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Écrit par : Dominique PAQUET
Si l'acteur force si souvent le respect ou l'exécration, cela signifie bien qu'il travaille avec les outils les plus précieux de l'humanité en l'homme : le corps et la psyché. Qu'il engendre, par un jeu de métamorphoses, à la fois la familiarité et l'étrangeté, qu'il réfracte l'envers et l'avers de chacun de nous. À la fois même et autre, sa perso ... Lire la suiteÉcrit par : Marcel BATAILLON
« Acte » ou « pièce » pour la fête du Saint-Sacrement, l'auto sacramental est une des originalités du théâtre espagnol à son âge d'or. Liée à la réforme interne du catholicisme plutôt qu'à sa lutte contre le protestantisme (la défense de l'orthodoxie contre les sacramentaires n'y a presque aucune place), la floraison du genre illustre bien l'inser ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Laure BERNADAC, Nicole BRENEZ, Antoine GARRIGUES, Jacinto LAGEIRA, Olivier NEVEUX
Dans le chapitre LittératureActe de refus intransigeant à l'égard de la société, de ses normes artistiques et politiques, les avant-gardes se caractérisent, entre autres, par leur mode d'apparition publique. Ne dédaignant pas les scandales, les manifestes et actions émanant de ces groupes sont polémiques, satiriques, provocateurs, parfois violemment agressifs. Ces actions d' ... Lire la suite
Écrit par : Jean MASSIN
Décidant en dernier recours du sort d'un condamné, le prince a toujours la partie belle ; s'il laisse faire son office au bourreau, on s'incline devant sa justice et on célèbre son obéissance, peut-être douloureuse, au devoir et à la raison d'État ; s'il fait grâce, on soupçonne parfois avec admiration une arrière-pensée de profond politique et on ... Lire la suiteÉcrit par : Nicole QUENTIN-MAURER
Genre théâtral du xviiie siècle, illustré notamment par les quelque quarante pièces en vers de Nivelle de La Chaussée (Le Préjugé à la mode, 1735 ; Mélanide, 1741 ; L'École des mères, 1744). Ces drames sentimentaux n'avaient pas la prétention d'amuser, mais d'émouvoir et d'attendrir. On y voyait des p ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Moyen de métamorphose, le costume est un des signes visibles du théâtre. Il est à la fois réel et irréel : réel par ses liens avec le vêtement d'une époque, irréel parce qu'il est chargé d'une signification plus forte, celle d'un véritable code vestimentaire. Longtemps, le costume n'a représenté que le goût d'un acteur ou sa richesse. Les classiqu ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
À l'origine, la fête de cour mêle des éléments religieux, aristocratiques et populaires. Elle a pour principale fonction de célébrer la continuité d'une société et du pouvoir qui la régit. Chacun, en principe, y a sa place, mais le personnage central en est le prince. La fête de cour a évolué à partir de la société féodale jusqu'à la monarchie abs ... Lire la suiteÉcrit par : Armel MARIN
Molière l'a constaté : rien n'est plus difficile que de faire « rire les honnêtes gens ». Une longue tradition comique et poétique a donné ses lettres de noblesse théâtrale au spectacle de divertissement : la farce et les tréteaux à la fin du Moyen Âge, la comédie à l'italienne au xviie siècle, la pantomime et le mélodrame au ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier NEVEUX
Si étymologiquement le théâtre (en grec, theatron) est le « lieu d'où l'on voit », l'espace théâtral ne se laisse pas circonscrire à la scène : il la déborde et l'ouvre en incluant la sphère du public. Anne Ubersfeld (L'Espace théâtral, 1980) en note ainsi les propriétés : il est « concret et délimité ; double avec la co-présence ... Lire la suiteÉcrit par : Denise BRAHIMI
Mot d'origine italienne qui n'est guère attesté en France qu'à la fin du xviie siècle. Il signifie « embrouille » et il semble surtout employé pour désigner certaines pièces de théâtre dont l'intrigue est d'une particulière complexité. Le plaisir du public consiste à résoudre l'énigme, au terme de nombreux épisodes plaisants. O ... Lire la suiteÉcrit par : Robert ABIRACHED, Louis MARCORELLES, Jean-Jacques NATTIEZ
Dans le chapitre Le théâtreS'il existait une constante qu'on pût relever dans tous les pays socialistes européens sans exception, c'était bien un développement quantitatif du théâtre considérable, qu'il s'agît du nombre des salles et des troupes ou de la fréquentation du public. Quelques chiffres permettent de saisir l'importance de cette expansion. En U.R.S.S., d'abord, il ... Lire la suite
Écrit par : Robert PIGNARRE
L'art théâtral a longtemps été considéré par les critiques et les historiens comme une forme particulière, mais non différente en essence, de la création littéraire. En quoi ils suivaient Aristote prononçant que tout ce qui touche à l'organisation du spectacle, quel qu'en soit le pouvoir de séduction, est ce qu'il y a de plus étranger à la poétiqu ... Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET, Hélène KUNTZ
Le théâtre est d'abord un spectacle, une performance, un travail corporel, un exercice vocal et gestuel, le plus souvent dans un décor particulier. Il est aussi une représentation, autrement dit un moyen esthétique d'offrir au spectateur l'illusion que les corps, les décors, les voix et les gestes sont autre chose que ce qu'il voit directement et ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
Au xviie siècle, à Paris notamment, aux carrefours et dans les foires, saltimbanques et charlatans dressent leurs tréteaux : on y montre des tours, on y arrache les dents, on y vend (et vante) des drogues. Des farceurs débitent leurs boniments : ainsi Herpinot, aux Halles, dont on a gardé un discours adressé « aux dames de Pari ... Lire la suite
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