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Écrit par : Hélène LACAS
Représentant avec Dumas fils de la comédie sérieuse, Émile Augier est de ceux qui analysent avec lucidité les mœurs de leur époque. Après avoir passé son baccalauréat en philosophie, il entre chez un avoué mais sent que sa vocation est ailleurs. Admirateur et disciple de François Ponsard, partisan de « l'école du bon sens » en réaction contre le d ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
Viennois, fils naturel d'un médecin et d'une aristocrate, Bauernfeld n'a cessé de s'attaquer aux préjugés sociaux et à l'oppression intellectuelle. Ami de Grün, de Lenau, de Grillparzer, il s'est attaqué à la censure et au système de Metternich (« Et lorsque les pensées ne seront plus soumises à la douane, alors seulement nous parlerons... ») et i ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène LACAS
Auteur dramatique français qui passe pour être à la fois le dernier des dramaturges de l'ancienne école et le premier des écrivains naturalistes au théâtre, l'un des pères du Théâtre-Libre. Successivement employé dans les bureaux du Chemin de fer du Nord, à la chancellerie de la Légion d'honneur, commis d'agent de change, Becque débute à l'Opéra a ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Marc de BIASI
Victor Hugo a eu deux cents ans. La France, en 2002, a fêté dignement le bicentenaire de sa naissance, dix-sept ans après avoir célébré le centenaire de sa mort, en 1985. A-t-on eu pour autant l'impression d'une redite ? Non, car, en réalité, ce n'est pas tout à fait le même Hugo qui a été à l'honneur. 1985 avait été une redécouverte : la culture ... Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
Pour l'admirateur d'Ibsen, de Knut Hamsun ou de Sigrid Undset, il peut paraître étonnant que les Norvégiens, aujourd'hui encore, tiennent Bjørnson pour le plus grand de leurs écrivains. C'est qu'il a incarné, mieux que tout autre, le grand « réveil » des lettres de son pays, tout en jouant un rôle éminent et en appelant ses compatriotes à prendre ... Lire la suiteÉcrit par : André SOUYRIS
C'est autour de Brentano que se regroupa quelque temps, à Heidelberg, la deuxième génération romantique allemande, peu après 1800, lorsque se fut dissoute l'école d'Iéna. Brentano a touché à tous les genres, et c'est un des tempéraments les mieux doués et les plus créateurs du romantisme. Mais il a gaspillé ses dons et n'est parvenu à réaliser pre ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
En des œuvres quelque peu didactiques, Brieux s'est attaqué aux plaies sociales de son époque. Les pièces de Brieux appartenaient au répertoire du célèbre Théâtre-Libre d'Antoine, qui eut une grande influence sur le développement du nouveau style naturaliste. La réputation de Brieux a cependant bien baissé depuis l'époque où G. B. Shaw disait de l ... Lire la suiteÉcrit par : Philippe IVERNEL
Les deux drames de Büchner, La Mort de Danton (1835) et Woyzeck (rédigé sans doute en 1836-1837, mais publié pour la première fois en 1879 seulement), n'ont rencontré leur véritable public qu'à la fin du xixe siècle et sous la république de Weimar. C'est aussi qu'ils étaient parfaitement intempestifs à leur na ... Lire la suiteÉcrit par : Alain GUILLERMOU
Caragiale est-il un ancêtre d'Eugène Ionesco ? L'auteur de La Cantatrice chauve, en le présentant, se présente lui-même : « Sa principale originalité est que tous ses personnages sont des imbéciles. L'écart qu'il y a entre un langage aussi obscur qu'élevé et la ruse mesquine des personnages, leur politesse cérémonieuse et leur malhonnêtet ... Lire la suiteÉcrit par : Isaac POUGATCH
Cholem-Aleikhem, l'un des quatre classiques – avec Asch, Mendélé et Peretz – de la néo-littérature yiddish, en affirma le caractère original et contribua largement à lui susciter à la fois un public de lecteurs et une pléiade d'écrivains. De son vrai nom Chalom Rabinovitch, il n'osait pas signer ses premières productions dans une langue qui était ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène LACAS
