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Écrit par : Michel CHION
Dans les années 1960, marquées par la guerre froide, deux grands thèmes hantent le monde occidental : le risque d'une apocalypse nucléaire, objet d'innombrables films, et la conquête spatiale, sous la forme d'une compétition entre Russes et Américains – compétition à laquelle met fin l'alunissage, en 1969, de la capsule Apollo-11. Stanley Kubrick ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent JULLIER
Ancien élève du Royal College of Art de Londres, Ridley Scott travailla d'abord pour la B.B.C., comme décorateur de plateau puis, au milieu des années 1960, comme réalisateur. Il poursuivit sa carrière en dirigeant des spots publicitaires, avant de tourner son premier film, Duellistes, en 1977. Nombre des œuvres qu'il signa depuis lors so ... Lire la suiteÉcrit par : Kristian FEIGELSON
Apocalypse Now est autant une réflexion sur la guerre, l'absurdité de l'engagement américain au Vietnam que sur la condition humaine. Après différents films tournés dans les années 1960, Francis Ford Coppola achève en 1972 le premier volet du Parrain (The Godfather) qu'Hollywood consacre en lui attribuant l'oscar du meil ... Lire la suiteÉcrit par : Joël MAGNY
Il n'échappe à personne que le plan final d'À tombeau ouvert (1999) est une pietà : le héros, Frank Pierce (Nicolas Cage), trouve enfin un moment d'abandon dans les bras de la bien nommée Mary (Suzanna Arquette). On sait le goût de Martin Scorsese et de Paul Schrader (le scénariste du film) pour l'imagerie religieuse. Pareillement, le dea ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
Publié en 1936, le gros roman de Margaret Mitchell, qui évoque la Georgie du Nord au temps de la guerre de Sécession, fut un succès mondial et intéressa vite le cinéma. Nous savons que ce film fut l'enfant chéri de son producteur David O. Selznick, qui contrôla tout, le choix des acteurs, le scénario, le style de l'image, et remplaça les deux réal ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
Lorsque les frères Coen reçoivent, en 1991, la palme d'or du festival de Cannes pour Barton Fink, ils ont derrière eux une œuvre encore peu abondante mais remarquée, caractérisée par leur goût pour l'insolite, la dérision et l'humour noir. Leurs personnages sont très dessinés, à la limite de la caricature, et leur mise en scène, réputée m ... Lire la suiteÉcrit par : Raphaël BASSAN
Après deux tentatives pour aborder, de biais, le cinéma de genre (le western avec Dead Man, 1995, le film d'action dans Ghost Dog, 1999), Jim Jarmusch revient, avec Broken Flowers (2005), à la peinture dépouillée du monde contemporain tel qu'il l'a esquissée dès Stranger than Paradise (1983). On retrouve l'unive ... Lire la suiteÉcrit par : Kristian FEIGELSON
Exploitant tous les ressorts du mélodrame exotique, Casablanca est devenu, avant l'heure et a posteriori, l'un des premiers films à la gloire de la résistance, imaginé et fabriqué par Hollywood en 1942. Bien sûr, il y avait eu Les Aveux d'un espion nazi (Confessions of a Nazi Spy, 1939) d'Anatole Litvak et le fameux ... Lire la suiteÉcrit par : Joël MAGNY
La légende demeure tenace, qui veut que le cinéma américain, s'adressant à un vaste public, repose sur des acquis éprouvés et laisse aux autres les risques de l'innovation. Casino dément à l'envi un tel cliché. Rarement narration fut plus éclatée, chronologie plus bousculée, mise en scène plus déroutante, poussant le système esthétique du ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
Certains l'aiment chaud (Some Like it Hot) est un sommet de la comédie américaine parodique, construite sur le thème du travestissement. C'est la seconde collaboration entre Billy Wilder et Marilyn Monroe, devenue le sex-symbol du cinéma hollywoodien des années 1950, dans les dernières années du code d'autocensure de William Hays ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
En 1951, la Metro Goldwyn Mayer est devenue, parmi les « majors », la compagnie la plus riche en vedettes, et le producteur Arthur Freed (ancien auteur de chansons) y dirige un département consacré à la comédie musicale de prestige. Les films-florilèges consacrés aux auteurs-compositeurs étant à la mode, il souhaite se faire plaisir en commandant ... Lire la suiteÉcrit par : Raphaël BASSAN
