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Écrit par : Jean CHOLLET
Après la création au Piccolo Teatro de Milan le 11 novembre 1970 de 1789, la Révolution doit s'arrêter à la perfection du bonheur, Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil, sans lieu fixe depuis la création de ce dernier en 1964, s'installent à la Cartoucherie de Vincennes, près de Paris. Dans les hangars désaffectés, qui lui sont attrib ... Lire la suiteÉcrit par : Christophe TRIAU
Pris dans une acception large et diffuse, « absurde » peut être employé pour caractériser des œuvres littéraires qui témoignent d'une angoisse existentielle, celle de l'individu égaré dans un monde dont l'ordre et le sens lui échappent. Ainsi des romans de Kafka, par exemple. Mais la principale incarnation littéraire du terme reste l'expression « ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel ZERKI
Il y eut les théâtres des boulevards. Tout d'abord au boulevard du Temple, puis, en une constante progression vers l'ouest, du boulevard Saint-Martin à la Madeleine, avec au sud un solide point d'ancrage au Palais-Royal et des têtes de pont lancées vers les boulevards extérieurs (où des théâtres de seconde zone, à Montmartre, à Montparnas ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
De Bruno Boeglin, qu'il avait invité en 1979 au Centre dramatique national des Alpes, Georges Lavaudant disait alors : « Il est l'un des rares poètes de la scène. » La phrase a conservé sa pertinence. Hors du temps, hors des modes, Bruno Boeglin est l'homme d'un théâtre qui ne ressemble qu'à lui-même. S'il s'est peu confronté aux classiques (T ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Aimé TOUCHARD
Le mot « cartel », ressuscité en 1924 par le Cartel des gauches, ne s'utilisait plus qu'en économie et en politique, quand les quatre principaux animateurs de théâtre du Paris de cette époque décidèrent, le 6 juillet 1927, de fonder une association pour la défense de leurs intérêts professionnels, en particulier devant la critique. Ils l' ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
Depuis plus de trois siècles, la Comédie-Française est l'institution la plus emblématique du théâtre français. Son histoire, ses statuts, son mode de fonctionnement, sa mission artistique constituent une structure unique en France. Adulée ou vilipendée, victime de ses paradoxes et de ses contradictions, divisée entre le maintien d'une hypothétique ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Il y un côté « hussard noir » du théâtre chez Christian Schiaretti. Successeur depuis 2002 de Roger Planchon à la tête du T.N.P. à Villeurbanne, après avoir été dix ans directeur du Centre dramatique national de Reims, il ne cesse d'y défendre un théâtre ancré dans le politique et dans l'Histoire, frappé du double sceau de la décentralisation et d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
La création de ce qui allait devenir l'un des plus grands festivals de théâtre au monde est né d'une rencontre : celle de Jean Vilar (1912-1971), comédien, metteur en scène, fondateur de la Compagnie des Sept en 1943, avec le poète René Char. Ce dernier organise, avec Christian Zervos, critique et fondateur des éditions Cahiers d'Art, une expositi ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Le 28 décembre 1897, Cyrano de Bergerac était créé à Paris, au théâtre de la Porte Saint-Martin. Auteur déjà, à vingt-neuf ans, de deux pièces oubliées aujourd'hui – Princesse lointaine et La Samaritaine –, Edmond Rostand pensait courir à la catastrophe. À peine la représentation achevée, le public lui fit un triomphe ; ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
En signant la mise en scène de Danse de mort (1900), Matthias Langhoff a fait en avril 1996 son entrée à la Comédie-Française, inscrivant du même coup la pièce d'August Strindberg au répertoire de la Maison de Molière. Double irruption, donc, fracassante et spectaculaire, placée à plus d'un titre sous le signe de la destruction. Et puisqu ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
À travers sa mise en scène d'Elvire Jouvet 40, d'après les carnets de travail de Louis Jouvet, Brigitte Jaques s'était intéressée au Dom Juan de Molière, aux rôles et à la manière de les dire. Cette fois, sans abandonner le travail de l'acteur, elle se tourne aussi vers Le Festin de pierre. C'est en effet, le premier nom ... Lire la suiteÉcrit par : René POMEAU
Dans le chapitre Prolongements contemporainsD'autres prolongements sont discernables dans le théâtre du xxe siècle. Jean Anouilh fait défiler de grotesques figures dans la tradition du drame antibourgeois. Selon l'esprit du genre, la caricature fréquemment suggère ou dégage des idées. Le Voyageur sans bagages (1936) traite à ce niveau un sujet abordé sur un autr ... Lire la suite