Héritier d'une ancienne famille industrielle lorraine, diplômé de l'École centrale des arts et manufactures, ayant dû renoncer après la guerre de 1870 à une carrière d'ingénieur, François de Curel vit en gentilhomme campagnard une semi-retraite sur ses terres ardennaises et partage son temps entre la lecture, la méditation et la chasse. Son goût p ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre de MONTERA
Dans le mouvement littéraire de l'Italie unifiée, trois noms dominent tous les autres, et ce sont trois noms de poètes : Carducci, Pascoli, D'Annunzio. Il n'est pas établi que D'Annunzio soit le plus grand, mais il est incontestablement celui dont la renommée a eu, dans le monde entier, le plus de résonance. Ses écrits comme sa personne ont été âp ... Lire la suiteÉcrit par : Claude SCHOPP
« J'avais besoin depuis longtemps de vous écrire, de vous exprimer l'étonnement où me tient votre inépuisable génie, le fleuve immense de votre invention. Vous êtes plus qu'un écrivain. Vous êtes une des forces de la Nature ; et j'ai pour vous les sympathies profondes que j'ai pour elle-même », écrivait Michelet à Dumas (Paris, 23 mars 1851, cité ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Un des fondateurs de la pièce à thèse, c'est-à-dire d'un drame bourgeois réaliste mettant en scène quelque problème social et suggérant des solutions, Dumas fils, enfant illégitime d'Alexandre Dumas père, avait hérité de ce dernier, mais dans un genre totalement différent, une grande fécondité littéraire. Son premier succès fut un roman, La Da ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Ingénieur, économiste, ministre des Finances, le dramaturge espagnol José Echegaray connaît une carrière sociale brillante. En 1904, il partage le prix Nobel de littérature avec Frédéric Mistral. Mais le lauréat est honni par les jeunes écrivains. À l'époque où le réalisme prédomine dans le roman, son théâtre s'appuie sur le romantisme le plus éch ... Lire la suiteÉcrit par : France CANH-GRUYER
Romancier attitré du monde élégant du second Empire et de la IIIe République. Après des études fort brillantes au collège Louis-le-Grand de Paris, couronnées de succès au Concours général, il commence son droit tout en travaillant pour le théâtre avec Paul Bocage. Il est rappelé dans sa Normandie natale auprès de son père malade, et ce ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Poète et dramaturge romantique espagnol. Son drame Le Trouvère (El Trovador, 1836) fut l'un des plus éclatants succès du siècle. Dans cette œuvre de jeunesse, pleine de passion, de dynamisme et de lyrisme, García Gutiérrez met en scène les amours infortunées du trouvère Manrique et de la belle Leonor ; l'opéra de Verdi Il Tro ... Lire la suiteÉcrit par : Ronny A. LAWTON, Universalis
Écrit par : Pierre BERTAUX
« Voilà un homme ! » dit Napoléon à son entourage après avoir, en 1808, accordé à Goethe une audience. Il avait touché juste. Être un homme, telle était bien toute l'ambition de Goethe. Bien sûr, il doit sa gloire à son œuvre littéraire. Mais, poète, il n'était pas pour autant un homme de lettres. Son œuvre, c'est avant tout son existence. Son art ... Lire la suiteÉcrit par : Sylvie LUNEAU
Gogol est d'un accès moins facile qu'il ne paraît au premier abord. On peut ne voir en lui qu'un amuseur ou, mieux, un satirique dénonçant les tares du régime qu'il avait sous les yeux. Pourtant son œuvre a une autre dimension. Au-delà des apparences de son siècle, c'est la condition humaine qu'il cherche à atteindre. Ce qui l'obsède, c'est l'espr ... Lire la suiteÉcrit par : Michel NIQUEUX
Gorki est un phénomène littéraire, politique et philosophique complexe : autodidacte sacré père des lettres soviétiques, militant bolchevique émigré après la révolution, vagabond anarchisant devenu porte-parole de Staline... « Canonisé » de son vivant, accusé après la fin de l'U.R.S.S. d'avoir été le chantre du goulag, l'homme intéresse plus que l ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