Éloignés par le matériau utilisé (la mise en scène traditionnelle d'une part, l'animation de volumes de l'autre) et le propos (apologue cruel sur la société de consommation contemporaine versus conte macabre gothique). Charlie et la chocolaterie (2005) et Les Noces funèbres (2005) font se croiser la plupart des thèmes et des figu ... Lire la suiteÉcrit par : Raphaël BASSAN
Dans le chapitre L'hégémonie américaineBien que la réalisation désordonnée de petits films expérimentaux ne se soit jamais arrêtée aux États-Unis, l'apparition, sur la scène intellectuelle de la côte ouest, de Maya Deren avec sa célèbre trilogie autobiographique, Meshes of the Afternoon, At Land (1944) et Ritual in Transfigured Time (1946), suivie de la publi ... Lire la suite
Écrit par : Michel MARIE
Premier long-métrage d'un wonder boy de vingt-cinq ans, Citizen Kane est un film atypique pour des raisons multiples. Bien que débutant dans le cinéma, Orson Welles (1915-1985) obtient de la RKO un contrat exceptionnel qui lui donne le contrôle du film, alors que, dans le système des studios d'Hollywood des années 1930, le pouvoi ... Lire la suiteÉcrit par : Joël MAGNY
La « comédie américaine » ne prend son véritable essor qu'au début des années 1930 en se distinguant du burlesque par l'apport des dialogues (Howard Hawks, entre autres), qui deviennent essentiels sans pour autant négliger le comique de situation. Si la pantomime est chère à la tradition anglaise, le rôle du music-hall anglais puis américain s'avè ... Lire la suiteÉcrit par : Kristian FEIGELSON
Easy Rider est la première réalisation d'un acteur, Dennis Hopper, qui pour l'occasion décide d'occuper les deux côtés de la caméra. Après La Fureur de vivre (Rebel Without a Cause, 1955) de Nicholas Ray, Règlements de comptes à O.K. Corral (Gunfight at the O.K. Corral, 1957) de John Sturges qui le font ... Lire la suiteÉcrit par : N.T. BINH
Réalisateur singulier, Gus Van Sant débuta au milieu des années 1980, avec des films longtemps restés inédits en France (Mala Noche, 1985). Également peintre, musicien et photographe, il a élu domicile à Portland, dans l'Oregon. C'est dans cette ville qu'il situe l'action de la plupart de ses films. Avec Drugstore Cowboy (1989) e ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
Eraserhead (« Tête à effacer ») est le premier long-métrage de David Lynch (1946- ) et reste dans sa filmographie une œuvre à part, tant par ses conditions de production (plus de cinq ans de travail, avec des moyens très réduits) que par son aspect parfois proche de l'abstraction. Projeté dans une seule salle tous les samedis soir à New Y ... Lire la suiteÉcrit par : Geneviève FABRE, Liliane KERJAN, Joël MAGNY
Marqué à la fois par la pérennité des classiques (O'Neill, Miller, Williams, Albee), la domination d'un théâtre des images dans les années 1980 et l'essaimage des mises en scène, le théâtre américain continue de tenir son rang d'avant-garde et de compter dans le monde grâce à ses nouveaux venus, Tony Kushner, Paula Vogel ou Naomi Wallace. Il y a d ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent JULLIER
E.T. l'extra terrestre (E.T. The Extra-Terrestrial) est le deuxième des films que Steven Spielberg consacre à la venue de visiteurs de l'espace, après Rencontres du troisième type (Close Encounters of the Third Kind, 1977). À la différence du premier, E.T. connaît un succès planétaire, peut-être parce q ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CIMENT
Chaque film de Stanley Kubrick, lorsqu'il est apparu pour la première fois sur les écrans, a déconcerté nombre de spectateurs et en particulier les critiques. Eyes Wide Shut (1999) n'a pas failli à la règle, d'autant qu'il s'est avéré impossible pour les commentateurs d'exprimer ce qu'ils pensaient et ressentaient sans prendre en compte l ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques AUMONT
Lorsque sort Faces, John Cassavetes (1929-1989) est plus connu en tant qu'acteur que comme cinéaste. La série télévisée « Johnny Staccato » (1959-1960), ses rôles de méchant dans À bout portant (The Killers, 1964, de Donald Siegel) et Les Douze Salopards (The Dirty Dozen, 1967, de Robert Aldrich), son r ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
Ancien réalisateur de films d'animation devenu producteur, créateur de Mickey Mouse, Walt Disney (1901-1966) avait connu un grand succès en inventant le dessin animé de long-métrage avec Blanche-Neige et les sept nains (Snow White and the Seven Dwarfs, 1938), première étape d'une longue série d'adaptations de contes et de récits ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric STRAUSS