Écrit par : Jean CHOLLET
Premier festival d'Avignon, sous le nom de « Semaine d'art ». Trois spectacles sont présentés : La Tragédie du roi Richard II, de Shakespeare, La Terrasse de midi, de Maurice Clavel, et Tobie et Sara, de Claudel. La seconde manifestation prend le nom de Festival d'art dramatique en Avignon, avec trois mises en scène de J ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Né à Fiume, grandi à Belgrade, Budapest, Presbourg, Vienne et Munich, Ödön von Horváth (1901-1938) n'a cessé de dénoncer les frustrations et les dérives d'une petite-bourgeoisie qui allait faire le lit du national-socialisme. Ainsi que l'écrivit Klaus Mann, il aurait pu, comme tant d'autres, « très bien s'arranger avec l'Allemagne nazie ». Mais « ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
Lorsque, avec l'appui de ses amis de La Nouvelle Revue française, André Gide, Gaston Gallimard et Jean Schlumberger, Jacques Copeau (1879-1949) fonde en 1913 le Théâtre du Vieux-Colombier, à Paris, il lance un « appel » resté célèbre dans l'histoire du théâtre contemporain. Il s'adresse au public, et en particulier à la jeunesse, « pour r ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Didier WAGNEUR
« Ici, en écrivant que Blaise a écrit le mot fin, aujourd'hui 19 mars de l'an 2004, nous Florence Delay et Jacques Roubaud, scribes de langue française, achevons notre livre Graal Théâtre. Il contient tout ce qu'il doit contenir et nul après nous ne pourra y ajouter ou retrancher sans mentir. » Blaise de Northombrelande à qui Merlin aurai ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
« Qui est là ? ». C'est la première réplique d'Hamlet. C'était aussi le titre du travail de recherche présenté, il y a trois ans, par Peter Brook. « Qui est là », sur cette scène ? Et qu'est-ce qui est là ? Du théâtre, des corps, un corps en mouvement surtout, des mots proférés, une langue, un souffle, une intrigue. Et, comme le soulignai ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
Mis à part Le Gardien de tombeau, une pièce énigmatique et relativement méconnue, Franz Kafka n'a pas écrit pour le théâtre. On recense pourtant de nombreuses tentatives de porter son œuvre à la scène (Le Procès, créé dernièrement au festival d'Avignon par Dominique Pitoiset, l'atteste), et ses romans ont souvent fait l'objet d'u ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Le 17 mars 2009, Alain Françon a signé son dernier spectacle en tant que directeur du Théâtre national de la Colline, avant de céder la place à Stéphane Braunschweig, ancien directeur du Théâtre national de Strasbourg. En l'espace de douze années, il aura fait de cette institution l'un des fleurons de la création théâtrale en France. Pour cet ulti ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Fantôme tout habillé de noir, le geste las, le pas lent, elle apparaît, comme surgie d'outre-tombe, dans l'encadrement d'une porte. Son visage se dévoile. Dans la salle, chacun retient son souffle. Le regard perdu, elle esquisse une moue, comme si sa bouche n'était pleine que du goût de la mort, puis s'en va... Isabelle Adjani joue La Dame aux ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Auteur, acteur, metteur en scène et chef de troupe, scénographe, directeur du Centre dramatique national (Orléans), Olivier Py poursuit depuis plus les années 1980 un parcours qui embrasse tous les genres et tous les styles, du cabaret à l'opéra, des formes brèves au poème dramatique, des contes pour enfants aux sagas épiques. Il n'hésite pas à si ... Lire la suiteÉcrit par : Anouchka VASAK
Comment expliquer l'insistante présence de Büchner sur les scènes françaises, notamment lors de la saison 2001-2002 ? Comment expliquer par ailleurs la transposition à la scène de Lenz, ce récit de l'errance du poète allemand dans les vallées vosgiennes ? Pour le dire autrement : à quoi tient la modernité de Büchner ? Quelle réflexion sur ... Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
Deux pièces de Luigi Pirandello ont été représentées simultanément en octobre 1997, à Paris (Théâtre de l'Atelier) et à Villeurbanne (T.N.P.) Si Le Bonnet de fou (mise en scène de Laurent Terzieff) est fort peu connu, il n'en va pas de même pour Six Personnages en quête d'auteur (mise en scène de Jorge Lavelli), dont la création ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
