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Écrit par : Marie-France BAUD-BABIC
Le 1er janvier 2002, dans douze pays de l'Union européenne, 300 millions de consommateurs découvrent les pièces et les billets de la monnaie qui leur servira désormais d'instrument de paiement commun, l'euro. Trois ans après sa naissance juridique et financière, l'euro fiduciaire concrétise une aventure débutée le 22 mars 1971 avec le r ... Lire la suiteÉcrit par : Michel EUDE
Le 2 novembre 1789, l'Assemblée constituante décide que les biens du clergé seront « mis à la disposition de la nation » pour rembourser la dette de l'État. Mais il est nécessaire de mobiliser ce capital évalué à quelque trois milliards de livres. Le 19 décembre, l'Assemblée crée une Caisse de l'extraordinaire chargée d'aliéner les biens du clergé ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Terme qui désigne les monnaies de métal vil, ou de métal précieux dont le titre est très fortement altéré. Les monnaies de billon ne doivent leur pouvoir libératoire qu'à la confiance du public et leur valeur intrinsèque est toujours très inférieure à leur valeur nominale. Le terme est le plus généralement appliqué aux monnaies divisionnaires qui ... Lire la suiteÉcrit par : P. SCHAEFER
Système monétaire qui combine deux étalons, or et argent. La loi du 7 germinal an XI (28 mars 1803), qui instituait en France un système bimétalliste, fixa les trois conditions nécessaires à un tel système : un rapport légal fixe entre les deux métaux, l'or ayant une valeur 15,5 fois supérieure à celle de l'argent, l'attribution à chacun des deux ... Lire la suiteÉcrit par : Yvan BARBÉ
Variété de coquillages utilisée couramment comme monnaie, découverte aux îles Maldives (à l'ouest de Ceylan) et aux îles Soulou (entre les Philippines et Bornéo). Deux types peuvent être distingués : la Monetaria (Cyprea) moneta, utilisée principalement en Asie, et la Monetaria annulus, utilisée sur le continent ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CARTIER
L'histoire monétaire chinoise apparaît comme une succession de systèmes très différents. Dans la mesure où son économie n'était pas rattachée étroitement aux grands courants du commerce international, la Chine avait la possibilité de se livrer à des expériences originales. La plus ancienne monnaie chinoise connue est constituée par des cauris. Dan ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Complètement tombé en désuétude de nos jours, le système de la monnaie de compte est la base de la pratique monétaire médiévale ; déjà esquissé à l'époque des grandes invasions, il s'est prolongé jusqu'à la réforme monétaire de la Révolution française. Dans ce système, les deux fonctions essentielles de la monnaie, comme mesure des valeurs et comm ... Lire la suiteÉcrit par : François REBUFFAT
Pour régler les échanges, le monde italique utilisait, jusqu'au milieu du ve siècle avant J.-C., du bronze à l'état brut (aes rude en latin) ou des têtes de bétail (capita) qui représentaient déjà ce qu'on appellera plus tard un capital. Apparaissent ensuite des barres de bronze moulé (aes formatum), ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Nom d'une monnaie (denarius nummus) que l'on retrouve de l'époque romaine à la fin de l'Ancien Régime, avec une valeur extrêmement variable, tantôt comme espèce monétaire véritable, tantôt comme simple monnaie de compte. Dans les premiers siècles de son histoire, Rome s'était servie de monnaies étrangères, surtout grecques, ou avait frapp ... Lire la suiteÉcrit par : François REBUFFAT
Le denier romain fut, après la drachme grecque, la monnaie qui domina le monde ancien, plus particulièrement dans les régions méditerranéennes. La ville aux sept collines put alors, à la suite de cette réforme monétaire, imposer son numéraire à tous les peuples soumis. Cette pièce d'argent a vraisemblablement été frappée pour la première fois peu ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Ce n'est qu'à la fin du viie siècle qu'apparaît une monnaie d'or purement musulmane, le dinar (ou denarius, denier). Le dinar, de forme circulaire, portait d'un côté une invocation pieuse, de l'autre le nom et les titres du prince qui l'avait fait frapper, sans que paraissent, le plus souvent, le nom de l'atelier monét ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Mot arabe venant du grec drachmè et désignant la monnaie d'argent islamique. Les plus anciens dirhems, frappés par les Omeyyades, le furent à l'imitation des drachmes sassanides portant l'effigie du souverain et un temple de feu auquel on adjoignait quelques mots arabes. La réforme de ‘Abd al-Malik en 698 transforma cette pièce en une mon ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique LACOUE-LABARTHE