Sixième film de Joel et Ethan Coen, Fargo est le point d'orgue momentané d'une œuvre jeune et inventive qui, entre la rigueur formelle d'un classicisme retrouvé et la distanciation souvent facétieuse de la postmodernité, a su trouver une place sans équivalent dans le cinéma américain contemporain. L'un et l'autre scénaristes de leurs film ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric STRAUSS
Né en 1953 dans l'Ohio, Jim Jarmusch fut dans les années 1980 un jeune cinéaste dans le vent et l'emblème du cinéma indépendant américain. Ses films, d'un noir et blanc poétique, étaient des errances mélancoliques (Stranger than Paradise, 1984), de lentes fuites erratiques traversées par des éclats de folie douce et de comique burlesque ( ... Lire la suiteÉcrit par : Christian VIVIANI
Clint Eastwood a assigné une place particulière à Gran Torino (2008). Il a annoncé que ce serait, irrévocablement, sa dernière prestation en tant qu'acteur. Par ailleurs, le film paraît reprendre la thématique de la justice expéditive telle qu'elle s'exprimait dans L'Inspecteur Harry (1970, Don Siegel), à l'origine de la mythific ... Lire la suiteÉcrit par : Francis BORDAT
Depuis le milieu des années 1910, le nom de Hollywood est quasi synonyme de « cinéma américain ». Moins le cinéma des « auteurs » (à l'européenne) que celui de « l'usine à rêves », qui fournit à la planète entière ses divertissements les plus spectaculaires, les plus populaires et les plus rentables. Investie dès l'époque du muet par des artistes ... Lire la suiteÉcrit par : René PRÉDAL
Avec Inglourious Basterds (2009), Quentin Tarantino se confronte à l'Histoire par le biais de l'histoire du cinéma et réciproquement, en jouant à la fois de la reconstitution de la France occupée pendant la Seconde Guerre mondiale et de la représentation que le septième art (hollywoodien comme français) en a donnée. En fait, l'intérêt du ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric STRAUSS
Depuis son premier film, Reservoir Dogs (1992), davantage encore depuis Pulp Fiction, palme d'or du festival de Cannes en 1994, Quentin Tarantino est le plus « médiatique » des cinéastes américains, et le plus cinéphile. Plus que de cinéphilie, il faut d'ailleurs parler ici d'une culture des images dont le haut lieu est le vidéo ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent JULLIER
Au début des années 1970, le western avait évolué vers deux sous-genres antagonistes, d'un côté le « western spaghetti », de l'autre une série de films qui tentaient de peindre sous un jour réaliste l'histoire du Wild West américain. Même si Jeremiah Johnson fut plaisamment rebaptisé pour le marché italien « Corbeau Rouge, tu n'a ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric STRAUSS
S'agit-il de deux films, ou d'un seul film divisé en deux parties, respectivement intitulées Kill Bill 1 et Kill Bill 2 ? Tout est envisageable, car Quentin Tarantino ne se limite même pas à cette alternative : il a également conçu une sorte de « Kill Bill 3 », destiné à une exploitation commerciale limitée, qui intègre des versi ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques AUMONT
Avec Citizen Kane (1941) puis La Splendeur des Amberson (1942) d'Orson Welles, la compagnie Radio Keith Orpheum (R.K.O.) renouvelle le cinéma américain. L'arrivée de Val Lewton au poste de producteur constitue un autre tournant. Il est en effet chargé d'étendre le catalogue des films d'horreur de série B. Le premier d'entre eux s ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent JULLIER
George Lucas n'a pas toujours été ce milliardaire à chemise de bûcheron qui, d'une conférence de presse à l'autre, fait avec désinvolture l'apologie d'un cinéma tout numérique. Il n'a pas toujours incarné à lui seul, aux yeux des aficionados de l'art et essai, l'industrie américaine du pop-corn movie. Jadis, étudiant en cinéma, il a tourn ... Lire la suiteÉcrit par : Michel ESTÈVE
Plus de vingt ans après ses deux premiers films, La Ballade sauvage (1973) et Les Moissons du ciel (1978), le cinéaste américain Terrence Malick a réalisé La Ligne rouge (ours d'or du festival de Berlin 1999), un film remarquable sur la guerre, la nature et la condition humaine Librement adapté du roman de James Jones, ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