L'École des femmes, de Molière. À peine a-t-on prononcé ces quelques mots que tout se met en place. Le premier combat de Molière travesti en Arnolphe, les Maximes du mariage comme passage obligé du tyran domestique, le jeu des quiproquos. Et une pièce jugée éclatante, une comédie autobiographique, un mélange des genres efficace – ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis BESSON
« Je considère la forme du conte de fées, mélangée à la farce, comme particulièrement indiquée par les temps qui courent, puisque à travers cette forme, on peut dire beaucoup de choses qu'autrement, il serait impossible de dire », écrit Ödön von Horváth en 1935, à l'époque où il rédige Le Jugement dernier. Il est alors interdit de séjour ... Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
Quand Witold Gombrowicz embarque pour l'Argentine, en août 1939, c'est dans la perspective d'y demeurer seulement quelques mois. Il n'en reviendra que vingt-trois ans plus tard, invité à Berlin-Ouest par la fondation Ford et le Sénat. En 1963, Jorge Lavelli crée Le Mariage, qui lui vaut de remporter le Concours des jeunes compagnies. il m ... Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
Claude Régy est le metteur en scène à qui nous devons le plus de révélations en France d'auteurs dramatiques étrangers. En 1999, c'est le Norvégien Jon Fosse qu'il nous fait connaître en montant Quelqu'un va venir. L'auteur, né en 1959, a déjà publié une quinzaine de romans, d'essais et de recueils de poésie. Il ne s'est mis à écrire pour ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Surgi dans la France théâtrale en même temps qu'Adamov ou Beckett, Roland Dubillard aurait dû connaître le même succès, lorsqu'il donna Naïves Hirondelles, en 1961, immédiatement suivi de La Maison d'os (1962). Ce ne fut pas le cas. Trop souvent relégué au rang d'auteur mineur, conduit à créer et à interpréter lui-même ses pièces ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
Rien de plus comique que le Révizor de Nicolas Gogol (1836), trônant au sommet du patrimoine théâtral russe. Mais aussi, rien de plus politique que cette fable de la corruption, en des temps où les classes dirigeantes doivent soutenir le siège de la suspicion généralisée. Rien de plus métaphysique, enfin, que cette ironique parabole où l' ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Les éphémères, c'est initialement le nom de petits insectes ailés, dont l'existence ne dépasse pas vingt-quatre heures, une fois qu'ils sont devenus adultes. C'est aussi le titre d'une création d'Ariane Mnouchkine et du Théâtre du Soleil, dont la première a eu lieu le 27 décembre 2006 à la Cartoucherie de Vincennes avant d'être présentée au festiv ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
« Dans ce sac ridicule où Scapin s'enveloppe, /Je ne reconnais plus l'auteur du Misanthrope. » (Boileau, Art poétique). On a souvent tort de s'en remettre aveuglément à Boileau en matière de comédie. Son jugement sur Les Fourberies a une fois pour toutes installé Scapin dans la catégorie des pièces mineures. Or bien des ... Lire la suiteÉcrit par : Monique LE ROUX
« L'or et le rire », c'est sous ce double signe qu'Olivier Py a placé sa mise en scène du Soulier de satin de Paul Claudel, créée en 2003 au Centre dramatique d'Orléans dont il est directeur, puis jouée en tournée et à Paris au Théâtre de la Ville. La dernière grande pièce profane de Paul Claudel, écrite de 1919 à 1924, semble constituer ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Tartuffe ne serait-il pas, aussi, l'image insinuante et sombre d'une France malade ? Tartuffe ne pourrait-il point être l'une de nos constantes nationales : l'appétit de fausseté, le plaisir de vaincre par la force du calcul sordide ? Dès lors, ne peut-on pas trouver Tartuffe parmi les « collabos » vertueux et, un moment, triomphants ? Pour sa cin ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
L'œuvre de Maurice Maeterlinck connaît un intérêt de la part de metteurs en scène de théâtre et d'opéra aux options esthétiques pourtant différentes. Ses pièces ont ainsi fait l'objet de deux spectacles montés simultanément à Paris en février 1997, La Mort de Tintagiles, mise en scène par Claude Régy au théâtre Gérard-Philipe de Saint-Den ... Lire la suiteÉcrit par : Catherine NAUGRETTE
Le Théâtre et le Prince, de Robert Abirached, a paru aux éditions Actes Sud (Arles) en mars 2005. Il se compose de deux volumes. Le premier, sous-titré L'Embellie 1981-1992 et publié pour la première fois en 1992 chez Plon, a été réédité à l'occasion de la parution du second, Un système fatigué 1993-2004. Il s'agit donc ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Unique trilogie héritée d'Eschyle, L'Orestie, œuvre fondatrice du théâtre, ne cesse d'interroger le théâtre et ses metteurs en scène. On se souvient, en France, de Bernard Sobel, célébrant à travers elle la naissance de la démocratie dans les années 1980. On n'a pas oublié la fête somptueuse et sauvage qu'en avaient tirée Ariane Mnouchkin ... Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