Dans le chapitre Le dollar colonialLes émigrants qui s'installent en Amérique du Nord au xviie siècle sont déjà accoutumés aux trois grandes formes de monnaie : la monnaie marchandise, faite de pièces d'or ou d'argent, la monnaie régalienne (fiat money), qui consiste en certificats ou en papier-monnaie inconvertibles, et la monnaie bancaire qui se matér ... Lire la suite
Dans le chapitre La naissance d'une monnaie nationaleLa (1787), dans son article 1er, section 8, confirme l'attribution au Congrès du droit exclusif de frapper des pièces de monnaie et d'en réguler la valeur. Ce droit sera ultérieurement interprété de manière plus extensive comme le pouvoir de déléguer le droit d'émission de toute forme de monnaie légale, billets, bons ou certifi ... Lire la suite
Écrit par : Jean DÉRENS
En octobre 1580, pour répondre aux besoins que créait le compte par écu, remplaçant le compte par livre, on frappa un écu d'argent, valant le quart de l'écu d'or. Cette pièce était au titre de 11 deniers d'argent, à la taille de 25 1/5 au marc, et avait cours pour 15 sols. Le type était celui de l'écu à la couronne, avec au revers une croix fleurd ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Première monnaie d'or frappée en France par Saint Louis, après plusieurs siècles d'interruption de la frappe de ce métal, l'écu eut un succès énorme, et, repris, modifié, altéré, fut la monnaie d'or nationale la plus courante jusqu'au xviie siècle. La reprise de la frappe de l'or s'explique par le renouveau des échanges commerc ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
En 1252, Gênes et Florence renouèrent avec la frappe de l'or interrompue dans l'Occident chrétien depuis la décadence carolingienne. Le florin, qui doit son nom à la ville de Florence, fut frappé à la taille de huit à l'once d'or, avec l'effigie de saint Jean-Baptiste sur le droit et le lis sur le revers. Ces monnaies se répandirent partout, à la ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique LACOUE-LABARTHE
Héritier direct de la livre tournois de l'Ancien Régime, le franc devient l'unité monétaire française aux termes de la loi du 10 avril 1795. Le 1er janvier 1999, « la monnaie de la France est l'euro » d'après l'article L 111-1 du Code monétaire et financier, et le franc n'est plus que la subdivision nationale de l'euro, avant de perdre ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Depuis la réforme monétaire carolingienne, alors que l'habitude s'était instaurée de compter par deniers, sous et livres, on ne frappait plus en réalité que des deniers. Pour répondre aux besoins de la renaissance économique du xiiie siècle et également afin d'unifier la monnaie du royaume et de supplanter la monnaie féodale, S ... Lire la suiteÉcrit par : François REBUFFAT
Encore moins que pour la monnaie métallique, il ne saurait être question de dater cet événement de façon précise et définitive. L'introductions du papier-monnaie a toujours été le symptôme d'une crise des échanges liée à une raréfaction momentanée des espèces métalliques. L'usage du billet était à chaque fois annoncé à titre d'essai et pour une du ... Lire la suiteÉcrit par : Abel POITRINEAU
La personnalité de Law mériterait de retenir l'attention, car il a – reprenant les idées émises par l'économiste Charles Davenant et par Vauban sur le développement de la richesse – démontré l'importance du crédit en répandant en France le papier-monnaie et en fondant une banque d'État. L'échec de son système a compromis l'avenir financier de la F ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Unité de poids dont la valeur est variable, la livre servit très tôt d'unité monétaire dans la mesure où la taille de la monnaie fut établie d'après la livre : les sous d'or de Constantin étaient fabriqués à la taille de 72 par livre. C'est à l'époque carolingienne que fut instauré le système d'équivalence qui durera pendant tout le Moyen Âge : Ch ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique LACOUE-LABARTHE