Mort à trente-cinq ans, le dramaturge allemand Grabbe est le type même du génie théâtral. Fils d'un directeur de prison, son premier souvenir est d'avoir tenu compagnie à un condamné à mort. Son théâtre est celui de la démesure, du grotesque et du satirique. À vingt et un ans, il écrit Herzog Theodor von Gothland, une pièce échevelée qui ... Lire la suiteÉcrit par : Louis BONNEROT
Dramaturge irlandaise. Issue d'une riche famille aristocratique, mariée à un membre du Parlement, ancien gouverneur de Ceylan, Augusta Gregory ne semblait pas destinée au rôle qu'elle joua dans la renaissance celtique. C'est après la mort de son mari, en 1892, et à l'occasion d'une rencontre avec W. B. Yeats (1898), qu'elle découvrit sa vocation d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BONAMOUR, Universalis
Aristocrate de naissance, écrivain par vocation, diplomate pour cause d'exil, Alexandre Serguéïévitch Griboïedov était promis à la gloire littéraire lorsqu'il périt prématurément dans un massacre. Son nom demeure néanmoins lié à l'une des meilleures comédies russes : Le Malheur d'avoir de l'esprit, titre humoristique qui convient à cette ... Lire la suiteÉcrit par : Michel-François DEMET
Les deux faces antithétiques de la personnalité de tendance schizoïdique – introversion marquée, mais aussi recherche d'appartenance à une communauté – dictèrent à Franz Grillparzer, considéré aujourd'hui comme le plus grand dramaturge autrichien, une œuvre diverse où s'opposent, apparemment, des « drames à l'antique » (problèmes du bonheur perso ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
L'un des chefs de file de la Jeune-Allemagne — « école » littéraire qui n'a jamais vraiment existé, mais qui a servi d'étiquette pour justifier la répression qui s'est abattue en 1835 sur les écrivains et journalistes libéraux. Polémiste remarquable, influencé par Goethe, par Saint-Simon et par les utopistes, Gutzkow a édité un important journal d ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène LACAS
Au sortir du collège, Ludovic Halévy, fils de l'écrivain Léon Halévy (1802-1883), entre dans l'administration. Tout en remplissant ses fonctions, il commence à écrire pour le théâtre des livrets d'opérettes. Après avoir donné au théâtre des Bouffes-Parisiens, sous le pseudonyme de Jules Servières, des opérettes en un acte (Une pleine eau ... Lire la suiteÉcrit par : Michel-François DEMET
L'œuvre de l'Allemand Gerhart Hauptmann est marquée par l'incapacité de son auteur à maîtriser une pensée claire, logique et rectiligne ; Thomas Mann caricaturera cette incapacité dans son roman La Montagne Magique (Der Zauberberg) sous les traits de Mynheer Peeperkorn. La vie de Hauptmann comme son œuvre se déroulent à deux nive ... Lire la suiteÉcrit par : Michel-François DEMET
Hebbel, dramaturge, poète, nouvelliste, compte parmi les grands écrivains d'Allemagne qui n'ont conquis que lentement la gloire dans leur pays et qui restent très peu connus hors des frontières nationales. Certes, ce fils de maçon né à Wesselburen dans le Holstein, qui traversera toute l'Allemagne à pied sans presque manger pour trouver à Munich o ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Hugo von Hofmannsthal avait le sentiment très fort d'être l'héritier d'une tradition viennoise, et donc européenne, puisque la capitale des Habsbourg avait été le point de rencontre entre les cultures allemande, espagnole, italienne et restait une capitale de la culture centre-européenne. La première partie de son existence et son œuvre consista e ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre ALBOUY, Pierre GEORGEL, Jacques SEEBACHER, Anne UBERSFELD, Philippe VERDIER
Roman, critique, voyages, histoire dialoguent dans l'œuvre de Victor Hugo avec le lyrisme, l'épopée, le théâtre en un ensemble dont le « poète » a souvent proposé des articulations historiques, géographiques ou idéologiques plutôt qu'une périodisation. En règle générale, l'œuvre en prose a pour fonction de recueillir les éléments les plus secrets ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-François PÉPIN