L'œuvre de Valère Novarina se signale par son inventivité. L'écrivain possède une langue débordante de sève, fluide mais musclée, ressassante mais protéiforme, obsessionnelle mais inlassablement réinventée. On peut y entendre l'écho des créations verbales chères à Artaud, Tardieu ou Joyce, et de vertigineuses généalogies de la Bible. Cette langue, ... Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
Charles Péguy distinguait dans le cours de l'histoire les périodes et les époques, les secondes rompant, avec un fracas qui est le plus souvent celui des armes, le déroulement (relativement) tranquille des premières. S'il y eut une époque marquante et singulière dans notre propre histoire, ce fut bien le court laps de temps de la Révolution et de ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
Construit à l'initiative de Louis XVI, ce théâtre inauguré le 9 avril 1782 était à l'origine destiné à la troupe de la Comédie-Française. À son emplacement actuel, près du palais du Luxembourg, le projet de théâtre des architectes De Wailly et Peyre s'inscrivait dans une importante opération d'urbanisme du quartier. Sur une nouvelle place semi-cir ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
C'est avec La Cagnotte, de Labiche, en 1994, que la troupe des Compagnons de jeu, fondée par Julie Brochen, avait signé son acte de naissance théâtral. Après J. P. Vincent et J. Jourdheuil, après Klaus Michael Grüber, on trouvait là ravivées les vertus subversives, antibourgeoises et si peu boulevardières de l'auteur du Chapeau de pai ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
En 2002-2003, le sable de Trézène, trop souvent foulé, a donné lieu à deux nouvelles et grandes mises en scène. À partir d'un dispositif scénique semblable, la perspective bi-frontale, les choix de Christian Rist (Maison de la culture de Bourges et théâtre de la Tempête de la Cartoucherie de Vincennes, 2002) et de Patrice Chéreau (théâtre de l'Odé ... Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
En 1880, Tchekhov a vingt ans, il se lance dans l'écriture d'une pièce de théâtre où il imagine pouvoir tout déverser de ce qui bouillonne en lui d'idées, de désirs, d'inquiétudes, d'espoirs. Son foisonnement et sa durée – six heures au moins – sont tels qu'elle est jugée injouable, et refusée. Tchekhov la remanie encore et encore, en vain. L'épai ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
Signe d'une volonté de remettre le texte, l'intime et l'infime au centre de la représentation théâtrale, aux antipodes du spectaculaire, la pièce de Nathalie Sarraute, Pour un oui ou pour un non, a fait l'objet de deux mises en scène différentes à l'automne 1998. Simone Benmussa reprenait à la Comédie des Champs-Élysées, avec ses interprè ... Lire la suiteÉcrit par : David LESCOT
La compagnie de Claude Régy, Les Ateliers contemporains, a pour vocation de créer en France les œuvres de jeunes auteurs dramatiques. On sait que Régy a toujours privilégié une telle recherche, lui qui aida à découvrir en France Harold Pinter, John Osborne, Peter Handke, Botho Strauss ou, plus récemment, Gregory Motton. Il poursuivait durant la sa ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
On les a dit enfants de Tadeusz Kantor. On les a comparés à Bob Wilson. Ils n'ont été jamais qu'eux-mêmes. Depuis trois décennies, le Théâtre du Radeau et François Tanguy sont les grands ordonnateurs d'un théâtre à nul autre pareil. Devenus une référence pour les nouvelles générations, le parcours de ces francs-tireurs de la scène est ponctué de c ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Faire théâtre de tout. C'était le mot d'ordre d'Antoine Vitez. Ce pourrait être celui de Royal de Luxe. Sauf que ce théâtre ne se joue pas dans des salles mais, pour paraphraser cette fois Shakespeare, prend pour scène le monde, au sens littéral du terme. En effet, à l'espace clos traditionnel, la troupe dirigée par Jean-Pierre Courcoult préfère l ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
Située dans l'Orient extrême d'il y a mille ou cinq cents ans, évoquant aussi bien l'Empire du Milieu que celui du Soleil levant, Tambours sur la digue (1999) – création du théâtre du Soleil et d'Ariane Mnouchkine – a été inspiré par les récentes inondations qui ont endeuillé la Chine. Le spectacle raconte les atermoiements d'un prince do ... Lire la suiteÉcrit par : Didier MÉREUZE