La livre tournois, qui apparaît en France au xiiie siècle, est l'unité de compte qui prévaut tout au long du Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, avant que le franc ne devienne, en 1795, l'unité monétaire française. Jusqu'à la fin du xviiie siècle, les transactions qui donnent lieu à des paiements se règlent e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Monnaie d'or ou d'argent, frappée à partir du règne de Louis XIII, le louis tire son nom de l'effigie royale qu'il porte. La principale monnaie d'or française, l'écu, continuait à être frappée à 23 carats, alors que les monnaies étrangères s'étaient alignées sur la pistole espagnole, qui était, elle, au titre de 22 carats (916 millièmes de métal p ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Terme qui désigna d'abord une monnaie germanique que l'on trouve dans le latin barbare sous la forme de marca ou marcus. Le marc fut une unité de poids pour les métaux précieux pendant tout le Moyen Âge. Il semble être dérivé de la livre romaine, qui valait 11 onces, et son poids se fixa aux environs de 8 onces. Sous le règne de ... Lire la suiteÉcrit par : Georges BLUMBERG
À l'origine, c'est-à-dire vers le xiie siècle, le terme « marc » a désigné un poids de métal précieux. Il a servi d'unité de référence et de compte à diverses monnaies germaniques jusqu'à la création effective de l'unité monétaire dénommée Mark par le Reichstag en décembre 1871. Le mark, défini comme valant 1/1395 de l ... Lire la suiteÉcrit par : Georges BLUMBERG
Espèces monétaires fabriquées avec des matériaux différents de ceux de la monnaie légale, en raison de circonstances exceptionnelles ne permettant pas l'émission normale. Le bois, la pierre, le cuir ont été dans le passé utilisés pour alimenter ainsi des villes assiégées en monnaie de nécessité dite obsidionale. Lors des derniers stades de l'infla ... Lire la suiteÉcrit par : Michel BRUGUIÈRE
L'étymologie et la linguistique suffisent à rendre quelque peu mystérieuses l'origine et la signification du mot « monnaie ». Le terme français provient de ce que la monnaie romaine était frappée dans le temple de Juno Moneta (de monere : l'avertisseuse ?), au Capitole, et portait parfois cette épithète sous l'effigie de la déesse. Mais l ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Le premier solidus (sou), pièce d'or, est frappé à Trèves et s'impose en Occident pour près d'un demi-millénaire. Édit de Pîtres. Pour contrôler la frappe, Charles le Chauve limite à dix le nombre d'ateliers monétaires. La Catalogne, ancienne province franque de l'Empire carolingien, renoue avec la frappe de l'or. Saint Louis impose la pr ... Lire la suiteÉcrit par : François REBUFFAT
Le berceau de la monnaie fut l'Anatolie, et plus précisément le royaume de Lydie. L'Asie Mineure avait déjà été la terre du roi Midas qui, selon la légende, possédait la faculté de changer en or tout ce qu'il touchait. Pour se débarrasser de ce pouvoir redoutable, il se plongea dans les eaux du Pactole ; les Lydiens purent désormais recueillir dan ... Lire la suiteÉcrit par : Pascal BURESI
Pour la première fois depuis le début du ixe siècle, une monnaie d'or est émise dans une principauté latine. En 1018, la comtesse Ermessende de Catalogne fait frapper des mancusos, pièces d'or dont le nom provient de l'arabe (manqūsh : « gravé »). Cet événement manifeste une évolution importante en Occident : ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Terme qui a désigné la monnaie royale de Paris. Bien que, de toute ancienneté, il y ait eu à Paris un atelier monétaire, le nom de parisis ne paraît pas antérieur au règne de Philippe Ier (1060-1108) : à cette époque, un certain nombre d'autres ateliers royaux furent soumis aux mêmes règles que celui de Paris, ce qui eut pour conséquenc ... Lire la suiteÉcrit par : François REBUFFAT