Freaks, littéralement « les monstres » et non La Monstrueuse Parade comme le propose le titre français, est un film unique dans l'histoire du cinéma car il est interprété, à deux exceptions près, par des phénomènes de foire qui présentent tous de graves anomalies physiques : nains, homme tronc, sœurs siamoises, femme à barbe, etc ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
Premier film à petit budget d'un réalisateur inconnu – George A. Romero alors âgé de vingt-huit ans –, La Nuit des morts-vivants (Night of the Living Dead) acquiert lentement, et dans le monde entier, la réputation d'un sommet du film d'horreur, devenant un film-culte souvent cité aux côtés des films les plus marquants de la déce ... Lire la suiteÉcrit par : Kristian FEIGELSON
La Nuit du chasseur (The Night of the Hunter) est le seul et unique film de Charles Laughton (1899-1962) en tant que réalisateur. Comédien réputé, il interprète notamment Henry VIII dans le film d'Alexander Korda (1935), l'intransigeant capitaine Bligh dans Les Révoltés du Bounty (Mutiny on the Bounty, 1935, Fra ... Lire la suiteÉcrit par : Kristian FEIGELSON
Européen d'Hollywood, Otto Preminger (1906-1986) a gagné les États-Unis en 1935 pour y traiter avec aisance et lucidité de différents problèmes de société tels que la drogue, avec L'Homme au bras d'or (The Man with the Golden Arm, 1955), la justice, avec Autopsie d'un meurtre (Anatomy of a Murder, 1959), ou l'an ... Lire la suiteÉcrit par : Christian VIVIANI
Il y a entre le cinéma et le célèbre fait-divers non élucidé du « Dahlia noir », romanesque et sanglant, un flirt inabouti dont le beau film de Brian De Palma préserve la singularité. En 1947, la police de Los Angeles découvre le cadavre mutilé, vidé de ses organes, d'une starlette, Elizabeth Short, surnommée le Dahlia noir. Le décor, le milieu, l ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
À trente-trois ans, Brian De Palma est déjà reconnu comme un brillant réalisateur, pour ses films frénétiques et baroques à la technique voyante et aux situations exacerbées, comme Sœurs de sang (Sisters, 1973), qu'il vient de terminer. Lorsqu'il met en chantier l' »opéra-rock » Le Fantôme du paradis (Phantom of the ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent JULLIER
Le Mécano de la « General » (The General) est l'un des films les plus célèbres de l'ère du muet. Dans la carrière de Buster Keaton (1896-1966) – « l'homme qui ne rit jamais », comme le vantait la publicité officielle des studios –, il se situe à l'exact milieu d'une lignée de longs-métrages acclamés par des générations entières d ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent JULLIER
Les Désaxés (The Misfits) est à l'origine une nouvelle écrite par Arthur Miller à Reno, alors qu'il attendait que soit prononcé le divorce qui lui permettrait d'épouser Marilyn Monroe. Le film, qui n'eut guère de succès à l'époque, est aujourd'hui connu pour des raisons qui tiennent moins à son contenu qu'à la vie de ses interprè ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
Officiellement, Les Dix Commandements (The Ten Commandments), la dernière oeuvre du réalisateur et son plus gros succès, est le remake d'un film muet de 1923 où Cecil B. De Mille (1881-1959), à la manière de Griffith dans Intolerance (1917), confrontait l'histoire biblique et un épisode contemporain sur le thème de la ri ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
Fort du triomphe, cinq ans plus tôt, d'un film encore muet, Les Lumières de la ville (City Lights, 1931), dans une Amérique déjà convertie au parlant, Charlie Chaplin (1889-1977) sort, avec Les Temps modernes (Modern Times), un film sans dialogues audibles. Plus exactement, ce qu'on appelait alors un « film sono ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques AUMONT
Si l'on excepte un épisode de La Conquête de l'Ouest (How the West Was Won, 1963), tourné peu après par Ford, c'est le dernier western d'un homme qui en avait réalisé un grand nombre, au cours d'une quarantaine d'années. Le titre, délibérément sans originalité, se calque sur un schème banal, L'Homme qui..., L'Homme au... ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent JULLIER