En 2003, Stéphane Braunschweig se confrontait à Molière avec une mise en scène mémorable du Misanthrope. Alceste, tyran et victime des autres mais surtout de lui-même, réactionnaire dans son dégoût de tout ce qui est « moderne ». Cinq ans après, à l'occasion de ses adieux au Théâtre national de Strasbourg dont il quittait la direction (il ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Madeleine MERVANT-ROUX
L'image du théâtre amateur en France est en pleine transformation. Parce qu'il a beaucoup évolué, mais surtout, paradoxalement, parce qu'il s'est retrouvé lui-même. Après avoir été très longtemps ignoré, en effet, ce théâtre est désormais sur le devant de la scène. En 1996 paraissait une grande enquête du Département des études et de la prospectiv ... Lire la suiteÉcrit par : Colette GODARD
Dans la période de reconstruction qui suivit la Seconde Guerre mondiale, la nécessité apparut à certains d'être plus que jamais solidaires du reste du monde : la connaissance des cultures étrangères était une des conditions de cette solidarité. Aman Maistre-Julien et Claude Planson eurent alors l'idée d'accueillir à Paris des troupes et des specta ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
Le 29 mai, fondation de la compagnie autour d'Ariane Mnouchkine (née en 1939) et de comédiens et techniciens issus de l'Association théâtrale des étudiants. Le Théâtre du Soleil est constitué en société ouvrière de production. Premier spectacle : Les Petits-bourgeois, de Maxime Gorki. Le Capitaine Fracasse d'après Théophile Gauti ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
En avril, à la recherche d'un lieu théâtral à Paris, Jacques Copeau découvre au 21 rue du Vieux-Colombier, au cœur du quartier Latin, une salle de 500 places baptisée Athénée Saint-Germain. Le théâtre réaménagé est ouvert le 23 octobre 1913, avec une œuvre élisabéthaine : Une femme tuée par la douceur, de Thomas Heywood. Dans les ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
Sur l'emplacement de l'ancien palais du Trocadéro (1878-1935), le palais de Chaillot fut inauguré en 1937 à l'occasion de l'Exposition internationale. Construit par les architectes Jacques Carlu, Louis Boileau et Léon Azema, il abritait une salle-auditorium (aménagée par les frères Niermans) totalement enterrée de 2 700 places, avec un parterre à ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
Le dernier en date des théâtres nationaux français est implanté dans un quartier populaire de l'est de Paris, sur la colline de Ménilmontant qui détermine son nom. Son histoire débute en 1962, avec l'acquisition par le ministère d'État chargé des Affaires culturelle du Zénith-Cinéma, une salle de 1 300 places destinée à l'implantation de la compag ... Lire la suiteÉcrit par : Colette GODARD
Alors que, sur la rive droite, le Boulevard visait et obtenait les grosses recettes, alors que prenait forme, avec éclat au T.N.P., plus difficilement en province, un théâtre à vocation populaire, quelques pauvres petites salles, presque toutes situées sur la rive gauche de la Seine, démunies de soutien financier public comme privé, se sont payé l ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CHOLLET
C'est le bâtiment construit entre 1888 et 1892 par les architectes Hartel et Neckelman, pour accueillir les sessions de la Délégation régionale, puis du Parlement d'Alsace-Lorraine en 1911, qui abrite aujourd'hui le seul théâtre national implanté en province. Après la Première Guerre mondiale, le Conservatoire s'installe dans le bâtiment et la sal ... Lire la suiteÉcrit par : Colette GODARD
Le groupe TSE vient à Paris en 1968. C'est un groupe d'Argentins en exil, nés dans le même quartier de Buenos Aires, ayant connu au lycée la même éducation européenne, ayant subi au dehors le même « matraquage culturel » américain à travers la télévision, le cinéma et le Coca-Cola. Le groupe s'est formé en 1966 autour d'Alfredo Rodríguez Arias (né ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
La seconde partie du xviie siècle et le début du xviiie siècle marquent un moment de crise des valeurs. Tout s'achète, tout se vend, et tout doit aller très vite dans un monde – le Paris de 1708 – où, avant tout, on échange des biens, où l'on joue et où l'on consomme frénétiquement. En montant le Turcare ... Lire la suiteÉcrit par : Raymonde TEMKINE
C'était un temps, il est vrai – on l'appela la Belle Époque –, où à Paris on se battait pour le théâtre. Au cours de la représentation, on criait très fort au scandale, et on défendait tout aussi âprement la pièce. L'accueil réservé à Ubu roi fut de la sorte quand, le 10 décembre 1896, Lugné-Poe monta la pièce de Jarry rue Blanche, au Nou ... Lire la suite
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