En Grèce, c'est au roi Phidon d'Argos – un réformateur des poids et mesures – qu'on attribue l'invention de la monnaie. Les premières pièces de monnaie font leur apparition dans l'île d'Égine vers la fin du viie ou le début du vie siècle avant notre ère selon les sources. Ces pièces d'argent représentaient a ... Lire la suiteÉcrit par : Georges BLUMBERG, Wladimir VODOFF
À la limite du xiiie et du xive siècle, le rouble apparaît en Russie, à Novgorod. À une époque où le pays ignorait la frappe de la monnaie, ce terme semble avoir désigné les lingots d'argent, appelés aussi grivny, qui servaient aux paiements importants. À Moscou et en Russie centrale, au moment où r ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Unité monétaire de l'or à partir de 312. Constantin fixa la taille du sou (solidus aureus) à 72 par livre romaine (327,45 g), soit au poids de 4,55 grammes. L'abondance des émissions du sou, son excellent aloi et la régularité de son poids lui assurèrent un grand succès. Il eut pour sous-multiple le semis ou semissis, rarement frappé, du ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique LACOUE-LABARTHE
Tout au long de ses treize siècles d'existence, la livre sterling est pour le Royaume-Uni une institution fondamentale, à la fois emblème de la Couronne, pilier de la City, monnaie clé de l'économie mondiale. Le peuple britannique lui conserve un tel attachement que l'adhésion du pays à l'euro est sans cesse différée et, bien que son prestige inte ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Mesure de poids et unité monétaire la plus répandue dans la Grèce antique, la valeur du talent a pu considérablement varier suivant le système pondéral adopté. Les textes homériques mentionnent un talent d'or dont la valeur a fait l'objet de nombreuses controverses et recherches : valait-il 16,82 grammes d'or, comme le sicle fort babylonien, ou si ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis MIÈGE
Parmi les grandes monnaies au rôle historique international, le thaler de Marie-Thérèse fut sans doute une des plus importantes et qui eut la plus étrange carrière. Le thaler doit son nom à son lieu de frappe originel, la ville bohémienne de Joachimsthal, d'où vint Joachimsthaler puis, par abréviation, thaler. Le mot eut une remarquable postérité ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine ARMINJON
Le pourcentage d'or ou d'argent contenu dans un alliage officiel est appelé « titre ». En France, sous l'Ancien Régime et jusqu'à la loi du 19 brumaire an VI (1797), il n'y avait qu'un seul titre pour l'or ainsi que pour l'argent. « Nul orfèvre ne peut ouvrer à Paris d'argent que ne soit aussi bon qu'esterling, ou meilleur », telle était l'obligat ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
Monnaie extrêmement répandue au Moyen Âge (le nom de tournois vient de la ville de Tours, où le chapitre de Saint-Martin battait monnaie au viiie siècle). On a, au temps de Pépin et de Charlemagne, des deniers d'argent aux effigies de ces princes, portant la légende Sancti Martini. Ce droit de monnayage paraît avoir ét ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier PICARD
« Trésor », le mot a un parfum d'exotisme, évoquant L'Île au trésor et les pirates des Caraïbes. Pour le numismate, un trésor est un lot de monnaies, rassemblées volontairement (ce qui exclut les pièces réunies au hasard, par exemple dans un égout) et perdues par leur propriétaire, au cours d'une guerre, d'un naufrage ou de toute autre ci ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
La monnaie de Viennois a ceci de particulier qu'elle ne fut pas frappée à Vienne. Les Dauphins de Viennois avaient assuré leur domination sur tout le pays, sauf sur Vienne, qu'ils ne commandèrent jamais. Ils firent confirmer leur droit de battre monnaie par l'empereur, dont ils étaient vassaux, en 1155 et en 1238. Ils avaient de nombreux ateliers ... Lire la suiteÉcrit par : Dominique LACOUE-LABARTHE
Le Japon a longtemps utilisé des monnaies d'argent chinoises. L'introduction des monnaies d'or et des billets se fait au xvie siècle. Il en résulte un système de paiement complexe et morcelé. Lors de son ouverture au monde moderne, le Japon impérial se dote d'une monnaie unifiée en 1871, le yen, dont la valeur est fixée en réfé ... Lire la suite
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