À la fin des années 1970, Woody Allen semble se décider à aborder de front les problèmes existentiels qu'avaient traités en leur temps les cinéastes auxquels il voue une admiration sans bornes, Renoir, Fellini et Bergman. Pour lui qui a débuté au cinéma comme parodiste – par exemple en écrivant Quoi de neuf, Pussy Cat ? (Clive Donner, 196 ... Lire la suiteÉcrit par : N.T. BINH
La grande réussite de Man on the Moon (1999) résulte de la rencontre entre trois personnalités hors du commun : le réalisateur américain d'origine tchèque Milos Forman, le comédien caméléon Jim Carrey et l'énigmatique Andy Kaufman, superstar de la télévision américaine, pendant les années 1970, dont le film retrace la vie insolite. Dans s ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent JULLIER
À compter du 19 février 1945, une bataille de trente-quatre jours opposa dans l'île d'Iwo Jima trois divisions de marines à des soldats japonais cinq fois moins nombreux. Les deux parties en présence savaient que l'île, située à quelque 1 200 kilomètres au sud de Tōkyō, constituerait la base idéale pour des raids de bombardement au cœur du territo ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre JEANCOLAS
Clint Eastwood a eu soixante-quinze ans en 2005, quelques mois après avoir reçu à Hollywood, pour Million Dollar Baby, les deux oscars les plus prestigieux, ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur. Acteur depuis les années 1950, aux États-Unis puis en Italie où on l'avait remarqué dans les westerns de Sergio Leone, producteur et ... Lire la suiteÉcrit par : Marc CERISUELO
Comme toutes les œuvres d'importance, Mulholland Drive (2001, prix de la mise en scène au festival de Cannes) engendre son lot de malentendus. Dès sa genèse, le film de David Lynch quitte vite sa route initiale. La compagnie A.B.C. ne donne pas suite au « pilote » réalisé par l'auteur de Twin Peaks, et ce n'est que par l'entremis ... Lire la suiteÉcrit par : Kristian FEIGELSON
Entre 1908 et 1914, Griffith (1875-1948) tourne près de 450 courts-métrages de tous genres, mêlant la comédie et le western, adaptant aussi un grand nombre de récits littéraires de Jack London à Guy de Maupassant. Issu du Sud, il apporte son savoir-faire à la nouvelle industrie américaine du cinéma qui, dès 1911, a construit le premier studio de H ... Lire la suiteÉcrit par : Kristian FEIGELSON
Juif berlinois, Ernst Lubitsch (1892-1947) quitte l'Allemagne dès 1922 et poursuit à Hollywood une riche carrière. Il y devient le plus européen des cinéastes américains, promoteur d'une comédie à la fois psychologique et sentimentale que l'on résumera par l'expression « Lubitsch touch », un style léger, allusif et narquois. Inspiré sans ... Lire la suiteÉcrit par : Christian VIVIANI
Adapté d'un roman de Cormac McCarthy, auteur phare du roman américain contemporain, No Country for Old Men (2007) est l'une des réussites majeures des frères Coen. Dès leurs débuts, ceux-ci ont affectionné particulièrement la périphérie du film noir. Ils l'ont abordé par le biais de l'intrigue crapuleuse à la James Cain (Blood Simple ... Lire la suiteÉcrit par : Raphaël BASSAN
Le cinéma noir américain occupe une place à part à l'intérieur des productions ethniques qui ont souvent permis d'exprimer les fluctuations du rêve du melting-pot, encouragé ou rejeté selon la nature des crises qui secouaient la société. Diverses tentatives de définition en ont été proposées : James P. Murray englobe des productions réali ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent JULLIER
À l'instar des jeunes-turcs de la Nouvelle Vague française, l'Américain Quentin Tarantino a vu mûrir sa vocation de cinéaste à l'occasion d'une pratique de fan – plus précisément en tant que loueur de cassettes vidéo. Mais, contrairement aux premiers, Tarantino a fait plus tard le cinéma qui avait ses faveurs lorsque le métier de réalisat ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent JULLIER
Roman Polanski avait déjà exploré dans Répulsion (1965) le thème de la jeune femme en lutte avec des démons intérieurs – avec Rosemary's Baby les forces qui contreviennent à l'épanouissement de l'héroïne s'incarnent cette fois dans les membres de son entourage. Polanski reviendra sur la dimension paranoïaque de ce canevas avec ... Lire la suiteÉcrit par : Frédéric STRAUSS
Des gouttes de cire rouge sang scellent un testament secret... Une diligence fend la nuit, conduite par un cocher dont la tête vient d'être tranchée... Les premières scènes de Sleepy Hollow (1999) semblent sorties d'un musée de l'imagerie fantastique envahi par la poussière. Pourtant elles impressionnent, soutenues qu'elles sont par une c ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques AUMONT
