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Écrit par : Daniel CHARLES
Dans le chapitre Position du problème : la correspondance des artsDans un monde imbu de mythes, les relations de l'architecture et de la musique s'exprimaient sous une forme allégorique ; la philosophie, dans bien des cas, s'est voulue une réflexion sur ces allégories. On connaît l'histoire d'Amphion : le fils d'Antiope et de Jupiter bâtit les murs de Thèbes en jouant de la lyre ; au gré des sons, les pierres ve ... Lire la suite
Dans le chapitre Nouvelle position du problème : la critique de la conscience esthétiqueNe faut-il pas cependant s'interroger sur cette réduction de la « forme » à l'objet ? On se rappelle en quels termes le Heidegger de « l'époque des conceptions du monde » entreprenait – en 1938 – de se démarquer de Hegel : à la différence de ce dernier, l'auteur de Sein und Zeit refusait d'admettre que la relation sujet- ... Lire la suite
Écrit par : Jean-Louis FERRIER
Une lecture attentive des œuvres d'art nous montre que la figuration, loin d'être l'approximation toujours menacée d'un « réalisme » trop généralement valorisé, est une expression complexe de l'ordre social ; elle obéit plus généralement à une dialectique de la réalité sociale et de l'imaginaire. Hors d'une telle optique, l'univers de l'art demeur ... Lire la suiteÉcrit par : Didier DELEULE
La fortune philosophique de la notion de catharsis est liée essentiellement à une phrase de la Poétique d'Aristote : « La tragédie est l'imitation d'une action de caractère élevé et complète, d'une certaine étendue, dans un langage relevé d'assaisonnements d'une espèce particulière suivant les diverses parties, imitation qui est ... Lire la suiteÉcrit par : Marc THIVOLET
Dans le chapitre L'essence de la caricaturePour saisir l'allusion satirique contenue dans les œuvres antérieures à la Renaissance, il faut remonter de l'œuvre à l'intention qui l'a suscitée. L'auteur du Monde renversé, Reinmar von Zweter, définissait au xiiie siècle l'homme parfait de la façon suivante : « Il doit avoir des yeux d'autruche et un cou de grue, de ... Lire la suite
Écrit par : Françoise CHOAY, Jean GUIRAUD, Universalis
En Occident, l'espace de l'œuvre d'art a longtemps tendu à se confondre avec sa représentation, telle qu'elle a pu être pensée à travers la perspective. Ce que celle-ci inventait, en effet, c'était un sujet théorique capable de maîtriser l'espace et, en l'inscrivant dans un cadre, donc en le calculant, de le proposer au spectateur comme pure visib ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise CHOAY, Jean GUIRAUD, Universalis
Dans le chapitre EsthétiqueLe problème de l'espace n'aura été longtemps pour l'Occident que celui de la représentation de l'espace. Et la confusion perdure chez plus d'un théoricien. Or des civilisations qui parfois même ne disposent d'aucun mot pour désigner le milieu à trois dimensions où s'ordonnent les objets font preuve d'un sens étonnant de l'espace selon une acceptio ... Lire la suite
Écrit par : Daniel CHARLES
Qu'est-ce que l'esthétique ? Le philosophe allemand Martin Heidegger la définissait, en 1936, comme « la science du comportement sensible et affectif de l'homme et de ce qui le détermine », étant entendu que ce déterminant est le beau, que le beau peut aussi bien apparaître dans la nature qu'être issu de l'art, et que l'homme, s'il se tar ... Lire la suiteÉcrit par : Françoise BURGELIN
Les deux expressions d'esthétique et d'analytique transcendantales désignent l'étude de l'entendement et celle de la sensibilité, saisis dans leur structure a priori, sources de toute notre connaissance des phénomènes. « Transcendantal », vieux terme scolastique, perd chez Kant son sens ontologique, réservé en principe à « transcendant », pour pre ... Lire la suiteÉcrit par : Anne SOURIAU
Le terme de catégories esthétiques date de la fin du xixe siècle et s'est largement répandu au xxe, mais la notion qu'il recouvre est de toutes les époques, sous des désignations variées (modifications du beau, espèces esthétiques, etc.). On peut citer comme exemples de ces catégories le tragique, l'épique, ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel CHARLES
La notion d'« expérience esthétique » recouvre des acceptions très distinctes. De nos jours, le sens « subjectiviste » qu'a légué le xixe siècle paraît avoir prévalu, sans qu'il faille pour autant privilégier le point de vue du spectateur : nous trouvons normal, par exemple, qu'un compositeur nous parle de lui-même dans sa musi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BOUILLON