Naissance de Victor Hugo à Besançon. Premier Empire. Mariage avec Adèle Foucher. Publication de Cromwell, dont la Préface joue un rôle décisif dans la naissance du romantisme en France. Publication d'Odes et Ballades. Marion de Lorme est interdit par la censure. La pièce sera représentée en 1831 (théâtre de la Porte-Sain ... Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
Devant le tribunal de la postérité, dont les arrêts le préoccupèrent tant de son vivant, le Norvégien Henrik Ibsen a lieu de se plaindre. Ce n'est pas qu'il ait été inconnu ou méprisé, au contraire. Mais peu d'œuvres auront été aussi mal comprises, aussi injustement déformées, accaparées pour les besoins de l'heure. Naturaliste convaincu, symbolis ... Lire la suiteÉcrit par : Vincent BOUNOURE
Ubu est entré dans le ciel mythologique : ce qu'il y eut de prophétique dans les dits de ce maroufle, abondamment illustrés par les événements de ce temps, manifeste une nécessité historique dont Alfred Jarry s'est trouvé l'instrument privilégié. Tandis que les créateurs d'emblèmes universels, Cervantès ou Goethe, s'abritaient dans les coulisses d ... Lire la suiteÉcrit par : Pascale ROGER
Auteur dramatique français, théoricien et critique de théâtre, Jean Jullien fut un observateur exigeant de la vie théâtrale du tournant du xixe siècle. De lui on ne retient souvent que sa définition de la pièce de théâtre comme une « tranche de vie », expression célèbre mais mal comprise : en effet, en voulant qualifier son pro ... Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
Lorsque la Finlande, au sortir de longs siècles de tutelle, accède enfin à une relative indépendance au xixe siècle, son premier soin est de retrouver sa personnalité : le Kalevala d'Elias Lönnrot la lui révèle ; son second souci est de se doter d'une littérature nationale qui impose au monde l'image originale de ce pe ... Lire la suiteÉcrit par : Claude DAVID
Esprit tourmenté et violent, affligé d'une santé fragile, qui le jeta plus d'une fois dans la pire détresse, apparemment hanté sans cesse de difficultés sexuelles, Heinrich von Kleist mena la vie la plus heurtée qui se peut imaginer. Frustré de satisfactions sentimentales, maladroit dans l'action, il ne trouva que dans la création littéraire l'ali ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
De son temps, Kotzebue fut l'auteur dramatique le plus célèbre, dépassant, et de loin, en notoriété Goethe et Schiller. Directeur du théâtre de la cour à Vienne en 1798-1800, puis du théâtre allemand de Saint-Pétersbourg, on le retrouve en 1802 à Berlin directeur du journal Der Freimütige (L'Homme sincère). Sur le plan littéraire ... Lire la suiteÉcrit par : Jean BOURRILLY
Longtemps tenu pour l'égal d'Adam Mickiewicz et de Julíusz Słowacki, placé à leur côté dans la grande triade des bardes mainteneurs de l'âme nationale de la Pologne, Krasiński fut, entre les deux guerres, sévèrement déprécié par la critique. Une analyse moins passionnée et plus serrée de son œuvre lui découvre aujourd'hui une importance et une sig ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène LACAS
Successeur direct de Scribe dans la tradition du vaudeville et dans les faveurs du public parisien, Eugène Labiche a régné en maître sur le théâtre comique durant le second Empire. Cette célébrité ne déteint pas sur sa vie (« trop heureuse pour que [sa] biographie soit intéressante », dit-il lui-même), où le succès ne s'est pas fait attendre : « J ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène LACAS
Germaine Durrière débute la thèse qu'elle consacre à Jules Lemaitre (Jules Lemaitre et le théâtre, 1934) en soulignant le paradoxe de sa vie d'homme de lettres : d'une part, il proclame l'incertitude et la vanité de la critique et il s'est fait critique ; d'autre part, il dénonce l'artifice et la convention du théâtre et il s'est fait dra ... Lire la suiteÉcrit par : Lorant CZIGANY
Poète et dramaturge hongrois, Imre Madách doit sa renommée à son chef-d'œuvre, La Tragédie de l'homme, poème dramatique en quinze tableaux, représentatif d'un genre typique du xixe siècle qu'illustrent le Caïn de Byron, le Faust de Goethe et le Peer Gynt d'Ibsen. Madách fut marqué par le cour ... Lire la suiteÉcrit par : Gérard PRÉVOT