De tous les cinéastes qui ont fait le cinéma classique hollywoodien, c'est Alfred Hitchcock (1899-1980) qui a eu l'ambition la plus complète, puisqu'il voulait captiver le spectateur autant par la forme du film que par le récit. Très tôt, il a travaillé des modes du récit, au premier chef le suspense, auquel son nom reste attaché, mais dè ... Lire la suiteÉcrit par : Marc CERISUELO
À l'exception des amateurs éclairés – au premier rang desquels se place Alain Resnais –, l'œuvre de Stephen Sondheim est encore trop méconnue en France, et il y a malheureusement fort à parier qu'elle demeurera dans l'ombre tant la tradition du musical est éloignée de nos habitudes culturelles. Aux États-Unis, et en Grande-Bretagne, Sondh ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent JULLIER
Palme d'or au festival de Cannes en 1976, Taxi Driver marque le début de la célébrité mondiale pour son metteur en scène comme pour son interprète principal, Robert De Niro, qui avaient déjà collaboré dans Les Rues chaudes (Mean Streets, 1973), et allaient encore tourner six longs-métrages ensemble. Pour Martin Scorsese, ... Lire la suiteÉcrit par : Alain GAREL
Dans Fargo, un bon citoyen rapporte à un adjoint du shérif, en train d'enquêter sur une série de meurtres, qu'il a, dans un bar, rencontré un inconnu qui lui a paru suspect. « À quoi ce type ressemblait-il ? », questionne le policier. « C'était un petit gars, à l'air bizarre », répond l'homme. « Comment ça ? » demande le policier. « De ma ... Lire la suiteÉcrit par : Kristian FEIGELSON
Né en 1954, le Canadien James Cameron est le cinéaste des films catastrophes : le deuxième volet d'Aliens (1986), The Abyss (1989), The Terminator (1984) et Terminator 2 : Judgment Day (1991). Sa tendance à la démesure mettra plus d'une fois le budget de la production en péril. En 1997, Titanic ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel SAUVAGET
Devenu objet d'étude sous la plume non plus des critiques spécialisés mais des éditorialistes et des maîtres penseurs, Titanic, de James Cameron (1997), a été un des phénomènes de société de l'année 1998 dont le traitement sociologique et idéologique a bien sûr été précédé par des constats purement comptables. Car Titanic est le ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent JULLIER
« Je voyais une femme assise sur une chaise, en train d'attendre vainement quelque chose, peut-être l'amour » : cette image fournit à Tennessee Williams le point de départ de l'écriture de sa pièce – il utilisa d'ailleurs comme titre de travail Blanche's Chair on the Moon (« la chaise de Blanche sur la Lune »). Kazan monte la pièce en 194 ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
Après le grand succès, en 1991, de Retour à Howards End (Howards End, 1992), dont les stars étaient déjà Anthony Hopkins – révélé au très grand public par son incarnation du serial killer Hannibal Lecter dans le film de Jonathan Demme Le Silence des agneaux (The Silence of the Lambs, 1991) – et Emma Tho ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques AUMONT
Plus jeune réalisateur de Hong Kong à vingt-sept ans, John Woo commence par la violence : son premier film, Farewell Buddy (1973), est interdit. Il se fait une réputation avec des films qui renouvellent le genre policier, toujours dans une surenchère d'effets, jusqu'aux mythiques The Killer (1989) et Une balle dans la tête ... Lire la suiteÉcrit par : Jean A. GILI
Plus qu'un genre éminemment populaire – une histoire de feu et de sang avec des hommes à cheval et des paysages grandioses –, plus qu'un combat manichéen entre le bien et le mal, le western est l'expression d'un milieu culturel particulier, celui des États-Unis d'Amérique. Étroitement lié à une expérience collective – la conquête de l'Ouest –, le ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
Adapté d'un spectacle de Broadway (1957), modernisant lui-même le Roméo et Juliette de Shakespeare, West Side Story appartient à la série des comédies musicales pour écran large (en Panavision) et son stéréophonique des années 1950-1960, et fut un immense succès : avec dix oscars, le film ne sera dépassé que par Ben Hur ... Lire la suite
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