connaît une grande prospérité. Une de ses filles est la grande prêtresse du dieu Nanna et les excédents de récolte, en particulier, sont déjà thésaurisés, sous son contrôle, dans les temples et réinvestis dans la const ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Pour la première fois depuis le début du ixe siècle, une monnaie d'or est émise dans une principauté latine. En 1018, la comtesse Ermessende de Catalogne fait frapper des mancusos, pièces d'or dont le nom provient de l'arabe (manqūsh : « gravé »). Cet événement manifeste une évolution importante en Occident : ... Lire la suiteÉcrit par : Alain THOTE
Inventée à la fin du xixe siècle par un savant allemand, Ferdinand von Richthofen, l'expression la « Route de la soie » désigne les différentes voies par lesquelles des biens ont transité entre la Chine centrale et l'Orient méditerranéen. Après le couloir du Gansu, les marchandises étaient acheminées par l'une des deux routes c ... Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
Il faut distinguer la précaire (precaria), qui est l'acte de requête par lequel un vassal demandait à son seigneur de lui faire un don suffisant pour assurer sa subsistance, ou par lequel un homme libre demandait un bienfait en offrant en échange sa fidélité et ses services, du précaire (precarium) qui est précisément le bien fru ... Lire la suiteÉcrit par : François REBUFFAT
Dès la IIIe dynastie d'Ur (— 2113-— 2006), on connaît la valeur relative de différents métaux : en raison de sa plus grande rareté, le fer a une valeur supérieure à celle de l'or ; quant au cuivre, il vaut de 80 à 140 fois moins que l'argent. On n'ignore pas non plus le prix des produits agricoles, ni le montant de certains « salaires » ... Lire la suiteÉcrit par : François REBUFFAT
Un document remarquable sur le contrat de prêt maritime « à la grosse aventure » est consigné dans le Contre Lakritos, un plaidoyer concernant un procès de droit maritime, rédigé vers 340 avant l'ère chrétienne, parfois attribué à Démosthène mais dont l'auteur serait plutôt un orateur de son entourage. On y apprend que le navire et sa car ... Lire la suiteÉcrit par : Roger HANOUNE
Dans le chapitre L'activité professionnelleC'est en ville qu'on trouve tous les corps de métiers (on en a dénombré 225 dans l'Occident romain), et Rome, Ostie ou une capitale provinciale comme Lyon sont le siège de très nombreux collèges ; mais il faut penser qu'une grande partie de l'activité « industrielle » se passe à la campagne : les « officines » de ont besoin d'argile et de combusti ... Lire la suite
Écrit par : Georges DUBY
Dans l'Europe féodale, le servage apparaît comme une adaptation de l'esclavage aux exigences d'une morale nouvelle, à l'effacement des institutions de droit public, au renforcement de l'aristocratie, et surtout aux nécessités d'une économie privée de moyens techniques, où le travail humain demeure un facteur fondamental de la production, mais où l ... Lire la suiteÉcrit par : Francine HÉRAIL
Au Japon, domaine jouissant d'une exemption fiscale, totale ou partielle. Dès le ixe siècle, temples et grands ne cessent de solliciter des exemptions auprès du ministère des Affaires suprêmes, notamment pour les terres qu'ils font défricher et qui, selon la loi, ne font pas partie des rizières sujettes à redistribution périodi ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier COLLOMB
Don quotidien, en nature à l'origine, puis en argent, fait, dans la Rome antique, par le patron à son client. C'était, sous la République, la rémunération du temps consacré par le client à escorter son patron sur le forum, le prix d'achat de la voix du client dans les assemblées populaires. Sous l'Empire, l'institution dégénéra en une mendicité pu ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise MOYEN
Au Moyen Âge, les tonlieux sont les taxes indirectes sur les marchandises ; ces taxes sont perçues lors du transport, au passage des ports, des ponts, etc., et lors des transactions sur les lieux de marché. Par la suite, et jusqu'à la Révolution, le « tonlieu » ne désigna plus que les droits de marché.
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