Maeterlinck, mieux qu'aucun autre, s'est bon gré mal gré identifié à ce symbolisme au sein duquel il a vécu et dont il a tiré les accents les plus caractéristiques en même temps que les plus personnels. Il doit sa gloire à un malentendu. De La Princesse Maleine publiée en 1889, Octave Mirbeau déclarait qu'elle était « supérieure en beauté ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
S'il joua, dans l'Espagne de son temps, un rôle prépondérant en littérature et en politique, sa fidélité obstinée à la norme du juste milieu empêcha Martínez de La Rosa d'affirmer profondément, dans l'un ou l'autre domaine, sa personnalité. Martínez de La Rosa eut une existence mouvementée. Très jeune il enseigne la philosophie à l'université. Lor ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène LACAS
Après des études à Louis-le-Grand, Henri Meilhac est employé dans une librairie. Il acquiert vite une réputation d'humoriste doué d'un esprit caustique et d'une imagination quelque peu fantasque, grâce à des dessins et articles parus au Journal pour rire où il collabore de 1852 à 1855 sous le pseudonyme de Talin. En 1855, il débute au thé ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Auteur de romans et de pièces de théâtre, Mirbeau dressa un réquisitoire impitoyable contre le clergé ainsi que contre les inégalités sociales de son époque. Il fut l'un des dix premiers membres de l'Académie Goncourt, fondée en 1903. Ayant commencé sa carrière comme journaliste dans la presse bonapartiste et royaliste, il établit sa réputation de ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel ZERKI
Artiste aux multiples talents, dessinateur, littérateur, auteur dramatique, acteur, Henry Monnier a peut-être dû à cette dispersion la relative désaffection dont son œuvre a souffert après sa mort. Le critique d'art l'a traité en littérateur et le critique littéraire en caricaturiste. Pourtant l'œuvre graphique, littéraire, dramatique et, sans dou ... Lire la suiteÉcrit par : Michel BERVEILLER
Poète des toros, auteur de quelques comédies et réformateur du théâtre de son pays, Nicolas Moratín (1737-1780) laissera moins de souvenir dans la littérature espagnole que son fils Leandro qu'on appelle souvent Moratín le Jeune pour le distinguer de son père. Leandro fait d'abord un modeste apprentissage de bijoutier auprès du joaillier ... Lire la suiteÉcrit par : Jean THOMAS
Dans les manuels, Musset longtemps figuré parmi les quatre grands romantiques français, après Hugo, avec Lamartine et Vigny. Les collégiens savaient par cœur La Nuit de mai et La Nuit de décembre, et plus d'un en reçut la révélation pathétique de l'amour, de la souffrance et de la poésie. Depuis lors, sa cote a baissé et son myth ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
Surnommé l'« Aristophane viennois », maître de la parodie et du théâtre populaire, Johann Nestroy a rendu l'accès de son théâtre difficile par l'utilisation fréquente du dialecte. Ses tendances plébéiennes, son réalisme critique l'ont longtemps fait écarter de la littérature officielle. Il s'attaque aux parvenus et aux aristocrates dégénérés. Héri ... Lire la suiteÉcrit par : Milivoje PEJOVIC
Nušić est l'un des écrivains les plus féconds des lettres serbes. Il doit sa gloire d'abord à ses comédies où il apparaît comme un magicien du rire et un génie pour créer des situations comiques. Grâce à sa valeur autant esthétique qu'éthique, son œuvre porte à travers des temps très bouleversés la civilisation de tout un peuple. Elle est l'image ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Fondateur du théâtre de mœurs, auteur de plus de cinquante pièces, Ostrovski donne à la scène russe le répertoire qui lui manquait. Fils d'un avocat au tribunal civil de Moscou, où il est employé lui-même, le jeune Ostrovski étudie le comportement de ses clients, les marchands. Cette classe, restée à l'écart des courants d'européanisation, semble ... Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