Le terme d'esthétisme et celui d'esthète, qui lui est lié, se réfèrent à des notions beaucoup plus récentes et plus particularisées que celle d'« esthétique », mot dont ils sont cependant dérivés. Alors que ce dernier terme remonte au grec et qu'il désigne, depuis Baumgarten au milieu du xviiie siècle, la « science du beau » ( ... Lire la suiteÉcrit par : Roger CAILLOIS, Jean-Claude ROMER
En principe, le fantastique dans la nature, dans les arts plastiques, dans la littérature devrait sinon être identique à lui-même, du moins relever de critères immédiatement identifiables, qui permettraient de le circonscrire avec évidence. Il n'en est rien. En premier lieu, « fantastique naturel » peut sembler une sorte de contradiction dans les ... Lire la suiteÉcrit par : Danièle COHN, François TRÉMOLIÈRES
Inscrite au cœur de la plupart des poétiques et des esthétiques, l'imitation est l'une des notions les plus chargées de la pensée des arts. Qu'il s'agisse de la littérature artistique dans son ensemble, de l'histoire ou de la théorie des arts et de la philosophie de l'art, il n'est pas d'écrit qui, depuis l'Antiquité, ne l'aborde, ne s'y réfère, o ... Lire la suiteÉcrit par : Gilbert LASCAULT
Le monstre, dans l'art, peut être défini comme la création, par l'imagination humaine, d'un « être matériel » que son créateur n'a pas pu rencontrer. Peu importe que ce créateur ait cru ou non à son existence dans une contrée lointaine ou mythique, qu'il ait eu ou non, au moment de la création, l'intention consciente d'instaurer ainsi un écart par ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
Est pathétique ce qui, par le spectacle ou l'expression du malheur ou de la souffrance, excite les passions et les émotions vives telles que tristesse, indignation, horreur, pitié, terreur. C'est dans ce sens que Beethoven intitule Sonate pathétique une œuvre où il tente à bon escient d'ingérer les valeurs dramatiques dans le langage inst ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Luc DAVAL
La photographie se réduit-elle à une technique de reproduction ou peut-elle s'inscrire parmi les moyens d'expression plastique ? Cette question est à l'origine d'un très long débat, au cœur de nombreuses polémiques, et plus de cent cinquante ans après la première apparition du mot photographie (1839) et la proclamation publique de sa première appl ... Lire la suiteÉcrit par : Monique MOSSER
Si le mot pittoresque (de l'italien pittoresco) apparaît en France en 1708 (il ne fut admis par l'Académie qu'en 1732), il qualifie à l'origine « une composition dont le coup d'œil fait un grand effet », c'est-à-dire qui répond aux canons de l'harmonie classique (abbé Du Bos, Réflexions critiques sur la poésie et la peinture, 171 ... Lire la suiteÉcrit par : Cariss BEAUNE
On entend généralement par poncif un thème consacré qui, du fait même de sa répétition, devient formule académique. C'est-à-dire un thème qui a perdu sa signification initiale et qui n'est plus qu'une réplique dont le seul intérêt réside dans la forme. De ce fait, les notions d'académisme et de poncif sont étroitement liées. L'éducation académique ... Lire la suiteÉcrit par : Mikel DUFRENNE
Sous l'égide de la linguistique, le style devient aujourd'hui l'objet d'une science : la stylistique veut être la science des registres de la langue, et elle s'efforce de définir le style comme concept opératoire. Mais le mot style a, dans l'usage courant de la langue, un champ sémantique beaucoup plus vaste et des fonctions beaucoup plus nombreus ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-José MONDZAIN-BAUDINET
Le terme de stylisation, dont l'usage reste souvent fort vague, désignait à l'origine le caractère incisif et précis de la forme imprimée par le stylet. Les historiens d'art emploient fréquemment le mot pour désigner assez indistinctement toute démarche réductrice ou simplificatrice de la forme en fonction de critères fort variables : tantôt le tr ... Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
Invoquer la « capacité de sublimation » pour expliquer en quoi tel individu a échappé à la névrose, comment tel grand homme s'est trouvé produire telle œuvre géniale, n'est-ce point une façon bien dérisoire de répéter la question du pourquoi de la destinée – comme si à cette question une autre réponse était possible, hors l'accomplissement de la v ... Lire la suiteÉcrit par : Philippe LACOUE-LABARTHE
Dans le chapitre Longin : la question de l'essence de l'artComme dans tous les traités de ce genre et de cette époque (l'Antiquité alexandrine), la question initiale de Longin est une question restreinte. Elle demande si le sublime relève ou non d'une technè particulière, s'il y a, ou non, des « préceptes » du sublime. Technè, dans cette première question, est pris au sens relativement ... Lire la suite
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