Écrivain maudit s'il en fut, Panizza n'a cessé de mener un combat solitaire contre les préjugés qu'entretiennent les diverses formes de tyrannies civile et religieuse. Dès son enfance à Bad Kissingen (Bavière), où il est né le 12 novembre 1853, il fait l'objet d'une bataille juridique et religieuse entre les autorités catholiques, qui entendent im ... Lire la suiteÉcrit par : Isaac POUGATCH
Peretz est le dernier (en date) des trois classiques de la littérature yiddish moderne, les deux autres étant : Mendélé Mokher Seforim et Cholem-Aleikhem. On dit communément que, si Mendélé est l'aïeul de cette jeune littérature et si Cholem-Aleikhem l'a éclairée de son sourire maternel, Peretz lui a conféré l'autorité d'un père. En collaboration ... Lire la suiteÉcrit par : France CANH-GRUYER
Une carrière éclatante (cent vingt pièces, trente mille représentations). Tirant le meilleur parti d'un genre qu'il contribua à élaborer et qui triompha, de 1800 à 1830, sur les scènes françaises, Guilbert de Pixérécourt mérite bien le nom de père du mélodrame. Issu d'une vieille famille lorraine, il reçoit d'un père sévère et quelque peu brutal u ... Lire la suiteÉcrit par : Claude BURGELIN
Auteur dramatique, dont les pièces ont pour thème majeur les difficultés et les conflits amoureux. Georges de Porto-Riche a été l'un des premiers auteurs à évoquer la vie sexuelle des couples qu'il mettait en scène. Avec Amoureuse (1891), interprétée par Réjane, et Le Passé (1897), il obtint de grands succès. Son théâtre savait e ... Lire la suiteÉcrit par : Michel AUCOUTURIER
Poète, dramaturge et romancier russe dont l'œuvre, nourrie de l'héritage classique européen, ouverte aux influences romantiques, mais très libre dans le choix de ses thèmes et de ses formes, a affranchi la littérature russe de sa dépendance à l'égard de normes étrangères, Pouchkine a donné ses lettres de noblesse à la langue russe en ouvrant la vo ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude DESHAYES
De son vrai nom Raimann, Ferdinand Raimund écrit avant tout des pièces de théâtre populaires. Mais il est aussi un acteur très apprécié du public viennois. Dramaturge et directeur de théâtre, il renoue avec les traditions du théâtre populaire et lui gagne ses lettres de noblesse en dépassant la farce. Ses pièces sont à la fois réalistes et féeriqu ... Lire la suiteÉcrit par : Louis BONNEROT
Romancier et dramaturge, Charles Reade fait à Oxford des études, qui lui valent le titre de fellow et des études de droit qui seront profitables à sa carrière, à sa passion de réformateur et de propagandiste. Avec lui s'amorce une évolution, timide encore mais consciente, du roman vers le réalisme tel qu'il est pratiqué sur le Continent. ... Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
Jeune normalien, Jean Richepin, après s'être engagé dans les francs-tireurs durant la guerre de 1870, se fait remarquer au quartier Latin par ses excentricités qui dénotent un mépris des conventions sociales. Son premier recueil poétique, La Chanson des gueux (1875), obtient un très vif succès de scandale. Sa révolte sincère s'y exprime a ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Poète et auteur dramatique espagnol. Ángel de Saavedra connut une existence mouvementée. Nommé officier de la garde du roi après avoir été élevé au séminaire des nobles de Madrid, il se distingue au cours de la guerre de l'Indépendance (1808) ; condamné à mort par Ferdinand VII à cause de ses idées libérales, il réussit à s'enfuir et reste exilé p ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
Parmi les auteurs dramatiques qui lui furent contemporains – Sardou, Courteline, Feydeau, Tristan Bernard, Bernstein, Porto-Riche, Maeterlinck –, le nom d'Edmond Rostand brille d'un éclat singulier en raison d'une seule pièce de théâtre qui lui a assuré la gloire : Cyrano de Bergerac. Ce chef-d'œuvre a éclipsé ses autres publications : po ... Lire la suiteÉcrit par : Patrice DUBOC
Né à Aubusson en 1811. En 1818, ses parents s'installent à La Châtre et l'inscrivent en 1825 au lycée de Bourges, qu'il quittera pour Paris en 1828. Là, il fréquente les milieux artistes et bohèmes, et se montre « aimable et léger comme le colibri des savanes parfumées » (George Sand, 1er déc. 1830). C'est chez lui que la baronne Dudeva ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques PRÉVOT
Né dans une famille d'origine niçoise, d'un père professeur et passionné de lexicographie, Victorien Sardou fait lui-même de solides études et se consacrera sa vie durant à des recherches d'histoire érudites, en particulier sur Paris, ses monuments et ses musées. Ce goût secret illustre la diversité des talents de celui qu'on prendrait à tort pour ... Lire la suiteÉcrit par : Raoul MASSON
Poète et penseur, Schiller, le plus jeune et le plus enthousiaste des grands classiques allemands du xviiie siècle, a associé la poésie à une réflexion sur la vie et sur l'art. Historien, psychologue, théoricien de l'esthétique, auteur de récits, de poèmes philosophiques, narratifs (ses « ballades ») ou d'inspiration plus perso ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
L'œuvre considérable du romancier et dramaturge viennois Arthur Schnitzler, moraliste lucide qui fut aussi l'auteur d'un des journaux personnels les plus importants du xxe siècle, analyse non sans pessimisme la dégradation des valeurs individuelles et culturelles. La crise du sujet qu'il représente dans ses fictions et dans ses ... Lire la suiteÉcrit par : Hélène LACAS
Fils d'un marchand drapier de la rue Saint-Denis, Eugène Scribe ne vient au théâtre que par goût du vaudeville, qui le détourne d'une carrière d'avocat où le poussent ses parents. Il débute au théâtre des Variétés avec une piécette qui ne recueille aucun succès, Le Prétendu sans le savoir ou l'Occasion fait le larron (1810). Il reste dans ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude AMALRIC
La personnalité de Shaw, son extraordinaire vitalité, ses écrits politiques, sociaux et philosophiques, surtout son éblouissant théâtre d'idées dominent la scène littéraire anglaise de la fin du xixe et du début du xxe siècle. Tour à tour romancier, critique littéraire, musical, dramatique, vulgarisateur des ... Lire la suiteÉcrit par : Jean DULCK
La vie et l'œuvre de Sheridan se partagent entre le théâtre et la politique. Jouet d'une oligarchie puissante, qui se servait de son éloquence, il n'a pas réussi vraiment sa carrière politique bien qu'ayant écrit quelques-uns des meilleurs discours de l'histoire parlementaire britannique. Son œuvre théâtrale demeure pétillante d'esprit, trépidante ... Lire la suiteÉcrit par : Jón BLONSKI
Romantique jusqu'à l'excès, Słowacki n'est cependant pas de ceux qui introduisirent le romantisme en Pologne : il est de dix ans plus jeune que Mickiewicz et Malczewski. Słowacki resta marqué par les traits les plus caractéristiques du romantisme international : byronisme, mise en scène bariolée et exotique, culte du souvenir, aspiration à un mond ... Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER
La psychanalyse menace Strindberg et son œuvre. On risque d'enterrer sous le jargon obscur un des plus riche tempéraments d'inquiet que la littérature mondiale ait jamais enfantés et l'une des productions les plus éminemment théâtrales – dans son sens exact, ce dernier terme implique action et re-présentation – qui soient. Non que la psychanalyse ... Lire la suiteÉcrit par : Lore de CHAMBURE
Un des auteurs dramatiques les plus représentatifs du règne de Guillaume II, né dans le territoire de Memel, Hermann Sudermann abandonne un apprentissage en pharmacie pour faire des études d'histoire et de philosophie à Königsberg. Après un échec comme acteur, il gagne sa vie dans l'enseignement privé et rédige des articles de journaux. Soudain, à ... Lire la suiteÉcrit par : Diane de MARGERIE
Contemporain et admirateur de Yeats, auquel, dans les profondeurs, il s'opposa sans doute plus qu'on ne pense, ami de lady Gregory qui fit tant pour la renaissance des anciennes légendes essentielles au patrimoine culturel de leur pays, Synge est indissociablement lié à l'histoire du théâtre en Irlande. Il ne fut pas seulement un créateur qui inve ... Lire la suiteÉcrit par : Sophie LAFFITTE
Tchekhov est le maître russe de la nouvelle brève. Si sa création est parfaitement originale, si c'est là le genre où il excelle, il n'en est pas moins un grand auteur de théâtre. À la différence d'un Mérimée ou d'un Maupassant, Tchekhov nouvelliste réussit dans une courte page à rendre perceptible la complexité, la richesse, le tragique d'une vie ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MINDER
Le nom de Tieck est indissolublement lié à la genèse et à la diffusion du romantisme allemand. Le cénacle de Berlin, en 1797, celui d'Iéna un peu plus tard ont reçu de puissantes impulsions de ce génie précoce, éveillé et rêveur, ironique et fantasque, plus ample d'ailleurs que profond et dont la production abondante, inégale, toujours suggestive, ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
« L'art peut suivre deux voies : l'une est celle de l'architecture et de l'allusion, logarithmes de la littérature ; l'autre celle des réalités telles que les montre le monde. On dit que c'est ainsi que Vélasquez peignit ses chefs-d'œuvre... » Ces deux voies qu'il indique lui-même, Valle-Inclán les suivit tour à tour. Sa première manière, marquée ... Lire la suiteÉcrit par : Paul VIALLANEIX
Vigny, muré, dès la quarantaine, dans un curieux silence, ne connut pas la gloire que ses succès littéraires semblaient lui promettre. Mais il ne s'adressa pas vainement à la postérité, en lui destinant, comme le naufragé qui jette la bouteille à la mer, une œuvre mieux faite pour durer que pour plaire. Au cours de sa destinée posthume, il pâtit b ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Georges CASTEX
Salué par l'enthousiasme des poètes du Parnasse contemporain, Villiers de L'Isle-Adam fut, d'emblée, écouté comme un oracle. « Vraiment l'arrivée fut extraordinaire », rappelait, au lendemain de sa mort, Mallarmé, ami incomparable, qui est resté, pendant un quart de siècle, son admirateur fervent. Pourtant, victime de la noblesse même de ... Lire la suiteÉcrit par : Gyula SIPOS
En Vörösmarty, poète et dramaturge hongrois, s'incarnent, d'une façon exemplaire, les tensions et les contradictions du romantisme magyar qui coïncide, sur le plan historique, avec une époque de réformisme social et d'effervescence nationale. L'esprit du temps imposera à Vörösmarty le rôle du barde national, à qui incombent l'évocation d'un passé ... Lire la suiteÉcrit par : Philippe IVERNEL
Dans l'Allemagne de son temps, Frank Wedekind a fait figure de provocateur, toujours prêt à violer les conventions esthétiques et morales de l'ère wilhelminienne. S'il fut en butte à la censure de son vivant, la consécration officielle lui est venue au lendemain de sa mort, sous la jeune République de Weimar, lorsque la génération expressionniste ... Lire la suiteÉcrit par : Antoine FAIVRE
Enfant de Königsberg, Zacharias Werner se tourne de bonne heure vers la franc-maçonnerie, par calcul plus que par conviction. Mais, bien vite, il fait siennes les conceptions fondamentales de l'illuminisme de l'époque. Ernst Christian Friedrich Mayr (1755-1821), esprit inquiétant, rose-croix qu'enveloppe un halo de fantastique et de mystère, le sé ... Lire la suiteÉcrit par : Diane de MARGERIE
La célébrité d'Oscar Wilde tient à son destin. Prodigieusement doué, d'un esprit étincelant qui subjugua la société londonienne, fin lettré, nourri de Swinburne, de Ruskin, de Walter Pater, il a surtout été considéré comme un esthète décadent et révolté : son procès pour mœurs acheva de faire de lui une figure publique entourée d'éclat, de honte e ... Lire la suiteÉcrit par : Jón BLONSKI
Wyspiański a joué un rôle exceptionnel dans l'histoire du théâtre polonais. De son vivant, il a été entouré d'un véritable culte. Dans la Pologne asservie, les poètes et les écrivains se trouvaient souvent chargés d'une responsabilité morale et politique que Wyspiański a consciemment tenté d'assumer. C'est également de lui que s'est inspiré le réf ... Lire la suite
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